Off : Je favorisais pas Sheena, c'est juste qu'il m'est impossible d'écrire son nom de famille de mémoire, alors j,ai fait copier-coller et sur le site où je l'ai pris, il était en gras… Nouveau truc sur moi, je suis paresseuse. Tu étais intriguée par mon gros résumé? Tu vas être servi, j'ai fait 7 pages de textes! Quant à Anna, je te demande d'excuser mon ignorance, mais c'est qui? (Je connais que les perso principales, Mithos et les autres de l'équipe quoi, vu que je n'ai jamais réussi à faire le jeu au complet. Jamais pu l'acheter. J'ai pas trop l'air brillante n'est-ce pas?)

Chapitre 1- Le nouveau projet

Lloyd marchait de long en large dans sa chambre. Entre ses paires d'épées accrochées au mur, ses différentes tenues de combats dans la garde-robe, l'armoire pleine de son linge de tout les jours qu'il ne portait qu'un jour sur sept, son lit à la douillette bleu et le bureau de travail surchargé comme d'habitude, il essayait de remettre quelques petits trucs au clair. Lui et les autres personnages principaux de Tales of symphonia avaient été forcé de s'installer dans le même bloc appartement. Genis vivait à l'étage en dessous avec sa grande sœur, Colette, Presea et Sheena se partageait l'appartement voisin du sien et Regal vivait en coloc avec Zelos, au-dessus.

Kratos lui? En tant que père génétique de Lloyd, on ne lui avait pas laissé le choix. L'adolescent vivait donc avec le mercenaire du film, qui dans la vraie vie ne gardait qu'un métier, acteur et entraîneur. (Pardon, ça fait deux.) Lloyd aurait aimé éclaircir des choses entre son père et lui. Du genre, pourquoi l'avait-il balancé dans le néant, était-il revenu dans sa vie pour le faire passer du stade d'orphelin à celui de superstars dans un film digne du phénomène Star Wars? Pourquoi, même s'ils habitaient maintenant ensemble ne pouvaient-ils pas vivre comme un père et son fils?

L'adulte gardait une distance toujours calculée avec lui, comme s'il craignait de s'attacher à son enfant. Leur attachement n'aurait-il pas du être inconditionnel? Non. Lloyd, bien qu'il s'en veuille, ne ressentait pas cet amour qu'ont les enfants pour leurs parents. Il l'avait connu trop tard et n'oublierait jamais les années perdues. Et le fait que son géniteur n'essaie même pas de rattraper ces années.

-Hé, t'es debout ou pas? Lança la voix de l'adulte de l'autre coté de la cloison.

-Oui, je suis debout! Répondit Lloyd.

-Alors viens déjeuner, et plus vite que ça!

De telles discussions, criées d'un bord à l'autre de l'appartement, n'étaient pas rares et faisaient même parties intégrante du quotidien des deux jeunes hommes. L'adolescent sortit de sa chambre, en traînant les pieds, encore un peu engourdi de sommeil. Il avait fait un cauchemar affreux l'ayant empêché de dormir pendant les deux dernières heures de la nuit. D'ailleurs, Kratos le savait, puisque son fils avait crié dans son sommeil. Mais l'adulte n'avait rien fait. Il n'était même pas venu le voir. Il l'avait laissé se réconforter seul, pour d'obscures raisons.

Lloyd, de par son orgueil, trouva là l'un des seuls points dont il ne lui tiendrait pas rigueur dans leur cohabitation.

Kratos l'attendait, appuyé contre un mur, cirant son épée. Il n'avait pas eu besoin d'apprendre le maniement des armes pour faire le film de TOS, il avait déjà toute l'expertise nécessaire. Ce n'était d'ailleurs pas le seul de ses talents. Sur la table de la cuisine, un déjeuner digne de ce nom l'attendait, bien plus invitant que son père. Le jeune garçon prit place à table, en essayant de ne pas lancer un regard vers l'homme aux cheveux roux. Il aurait voulu se draper de la même indifférence que lui, pour lui faire comprendre ce qu'il ressentait face à son silence quasi continuel, mais une telle chose lui était impossible.

-Merci pour le repas, fit-il avant de se lancer à l'attaque de son petit déjeuner.

Kratos ne répondit pas, il était rendu habitué aux marques de reconnaissance de l'adolescent, bien qu'elles semblent ne lui faire ni chaud, ni froid, ni…rien. Il se contenta donc d'astiquer avec attention son arme.

-Dis, c'est pas censé être les types du chose de tournage qui font ça?

-On ne laisse pas des armes entre les mains d'amateur, c'est dangereux. Je préfère m'en occuper moi-même.

-Ouais, soupira Lloyd en grimaçant, j'imagine que tu essaies encore de me faire passer un message?

-Non, je te dis ce qu'il en est. Si tu peux en tirer un message, tant mieux pour toi.

Lloyd reporta son attention sur ses crêpes et ses pommes de terre. Indéniablement, son père savait cuisiné. Il faisait toujours les déjeuners et les soupers chez eux. Sauf lorsqu'il n'était pas là. Il laissait un plat à réchauffer au jeune homme. De ce coté, il faisait preuve d'attention, puisqu'il n'oubliait jamais de nourrir son fils. Mais c'était peut-être bien la seule attention qu'il lui manifeste, de près ou de loin.

Un silence pesant s'installa, pesant autant pour l'un que pour l'autre. Mal à l'aise, Lloyd se tortillait sur sa chaise, en essayant de ne rien laisser voir. Mais Kratos n'était pas dupe. Il décida de se montrer un peu plus compréhensif que d'habitude.

-Tu as mal dormi cette nuit, n'est-ce pas?

-…Euh, oui, je… J'ai fait un cauchemar, répondit l'adolescent d'une voix qui masquait mal sa surprise.

-C'est bien ce que je pensais.

-Euh, (la conversation était si bien partit, autant la continuer un peu) toi, tu as bien dormi?

-Non.

-Pourquoi?

-C'était quoi ce mauvais rêve? Tu as encore imaginé que Colette voulait te tuer?

Lloyd ne rit pas. Son père détournait la conversation et il préférait ne pas tomber dans son piège. Il n'aimait pas quand l'adulte se moquait de lui.

-Non. Je pense que j'ai vu… ma mère.

L'épée de Kratos lui glissa des mains et tomba au sol, dans un grand bruit qui réveilla tout ceux qui dormaient encore dans les appartements les entourant. C'était bien une des première fois que Lloyd parvenait à le surprendre. Le mercenaire essaya de se reprendre, mais quand il eut repris l'épée et se redressa, ses yeux bruns étaient beaucoup plus grands que d'habitude.

-Je te demande pardon?

-J'ai dit que je croyais avoir vu ma mère, répéta Lloyd, à la fois amusé et surpris par la réaction de son père. Y'a un problème à ça?

-Non, non. Mais…Il s'interrompit avec un soupir. Son regard devint lointain. Ses mains se resserraient bien trop sur son arme, lui blanchissant les jointures. Le regard qu'il échangea avec son fils fut plein de question et de souffrance. Des questions et des souffrances qui venaient d'un côté comme de l'autre. Tu ne l'as jamais vu, comment peux-tu savoir que c'était ta mère? Finit par demander l'adulte.

-Je ne sais pas. J'aurais cru que tu aurais pu me le dire. Si tu me disais à quoi elle ressemblait et …

-Ça ne changerait rien.

Avant d'ajouter un mot de plus, l'homme se détourna et pris la direction de sa chambre. Il s'arrêta, sans se retourner, devant la porte entrouverte, juste avant de rentrer, pour dire :

-Fini de manger, tu as une grosse journée devant toi.

Le garçon resta abasourdi, devant son assiette vide et la dernière réplique de son père. C'était ce genre de chose qui le lui rendait encore plus étrange et mystérieux. Pourquoi tous ces secrets? Tous ses silences? Et dans leur yeux, tant de souffrance… Pourquoi? Comment se faisait-il qu'il n'arrivait plus à être le Lloyd enjoué d'autrefois?

À coté d'eux, pas trop loin, genre avec Sheena, Colette et Presea.

-Sors de cette salle de bain, c'est mon tour! Vociféra Presea en tambourinant la porte de ses petits points.

Sheena, paraissant dans son lit, cacha sa tête sous son oreiller découragée. Ça faisait 55 minutes que leur « charmante » colocataire s'était emparée de la salle de bain. Un nuage de vapeur apparu dans la pièce quand la porte de la salle de bain s'ouvrit.

-Quoi encore? On peut pas prendre une douche tranquille!

-Mais bon sang, ça fait 20 minutes que j'ai envie! Répliqua la petite fille aux cheveux roses avant de s'élancer dans les toilettes et de refermer la porte derrière elle, enfermant Colette à l'extérieur.

La blonde pesta contre le manque de savoir vivre des enfants, puis, passant une main dans ses cheveux qui, étrangement, étaient secs, passa un acide commentaire sur le manque de courtoisie de son autre colocataire.

-Comment ça j'aurais pu faire le déjeuner! Pourquoi c'est toujours moi qui doit tout faire? S'emporta Sheena.

-Je peux te faire remarquer que dans le film, c'est moi l'héroïne qu'on vient sauver et non toi.

-Peut-être bien, mais dans le film, t'es qu'une conarde qui plante partout où elle mets les pieds qui ne sait même pas se battre!

-Oh, tu dis que je ne sais pas me battre? Se hérissa Colette, plissant ses yeux bleus.

-T'es p'tre jolie, mais c'est la seule raison pour laquelle ils t'ont pris dans ce film. Et oui, je dis que tu ne sais pas te battre, répondit Sheena, du tac au tac.

-Alors tu vas comprendre ta douleur!

Puis, sans le moindre avertissement supplémentaire, Colette se jeta sur le jeune femme aux cheveux noirs pour se battre.

Quand Presea sortit de la salle de bain, ses besoins essentiels comblés, les deux jeunes filles étaient entremêlées l'une avec l'autre, dans un terrible combat de lutte et hurlaient les pires vacheries qui existent.

-Elles commencent tôt ce matin, soupira la petite en jetant un regard à l'horloge qui n'indiquait que 8 heure.

Pendant ce temps.

-Genis, tu ne sais pas quoi?

-Mpfgfqfmfhupoi?

-On ne parle pas la bouche pleine! Mais ce que je veux dire, c'est que les réalisateurs ont décidé de faire un autre film. On va reprendre du service.

-Bof, j'ai pas hâte de voir le scénario.

-Pourquoi?

-Imagine toi qu'ils nous ont permis d'écrire des bouts de films, des ratés et des scènes inédites. Pour mieux vendre le DVD quand il sortira.

-Mais je savais pas ça moi! Alors j'en écrirais pas, c'est ce que ça veut dire?

-Ils devaient avoir peur de ce que tu aurais pu inventer…

Le regard assassin qu'il reçut lui fit comprendre qu'il allait passer un mauvais quart d'heure…

À suivre