Chapître 1 - Quelques changements à Privet Drive

Le retour à Privet Drive fut plus facile qu'Harry ait pu l'imaginer. Son oncle et sa tante étaient restés silencieux durant tout le trajet. Par moment, Harry, qui regardait son oncle du coin de l'œil à travers le rétroviseur, avait l'impression que Vernon s'apprêtait à dire quelque chose. Comme s'il luttait intérieurement, Harry voyait son oncle torturé. Sûrement souhait-il que Harry quitte définitivement la maison. En effet, l'année passée, Dudley avait échappé de peu à la mort. Même si Harry avait sauvé Dudley du détraqueur, il est tout de même exact que, sans Harry, cela ne saurait jamais arrivé. Arrivés à Privet Drive, Harry était dans le salon avec son oncle et sa tante. A cet instant, Harry se remémorait la mort de Sirius. La mort de Sirius l'affectait beaucoup, mais plus que tout, c'était le lourd secret de la prophétie qui lui pesait. Sans le dire à quiconque, Harry avait pris la décision à Poudlard qu'il se mettrait rapidement à une étude intensive de la magie, puisque de toute façon, il n'avait pas le choix. C'était lui qui devait abattre Voldemort et lui seul... Il décida d'en parler à son oncle. Harry prit une intonation la plus neutre possible pour ne pas déclencher une colère de son oncle, et dit :

- J'ai quelque chose de grave à vous dire.

L'oncle se renfrogna : - Quoi donc ? Est-ce que ces imbéciles ont enfin décidé de te renvoyer ? ...
- Bien sûr que non. Non, c'est au sujet de ce que je vais devoir faire
cet été...

L'oncle semblait déjà offensé par ce que Harry s'apprêtait à dire.

- J'ai vais devoir m'entraîner à la mag... à tu-sais-quoi se reprit
Harry

La voix de l'oncle Vernon s'éleva ... PAS QUESTION... INGRAT... Mais, encore plus puissante, la vois de Harry étouffa celle de Vernon :

- Pour la survie de tous, je le dois. La vie des hommes libres, sorciers ou pas repose sur moi ! - Que me chante tu là mon garçon ? - C'est une très longue histoire ...(et Harry soupira, il était temps qu'il raconte un peu sa vie à ses tuteurs)

Harry raconta tout ce qu'il savait sur la prophétie et sur Voldemort. Cela ne lui était pas aussi pénible que le dire à des sorciers car son oncle et sa tante avait du mal à saisir tout ce qu'il disait et ne voyait pas probablement ce que pouvait être réellement la terreur infligée par Voldemort.

- Alors, tu dois tuer ou être tuer ? Commença l'oncle Vernon, Je peux peut- être aider ce Voldmachin dans sa tâche, continua Vernon sur un ton sarcastique. - Vous ne comprenez pas. Continua lentement Harry, détachant chaque syllabe de chaque mot, pour que ce qu'il dit s'imprime une fois pour toute dans le crâne de Vernon et Petunia. Si je meurs, Voldemort deviendra le mage noir le plus puissant qui n'ait jamais existé. Il tuera beaucoup de monde, sorciers ou pas. Les moldus seront esclaves. Déjà beaucoup de personnes sont mortes, et ce n'est qu'un début...

Pétunia pris la parole pour la première fois: - Alors, tes parents sont morts à cause de toi ? - Oui, je suppose qu'on peut dire ça comme ça... Harry n'était pas choqué par les propos de sa tante. Malgré son jeune âge, il avait vécu et entendu trop de choses...

- Mais alors, NOUS aussi, NOUS risquons de ... l'oncle Vernon semblait presque s'étrangler, il n'arrivait pas à finir sa phrase... - Il n'attaquera pas ici, il ne le peut pas grâce à différentes protections... - Oui c'est ce que ton directeur nous avait dit ( Petunia avait employé le mot directeur pour parler de Dumbledore, cela impressionna beaucoup Harry). - Et donc, il faut que je m'entraîne, j'en ai l'autorisation, mais (voyant que l'oncle allait encore une fois s'emporter), je peux le faire en toute discrétion. Sois dans ma chambre en fermant les volets, soit dans le garage, pour ne pas qu'un voisin voit... -Il n'en...

Mais avant que Vernon finisse sa phrase, Petunia avait dit oui à Harry.
- Je promets de faire attention pour les voisins reprit Harry, soulagé
de voir qu'il pourrait travailler cet été. Et puis vous savez, reprit-
il, je sais que vous n'aimez pas la magi... enfin vous-savez-quoi , mais
cela peut s'avérer utile pour vous au quotidien...

Harry contempla le salon et son regard s'arrêta sur un des fauteuils en cuir du salon. Il était abîmé d'avoir eu à trop supporter le poids de Vernon et de Dudley. Avant que son oncle n'ait eu le temps de dire "pas de ça ici", Harry avait pointé sa baguette vers le fauteuil, et sous les yeux ébahis de son oncle et de sa tante avait murmuré :

Reparo ! Le fauteuil était désormais comme neuf.

Petunia contemplait le nouveau fauteuil avec ravissement. Elle le touchait et le touchait encore pour voir si c'était bien réel. Quand à Vernon, il semblait lutter intérieurement : devait-il dire merci ? Devait-il se mettre en colère pour avoir user de la magie dans son salon. Finalement, c'est Harry qui brisa le silence :

Il y a d'autres services que je peux vous rendre. En échange, je ne souhaite que la tranquillité et être correctement nourri...

Et sur ce, Harry monta dans sa chambre.

***

Harry rangea ses affaires de Poudlard dans sa chambre pour une fois. Il jeta sur la fenêtre un sort qu'il avait trouvé à la bibliothèque de poudlard : - Nilum Oculi. Il dut s'y reprendre à cinq fois avant que le sort ne fonctionne. "Comment pourrais-je batte Voldemort alors que j'ai tant de mal avec un sort aussi simple ?" soupira Harry. La fenêtre de Harry ne laisserait plus rein voir à l'extérieur de ce qui se passait à l'intérieur de la chambre d'Harry. Ainsi, Harry pourrait pratiquer la magie dans la plus grande discrétion. Dumbledore avait obtenu une autorisation spéciale pour qu'il puisse faire de la magie malgré le fait qu'il soit entouré de moldu. Cependant, Harry, qui avait toujours énormément de ressentiment envers son directeur, ne lui avait pas promis qu'il s'entraînerait, même si intérieurement, il avait pris rapidement cette décision, il s'abstint d'en parler à Dumbledore. Les jours qu'il avait passés à Poudlard après l'attaque du ministère, il les avait passés à travailler l'occlumency seul. Motivé, comprenant le besoin d'apprendre à devenir un grand Occlumen, il parvint assez rapidement à maîtriser la fermeture de son âme aux attaques extérieures. Il pouvait maintenant décider avant de s'endormir s'il souhaitait rêver de Voldemort ou pas. L'autre parti de son temps, Harry l'avait passé à la bibliothèque. Il était facile pour lui de prétexter à Hermione, Ron et les autres qu'il souhaitait être seul. D'ailleurs, ils le comprenaient très bien. Mais en fait, Harry n'y allait pas seulement pour s'isoler mais également pour faire la liste des livres qu'il essaierait d'acquérir l'été pour travailler.

Les premières nuits à Privet Drive, Harry décida de ne pas fermer son âme à Voldemort, il avait maintenant acquis une maîtrise qui lui permettait de se faire ignorer de Voldemort lorsqu'il rêvait de lui à condition de ne pas rester trop longtemps connecté à Voldemort. Ces cauchemars étaient tous les mêmes. Des personnes devenaient mangemorts ou bien elles mourraient dans d'atroces souffrances pour avoir refusé de rejoindre Voldemort. Après quelques nuits passées ainsi, Harry se rendit à l'évidence que pour le moment, il n'apprendrait rien d'intéressant sur Voldemort. Depuis sa présence au ministère, il devait se dépêcher de rallier le plus possible de mangemorts, car encore une fois, Harry avait déjoué ses plans, son retour n'allait pas être aussi facile qu'il le pensait. Il faudrait mettre en place un plan qui puisse définitivement faire de lui le maître incontesté des sorciers...

Harry se demandait bien quel serait son prochain plan. Il se disait que Voldemort devait se sentir aveugle d'avoir ainsi perdu la prophétie. S'attaquerait-il de nouveau à Harry cette année ? Harry n'en était pas sûr.

Les journées à Privet Drive étaient devenues plus simples à vivre que par le passé. Son oncle et sa tante ne faisaient plus de sa vie un calvaire. Ils s'étaient résignés et réalisaient que les quelques services que Harry leur rendait faisaient de la magie quelque chose de plutôt sympathique. Harry avait en effet rendu à quelques meubles un aspect neuf, il avait réparé plusieurs objets cassés et, par la magie, il pouvait faire la vaisselle ainsi que les autres tâches ménagères en un clin d'œil. C'était ce que Vernon avait lui-même qualifié de "côté charmant de l'abomination" (Sic!).

Mais ce jour-ci était un peu particulier, c'était le retour de l'enfant chéri, Dudley. Harry avait peur que Dudley ne vienne briser la nouvelle harmonie qui s'était installé à Privet Drive, surtout après que Dudley ait cru que Harry avait tenté de le tuer l'année passée. Ainsi, lorsque Vernon vint lui annoncer qu'ils allaient chercher Dudley à la gare, Harry se résolut à aller travailler un peu sa concentration magique dans sa chambre.

D'après ce qu'il avait pu lire dans un des livres qu'il avait (et qu'il n'avait jamais pris la peine de lire jusqu'à présent), le secret du pouvoir s'articulait autour des trois piliers de la magie. Le premier pilier est le sang. En effet, la magie n'est pas donnée à tout le monde. Un enfant de mages puissants reçoit à sa naissance plus de dons qu'un enfant de moldus. Mais cela ne fait pas tout et Harry découvrit que ce premier pilier de la magie ne serait rien sans les deux autres qui sont la détermination à accomplir une tâche ainsi que la concentration. C'est certainement la raison pour laquelle des enfants de moldus peuvent devenir plus puissants que des enfants d'ascendance plus noble. A la lecture de ceci, Harry décida de s'attaquer au troisième pilier. Pour ce qui est du premier, Harry ne pouvait pas changer de toute façon son ascendance. En fait, il ne connaissait rien de son ascendance. Il avait découvert l'année dernière celle de son parrain avec surprise, mais heureusement, il n'y avait pas vu la trace de Potter dans l'arbre de la mère de Sirius. Harry se demandait donc ce que pouvait être la famille de son père. Pour ce qui est de sa mère, il savait que ses grands parents étaient moldus. Enfin, pour le second pilier, il savait sa détermination et son courage grands. Il l'avait déjà prouvé à plusieurs reprises lors des différentes années passées dans son école.

Il ne lui restait donc que la concentration à améliorer, de loin, son plus grand point faible. Il lui avait fallu tellement de temps pour maîtriser le sortilège Accio, tout ça parce qu'il n'arrivait pas à se concentrer correctement. De même l'année dernière avait-il eut du mal à se débarrasser des détraqueurs alors qu'il savait qu'il en était capable. Pour ce faire, Harry lut dans le livre qu'il devait essayer sur des sortilèges simples de se concentrer le plus possible afin de révéler une puissance supérieure. Le livre conseillait d'essayer sur des sortilèges tels le sort d'attraction, de lévitation, de lumière...

Harry décida qu'il n'était pas très indiqué d'essayer de faire bouger les meubles de la maison car les Dursley pourraient arrivé à tout moment avant qu'il n'ait eut le temps de ranger un éventuel bazar causé par les sorts qu'ils devraient utiliser. Il s'attaqua donc au sort de lumière. Il pouvait être tranquille de ne pas être vu par les voisins grâce au sort qu'il avait jeté sur la fenêtre.

Il prit donc sa baguette et commença à essayer de se concentrer. Il ne mit pas trop de temps avant de lancer son sort. En effet, il avait déjà acquis une meilleure maîtrise de sa concentration grâce à l'étude de l'occlumency. Au bout de plusieurs minutes, il s'écria :

lumos !

La lumière qui jaillit de la baguette était forte. Bien plus forte qu'il n'avait jamais réussi à réaliser auparavant. Il dut faire des efforts pour ne pas ciller les paupières. Il ne savait pas si c'était dû à l'aveuglement de ses yeux, mais il avait l'impression que la lumière qui jaillissait de la baguette n'était pas complètement blanche contrairement à ce que prévoyait le sort.

Rien n'est normal chez moi, même pas le sort de lumière soupira Harry. En tout cas, si je m'améliore encore un peu, je pourrais me servir de ce sort simple pour aveugler mes ennemis.

Harry repartit donc dans une concentration intense pour améliorer sa puissance. Au bout d'un moment, il s'écria Lumos ! Mais malheureusement, ce fut également le moment que Dudley décida d'opportun pour rentrer dans la chambre d'Harry sans frapper. Le résultat ne se fit pas attendre. Vernon et Petunia entendirent des cris et des pleurs à l'étage. Dudley avait pris la lumière de plein fouet. Vernon cria :

Harry, descend tout de suite!

Petunia venait de trouver Dudley par terre, des mains devant ses yeux.

- Oh mon chéri, qu'est-ce qui s'est passé ?

- Je vois rien, je vois plus rien ... gémissait Dudley.

Harry eut du mal à remettre un peu d'ordre.

- qu'est-ce que tu as encore fais à mon fils, Potter ? demanda Vernon tremblant - Il est entré dans ma chambre sans frapper alors que je m'entraînais à créer de la lumière. Ce n'est pas grave, je peux le soigner.

Tu peux quoi ? Ne me dis pas que tu vas utiliser tu-sais-quoi ? Il vaut mieux que je l'emmène à l'hôpital.

Dudley était maintenant descendu à la cuisine avec pétunia, là ou se trouvait Vernon et Harry. Il pleurait toujours, visiblement, le sort l'avait tellement aveuglé qu'un terrible mal de crâne le faisait souffrir.

- Il a utilisé tu-sais-quoi contre moi papa ... cria Dudley - Je sais ... répondit Vernon en colère, il se retourna alors Harry, Alors ? - Alors je peux le soigner, faites-moi confiance, je n'ai pas voulu lui faire du mal, il aurait du frapper à la porte, ce la ne serait jamais arrivé... - On parlera de ça plus tard, marmonna Vernon entre ses dents. En attendant, soigne le, et pas d'entourloupes mon garçon, ou tu le regretteras amèrement.

Dudley gémissait de plus en plus fort, visiblement opposé à l'idée de recevoir encore un sort sur lui. Pétunia semblait ne plus respirer et regardait attentivement Harry. Vernon scrutait attentivement Harry, celui- ci leva sa baguette et s'écria :

Visio Optima !

Harry n'était en fait pas sûr que ce sort marcherait, mais c'était le seul qu'il connaissait. Malgré le fait qu'il ait passé beaucoup de temps à l'infirmerie, il du se rendre à l'évidence qu'il ne connaissait pratiquement rien en soin. Il faudrait qu'il travaille ça aussi pendant les vacances. Ce sort permettait normalement de recouvrir la vue. Harry s'en servait de temps en temps pour ne pas avoir à utiliser ces lunettes. Au bout de quelques instants, Dudley cessa de gémir. Il y voyait à nouveau. Devant le soulagement général, Harry remontait dans sa chambre, lorsqu'en quittant la cuisine, il se retourna et cria :

- ET LA PROCHAINE FOIS, FRAPPEZ A MA PORTE AVANT D'ENTRER PENDANT MES ENTRAINEMENTS SI VOUS VOULEZ PAS ETRE BLESSE !!!!!!!

Harry était de retour dans sa chambre. Les parents de Dudley n'avaient rien répondu (ce qui avait grandement choqué Dudley). Il est vrai qu'ils avaient promis à Harry de le laisser s'entraîner et ils durent se rendre compte à l'évidence que si Dudley avait frappé à la porte, il n'y aurait pas eu d'accident. Harry était préoccupé, non par l'état de Dudley (tout allait bien), mais par la lumière qui avait jailli de la baguette. Elle n'était pas du tout blanche. Il devait recommencer, il se remit en tailleur et recommença à se concentrer comme il l'avait fait auparavant lorsqu'on vint frapper à sa porte, c'était Vernon :

- Tu ne peux pas t'entraîner comme ça dans ta chambre, ça pourrait être dangereux, il faudrait pouvoir verrouiller la porte pour ne pas que quelqu'un entre par accident. - Ok ok, Je peux faire ça avec ma baguette.

Vernon soupira et partit de la chambre.

- Collaporta ! Harry venait de verrouiller sa chambre. Il entendit Vernon essayer d'ouvrir la porte de la chambre sans réussir, puis plus rien. Son oncle avait bel et bien décidé de le laisser tranquille cet été.

Donc Harry recommença à se concentrer pour vérifier si la lumière de la baguette avait été un accident la première fois. Il était arrivé encore plus loin que la première fois lorsqu'il prononça la formule en levant sa baguette : Lumos ! Cette fois-ci, le doute quitta définitivement son esprit. La pleine puissance de sa magie révélait une puissante lumière aveuglante. Elle semblait rouge au premier abord. Puis la couleur changeait rapidement pour passer à l'or. Et inversement. Plus Harry se concentrait, plus la lumière était puissante et plus les couleurs changeaient rapidement, ce qui faisait extrêmement mal à la tête. Harry lâcha sa baguette, il commençait à avoir mal aux yeux malgré qu'il les ait tenus fermés pendant le sort. Il avait décidément en lui un formidable sort d'aveuglement qui pourrait étonner ses adversaires. La surprise est le meilleur atout lors d'une bataille se dit-il. Il était déjà l'heure de manger, il ne s'en était pas rendu compte, mais le temps passé à méditer passe bien plus vite qu'on le pense. Il descendit donc prendre son repas avec les Dursley.

Ils étaient presque à table. Comme il était désormais coutume, les parents de Dudley demandaient régulièrement à Harry de faire de la magie à table. Ainsi, Harry dut refroidir la bière de Vernon, réchauffer les parts de Pizza (c'était jour de fête pour le retour de Dudley, pas question de régime !) et faire tourner la salade.

Dudley était médusé. Ses parents étaient-ils devenus fous? Harry les avait- il ensorcelé ? Il n'aimait pas voir de la magie devant lui, il en avait une peur bleue. Son année ne l'avait pas vraiment changé. Toujours de plus en plus gros, même si désormais, il commençait à avoir davantage de muscle, si bien qu'il avait l'air plus féroce. Mais cette férocité, mélangée à la peur qu'il avait sur le visage en regardant Harry faire ce qu'il faisait dans la cuisine, lui donnait un air d'ahuri sur le visage.

Mis a part les quelques ordres que Harry recevait pendant le repas (et auquel il se prêtait avec amusement), le repas demeurait silencieux. Petunia avait les yeux braqués sur son fils, ou plutôt sur le ventre de son fils. Elle soupira de découragement.

Harry prit alors la parole : - Je peux faire quelque chose vous savez. Commença-t-il calmement - De quoi parles-tu, Potter ? Vernon semblait un peu irrité qu'on gâche le silence du repas du soir. - Je veux dire pour ... qu'il maigrisse efficacement.

Harry avait regardé Dudley. Tous s'étaient regardés, atterrés par la remarque de Harry. Mais Harry continua : - Je me sens un peu responsable de ce qui est arrivé aujourd'hui, j'aurais du fermer à clé la porte de ma chambre. Aussi pour me racheter, je propose une aide à Dudley pour qu'il maigrisse... - Et de quel genre d'aide tu parles, mon garçon ? demanda Vernon. Si tu veux transformer Dudley en un maigrichon comme toi, il n'en est pas question ! Et puis, que dirais les voisins, si Dudley chéri perdait trente kilos en une nuit ?! - Evidemment, mais, moi, je parlais d'un moyen plus efficace pour qu'il perde du poids et plus naturel. - Ah oui ? Et lequel ?

Petunia et surtout Dudley écoutait attentivement la conversation. Pouvait- il vraiment maigrir ? -Il suffit de lui couper l'appétit une fois qu'il a mangé. Le problème est qu'il mange plein de choses en dehors des repas, n'est-ce pas Dudley ?

Dudley ne répondit rien. Son père semblait réfléchir. Sa mère demanda : - Qu'est-ce qu'il risque, est-ce que c'est dangereux ?

A ce mot dangereux, Dudley commençait à gémir intérieurement. Est-ce que ses parents allaient laisser Harry lui faire du mal.

- Eh bien, non. Si je lui jette le sort, il cessera immédiatement d'avoir faim à partir d'une certaine quantité de nourriture avalée. Ainsi, il n'aura même pas l'impression de faire un régime et nous pourrons tous manger normalement à la maison.

- C'est d'accord. Finit par dire Vernon. - Si Dudley et d'accord seulement, continua Harry.

Dudley semblait réfléchir. Il n'avait pas confiance en Harry. Malgré ce que ses parents avaient dit, il semblait toujours à ses yeux que Harry avait tenté de le tuer l'année précédente et, aujourd'hui, il avait encore eu la preuve qu'Harry avait essayé de lui faire du mal. Cependant, maigrir ne serait pas inutile. Certes, il était un peu un caïd dans son école, mais il n'arrivait pas à attirer l'attention des filles sur lui. Elles gloussaient même sur son passage. Il finit par donner son accord. De toute façon, ses parents ne laisseraient pas Harry lui faire du mal.

A la fin du repas, Harry fit donc ce qu'il avait promis. Et jeta un sort à Dudley qu'il connaissait bien et que tous ceux à Poudlard qui n'avaient pas la chance de connaître les cuisines et les elfes de maison employaient de temps en temps lorsqu'ils trouvaient que le repas semblait trop éloigné :

Rasatio !

Un jet de lumière violette plongea sur Dudley. Petunia laissa échapper un cri. Tous attendirent les effets du sort, tous sauf Harry.

- Ne vous attendez pas à quoi que ce soit, je vous ai dit simplement qu'il n'aurait plus faim. Maintenant, il faudra attendre au moins une semaine pour se rendre compte qu'il perd du poids.

Après avoir fait la vaisselle et quelques autres tâches ménagères, il finit par aller se coucher. Dans son lit, il repensait aux couleurs rouge et or de sa lumière. Finalement, c'était logique, il avait déjà vu des étincelles de cette couleur sortir de sa baguette quand il l'avait essayé chez Ollivander. Y avait-il un rapport avec la plume du phénix de sa baguette, c'est-à-dire avec Fumseck, où était-ce autre chose ?

Il se promit qu'il devrait éclaircir cette énigme cet été. La dernière chose qu'il se souvint avoir entendu avant de s'endormir fut merci de la part de Dudley.

A suivre...