La Trinité de Guerre: naissance.

Note auteur: Il y a onze chapitres et je vais les poster l'un à la suite de l'autre... de suite ^^ Comme ça pas d'attente pour vous. Bonne lecture.

ATTENTION: Ceci est un SLASH (relation entre deux hommes). Un Ares/Joxer pour être plus précise.

Disclaimer: rien ne m'appartient des séries Xena ou Hercules. Par contre ma muse m'a encore frappée avec l'idée ^^.

P.S: Toutes les erreurs m'appartiennent ^^


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A/J

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chapitre 2

Douleur. Vide. Peur. Manque.

Il n'était plus que sensations. Rien n'avait aucun sens. Qui il était, ce qui lui était arrivé. Il n'en restait plus rien. Aucune mémoire. Dans ses ténèbres de souffrance ce qui lui avait été enlevé revint. Mais même retourné à son embrasse, il n'était plus complet. Cette moitié qui était à lui, qui était lui, ne pouvait pas totalement lui être rendue. Elle était là mais détachée. Si proche et si lointaine. Et rien de ce qu'il faisait ne pouvait le lier à nouveau et le rendre entier.

Il se leva, bien que la notion de bouger lui était inconnue. Comment bougeait-il? Il était douleur. Tout ce qui lui venait était qu'il ne pouvait pas rester ici. 'Ici' était plein de mal et de menace.

Il ne savait ni comment partir ni ce qui le faisait rester. Ni non plus ce qu'il était et où il était. Il était sourd à toute autre cacophonie que celle de son âme. ?me? Lui... il était une âme. Il était...

sang, douleur, terreur, combat... guerre. Oui, il était guerre. C'est ce qu'il était. Mais que faisait guerre? Quel était sa destinée? Destinée? Oui... guerre avait une raison d'être. Faire la guerre? Faire couler le sang? Détruire? Non... pas tout à fait. Oui... un peu. Guerre servait bien qu'il ne se rappelle pas quoi ou qui. Peut-être qu'il serait guidé dans ses devoirs? Il l'espérait. Même si espoir n'était qu'une vague sensation en lui.

Où aller si ce n'est ici? Guerre ne pouvait pas décider, alors il essaya de 'voir'. Mais ses yeux étaient aveugles. Rien ne lui apparaissait que l'étouffante noirceur. Pourtant à la croisée de l'âme et du pouvoir, à la croisée de ces deux parts séparées, il y avait des lueurs. Des lumières vibrantes. Rouges pour certaines, blanches pour d'autres. Qu'importait le nombre de couleurs tant qu'il y avait un lien entre les deux parts d'âmes. Un point commun. Ces lueurs étaient destinées aux deux moitiés. Mais guerre ne savait plus comment les utiliser ni ce qu'elles étaient. Des murmures si nombreux qu'il n'y comprenait rien lui parvenaient. Guerre s'écarta violemment des lumières emplies de rage. Il ne voulait pas avoir plus que celle qui était en lui. Il s'éloigna de celles perdues, il était déjà assez perdu. Il évita les pures et brillantes qui suppliaient... qui voulaient... la fin de la guerre. C'est ce que ces murmures-là demandaient. Mais guerre ne voulait pas finir et ne savait pas pourquoi il entendait ceux qui voulaient sa mort. Aucune de ces lueurs ne pouvait lui venir en aide.

A quoi servait de les avoir si elles ne valaient rien? Mais il reconnaissait qu'elles le 'nourrissaient' d'une certaine manière. Il existait pour ces créateurs de murmures. Pour eux il était guerre. Mais en quoi leur servait guerre si certains d'entre eux en venaient à ne pas le vouloir, comme il l'entendait?

Guerre ne pouvait pas se pencher sur cette pensée. Il avait besoin d'un guide. Quelqu'un pour lui montrer sa destinée.

Là!

Ce murmure-là!

Cette belle lueur si chaleureuse et accueillante. Un murmure qui le voulait, l'appelait, le nommait, le priait, le bénissait. Un murmure qui lui parlait.

Alors guerre réunit tout ce qui le faisait: les deux parts de son être. Et il se guida de ce murmure pour rejoindre cette personne qui pouvait le guider.