AN: Je tiens à vous remercier pour tout vos commentaires qui m'ont fait énormément plaisir et m'ont donc poussé à continuer sur ma lancer. Quand je vois tout ces fabuleux auteurs (vous) qui m'encourageaient, ça fait chaud au cœur. D'autant que j'adore vos histoires ;)

Nourann: Je prends note de ce que tu m'as conseillé pour l'écriture ^^. Je ne le fais pas sur cette histoire parce que j'avais déjà commencé l'écriture et qu'il va me falloir m'habituer au style POI. Oui, parce que pour SG on écrit pas pareil ;). Mais promis, next time, je le ferais. Merci pour ton mot.

Alors voilà la suite. L'histoire n'est pas du tout allée par là où je voulais lol. C'était sensée être quelque chose de drôle et finalement... J'espère que cela vous plaira et que je resterais fidèle aux personnages. Je pense faire une suite. Je ne sais pas encore.

Merci à l'homme qui est entré dans ma vie, d'avoir encore pris le temps de me lire et m'aider ;)

Maintenant: Bonne lecture:

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Cela faisait une semaine maintenant que les choses avaient évolué entre Finch et Reese. Mais l'informaticien essayait toujours, tant bien que mal, de garder quelques distances afin que son travail n'en soit pas affecté, ce qui avait le don d'exaspérer John.

Finch était concentré sur son nouveau boitier réseau qu'il était en train de manipuler sur le haut du métro. Les bras en l'air, un tournevis dans une main et des fils dans l'autre, il cherchait à faire les bonnes connexions quand il entendit son partenaire approcher. John entra, posa le thé sur le bureau et vint immédiatement dans le dos de l'informaticien, passant ses mains sous son gilet et commençant à l'embrasser dans le cou.

J : Bonjour Harold.

Finch ne se laissa presque pas déconcentrer mais ne put s'empêcher de frissonner.

F : Bonjour John. Je peux savoir ce que vous faites ?

Dit-il pendant que l'homme au costume essayait maintenant de passer ses mains sous la chemise d'Harold, en déboutonnant avec dextérité et rapidité trois boutons pour se frayer un passage. Aussitôt ses mains sur sa peau, John soupira d'aise et mordilla Finch.

J : Je vous dis bonjour, et j'essai de vous déconcentrer… (il monta vers son oreille, sachant qu'Harold ne résisterait pas) mais je suis déçu, ça n'a pas l'air de fonctionner…

Aussitôt que John vint sur son oreille, Finch se figea, ce qui fit sourire son assaillant. Il en profita pour balader ses mains sur le torse d'Harold et soulever complètement sa chemise.

F : John….

Souffla-t-il, laissant enfin tomber son travail.

J : Un souci ?

Il n'eut pas le temps de répondre que Bear se mit à aboyer leur indiquant que quelqu'un arrivait. Ils se détachèrent rapidement, à regret. Finch tenta rapidement de refermer sa chemise et de retrouver une tenue normale. Et ils virent Root rentrer. Elle se figea devant eux et dévisagea Finch.

R : Bonjour vous deux. Ca va Harry ? Vous êtes tout rouge… j'interromps quelque chose ?

Finch prit en flagrant délit se dirigea vers son thé en claudiquant et John vint à sa rescousse.

J : On dirait que ce boitier (lui montrant du doigt) à réussit à l'enrager. Je ne fais que lui dire de se détendre mais…

Root le coupa et se dirigea vers Finch en souriant.

R : Harold depuis quand je vous le dit ! Elle dit aussi que vous devriez lever le pied.

F : Les numéros n'attendent pas Miss Groves.

Root se retourna vers John qui haussa les épaules d'un air de lui dire « Je vous l'avez dit ».

F : Quand vous aurez fini tous les deux de vous occupez de mon bien-être, peut-être pourrions –nous nous occuper de notre nouveau numéro ?

R : Et en plus de mauvaise humeur…. Si ça peut vous détendre Harold, je vous ai devancé.

Finch attrapa la photo du nouveau numéro et le scotcha contre la vitre du train.

F: Mila Fergusson, 36 ans, secrétaire d'agence publicitaire. Célibataire, sans enfant. Une vie qui semble normale, quelques sorties avec ses amies. Des études classiques et un parcours classique.

R: Le classique ça laisse toujours la place à quelque chose de ...moins classique.

Une fois les informations et les directives données, John et Root partirent chacun de leur côté pour travailler sur le numéro. Finch appela rapidement John.

J : Je vous manque déjà ?

Sourit-il

F : Je voudrais profiter de votre trajet pour vous demander de faire d'avantage attention.

John sentit le ton sec de son partenaire et fronça les sourcils.

J : Vous savez que je suis prudent.

F : Je ne parle pas de notre numéro Monsieur Reese.

Ah, il était repassé à « Monsieur Reese ». Pas très bon signe, se dit-il.

F : Je vous parle de ce matin lorsque Miss Groves est arrivée.

J : Relax Finch. Elle ne se doute de rien.

F : Pour cette fois !

J : Ecoutez Harold, je vous ai promis d'être discret, et je le suis. Ne vous en faites pas, Bear veille sur nous, et dois-je vous rappeler que le sous sol est le seul endroit où vous m'avez autorisé à être…démonstratif ?

Cette fois-ci ce fut l'informaticien qui sentit le ton sec.

F : Nos couvertures ne doivent en aucun cas subir les conséquences de notre relation.

J : Je sais.

F : Bien. Dans ce cas tout est clair.

Finch entendit vaguement John soupirer. Il s'en voulu immédiatement. Et compris qu'il aurait peut-être dû s'y prendre autrement quand il lui dit :

J : autre chose ?

L'informaticien tenta de désamorcer la conversation en prenant un ton plus aimable.

F : Non… malgré tout, vous avez réussi à me déconcentrer… et…

John se détendit légèrement.

J : Et ?

F : C'est plaisant…

Mais il ne put s'empêcher de rajouter :

F : Mais j'espère que vous comprenez que je ne voudrais pas que nous compromettions quoi que ce soit.

Et John se tendit à nouveau.

J : J'ai bien compris oui…. Je suis arrivé.

F : Soyez prudent.

J : Comme d'habitude.

Et il raccrocha. Finch se tortura l'esprit. Pourquoi fallait-il toujours qu'il pose des barrières. Il n'arrivait pas à se laisser aller, pourtant il en avait envie, et John y mettait tout son cœur pour l'y aider. Mais cela lui faisait peur. Mais peur de quoi ? Il n'eut pas le temps d'aller plus loin que Root le contacta avec l'oreillette.

R : Harold, je vous envoi des dossiers que je viens de récupérer. Je crois que vous allez pouvoir aller jeter un coup d'œil sur ses comptes, j'ai l'impression qu'on a à faire à un blanchiment, soyez prudent j'ai le sentiment que Samaritain y est pour quelque chose.

Finch vit arriver les données.

F : Je les reçois. Je m'y mets tout de suite.

Ce fut au tour de John de prendre contact.

J : Finch, l'appartement est vide.

F : Oui, c'est normal elle est à son travail.

J : Non, je veux dire vide. Aucun meuble. C'est un leurre.

R : Il va nous falloir être prudent. Je n'aime pas ce genre de chose.

F : Pourquoi a-t-elle cet appartement alors.

J : Une planque sans doute. Je vais tenter d'en savoir plus.

Alors que John et Root avaient obtenus de nouvelles informations, Finch travaillait sur l'informatique. Mila semblait avoir effectivement, obtenu un contrat pour blanchir de l'argent d'un trafic d'armes. Root avait localisé l'armement ainsi que les employés qui s'occupaient de la réception de la marchandise. De son côté John avait trouvé plusieurs planques vides, et avait découvert qu'elles servaient de lieu de transit. Tout ces appartements brouillaient les pistes, puisqu'ils ne restaient jamais au même endroit.

John retourna au sous sol et trouva Harold sur son ordinateur.

J : Du nouveau ?

F : Cette demoiselle semble en savoir plus en informatique qu'elle ne veut bien le faire croire. J'ai tracé tout ces comptes, ces mails et devinez?

J : Aucune adresse ne correspond.

F : Effectivement. Elle a utilisé des adresses fantômes. Elle va être difficile à coincer.

J : Ne vous en faites pas, personne ne me résiste.

Finch sembla sourire et réalisa qu'il était frustré que l'ex agent garde ses distances. Mais la discussion de ce matin avait posé des limites.

J : Bon, je vais prendre Bear au parc. J'ai vu qu'elle avait pour habitude de faire du jogging tous les soirs. Je vais tenter de l'observer. Voir si se n'est pas son moyen de contacter celui qui lui donne les contrats.

F : Bien.

John siffla le chien qui arriva en trombe. Il lui mit la laisse et se prépara à partir.

F : John ?

Il se retourna.

J : Oui ?

Finch se leva de son fauteuil et se mit face à son associé.

F : Je n'ai pas dit que vous deviez être froid non plus.

Il l'embrassa sans plus attendre. John se laissa faire mais n'insista pas.

J : Je sais, mais vous m'avez quand même refroidit.

Harold attrapa le col de sa chemise pour l'attirer à lui et retourner sur ses lèvres en approfondissant son baiser. Puis il se détacha et remit la chemise de John correctement.

F : Je suis désolé… ce n'était pas le but.

Mais John ne se laissa pas attendrir. Il avait été blessé et s'inquiétait des futures attitudes qu'Harold pourrait avoir. Et comme il le lui avait dit, il était hors de question que Finch joue avec ses émotions et le tienne à distance.

J : Nous en rediscuterons. Il faut que j'y aille ou je vais la rater.

F : Bonne promenade.

L'homme et le chien partirent. Harold se remit au travail quelque peu perturbé.

Après quelques jours de surveillance, il était évident qu'elle serait sans doute la victime. Et visiblement Samaritain cherchait à récupérer cette jeune femme dans leur rang pour ces talents en informatique. Ce qui n'était pas vraiment du goût d'Harold et de Root.

L'inspecteur Fusco appela Finch :

L : hey Finch, Superman est avec vous ?

F : Non, pourquoi devrait-il l'être ?

Lui répondit-il suspicieux.

L : Vous êtes toujours fourré ensemble…

F : Il est allé voir un de ses informateurs.

L : Ah, et il ne peut pas me le dire ?! J'en ai marre qu'il me laisse en plan chaque fois qu'il y a de la paperasse.

F : Inspecteur, le Détective Riley rattrapera son retard ne vous en faites pas.

L : Pourquoi ? Vous allez le menacer d'une fessée ?

Lionel partit à rire laissant Harold choqué et inquiet. John lui aurait-il parlé de quelque chose ?

F : De quoi parlez-vous ?

L : Ca va Finch, je déconne. C'est juste que personne n'a d'emprise sur lui alors je ne vois pas très bien comment vous allez le forcer à tenir sa part de boulot. Bref. Je vous laisse j'ai encore le pitbull qui va venir me casser les pieds.

F : Très bien Inspecteur.

L : Hey Finch, si vous le voyez dites lui de ramener son cul parce que je vais pas la tenir éloigné bien longtemps.

F : Entendu.

John contacta ensuite son partenaire.

J: Finch?

F: Vous avez du nouveau?

J: Cette femme est douée et je comprends mieux pourquoi notre ami commun cherche à la récupérer. Il faut la coincer.

F: J'y travaille Monsieur Reese, mais je commence à me demander si ce n'est pas Samaritain qui cherche à nous débusquer.

J: C'est un risque. Je pense qu'il faudra que Lionel intervienne seul.

F: C'est une possibilité.

Il y eut un silence. Puis:

J: Toujours en colère?

F: A quel propos?

John sourit et secoua la tête, *quelle tête de mule* se dit-il.

J: Laissez tomber.

F: J'ai justement eu le Lieutenant Fusco au téléphone qui semble vous en vouloir de l'abandonner lorsque vous avez des devoirs à faire.

J: Lionel est une pleurnicheuse. Ca lui passera.

Finch hésita un moment, puis ne put s'empêcher de lui poser la question:

F: Est-il au courant?

J: De quoi?

F: Ne faites pas l'innocent. Il m'a lancé quelques remarques sur nous deux.

J: Harold, il va falloir arrêter cette paranoïa d'accord?

Lui dit-il d'un ton cassant.

J: Vous avez si peu confiance en moi?

F: Cela n'a rien à voir, Monsieur Reese.

J: C'est bien ce que je vous disais la dernière fois. Vous n'êtes pas prêt Finch.

Harold se tendit en entendant son nom à la place de son prénom et surtout les accusations de son partenaire. Il savait que John avait raison mais c'était plus fort que lui. Il entendit son ex agent soupirer.

J: Je vais faire un tour. Je vous recontacte plus tard.

Il ne laissa pas le temps à Finch de dire quoi que ce soit et il raccrocha.

Il se promenait le long du pont proche de leur repère. Observant le ballet de la brume sur l'eau. Il était tard. Mais il avait besoin de réfléchir, de comprendre pourquoi son partenaire agissait comme ça. Il savait qu'il voulait que leur histoire reste secrète. Et il était d'accord avec ça, parce que c'était la seule façon de le protéger. Parce que si quelqu'un apprenait leur attachement, il y avait fort à parier qu'on s'en servirait contre eux, contre lui.

Il avait envie de lui montrer l'étendu de ses sentiments, mais maintenant il se sentait comme retenu. Il faudrait qu'il lui parle. Il repartit à son numéro.

De son côté Root avait réussit à extirper des informations prouvant l'implication de Mila dans le blanchiment. Elle envoya le colis à Fusco et John. Ces derniers avaient maintenant de quoi clôturer l'enquête et faire enfermer leur numéro sans éveiller les soupçons de Samaritain.

John rentra au sous sol après avoir mis Mila sous les verrous. Il se laissa tomber sur le fauteuil à côté de Finch.

F : Seriez-vous fatigué John ?

L'homme au costume remarqua immédiatement le changement de ton et l'utilisation de son prénom. Son partenaire était dans de meilleures dispositions.

J : Un peu. Mais rien qu'une bonne nuit de sommeil ne puisse réparer.

F : Tant mieux.

Harold se leva et sembla hésiter. Il se plaça derrière John et posa ses mains sur ses épaules entamant un léger massage. John sourit.

J : Qu'est-ce que vous faites ?

L'informaticien se sentit rougir mais ne lâcha pas prise, exerçant des pressions sur les muscles tendus de son associé.

F : J'essai de vous détendre.

John ferma les yeux en sentant la main habile détendre un point qui le faisait souffrir.

J : Hummm…. Je ne vous connaissais pas des talents de kiné.

F : Il y a encore certaines choses que vous ignorez sur moi John.

J : C'est bien là le problème.

Réalisant ce qu'il venait de dire tout haut ce qu'il avait pensé tout bas, il ré-ouvrit les yeux, sentant que les mains sur ses épaules c'étaient figées. Un silence pesant s'installa entre les deux. Ils parlèrent en même temps:

J: Harold...

F: John...

Ils se sourirent. John vit son partenaire ouvrir la bouche mais l'arrêta immédiatement en levant la main.

J: Non Finch. Laissez-moi parler d'abord.

L'informaticien tilta à l'emploi de son nom. John mettait des barrières.

J: Je ne sais pas pourquoi, ni de quoi vous avez peur. Je ne comprends pas votre paranoïa. Enfin si, un peu. Dites-moi Harold, ai-je déjà trahit votre confiance? La machine? Laissé tomber les numéros?

Pas de réponse.

J: Vous pensez sincèrement que je mettrais nos couvertures en danger en laissant notre entourage au courant? Il y a une chose à laquelle vous n'avez pas pensé. Le simple fait que quelqu'un soit au courant pour nous deux, vous met encore plus en danger qu'avant.

Finch fronça les sourcils et John sourit en s'apercevant qu'il ne savait pas de quoi il parlait.

J: Si quelqu'un sait à quel point je tiens à vous, alors ils chercheront à m'avoir par votre intermédiaire. Vous comprenez? Vous êtes mon point faible Harold. Vous comprenez ce que ça veux dire?

F: Oui.

J: Bien. Maintenant, je ne sais pas pourquoi vous me repoussez comme ça...

Harold le coupa immédiatement.

F: Je ne vous repousse pas John.

Ce dernier secoua la tête.

J: Vous ne vous en rendez même pas compte...

F: Maintenant c'est à moi de vous expliquer...

J: Je ne sais pas Finch. Je crois tout simplement que vous n'êtes pas prêt à me laisser entrer dans votre vie.

L'informaticien paniqua, sentant que John était en train de le repousser à son tour. Et ça il ne le voulait pas. Pas maintenant qu'il savait que ses sentiments étaient partagés.

F: S'il vous plait John, laisser-moi vous faire comprendre.

J: Je n'ai pas besoin de comprendre. Vous savez, j'ai appris à me fier aux actions plutôt qu'aux bavardages.

Harold s'approcha de John sentant qu'il lui glissait entre les doigts. Son cœur s'emballa et l'inquiétude monta. Il avait peut être commis une terrible erreur.

F: Vous me connaissez mieux que n'importe qui, et vous savez que je ne dis jamais les choses à la légère...

J: Justement Finch, ça me parait plutôt clair!

F: Ne vous mettez pas à penser à ma place comme le font tant de gens! Vous n'êtes pas comme les autres. C'est ce qui m'a plu chez vous. Je sais que parfois je suis froid...que vous avez l'impression que je vous repousse...

Il se fit à nouveau couper la parole.

J: Parfois?

F: Je vous en prie, ne soyez pas désobligeant, cela ne vous ressemble pas.

J: Je suis fatigué Harold. Fatigué de devoir me battre contre tout le monde et surtout avec vous alors que nous pourrions faire autre chose.

F: J'en suis conscient John. Mais il faut que vous compreniez quelque chose à mon sujet. Cela fait des années que je n'ai plus laissé quelqu'un rentrer dans ma vie comme vous l'avez fait, comme vous le faites. J'ai pris de mauvaises habitudes et je suis prêt à faire des efforts. Mais j'ai besoin de votre aide.

Il s'avança d'avantage et fixa son regard dans les yeux bleus de son partenaire.

F: Comme vous le faites en ce moment, en me secouant, en me menaçant...

J: Je ne vous menace pas Harold.

F: Moi je me sens menacé, par le fait que vous puissiez vous éloigner de moi.

J: Je le pourrais effectivement.

F: Alors je vous le demande: ne vous éloignez pas de moi. Vous vous souvenez quand nous nous sommes rencontrés ? Je vous ai dit que je n'étais pas très doué pour les relations humaines.

John sourit, se rappelant très bien de ce moment.

J: Pourtant vous avez fait de gros progrès.

F: Grace à vous. Vous m'avez appris à refaire confiance, à m'ouvrir d'avantage aux autres, à moins me cacher... Mais j'ai encore des progrès à faire.

Il s'était avancé en lui parlant. Il attrapa lentement les bords de la veste de John, lui laissant le temps et l'opportunité de le repousser.

J: Ne me mettez pas de côté Harold. Ayez confiance en moi comme vous l'avez toujours fait.

Finch sentit les mains de John passer dans son dos et l'attirer vers lui. Il fut troublé par ce qu'il lut dans son regard. John Reese était un tueur hors pair, mais c'était un homme qui n'hésitait pas à montrer ses sentiments, que cela soit dans la colère, dans la tristesse, dans l'amour. Et cela lui serra le cœur parce qu'il y vit de la pureté. Comment pouvait-il être encore comme ça après toutes les horreurs qu'il avait vécu? John Reese était une énigme, et Harold n'était pas prêt à le laisser s'échapper. Il approcha ses lèvres des siennes:

F: Aidez-moi à modifier mes habitudes comme vous l'avez déjà fait.

Ce fut tout ce qu'ils arrivèrent à se dire lorsque leurs lèvres se soudèrent. John laissa échapper un soupir de soulagement. Se rendant compte qu'il s'était arrêté de respirer. Il remonta sa main pour attraper le visage de son partenaire et approfondir leur baiser. La respiration de Finch se fit plus rapide. Il glissa ses mains sous la veste de John pour l'approcher d'avantage de lui. Il sentit la chaleur émaner du corps de celui qui lui dévorait la bouche. Leurs sens étaient en éveil. Harold sentit que John ralentissait, cherchant à reprendre une respiration normale. Il se détacha et passa son pouce sur les lèvres de Finch.

J: Il faut se calmer Harold sinon je ne réponds plus de rien.

John vit un sourire qu'il n'avait jamais vu s'afficher sur le visage de son informaticien. Un sourire carnassier?! Cela le fit sourire à son tour.

F: Qui vous dit que je veux me calmer John?

John l'embrassa à nouveau puis se détacha.

J: Vous êtes le diable en personne, et le pire, c'est que vous en êtes conscient.

F: Alors continuons-nous à discuter ésotérisme ou allez-vous finir par m'inviter chez vous?

Reese secoua la tête en riant. Surprit par l'enthousiaste soudain de Finch. Mais il savait qu'il faudrait faire attention, parce qu'il pourrait changer d'avis rapidement une fois que son cerveau se serait remis en fonction.

J: Je croyais que nous ne devions pas nous montrer ensemble?

F: Qui vous parle de nous montrer?

Le cerveau de John fusa, cherchant où son patron voulait en venir.

J: Peut-être que ce super sexy détective Riley pourrait venir faire un interrogatoire à ce cher Professeur Whistler?

Harold se tourna pour éteindre son ordinateur.

F: Faites attention, il se pourrait que ce professeur ne soit pas si facile que cela à interroger.

Il se retourna et fit signe à son partenaire qu'il était prêt à partir. John se rapprocha et se pencha pour coller sa bouche contre l'oreille d'Harold.

J: Ne vous inquiétez pas, j'ai mes méthodes...

Finch sentit un frisson lui traverser l'échine.

F: Je sais que vous êtes un homme de parole. Je pars devant, rejoignez-moi dans 30 minutes. Bear? Allez viens, on rentre.

Harold sortit, heureux que les choses se soient un peu déliées avec John. Même si au fond de lui, il sentait encore cette retenue l'empêcher de pleinement profiter de son bonheur, il se força à bousculer ses habitudes. Parce qu'il savait que cela en valait la peine. Et même si il savait que John serrait patient, il voulait lui prouver que lui aussi ferait les efforts nécessaires pour avancer ensemble.

TBC...