Yosh les gens ! Chapitre 1 droit devant ! Bonne lecture !
Disclaimer : Les deux seuls personnages qui m'appartiennent dans cette fic sont Carla et Kate (ainsi que quelques autres persos secondaires dans les flashbacks). Tous les autres sont la propriété du génialissime Mathieu Sommet. ET, Antoine Daniel, Sébastien Rassiat, Frédéric Molas, Alexis Breut, Alex Tromso et Kriss (désolée mais je n'arrive pas à trouver son nom complet) s'appartiennent à eux-mêmes. Et tant pis si ça ne veut rien dire.
Chapitre 1 : Croire en moi
Geek : « Vous avez entendu ? » Le Hippie se retourne vers moi. Nous avons passé une nuit agitée et tous nos mouvements se font au ralenti. Je ne pouvais pas m'empêcher de penser à Carla, à Mathieu, au Panda, au Patron et au Prof. Comment vont-ils ? Ont-ils compris de qui venait la trahison ? Je m'en veux tellement de ne pas avoir fait la liaison entre toutes ces choses tellement flagrantes.
Le Hippie et la Fille hochent la tête en signe d'approbation à la suite de ma question. Mathieu. On l'a tous entendu nous parler. Je ne sais pas pourquoi, ni comment, mais il l'a fait. Comme avant.
« Il... Il est vivant !
- Apparemment pas pour longtemps gros... »
Hip' a raison. Mathieu nous disait clairement au revoir. C'était un adieu. Pourtant ça ne peut pas se terminer ainsi. Il faut qu'on fasse quelque chose ou nous allons tous mourir. Tous. « Je suis fier de toi », « tu es bien plus fort que tu ne le crois ». Les mots de mon créateur ne cessent de tourner en boucle dans ma tête. Je peux le faire. On peut le sauver. Il le faut.
« On doit l'aider !
- Mais gros, regarde-nous ! On est faibles. On est les incapables de la bande. Ceux en qui personne ne croit... Qu'est-ce-que tu veux qu'on fasse ? Le mec qui passe son temps à vomir, l'anomalie de la nature et la plus grosse victime de tous les temps réunis pour sauver leur créateur... Je suis désolé mais ça sonne faux. On n'a pas avec nous le Patron et son gun, le Panda et ses techniques de ninja, ou même le Prof et ses inventions explosives. On ne peut rien faire sans eux. Sans Mathieu nous n'existons même pas. Nous ne sommes rien.
- QUI C'EST QUE TU TRAITES D'ANOMALIE DE LA NATURE ?
- Je suis désolé mais vous m'avez compris.
- Ouais, fais quand même attention à ce que tu dis... Mais je suis quand même d'accord avec toi. Il a raison Geek, c'est fini avant même d'avoir commencé. On ne sait même pas où ils sont.
- Je refuse de croire qu'on ne peut rien faire ! Je refuse d'avoir peur ! »
J'en ai marre de leurs discours ! Et plus que tout j'en ai marre d'être faible ! C'est bon, ça suffit ! Je sais qu'ils sont en état de choc, mais moi aussi. Et pourtant cela ne doit pas nous arrêter. Je ne veux pas abandonner Mathieu, ni les autres ! Nous ne sommes peut-être pas les personnes les plus qualifiées pour une mission de sauvetage, mais peut-être que cela nous aidera. L'ennemi ne s'attendra pas à nous voir débarquer ! Je veux me battre. Je vais me battre ! J'ai trop souvent laissé tomber, et j'ai des erreurs à réparer. Il faut qu'on les sauve.
« Vous ne comprenez pas ? Si on reste là sans rien faire ils vont mourir ! On va mourir ! Vous avez entendu ce que nous a dit Mathieu ! Lui, il ne nous aurait jamais laissé tomber ! On est liés, tous, qu'on le veuille ou non. Alors il va falloir qu'on agisse pour sauver notre team !
- On n'est pas dans un jeu vidéo gros... ».
Le Hippie regarde fixement le plafond. Je m'efforce de garder mon calme face à sa nonchalance. Il souffre. Il adorait Carla, parce qu'elle croyait en lui. Mais moi aussi je crois en lui. Mathieu aussi. Tous. Je m'approche de lui et le regarde dans les yeux (enfin dans ses lunettes de soleil) : « Mathieu serait déçu de voir que le Hippie en lequel il croyait, celui qui était chargé de veiller sur nous, abandonne si facilement... » Je sais que ce n'est pas très gentil de ma part, mais c'est la vérité. « Peu importe ce que vous choisissez de faire. Moi je vais sauver Mathieu... »
Patron : Putain de merde. J'en ai marre d'avoir mal au crâne à chaque fois que je me réveille. J'ouvre difficilement les yeux. Où est-ce-que je suis ? Bordel Mathieu. Il a failli me faire vomir avec ses adieux de merde. N'importe quoi. Personne ne va crever, ce n'est pas comme si c'était la première fois que je me retrouvais dans ce genre de situation...
J'étais dans le brouillard le plus complet quand j'ai entendu la voix de mon créateur. J'avais envie de rire. La voix qu'on entend sois disant avant de parles.
« Putain gamin tais-toi un peu tu me casses les couilles avec ta séquence émotions.
- P-Patron ?
- Qui veux-tu que ce soit ?
- Nom de Dieu tu vas bien ?! Comment ? Comment est-ce-que je peux t'entendre ?
- Mis à part que je suis actuellement attaché à une table, ça va, j'ai connu pire. Et puis après tout ça me rappelle quelques bonnes expériences impliquant des chaînes. Bref. Tu peux m'entendre de la même façon que tu as partagé avec moi toutes tes ridicules excuses..."
Je suis sûr qu'il est complètement paumé. Il doit avoir l'impression de délirer le pauvre... C'est pathétique.
"C'est mental gamin. Comme quand tu nous as créés. Tu communiques avec moi par la pensée.
- C'est génial !
- Non c'est casse burnes, j'ai dû me taper tout ton speech d'adieu...
- Patron je suis tellement désolé. J'aurais dû me méfier de Carla depuis le début je...
- Attends quoi ?
- C'est à cause d'elle... Elle m'a tendu un piège, elle nous manipule depuis le début !
- Quoi ? Attends une seconde où t'es gamin ?"
Il n'y a pas à dire elle est forte. Très forte. Salope. C'est elle qui m'a fait capturer. C'est à cause d'elle que je suis là. Je m'en doutais...
"Je suis enfermé dans une chambre blanche, type asile ou hôpital. Et y'a une folle qui... PATRON EST CE QUE TU TE SOUVIENS DE... OH PUTAIN PATRON C'EST A CAUSE DE TOI QU'ON EST LA... ELLE ARRIVE ! AVEC DES MÉDOCS !
- QUOI ? GAMIN QUI ÇA ? CARLA ?
- NON ELLE ! LE... CTEUR.K... K... K...J...UNE..."
Putain reviens ! MATHIEU ! "QU'EST-CE-QUE VOUS LUI AVEZ FAIT ?!" Je bouge dans tous les sens pour essayer de me détacher, et les liens me déchirent la chair. Des médicaments. Ils lui ont donné des putains de médocs. Ils l'ont drogué. Je ne peux plus lui parler. « GAMIN ! » Je dois faire quelque chose. Ils vont le tuer. Et apparemment c'est de ma faute. Encore... "JE VOUS PREVIENS JE VOUS RETROUVERAI TOUS ET JE VOUS...
- Du calme..."
Cette voix. Putain. Pas elle. Non. Ce n'est pas possible. Je tourne la tête vers l'unique porte qui vient de s'ouvrir sur une femme en blouse blanche et aux longs cheveux bruns. "Kate ?" C'est quoi ce bordel ?
"Salut Mathieu. Ou dois-je t'appeler Patron comme tous les autres ?
- Kate."
Un fantôme. Je suis en face d'un putain de fantôme. Kate. C'est bien elle. Elle a un peu vieilli mais elle est toujours aussi attirante pour moi. Elle dégage cette aura que seules quelques personnes possèdent, quelque chose qui fait qu'on a tout de suite envie de la prendre violemment sur une table. Je fixe sa bouche tellement bandante et je me rappelle immédiatement ses lèvres autour de ma queue. Je transpire. Qu'est-ce-qu'elle fout là ? J'aimerais lui poser des questions mais pour une fois je suis incapable de parler.
"Alors... On cache des petits secrets ? Tu ne m'avais pas dit que tu avais tant de frères. Ni que tu avais un créateur aussi charismatique. Merci à Carla d'avoir enquêté pour moi...
- Qu'est-ce-que tu leur a fait ? QU'EST CE QUE VOUS LEUR AVEZ FAIT ? REPONDS CONNASSE !
- Tss tss tss... Tu devrais te calmer, ce n'est pas bon de s'énerver avant une opération, amour... Sache juste que je viens prendre ma revanche, et que par conséquent toi et tous les tiens n'en n'avez plus pour longtemps...
- OU SONT-ILS ? PUTAIN GAMINE JE TE PREVIENS QUE...
- Tu n'es pas en mesure de menacer. Après tout tu n'es qu'une vulgaire anomalie. Une création psychique devenue réalité... Mathieu est dangereux. Il a créé des monstres incontrôlables et qu'il faut éradiquer. C'est tout.
- Tu. Es. Complètement. Malade. Je te jure que quand j'aurais réussi à m'échapper je...
- Chuuuut. Ne t'inquiète pas, ça va aller mon cœur. »
Son visage est juste au dessus du miens. En un éclair elle s'empare de mes lèvres et c'est comme si je remontais en arrière. Sa langue est chaude, caressante et j'ai l'impression de sentir du poison couler dans ma gorge. Elle me brûle. Je grogne. C'est bon. C'est horrible. Putain. Ce baiser contient à la fois l'enfer et le paradis. Je la hais, je souhaite sa mort et je regrette de ne pas pouvoir m'emparer d'un couteau pour lui tailler les veines. Pour ensuite lécher son sang. Ses cheveux ondulent sur ses épaules, tout son être m'hypnotise. Quand elle me mord la lèvre inférieure jusqu'au sang et que je pousse un cri, elle l'étouffe de sa bouche. Elle sourit contre moi et nos salives prennent le goût de l'hémoglobine. J'aimerais qu'elle me détruise. J'aimerais la détruire. Je voudrais que tout se termine maintenant. Ce baiser c'est juste l'histoire de ma vie. Coincé éternellement entre deux extrêmes. La vie et la mort. Pourquoi les deux me sont-ils refusés ?
Elle s'éloigne. Sourire. Elle me plante une seringue dans le bras. Je tombe.
Hippie : Je ne veux pas abandonner. Mais est-ce-que j'en ai le pouvoir ?
"GEEK ATTENDS NOUS GROS ! ON VIENT AVEC TOI !" On n'a pas vraiment le choix, on doit tenter le tout pour le tout. Sauver Mathieu et les autres. "Qu'est-ce-qu'on fait ?" La Fille a l'air déterminée comme jamais. Le discours de Mathieu lui a sûrement redonné confiance en elle. Force et courage. Moi, il n'a fait que me faire douter encore plus. Je ne mérite pas la confiance que mon créateur place en moi. La preuve, je n'ai même pas su protéger notre "famille" comme j'aurais dû le faire. "Vous n'avez pas entendu la conversation de Mathieu et du Patron ? Il est enfermé dans une chambre à l'asile !" Le Geek a raison. Par on ne sait quel miracle le criminel est parvenu à rentrer dans la tête de Mathieu et à parler avec lui. Malheureusement aucun d'entre nous n'a réussi à faire de même. Au moins nous avons la confirmation qu'ils sont tous les deux vivants. Mais pour combien de temps ? Et dans quel asile sont-ils ?
"Geek, ils pourraient être n'importe où !
- Justement, on a besoin d'aide. Tous seuls on y arrivera pas."
Nous nous regardons tous les trois. Je parie qu'on pense à la même chose.
"Vous vous foutez de ma gueule les mecs ?
- On a l'air de plaisanter ?!"
Le Geek est vraiment effrayant quand il le veut. Je n'arrive pas à le reconnaître. Mais dans la mesure où j'ai l'air beaucoup plus sérieux que d'habitude, et où la Fille ne parle quasiment pas... Je suppose qu'on est tous en état de choc et que c'est notre façon de réagir au stress. "VA CHERCHER ALEXIS, FRED, SEB, ALEX, KRISS ET LES AUTRES ON A UNE URGENCE LA !" Je pense qu'Antoine a enfin compris puisqu'il se dirige en courant vers sa voiture après avoir attrapé Richard et Samuel au passage.
"C'est quoi le plan ? » Si seulement Plectrum. Si seulement nous le savions... Alexis se place au centre du cercle que nous formons tous et prend la tête des opérations :
« Réfléchissons calmement. Mathieu est enfermé à l'asile. Ce n'est pas comme si il y en avait plein dans le coin. Qu'est-ce-que vous savez d'autre ?
- Il a parlé de deux filles : de Carla et d'une autre qui était tarée et apportait des médocs. Elle avait l'air de prendre les choses en mains.
- Voilà, on a déjà une piste. On cherche un asile avec une Carla. Et une directrice qui pourrait être une femme.
- C'est pas beaucoup...
- Vous vous souvenez d'autre chose ?
- Gros... Je crois qu'il essayait de donner un nom au Patron. Ça commençait par un K.
- Nickel. On va faire avec. Alors les Geeks on va faire ce qu'on sait faire le mieux au monde : des recherches Internet ! Tous à vos ordis ! »
Pourvu qu'on y arrive. Pourvu qu'on les trouve... Et moi, comment pourrais-je les aider ?
Geek : Ça n'a pas été si difficile que ça, en effet. Il n'y a pas trente-six asiles dans le coin. Au bout d'une heure de recherches, on en était tous plus ou moins arrivés au même résultat.
Assis dans la camionnette, je me repasse le plan dans la tête pour la quatrième fois. On a tous un rôle. Le Hippie fera diversion. Moi je m'infiltrerai discrètement. La Fille pourra toujours frapper ou même essayer de draguer les membres de la sécurité. Sans oublier qu'on a ramené des gens dangereux. Le Prof de Philo, le Gâteau de Riz, Antoine et son lance patates, Richard, l'Irlandais, Pinhead... Ouais. Ça peut aller. Fred et Seb assureront nos arrières dans la voiture. On gardera contact avec eux. Et puis il y a encore les autres : hélicoptère man, le Hippie, Ouki, Plectrum, Kriss, Samuel...
Je respire. Calmement. Tout va bien se passer. Même si en fait nous n'avons pas de plan à proprement parler. On va juste y aller par vagues et faire un bazar pas possible. On restera par groupes. Moi j'ai un des rôles les plus compliqués, il va falloir que je trouve où les cibles sont enfermées. En espérant que le Panda et le Prof soient là aussi. Et qu'ils soient tous à peu près regroupés.
« Ok groupe A : Les deux hippies, Antoine, et la Fille, à vous ! »
Hippie : C'est parti. Je bondis du camion avec mes coéquipiers et nous marchons vers l'entrée de l'asile. Je vais pouvoir faire ce que je sais le mieux faire au monde : jouer le rôle du mec défoncé qui ne comprend rien. Je pars donc en première position avec mon compère Hippie tandis qu'Antoine et la Fille se tiennent quelques mètres derrière nous.
« Vous n'avez pas le droit d'entrer, bougez de là les camés.
- Hey gros, du calme, c'est pas bon pour le karma tant de violence !
- Ouais man, prends-en un peu ça te détendra.
- Dégagez de là ou c'est moi qui vous fait dégager !
- OH MON DIEU MERCI MONSIEUR ! »
Antoine s'approche de nous en tenant la Fille par la main et commence à parler à voix basse avec le mec de la sécurité.
« Je ne les aurais jamais retrouvés sans vous ! Les pauvres sont complètement défoncés et leur mère commençait à s'inquiéter.
- Bon ça suffit ce cirque. Vous ne me laissez pas le...
- GIRL POWER ! »
La Fille profite du moment où le type cherche son arme dans sa poche pour lui envoyer un magistrale coup de poing dans la figure. A ce signal Antoine sort le lance patates qu'il avait planqué maladroitement sous sa veste et tire sur l'homme déjà à terre pour s'assurer qu'il ne se réveille pas.
« Je déteste la violence man.
- Moi aussi gros, mais on a pas eu le choix. Et puis c'est pas nous qui les avons dégommés.
- Bon les Hippies dépêchez-vous c'est la guerre maintenant ! »
Antoine marche en tête dans le couloir de « l'hôpital » et nous le suivons pendant dix secondes quand il semble se souvenir de quelque chose.
« Attendez les gars...
- Arrête de nous appeler les gars, je suis là moi aussi, espèce de macho !
- Oui bref, on était pas censés faire diversion en faisant le plus de bruit possible pour alerter tout le personnel afin de laisser la voie libre aux...
- ARRETEZ VOUS ! QUI ETES VOUS?!
- MONSIEUR VOUS NE VOYEZ PAS QUE JE SUIS EN TRAIN DE PARLER ? »
Antoine, visiblement fâché frappe l'homme en blouse blanche qui vient de débarquer dans le couloir avec le lance patates. Ce dernier tombe à terre et hurle immédiatement « ALERTE ! IL Y A DES INTRUS DANS LE SECTEUR 4 ! DES INTRUS DANS LE SECTEUR... » La Fille se jette sur lui et commence à le battre avec son sac à main (oui parce qu'elle a pris un sac à main avec elle...) « TU VAS LA FERMER OUI ?! » Mais c'est trop tard. Une dizaine d'infirmiers et d'infirmières débarquent et se rapprochent de nous. En même temps comme ça nous respectons le plan. Éloigner un maximum de personne chacun notre tour pour laisser la voix libre au groupe D. « BON LES GARS ON SE TAILLE ! » Antoine tire dans tous les sens avec son lance patates tandis que la Fille frappe tout ce qui bouge avec son sac à main. « Fred ! On va avoir besoin d'aide ! Lâche l'équipe B ! » Nous courons dans tous les sens et prenons des couloirs au hasard en veillant à ne pas nous séparer. C'est vrai qu'on aurait bien besoin d'un petit coup de main là tout de suite.
