Bonsoir à toutes et à tous.
Deuxième chapitre du recueil visant à compter les nuits de Saint Seiya. Je précise qu'il n'y a pas vraiment d'ordre précis dans mon esprit. Pour le moment, je suis les Temples, mais il est possible que je parle des Enfers ou des Océans également.
Disclaimer: Tous les personnages présents et cités appartiennent à Masami Kurumada.
To E., with so much love.
PS: Les ajouts en favoris/follows sans reviews ne me font toujours pas plaisir. Vous pouvez rester silencieux, mais soyez-le jusqu'au bout. C'est mon choix, merci de le respecter.
Temple des Gémeaux
Nul n'aurait pu s'immiscer dans les nuits qui se déclinaient dans le troisième temple de l'Escalier Sacré. Une fois le désir absolu de l'autre apaisé, lorsque enfin ils choisissaient de cesser leur lutte érotique, Rhadamanthe serrait contre son torse à l'en étouffer le corps du dragon des mers, son dos collé à sa peau fiévreusement. Revendiquant un souhait de possession jamais totalement assouvi sur l'homme qui avait secoué ses principes d'éternité. Un bras pour lui servir d'oreiller, un autre fermement passé autour de lui, leurs mains liées fortement, et les visages presque collés, joue contre joue, à l'image de leurs jambes entrelacées, et de leurs bassins délicieusement emboîtés. Il était paradoxal d'imaginer qu'un être comme le cadet des Gémeaux, aussi pétri de liberté, pût désirer s'emprisonner. Mais les barreaux qu'étaient les bras du Juge, Kanon avait appris à les aimer. Et même plus encore, à venir de lui-même s'y enfermer.
*OooO*
D'autres soirs, les deux représentants de la binarité se trouvaient endormis face à face, une main liée au centre de la couche, dans une symétrie qui aurait saisie quiconque s'en était approché. Les respirations calquées sur un rythme parfait, les visages jamais apaisés, pour des raisons qui différaient, tout en se retrouvant dans la culpabilité. Nul drap sur les corps vêtus d'un unique vêtement, la chaleur des nuits grecques étouffant tous ceux qui habitaient les lieux. Les deux frères, parfois, s'abandonnaient dans l'obscurité à la présence rassurante et jamais égalée que représentait leur gémellité. Des murmures s'élevaient, auxquels répondaient des regards se voulant rassurant, répétitions renouvelées d'un pardon accordé.
