Apparemment vous voulez une suite.

Même si ce n'était pas au progamme, pour moi ils s'en sortaient tous seuls, j'en ai fait une.

Alors voilà ce que ça donne.


Et si... Gibbs était prévenu

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Dire que Gibbs était furieux eut été un doux euphémisme. Il était hors de lui.

Être appelé un de ses rares jours de congé pour venir chercher ses deux agents en cellule ne lui convenait absolument pas.

Rajouté à cela la cause de leur enfermement: une baignade dans le fleuve a une heure indue en plein Washington, et il avait tout simplement vu rouge.

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Que Tony fasse des conneries passe encore, il y été habitué, ou tout du moins peu surpris.

Mais que Ziva le rejoigne dans ses frasques, pire qu'elle en soit une des principales actrices, cela il ne le tolérait pas.

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Quand il débarqua au commissariat, son regard noir sidéra les hommes de loi présents et fit taire les toutes les conversations, dont nombre d'entre elles avaient pour sujet les deux agents.

Ils avaient fait sensation apparemment.

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L'un des deux officiers de patrouille qui les avait ramassé, et l'avait également prévenu, le conduisit aussitôt à leur cellule.

Gibbs n'avait pas eut a prononcé un seul mot, ce qu'il dégageait de colère contenue valait tous les discours du monde.

L'officier l'avait reconnu dès son entrée, alors qu'il n'avait rien dit et qu'il ne connaissait que sa voix.

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Tony n'était pas encore totalement réveillé.

Ni Ziva d'ailleurs, elle se trouvait toujours contre lui en tentant vainement de retrouver ses esprits.

Il est vrai que le martellement continu dans son crane associé à la lumière diffuse de la petite pièce n'aidait pas.

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Les agents des forces de l'ordre ne cessaient de faire des allers et venues devant eux.

Les sourires narquois et les remarques acerbes qui se présentaient à eux dès que les deux agents ouvraient les yeux rajoutaient à leur situation.

Autant dire que tous deux rêvaient de disparaître suite à leur mémorable soirée.

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Après cette rapide introspection, Tony était intimement convaincu que rien n'aurait put aggraver la situation, que cela ne pouvait pas être pire.

Mais il revit son jugement à la baisse lorsque le visage bien connu de son patron entra dans son champs de vision.

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Gibbs était au commissariat.

Le constat fut amer.

Pas qu'il n'aurait pas du s'en douter, après tout il fallait bien que quelqu'un vienne les chercher après leur arrestation, mais il aurait sincèrement préféré que les policiers choisissent d'appeler quelqu'un d'autre.

C'est vrai, son répertoire contenait d'autres numéros, celui de Gibbs n'était pas le seul!

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On lui ouvrit la cellule mais Gibbs ne bougea pas d'un centimètre, il resta dans l'embrasure de la porte et se contenta de jeter un regard assassin à Tony.

En la secouant légèrement, le jeune homme invitait doucement sa compagne à ouvrir les yeux et à émerger totalement de l'état comateux dans lequel elle venait de plonger.

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Celle-ci sortit de sa torpeur et ouvrit finalement un œil en direction de la porte.

Son cerveau enregistra la présence de son patron sans pour autant délivrer le message lui commandant de réagir.

À l'inverse, la jeune femme se pelotonna un peu plus contre le corps chaud de son coéquipier, dans la ferme intention de repartir au pays des rêves.

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Le "Ziva, on a un problème." chuchoté à son oreille, en revanche, lui fit plus d'effet qu'une douche glacée.

Tony ne disait jamais cela, ou alors il temporisait ce genre de phrase par un "je crois".

Le "on a un problème" murmuré avec une pointe d'inquiétude réussit à déclencher l'alarme dans son esprit.

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Elle ouvrit grands les yeux une fraction de seconde avant de porter une main à sa tête et de faire une grimace.

Sa gueule de bois, ses souvenirs de la soirée, l'endroit où elle se trouvait, avec qui et la présence silencieuse de Gibbs venaient de lui revenir à la figure tel un boomerang lancé à pleine vitesse.

Ses pensées suivirent le même cheminement que celles de Tony un peu plus tôt et elle jura en hébreux.

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Tony constata qu'elle était réveillée et reporta son attention sur Gibbs.

- Patron?

- DiNozzo.

La voix était aussi tranchante qu'un rasoir.

Ziva en prit conscience et quitta les bras protecteurs et rassurants de son partenaire pour se tourner vers elle.

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Tony afficha une moue contrite avant d'ouvrir la bouche.

- Je peux tout t'expliquer!

Force était de constater qu'il prenait tout sur lui, mais au regard qui glissa sur elle, Ziva comprit que ni cet élan chevaleresque, ni toutes les explications qu'ils pourraient fournir, ne changeraient strictement rien à l'attitude de leur chef d'équipe, et surtout au sort qu'il leur réservait.

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L'ambiance était électrique et la tension palpable.

Le tout diminua quand l'officier se mit à parler:

- Les papiers pour leur sortie sont sur mon bureau. Si vous voulez bien m'y accompagner, un de mes collègues va se charger de vos agents.

Il ouvrit la marche, aussitôt suivit par un Gibbs à l'aura assassine.

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Tony se leva et pris quelques secondes pour se stabiliser avant d'aider Ziva à en faire de même.

Un policier les conduisit à l'accueil et leur remit leurs affaires alors que leur patron revenait.

Tony ouvrit la bouche pour parler, mais un regard meurtrier l'en dissuada.

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Il pensa avec soulagement que ni lui, ni Ziva n'avait été jusqu'à se déshabiller totalement avant de se mettre à l'eau, quand Gibbs leur signifia d'un hochement de tête qu'il n'était pas question qu'ils enfilent leurs vestes et leurs chaussures.

Il leur désigna la sortie du doigt à la place .

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Tony aurait tout donné pour qu'il leur hurle dessus plutôt que de subir cette humiliation publique, et de ce qu'il pouvait en juger, Ziva était du même avis.

Car c'est dans le plus profond silence et sous les regards scrutateurs de toutes les personnes présentes qu'ils quittèrent les lieux.


Suite et fin dans le chapitre suivant.