Réponse à « cha » : d'abord, merci pour ta review ! Ensuite, tu me dis qu'a force de donner les dates à ses camarades, elle devrait les connaitre. C'est pas faux. Seulement, je sais que moi, j'ai beau les répéter 20 fois, les lire 20 fois, je ne les retiendrais que si je les écris 20 fois. Alors on va dire que Mamori est comme moi xD
Chapitre 1 : Une balade nocturne pas vraiment romantique.
-Allo ?
La voix a l'autre bout du fil, aussi neutre que d'ordinaire, fit fi des politesses et déclara :
- Habille-toi.
-Hein ? Mais pourquoi ? demanda, déconcertée, la rousse.
Trop tard : Son interlocuteur avait déjà raccroché.
-Hiruma-Kun ? Tenta encore une fois la manager, malgré l'entêtante tonalité qui résonnait dans l'appareil.
Frustrée, Mamori posa brutalement le portable sur le bureau, décidée à oublier les égocentricités de son capitaine, et saisit sa feuille, dans laquelle elle se replongea :
« 1935 : Lois de Nuremberg, Mai 1945 : Capitulation Allemande, Août 1945 : Hiroshima… »
Cependant, le fait d'être en pyjama la gênait, brusquement, et elle se trouva incapable de se concentrer. Finalement, elle abandonna et, pestant contre le blond, elle s'habilla à la hâte avec ce qui lui tombait sous la main.
Moins de cinq minutes plus tard, son portable vibra à nouveau, lui indiquant qu'elle venait de recevoir un SMS du quaterback. Elle l'ouvrit et lut :
« Descend, je suis devant chez toi. »
Fronçant les sourcils, se demandant quel plan farfelu le démon avait encore mis au point, et quelles folies il allait encore lui faire accomplir, elle obtempéra. Elle prétexta une brusque envie d'air frais pour ses parents, elle franchit la porte et se retourna dans la rue noire qu'elle scruta en vain pour apercevoir le blond. Mais il n'y avait personne. Persuadée que le blond devait se moquer d'elle, tranquillement chez lui, elle fit demi-tour, prête à rentrer chez elle… Et tomba nez à nez avec l'objet de ses pensées. Cette soudaine proximité la troubla et elle recula. Lui par contre, n'en sembla pas affecté : Il la dépassa en se contentant d'ordonner :
- Suis-moi.
La jeune fille ouvrit la bouche pour protester mais il ne l'attendit pas et commença à s'enfoncer dans l'obscurité, sans même prendre la peine de vérifier qu'elle lui obéissait. Ne voulant pas prendre le risque de le perdre de vue, elle ravala ses protestations et s'élança à sa suite. Arrivée à sa hauteur, elle le dévisagea longuement, cherchant sur son profil (puisqu'il ne daignait pas tourner la tête vers elle) un indice sur ce qu'il avait en tête. Mais son visage inexpressif ne lui apprit rien de plus et, avec un profond soupir, elle se concentra sur le sol qui défilait sous ses pieds.*
Sans trop y croire, la rousse tenta un autre angle d'approche :
-Euh… Je peux te demander où on va ? Osa-t-elle demander.
« Non » fut la seule réponse qu'elle obtint.
Après cela, tout deux gardèrent un mutisme total. Ils marchèrent longtemps, tellement longtemps que Mamori n'avait plus la moindre idée de l'heure qu'il pouvait être. Sa mère allait s'inquiéter. Et, en plus, dans sa précipitation, elle avait oublié son portable… « Très malin, Mamori, bravo ! » Songea ironiquement la jeune fille.
Elle eut une pensée fugitive pour ses révisions, totalement oubliées sur le bureau de sa chambre. Le temps qu'Hiruma finisse de la balader, lui explique pourquoi il l'avait tirée hors de sa chambre a une heure pareille et le temps qu'elle refasse tout le chemin en sens inverse pour rentrer chez elle, elle n'aurait jamais le temps d'apprendre ces 52 dates !
L'impatience qu'elle éprouvait depuis que Hiruma était apparu se transforma petit à petit en irritation pendant que son capitaine la guidait dans des rues et ruelles dont elle ne connaissait même pas l'existence et dont la plupart n'étaient éclairée que par la lueur de la lune. Puis l'irritation évolua rapidement en colère et elle aurait probablement planté le démon là si elle n'avait brusquement pris conscience de quelque chose : Le quaterback lui avait donné trois ordre. Jusque là, rien d'inhabituel. Non, ce qui était anormal, c'est que pas une seule fois il ne l'avait appelé ''fuckin' manager'' ni ne lui avait lancé de pique censé l'énerver.
Il y avait quelque chose d'autre, qui n'était pas normal. Fronçant les sourcils, elle tourna encore une fois son visage vers le démoniaque blond. Pourtant, il avait toujours sa fidèle arme a l'épaule, l'uniforme du lycée sans cravate… Néanmoins, il manquait quelque chose, elle en était certaine. Il lui fallut un petit moment pour se rendre compte que le grand rictus qui dévoilait habituellement ses crocs était totalement absent, ses lèvres fines retombant légèrement vers le bas. En fait, il avait l'air… songeur, pensif. Comme lorsqu'il élaborait une nouvelle stratégie. Qu'est ce qu'il pouvait bien avoir en tête ?
Des questions pleins la tête, elle ne vit même pas qu'ils s'étaient arrêtés devant une petite bâtisse à l'air a peu près normale, quoique délabrée sur la partie gauche du bâtiment.
Le lierre avait tellement recouvert la façade que l'on voyait à peine le crépi beige qui recouvrait les briques sous la végétation. Sur la partie délabrée du bâtiment, le toit s'était affaissé, mais l'autre moitié semblait en bon état. Deux fenêtres encadraient la porte de bois sombre comme l'ébène. Celle de gauche était cassée et laissait le vent pénétré librement dans la pièce tandis que l'autre semblait avoir été changée récemment.
Mamori remarqua que la fenêtre de gauche, celle qui était dégradée, se trouvait du côté où le toit s'était effondré et en conclut que seule une partie de la maison était habitable.
Elle se retourna vers le blond et vit qu'il l'observait, impassible. Cependant, une étrange expression traversa ses traits comme un éclair avant qu'il ne détourne le visage et qu'il ne s'avance vers l'édifice sans plus se soucier d'elle. Il actionna la poignée et ouvrit la porte. Il s'apprêtait à la franchir quand la voix de la jeune fille le retint :
-Attend Hiruma ! On est où, là ?
Il ignora sa question et fit un pas en lui faisant signe de le suivre.
-Hiruma ! S'écria la rousse, furieuse. Je te préviens, pas question que je mette un pied dans cette maison si tu me pas chez qui on est !
Cette remarque eut l'effet escompté : Le démon se retourna d'un bond, furieux que l'on conteste ses ordres, une expression sadique sur le visage qui ressemblait davantage au Hiruma habituel. Il saisit sa mitraillette et se mit à tirer en l'air avec frénésie pour se défouler : Fuckin' fuckin' fuckin' manager, toujours a s'opposer a lui et a ses décisions ! Il hurla :
-NE POSE PAS DE QUESTION ET OBEIS !
Il pivota a nouveau, de façon a tourner le dos a la jeune fille et lâcha, comme a contrecœur :
-On est chez un de mes larbins.
Il ne précisa pas lequel et la rousse ne le lui demanda pas. Peu rassurée, elle lui emboita le pas lorsqu'il pénétra dans la maison.
A l'intérieur, il faisait encore plus noir qu'a l'extérieur, vu que les rayons de lune n'arrivait pas jusqu'ici et Mamori, se guidant au bruit des pas du quaterback dans ce qu'elle devinait être un couloir, sa faisant toute petite, espérant passer inaperçue.
Tout à coup son coude effleura un battant de porte et elle devina qu'elle venait de pénétrer dans une autre pièce, plus vaste.
La lumière s'alluma brusquement et Mamori eut la surprise de voir un homme en face d'eux affalé sur un canapé miteux qui semblait sur le point de tomber en miette. L'homme avait de longs cheveux blancs qui lui tombaient dans le dos, en dessous des omoplates, et la couleur de ces prunelles oscillaient entre la noisette et le jaune. Il était d'une pâleur incroyable, on aurait dit qu'il était malade. Contrairement à ce qu'elle s'attendait, l'homme n'avait pas de barbe. Ses avant-bras dénudés laissaient deviner une musculature fine mais bien présente. L'homme devait être âgé de vingt-cinq ans, trente grand maximum et pourtant, il paraissait bien plus vieux, comme s'il portait le poids des années sur ses épaules. Il tendait le bras droit vers eux, le poing serré. Et, dans sa main fermée, il y avait une arme. Qu'il tenait braquée sur eux.
Et voila ! Je sais, c'est encore court… Et mon Hiruma et encore OOC non ? Si c'est le cas, désolée ! J'espère que vous avez passé un bon moment quand même !
