Hello everyone, vous me croyez si je dis que j'avais complètement - mais alors là, totalement - oublié de poster la suite qui pourtant a été écrite quasiement avant que je publie la première partie ? Oui, je crois que je ne l'appréciais vraiment pas ! Cependant, vu qu'une majorité écrasante de reviewers l'avaient demandé - à l'époque^^ - et qu'en relisant, je ne l'ai plus trouvée si nulle, j'ai décidé de la publier maintenant.
Avant tout, merci à ceux qui ont pris le temps de laisser une review la dernière fois : Lol, Victoria Shaw, LaLouisaBlack, Lorelei, petitefilledusud, malilite, Zod'a, Plumes en sucres, Miidona, , Snapou Black, Nanajimi, Liittle-B, magyk-celte, Chocolatine.
Il y a une partie 3, je la posterai sans doute la semaine prochaine.
Bonne Lecture !
Gryffondor ! - pt 2
Le lendemain matin, Sirius fut réveillé par le bruit de l'agitation qui régnait dans le dortoir. Il s'aperçut qu'il ne s'était pas changé, il portait même encore ses chaussures, et qu'il s'était endormi sans s'en rendre compte, en pleurant comme un bébé. Honte sur lui.
Il inspira profondément et décida que cette journée devait être une bonne journée. Pas le choix. Il le fallait. Il allait ignorer le fait que le Choixpeau se soit payé sa tête et convaincre le professeur Dumbledore de le laisser repasser le test. Il ne pouvait simplement pas appartenir à cette maison.
Fort de ses nouvelles résolutions, Sirius se leva, prit ses habits dans sa malle et se dirigea dans la salle de bains. Il y avait deux cabines de douche où l'eau coulait déjà ainsi que deux éviers blancs très profonds et des toilettes.
Bonne idée. Commencer par soulager sa vessie était le meilleur moyen de passer une bonne journée. Sans s'inquiéter qu'il avait laissé la porte de la salle de bain ouverte, il ouvrit sa robe et se mit à l'ouvrage.
« Oh, Pardon » La voix derrière le fit sursauter. Le garçon au teint blafard se tenait là et n'osait pas le regarder.
Sirius baissa les yeux et haussa les épaules en se rhabillant. « Y'a pas de mal, c'est public » Assura-t-il en tirant la chasse d'eau. Un cri aigu en provenance des cabines résonna. Sirius sourit… Avec un peu de chance, c'était Potter qui venait de se faire ébouillanter. Et, comme pour confirmer ses dires, le garçon ouvrit la porte de la cabine et siffla « BLACK ! »
« Tu veux que je te savonne peut-être ? » Se moqua Sirius en commençant à se déshabiller devant le regard surpris et mal-à-l'aise du garçon malade. Le rondouillard sortit alors de la douche, sa robe déjà enfilée, ses cheveux mouillés dégoulinant dessus. Il jeta un regard apeuré à Sirius, comme s'il allait lui sauter dessus pour l'égorger ou quelque chose, et quitta la pièce.
Sirius déposa sa robe sur un des éviers, retira méthodiquement ses chaussettes puis releva le regard sur l'autre garçon qui n'avait toujours pas esquissé un mouvement.
« Tu te laves pas ? » Demanda-t-il en voyant qu'il n'avait pas commencé à retirer son pyjama. Sirius ne put s'empêcher de remarquer que le dit pyjama (Moldu, Arght !) lui allait beaucoup mieux que sa robe de la veille.
« Euh… Si » Le garçon ferma la porte de la salle de bain alors que Potter sortait de sous l'eau, une serviette autour de la taille.
« T'inquiète pas, Lupin » Déclara Potter en lui faisant une tape amicale dans le dos « On est tous fait pareils ! »
Sirius regarda à nouveau le garçon malade et fronça les sourcils. Alors c'était ça le problème, se déshabiller devant les autres ?
« Enfin… » Potter jeta un regard dégouté à Sirius et ajouta alors qu'il commençait à se sécher « A l'extérieur du moins »
Sirius ne répondit pas à la provocation, finit de se déshabiller et entra sous l'eau chaude, ce qui lui fit un bien fou. Il resta plus longtemps que nécessaire à se prélasser, tentant d'oublier les problèmes à venir et essaya, une nouvelle fois, de comprendre ce qui avait pu motiver ce fou-furieux de Choixpeau. Peut-être qu'il s'ennuyait et que c'était une sale blague à son encontre ? Ou qu'il faisait des tests sociologiques en plaçant volontairement les élèves dans la mauvaise maison pour voir comment ils se débrouillaient ?
Quand Sirius sortit de la cabine, il eut tout juste le temps d'apercevoir le torse du garçon malade – comment Potter l'avait appelé ? Duvin ? Mulin ? Lupin ? Oui, c'était ça – que celui-ci enfilait sa robe à une vitesse éclair. Cela suffit cependant pour qu'il comprenne ce qui embêtait tant Lupin dans l'idée de se déshabiller devant public.
« T'inquiète » Souffla Sirius en essayant de ne pas grelotter. L'air était froid, il était trempé et le sol de la salle de bain gelé. Il se frotta énergiquement la peau. « Moi aussi j'en ai une»
« Une quoi ? » Demanda l'autre. Les quelques mots qu'il avait prononcé avant n'avaient pas permis à Sirius d'entendre aussi clairement sa voix. Il s'était attendu à un murmure faible, comme le râle de quelqu'un sur le point de mourir mais c'était tout le contraire. Elle était plus grave que la sienne et il parlait fort, avec un accent de roturier.
« Une cicatrice, regarde ! » Il leva la jambe pour montrer sa cuisse à Lupin où trônait fièrement son souvenir de guerre. Il n'avait pas bien vu la marque sur le torse du garçon mais ça, additionné à ses yeux mauves-noirs de la veille, confirmait ses doutes sur la maltraitance dont était victime le garçon. Quoique ça ne l'inquiétait pas, ce n'était pas ses affaires la manière dont les Sang Mêlés étaient élevés. En fait, il n'était pas vraiment étonné de voir que ces gens étaient violents. Après tout, ce n'était pas leur faute s'ils ne possédaient pas l'intelligence ou le niveau culturel des grands sorciers…
Tiens, ses yeux étaient normaux aujourd'hui… Il cicatrisait drôlement vite, lui !
« Comment t'as fait ça ? » S'intéressa le garçon
« Oh » Sirius haussa les épaules et commença à enfiler ses sous-vêtements. « Une tête d'elfe m'est tombée dessus »
Le frêle garçon devint – si c'était possible – plus pâle encore. « Une… Une tête… une tête d'elfe ? »
Bah quoi ? Qu'est-ce qu'il avait dit de si effrayant ? Il n'en sut jamais rien car, aussi vite qu'un coup de vent, Lupin s'était sauvé avec le même regard apeuré que le rondouillard… Sirius se morigéna d'avoir été si familier avec un garçon qui, visiblement, ne le méritait pas. L'esprit perverti des Gryffondor commençait déjà à faire son œuvre. Il fallait qu'il se montre très prudent… Plus d'imprudences à partir de maintenant. Il ne chercherait pas à s'intégrer dans cette maison de traitres et d'impurs, encore moins à se faire des amis. Il se ferait respecter, par la peur si c'était ce qu'il leur fallait pour qu'ils comprennent qui il était.
Sirius descendit dans la salle commune tout seul et fut surpris du nombre d'étudiants qu'il y trouva. Jetant un coup d'œil à sa montre, il apprit qu'il ne restait déjà plus que trente minutes pour déjeuner mais il avait une affaire importante à régler avant ça. Il se dirigea vers un groupe de filles de son âge.
« Hé, la rousse » Appela-t-il la fille qu'il avait insultée hier. Il n'avait pas fait l'effort de retenir son nom. Elle releva les yeux sur lui, le regarda comme s'il était un veracrasse répugnant et retourna à sa conversation. Comment osait-elle lui manquer de respect comme ça ? Il était un Black ! Et jamais il ne laisserait une née-Moldue le mépriser de la sorte. Elle lui devait le respect !
Puis Sirius s'aperçut que toute une panoplie d'élèves l'observait avec attention, des plus jeunes aux plus âgés. Il soupira. Il devait se contrôler tant qu'il était devant un public si… tolérant. Sans plus de cérémonie, il attrapa la rouquine par le coude et la tira à l'écart des autres filles. Elle se débattit mais le suivit. Du coin de l'œil, il aperçut plusieurs élèves – dont des plus âgés – préparer leur baguette. Renonçant à son idée première, c'est à dire menacer la Née-Moldue pour affirmer son autorité sur elle, il avisa qu'il ne vivrait pas très longtemps si tout le monde le surveillait comme l'ennemi public numéro 1. Non, il allait devoir prendre sur lui et montrer qu'il savait faire preuve de tact et de diplomatie. Même avec ses inférieurs comme cette fille.
Après tout, Père disait toujours que c'est à la manière dont un homme traite ses subalternes qu'on reconnait sa valeur. Et Père ne se comportait jamais mal avec un né-Moldu devant une assistance. C'était bien ce qui marquait leur supériorité sur eux, d'ailleurs, un Black ne se donne pas en spectacle.
« Attention » Cingla la fille d'une voix nasillarde absolument insupportable, exactement comme si elle voulait prouver la justesse de ses pensées. « Tu m'as touchée ! Tu risques la mort… »
Sirius ne tint pas compte de son commentaire, sachant qu'il avait réagi trop violemment la veille. S'il était une chose que ses parents n'avaient eu cesse de lui enseigner, c'était le sang froid, et il n'avait jamais été bon élève. « Je voulais te dire… te dire que pour hier… enfin, je n'aurais pas dû dire ce que j'ai dit »
La fille haussa un sourcil interrogatif, ses yeux toujours agressifs. « C'est ta façon de me présenter des excuses ? »
« Je ne te fais pas d'excuses ! » Se récria Sirius. Et puis quoi encore ? Un baisemain ? « Je dis juste que ce n'était pas digne de moi de m'être emporté ainsi. »
Les yeux de la fille brillèrent. « Alors c'est t'être énervé que tu regrettes, pas les mots que t'as utilisés ? »
« Ben c'était la vérité, non ? »
C'est ainsi que Sirius apprit à ne plus jamais insulter Lily Evans. Parce qu'en bonne fille de Moldus qu'elle était, au lieu de lui lancer un sort ou de lui crier dessus, elle enfonça son genou en plein dans ses bijoux de famille. Elle avait quitté la salle commune avec ses amies avant que Sirius ait réussi à se redresser et à reprendre son souffle.
De l'autre côté de la pièce, James Potter était plié en deux.
Sirius se pressa dans le couloir, faisant son possible pour ne pas marcher comme un canard. Cette saleté de rouquine n'y était pas allée de main morte ! Elle allait payer ça, foi de Sirius Black. Ce crime ne resterait pas impuni…
Il n'avait pas la moindre idée de l'endroit où se trouvait la Grande Salle étant donné que la veille, il avait rejoint la tour de Gryffondor à partir du bureau directorial, aussi fut-il obligé de suivre un groupe de filles d'une quinzaine d'années. Il crût avoir trouvé son salut quand elles s'arrêtèrent mais s'aperçut avec horreur qu'elles s'étaient dirigées vers leur salle de cours et non pas la Grande Salle. L'estomac de Sirius résonna brusquement et il grimaça. Il allait être obligé de sauter le petit-déjeuner. Quelle horreur ! Il n'avait jamais sauté un repas depuis le jour de sa naissance ! Combien de temps cela prenait-il de mourir d'inanition ? Plus d'un jour ?
Derrière lui, il entendit quelqu'un jurer et se tourna pour voir Potter regarder autour de lui d'un air défait, sa main caressant distraitement son estomac. Au moins, Sirius n'était pas le seul à être complètement désorienté…
Il aperçut Potter aller discuter avec un groupe de garçons qui lui montrèrent une direction du doigt. Sirius le suivit discrètement jusque la Grande Salle où il n'eut d'autre choix que de s'installer à quelques places de lui seulement.
« Alors Black ? » Railla le binôclard en se servant copieusement. « Tu n'as pas l'air d'être dérangé que je sois une telle honte pour ma race quand tu es perdu… »
Sirius serra les dents et remplit un bol de gruau. Son estomac criait famine mais sa gorge était si serrée qu'il avait l'impression que la nourriture ne passerait jamais. Était-il malade ou quelque chose ?
« Oh, Sirius! » Il sursauta, se retourna et respira d'aise quand il s'aperçut que c'était seulement sa cousine Andromeda. Assurément la plus gentille de ses cousines. Heureusement que Bellatrix avait quitté Poudlard deux ans plus tôt ou il n'aurait même pas pu atteindre la table des Gryffondor la veille sans se retrouver pendu par les pieds avec un sortilège cuisant dans le dos. Bellatrix était l'impulsivité à l'état pur mais elle compensait ce manque de classe par sa puissance et son assurance. Il devrait juste accepter les attentions agaçantes d'Andromeda une année et ignorer Narcissa pendant trois. « Comment vas-tu ? Tu as bien dormi ? Ils ne t'ont rien fait ? »
Sirius grommela en s'éloignant de la main bienveillante d'Andromeda qui tentait de le toucher partout pour vérifier que personne ne l'avait battu. Elle était certes la plus gentille de ses trois cousines mais la plus protectrice envers lui également. Elle racontait que c'était à cause des soirées où elle devait le garder pendant que leurs parents respectifs dînaient dans la salle principale. Il était persuadé que c'était simplement parce qu'Andy n'avait jamais pu résister à la beauté de ses merveilleux cheveux. Ils faisaient la fierté de Sirius. Aussi noirs que son nom, aussi soyeux que son sang était pur.
« Tout va bien, Andy » Lui assura-t-il en plongeant sa cuillère dans son bol. « Qu'est-ce que tu fais là ? »
« Je suis venue te prévenir que Narcissa avait envoyé une lettre à Tante Walburga à propos de l'incident de la répartition »
La gorge de Sirius se serra encore plus et il remit sa cuillère dans son bol. « De quoi se mêle-t-elle ? Elle sait à quel point Mère déteste quand je me bats ! »
Andromeda fronça les sourcils et le regarda comme si une corne bleue était soudain apparue sur son front. « Je parlais de la maison dans laquelle tu as atterri » Le corrigea-t-elle en regardant les élèves assis autour de Sirius d'un air dégoûté. Ceux-ci, d'ailleurs, commençaient à s'agiter de voir une Serpentard si proche de leur table. James Potter, de son côté, mangeait en gouttant sur son uniforme tant il était absorbé par leur conversation.
« Oh, oui » Le rythme cardiaque de Sirius accéléra douloureusement en s'imaginant la déception de Père et Mère à la réception du courrier. Pourquoi Narcissa avait-elle le besoin compulsif de fourrer son nez là où il n'avait pas à être ?
« Dis, juste pour être sûre… Tu ne l'as pas fait exprès, hein ? » Les yeux de Sirius s'écarquillèrent. « Je sais que tu ne voulais pas et tout mais parfois tu es un peu… »
« Je suis un peu quoi ? » Demanda Sirius, de plus en plus énervé par cette conversation. « Gryffondor ? » Cracha-t-il telle une insulte.
« Non » Se récria Andromeda, les joues rouges « Juste… Tu as tendance à un peu défendre tout le monde, tu vois ? »
« Non, je ne vois pas » Grogna Sirius en repoussant son bol loin de son nez pour ne pas être malade sur la table, devant tout le monde. Il était une chose qu'un chapeau fou vous prenne pour un Gryffondor, une autre que votre propre cousine – qui passait tous ses étés dans votre maison !- le sous-entende.
« Oh, oublie ça » Lui souffla-t-elle brusquement « Je voulais juste que tu sois au courant si jamais Tante Walburga ou Oncle Orion t'envoyait une lettre. Et n'oublie pas, si tu as besoin de quoique ce soit... »
« Je sais où tu es » Enfin, en quelque sorte, ajouta-t-il mentalement en se rappelant son petit problème d'orientation. Était-il seulement possible qu'un jour, il connaisse quelque chose de cette vieille bâtisse ?
« C'est à ça que sert la famille ! » Elle lui plaqua un bisou sur la joue et s'éloigna, non s'en avoir insulté un préfet au passage. Sirius se frotta la joue d'un air dégoûté.
Potter le fixait toujours.
« C'est quoi ton problème ? » S'énerva brusquement Sirius en lui lançant un regard enragé. « T'as jamais vu deux personnes civilisées parler ? »
« Je pensais pas que le mot famille avait le moindre sens pour vous autres » Expliqua simplement Potter. Il semblait sincèrement étonné, ce qui ne surprenait pas Sirius outre mesure. Il était vrai qu'il était bien plus proche d'Andy que de sa mère ou qu'aucune autre de ses cousines. Même de son frère, à bien des égards. C'était simplement que Regulus était un petit pleurnichard toujours à se plaindre et se cacher alors que Sirius adorait jouer les casse-cou et rendre Mère folle. Et quand mère devenait folle, c'était Andy qui avait l'habitude de le consoler… Et durant les dix mois où elle était absente, Sirius priait juste pour que Mère se rappelle à quel point il était disgracieux pour un Black de s'en prendre physiquement à quelqu'un.
« Croyais-tu que nous- » Sirius fut interrompu par un hibou se posant devant lui après un majestueux atterrissage. Il tendit sa patte et Sirius le congratula d'un morceau de pain avant d'ouvrir la lettre. Au moins, ce n'était pas une Beuglante. Il commença sa lecture, sans s'apercevoir que ses poings se serraient sur le parchemin au fur et à mesure qu'il réalisait la déconvenue de ses parents, ni que ses yeux brûlaient alors qu'il s'empêchait de cligner des paupières, redoutant les conséquences catastrophiques que cela pourrait avoir.
Quand il eut fini la missive, fort peu étonné qu'elle ne se termine pas par un mot gentil que la politesse aurait exigé, il la chiffonna rageusement et la balança sur la table avant de partir en quête de sa salle de cours. Il n'aperçut pas non plus Potter récupérer le courrier derrière lui.
Au bout de trois-quarts d'heure de recherche, Sirius finit par déboucher sur le couloir où se situait la salle de Défense Contre Les Forces Du Mal. Il toqua, attendit que le professeur vienne lui ouvrir et fit son entrée dans le local le plus étrange et sinistre qu'il ait jamais fréquenté.
Au plafond, des dizaines d'animaux plus variés qu'extraordinaires étaient figés, flottant au dessus de la tête des élèves dans diverses positions d'attaque et de défense. Le long des murs, des représentations historiques de batailles sanglantes contre des Dragons, des Trolls, des Ogopogos. Sirius déglutit et releva doucement les yeux sur le professeur qui lui faisait face. Il était grand, gros et une barbe broussailleuse de trois jours barrait son visage hirsute. Sa robe ressemblait à celle que portait Caius l'Explorateur sur un des tableaux historiques.
« Vous êtes ? » Demanda le professeur
« Sirius Black, monsieur » Répondit-il en reprenant de sa superbe. Ce type ne pouvait rien lui faire dans l'enceinte de Poudlard « Je me suis perdu »
« Ne vous a-t-on pas distribué un plan ce matin ? »
« Je suis arrivé trop tard pour ça aussi »
« Asseyez-vous, Black et ne dérangez plus le cours. Etant donné que c'est votre premier jour, je ne vais pas vous retirer de points mais sachez que c'est exceptionnel. Tenez, il reste une place près de Miss Evans »
Sirius regarda la place qu'on lui pointait du doigt, déglutit et secoua la tête. « Non »
« Pardon ? » Le prof dévisagea Sirius comme s'il venait de l'insulter très vulgairement. « Et où est votre écusson, jeune homme ? »
Sirius baissa les yeux sur sa robe, mimant la surprise alors qu'il avait lui-même retiré le bandeau rouge et jaune. Il avait suffisamment honte sans en plus être obligé d'arborer ces couleurs.
« J'ai dû le perdre » Supposa-t-il en haussant les sourcils en direction du prof. Il repéra une place à côté d'un Serpentard et se dirigea vers le fond de la classe.
« Je retire cinq points à Serpentard pour votre insolence, jeune homme ! Et allez vous asseoir à côté de Miss Evans immédiatement ! »
Sirius stoppa son mouvement et regarda le prof dans les yeux sans faiblir. « Non, monsieur, je me vois au regret de refuser de m'asseoir à côté de cette » Il jeta un coup d'œil aux élèves, tous suspendus à ses lèvres et à Evans qui semblait le mettre au défi de l'insulter une fois de plus. « fille. »
« Et puis-je connaître les raisons de ce refus ? » Demanda le prof d'une voix où transparaissait impatience et colère.
« Je ne fréquente pas les gens… comme elle »
« Dix points de moins à Serpentard » Déclara le professeur sous les récriminations de ces derniers. Depuis son banc, Sirius vit Potter lui faire un signe de la main. Précisément lever son pouce dans sa direction. Il se rendit alors seulement compte que faire perdre des points à la maison à laquelle il voulait appartenir n'était pas le bon plan. « Si vous étiez arrivé à l'heure, Black, vous auriez appris que dans mon cours, le respect est- »
« Je suis à Gryffondor » Déclara alors Sirius en sortant son écusson de sa poche comem preuve « Regardez. Vous devriez me retirer au moins 50 points pour avoir menti. » Le prof le regarda avec des yeux ronds, puis son écusson, puis des élèves derrière lui pour avoir confirmation. Visiblement, il n'avait pas assisté à la répartition de la veille…. « Et 50 autres pour avoir refusé de m'asseoir à côté d'une Sang-De-Bourbe »
Un murmure choqué (Gryffondor) et admirateur (Serpentard) traversa l'assemblée tandis que Sirius se faisait violement jeter de la salle de classe avec pour consigne de « ne plus y mettre les pieds avant d'être décidé à présenter des excuses à miss Evans ».
Pfff… Comme s'il en avait quelque chose à faire de ce cours débile, de ce prof stupide et de cette fille impure.
« Monsieur Black ! » S'insurgea une voix dans son dos et Sirius comprit que la malchance s'acharnait vraiment sur lui. McGonagall se tenait là, au milieu du couloir, deux baguettes à la main. « Puis-je savoir pourquoi vous n'êtes pas en cours ? »
« Hum, je… » Sirius s'aperçut que c'était sa baguette qu'elle tenait et que s'il lui disait la vérité, il ne la reverrait peut-être jamais. « Je suis arrivé en retard mais le professeur ne veut pas que j'entre » Expliqua-t-il en faisant son visage le plus innocent possible. Même Mère y croyait. Quelques fois. « Il tient beaucoup à la ponctualité, m'a-t-il dit »
« Oh » Elle le crut et sembla se calmer un peu. « Tenez » Il reprit sa baguette avec une joie immense « Venez avec moi » Il déglutit et elle ouvrit la porte « Professeur Sturgis, voici la baguette de Potter. Et je comprends bien que la ponctualité soit quelque chose d'important mais étant donné que monsieur Black est en première année et qu'il s'agit du premier cours, je pense bien que… »
« Quoi ? » Rugit le professeur Sturgis en apparaissant à l'orée de la porte. Sirius recula de quelques pas et afficha un sourire désolée à l'encontre des deux enseignants « Black ! Retenue, Vendredi, dans mon bureau. Et vingt points de moins pour Gryffondor ! »
A la fin de la journée, Sirius était arrivé à faire perdre à Gryffondor la rondelette somme de 57 points. Ce n'était pas mal, pour un début … Certes, deux retenues au bout d'une seule journée à Poudlard était également un beau score mais le temps passé en retenue, il serait loin de cette salle commune infecte et de ses habitants pathétiques.
Il ne lui restait plus qu'à déterminer comment retourner au bureau de Dumbledore et s'arranger pour que l'erreur monstrueuse du Choixpeau soit réparée. Peut-être que Mère et Père lui pardonneraient la méprise de dimanche soir… Il espérait grandement.
