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Ils étaient arrivés à New York dans la journée. Le couple avait mis quelques minutes pour se rendre à un petit hôtel proche de la gare. Le train qui les emmenait en Californie partait le lendemain. Ils avaient alors pris la journée pour faire une promenade à Central Park, puis ils étaient allés dans un restaurant et ils étaient finalement arrivés à l'hôtel à la nuit tombée, épuisés et impatients de prendre le chemin vers l'Ouest le lendemain.
William s'était rendu dans la petite salle de bains juxtaposante pour se déshabiller et se préparer. Il ne portait qu'une chemise qu'il avait déjà ouvert, les pieds nus malgré le froid et il finissait de s'essuyer les mains lorsqu'il entra dans la chambre. En la voyant, son cœur manqua un battement. Julia se tenait là, dans l'encadrement de la fenêtre, le regard perdu à l'extérieur sur une petite rue sombre couverte de neige. Elle porta un verre à ses lèvres et elle but une gorgée.
-La vue est aussi catastrophique que lors de notre Lune de Miel, dit-elle en riant doucement.
-Au contraire, murmura William d'une voix grave, je la trouve toute aussi belle.
Il ne bougea toujours pas, regardant tendrement Julia de dos, attendant simplement qu'elle ne se retourne pour croiser son regard. Un autre frisson le traversa lorsqu'il plongea son regard sombre dans ses yeux bleus. Elle lui sourit. Il n'y avait pas à en dire davantage, elle savait à quoi il pensait; à toutes ces minutes, ses heures qu'ils avaient passé ensemble dans leur chambre d'hôtel de New York, à s'aimer. Alors doucement, comme elle aimait le faire pour le séduire, elle approcha de lui. Il vit son désir dans son regard, cette petite étincelle danser dans le creux de ses yeux. Il prit une profonde inspiration alors que son souffle s'accélérait déjà. William la regarda avancer d'une démarche féline vers lui, elle posa son verre sur le guéridon à côté d'elle pour toucher du bout des doigts le torse de son époux. Un frisson s'insinua en lui et elle mit ses mains à plat contre son corps, sentant ses muscles durs sous ses doigts. Elle le caressa doucement en ouvrant sa chemise d'un bouton de plus.
-C'est vrai après tout, nous n'avons pas besoin d'une belle vue, je n'ai d'yeux que pour le charmant Détective qui se trouve dans cette pièce, comme je n'ai eu d'yeux que pour lui lors de notre première visite à New-York.
-Moi je n'ai d'yeux que pour un certain Docteur, répondit William avec un ton amoureux, j'espère que tu n'as pas oublié ces nuits là.
La jeune femme rit doucement, ce qui provoqua chez William un autre frisson de désir. Il aimait tant l'entendre rire, ce doux son qui résonnait en lui jusqu'au plus profond de son être.
Elle se pencha vers lui et il perdit pied.
-Comment pourrais-je oublier un homme comme toi? Souffla Julia dans le creux de son oreille. Je me souviens de tout William.
Il ne répondit pas, fermant simplement les yeux en sentant les doigts de son épouse se glisser dans ses cheveux. Une seconde plus tard, il posa ses mains sur ses hanches, une seconde avant qu'elle ne se love tout contre lui. Elle déposa un baiser sous son oreille, un autre sur son menton et un dernier sur ses lèvres. Le baiser s'intensifia, encore un peu, toujours plus pour les mener touts les deux jusqu'au lit. William la déshabilla minutieusement, bouton par bouton, baisers après baisers, caresse avant une autre caresse encore et encore jusqu'à l'instant où ils ne firent plus qu'un, alors qu'il lui faisait passionnément l'amour pendant de longues minutes. Ils s'endormirent dans les bras l'un de l'autre, satisfaits, heureux, ensembles.
Lorsqu'ils découvrirent leur cabine privée dans le train les emmenant vers San Diego, William cru n'avoir jamais vu son épouse aussi heureuse de toute sa vie. Le jeune homme au service du wagon les avait laissé et Julia avait poussé un cri de petite fille le matin de Noël lorsque la porte de la cabine s'était refermée derrière eux. William n'avait pu s'empêcher de sourire fièrement. La pièce ressemblait à la chambre d'un palace. Il y avait un lit, deux tables de nuit en bois de rose, des rideaux aux fenêtres, des couvertures de velours et une moquette épaisse, ainsi qu'une toute petite pièce juxtaposée. Une salle de bains privée avec un WC, un lavabo, un miroir, ni plus ni moins.
-Comment as tu réussis à avoir une place sur ce train William? Lança Julia en se tournant vers lui.
-J'ai mes secrets, dit-il en haussant les épaules mais avoir pourtant un timide sourire sur les lèvres.
-William, reprit la jeune femme en approchant de lui pour caresser sa joue, tu sais que je n'ai pas besoin de tout cela, tu sais que faire le voyage dans un train des plus normal, sur une banquette en bois m'aurait comblée de joie parce que rien ne peut me combler plus de joie que d'être auprès de toi.
-Je sais, acquiesça le jeune homme en posant ses mains dans le creux des reins de son épouse, mais je voulais le faire tout de même, pour ma merveilleuse épouse.
Il l'embrassa alors passionnément et elle se laissa faire, oubliant tout si ce n'est l'étreinte de son mari, son baiser, ses caresses, son odeur, sa tendresse, son désir, sa passion, son amour.
-Et si nous essayons ce lit Mr. Murdoch? Dit-elle à bout de souffle sur ses lèvres.
-En pleine journée?
-N'oublie pas que tu as épousé un femme scandaleuse, grommela Julia en riant doucement.
-Je ne l'oublie pas, je ne l'oublie pas, répéta William en tendant la main derrière lui pour trouver la clé sur la porte et la verrouiller, et tu sais à quel point j'aime te suivre dans tes " folies".
Ils échangèrent à peine un regard et un sourire avant de s'embrasser à nouveau. Doucement les mains de William caressèrent son dos, un geste qui lui donnait toujours de doux frissons. Julia poussa un gémissement de plaisir en enroulant sa langue autour de celle de son époux. Il la sentit butter ses hanches contre les siennes et sans qu'il ne le contrôle vraiment, il la poussa tendrement vers le lit. Elle ouvrit sa veste qu'elle fit glisser sur ses épaules musclées lorsqu'il mordit tendrement la peau de sa nuque.
-William, souffla Julia en se mordant les lèvres.
Il posa une main sur ses fesses et elle sourit. Le jeune homme fit glisser entre ses doigts les boutons de son chemisier pour l'ouvrir lentement, pour la voir prendre une profonde inspiration en tendant sa poitrine vers lui. Il posa ses lèvres sur sa fine peau, il la goûta alors qu'elle passait ses mains dans ses cheveux sombres. Le mouvement du train les fit tanguer un instant et ils gémirent à l'unisson. La jupe de Julia tomba au sol sans qu'elle ne se souvienne que William l'avait ouverte. Elle était bien trop occupée à savourer ses caresses et ses baisers. Elle lui retira son gilet avec un empressement qu'elle ne pouvait contenir. Elle le voulait, là, maintenant, le plus vite possible, en elle, profondément en elle. Elle lui baissa ses bretelles alors qu'il s'employait à ouvrir son corset. William posa ses mains sur sa taille, de chaque côté du corset et avec une infinie tendresse et lenteur, il glissa ses pouces entre, là où les lacets avaient encore été liés quelques secondes plus tôt. Ses pouces se rejoignirent entre les seins ronds de son épouse et avec fermeté, il les fit glisser sur son corps jusqu'à son nombril. Il leva alors les yeux vers elle pour la regarder, une fois encore Julia se mordit les lèvres, les yeux fermés, savourant la sensation de sentir l'homme qu'elle aimait découvrir son corps. William se désintéressa aussitôt de la pièce de tissu qu'il laissa tomber au sol pour poser une main sur le sein de son épouse pourtant encore recouvert d'un fin tissu et il échoua son visage dans sa nuque.
-Tu es belle, murmura-t-il dans le creux de son oreille d'une voix grave, tellement belle.
Il déposa un baiser humide dans sa nuque, et de son autre main il lui retira l'épingle qui se trouvait encore dans ses cheveux. Le jeune homme continuait de malaxer doucement son sein et de l'embrasser passionnément. Julia s'était employée à lui ouvrir sa chemise, à la faire tomber au sol et du bout des doigts elle caressa la peau de son torse sous son t-shirt. Comme toutes les fois où il sentait Julia toucher sa peau, William contracta ses muscles. Une vague de désir encore plus forte s'insinua en lui et il fit butter la jeune femme une fois encore contre lui. Elle sourit, sentant le désir de William contre le bas de son ventre. A contre cœur, elle brisa leur baiser, pour croiser son regard, pour prendre des deux mains son t-shirt et le lui retirer. Aussitôt les mains libres à nouveau, elle caressa sa nuque, son cou, son torse, juste avant que ses lèvres ne prennent le relais. William ferma les yeux, s'abandonnant au plaisir qu'il ressentait en sentant Julia l'embrasser, le caresser, le mordre tendrement. Elle glissa ses mains dans son dos musclé, laissant ses ongles toucher sa peau, ondulant son bassin contre son membre grandissant un peu plus dans son pantalon. Leur souffle s'intensifiait, leurs mouvements également. Les culottes de la jeune femme s'échouèrent à ses pieds et elle attrapa la ceinture du pantalon de son mari pour lui ouvrir les deux boutons caressant au passage l'objet de ses désirs, entendant William pousser un profond gémissement rauque. Mais Julia s'éloigna de lui. Elle plongea son regard dans le sien, ce regard qu'elle aimait tant, ce doux regard de l'homme qu'elle aimait et désirait ardemment. La jeune femme pivota et doucement sans quitter des yeux William, elle le poussa sur le lit. Il y prit place, l'entraînant avec lui en posant ses mains sur ses fesses. Elle plaça une jambe de chaque côté de ses hanches. Le tissu de sa chemise glissa sur ses cuisses, révélant sa féminité. Il ne résista plus, il devait la voir, la toucher, l'embrasser. Du bout des doigts il lui retira sa chemise, effleurant au passage ses mamelons tendus. Et lorsqu'elle fut complètement nue devant lui, le surplombant, il su qu'il était l'homme le plus heureux sur cette Terre. Il se pencha vers elle, goûtant son corps, laissant glisser sa langue sur sa peau, emprisonnant entre ses dents la pointe de son sein.
-William, gémit simplement la jeune femme.
Il caressa son dos sans cesser sa torture, il la plaça juste au-dessus de lui, sentant son membre toucher sa féminité douce et chaude. Un instant plus tard, la main de la jeune femme se glissa entre leur corps pour lui descendre son pantalon et son dessous et en un regard, il s'empara d'elle. Elle se tendit de plaisir. William était là, enfin, en elle, emprisonné dans sa douceur, un peu plus plus profondément, encore davantage, si doux, si dur, si puissant. Il l'embrassa fougueusement et il les fit rouler sur le lit, sans pour autant la quitter. Son corps puissant se moula parfaitement au sien. Il caressa son visage en ancrant son regard dans le sien, en s'emparant d'elle avec force une fois encore. Elle poussa un autre gémissement plus fort, plus rauque et une soudaine idée vint à l'esprit du jeune homme.
-Julia, dit-il à bout de souffle, et si...si les murs étaient...si on nous...mmmhhh...si quelqu'un...
-Aucune...importance...je...oh William...continue...tu...oohhh William...oui.
Cette pensée fugace d'être entendus alors qu'ils faisaient l'amour s'envola lorsque Julia posa ses mains sur ses fesses pour accompagner son mouvement. Il continua de s'emparer d'elle, surprit de constater que le mouvement du train lancé à vive allure provoquait de petits tremblements, une toute nouvelle sensation qu'il aimait particulièrement. Sous lui, son épouse se cambra violemment, des spasmes l'animèrent et dans un cri de plaisir qu'elle n'avait pu, ou n'avait voulu, retenir, elle explosa de plaisir. Une seconde plus tard il en fit autant en elle et il se laissa tomber sur son corps moite et chaud. William fourra son visage dans la nuque de Julia et elle resserra ses bras autour de lui avec force le temps pour eux de reprendre leur souffle. William se redressa alors sans quitter son corps pour croiser son regard et lui sourire tendrement. Elle en fit autant mais avant qu'ils n'aient le temps de dire quoique se soit, deux coups furent donnés à la porte.
-Monsieur et Madame Murdoch ?
à suivre ... ;)
