Coucou ici B-ness pour un nouveau chapitre!
Et oui j'ai enchainé prologue et chapitre 1 mais ça ne sera pas toujours le cas.
En espérant que ce chapitre vous plaise.
Bonne lecture!
Chapitre 1: un peu de souvenirs
POV Bella:
Aujourd'hui, il faisait beau. Chose plutôt rare dans le fin fond du Canada en septembre mais j'en profitais. Cela faisait des années que je n'avais pas bénéficié du soleil et de sa chaleur. C'est vrai que je pouvais toujours déménager dans un coin plus au sud mais je m'étais attachée aux forêts, à ce paysage grisâtre et ces montagnes. Moi Bella Swan aimait cet environnent! Forks m'avait vraiment contaminé!
Quand j'y repensais, Forks et mon humanité étaient vraiment loin, pourtant cela ne remontait qu'à quelques années, 10 pour être précise, mais par moment, cela semblait une éternité.
La dernière année de ma vie d'humaine il s'en était passé des choses.
Tout d'abord Leur départ. J'avais été dévasté par celui-ci. Personne ne savait quoi faire, mon père était désemparé et voulait même me renvoyer chez René mais je décidais de rester avec lui et fis mine d'aller mieux.
Ensuite la mort de René et Phil. J'avais été encore plus mal. Ils prenaient l'avion pour Chicago car Phil devait signer un gros contrat afin d'intégrer une bonne équipe de baseball. C'était aux informations que je l'avais appris avec mon père.
FLASKBACK:
Charlie et moi mangions une pizza devant la télévision quand un flash spécial arrêta le programme en cours pour nous avertir du « scoop »:
- Nous interrompons votre programme afin de vous communiquer une nouvelle des plus tragiques: un avion vient de s'écraser aux abords d'une petite ville près de Chicago. Ce dernier devait justement se rendre dans cette ville. Nous vous communiquons donc le numéro du vol et des informations sur l'appareil pour prévenir les familles.
Sans plus attendre je courrais dans ma chambre chercher les renseignements sur le vol de ma mère et de mon beau père. En redescendant j'entendis le journaliste de nouveau:
-Cet avion venait de Jacksonville. Le numéro du vol est le suivant: 01572439 je répète 01572439. Notre journaliste sur place nous annonce que d'après les secours il n'y a aucuns survivants. Les policiers cherchent encore la cause de cet accident.
Mon père éteignit la télévision et me regarda. Je ne dis rien. Des larmes silencieuses coulaient le long de mes joues et je m'effondrais à genoux. Toujours sans le moindre cri ou sanglots.
Il comprit donc que c'était bien ce vol et je venais de perdre une fois de plus des personnes que j'aimais.
Il avait ensuite appelé le médecin et ne m'avait pas quitté cette nuit la. Depuis ce drame nous nous étions soutenus l'un l'autre. Il n'y avait plus que nous deux.
FIN
Ce fut très dur par la suite. Je ne parlais vraiment pas beaucoup et me plongeais dans les études mais restais forte pour Charlie. Lui aussi, plongeait dans son travail.
A la remise de diplôme il fut très fier de moi et me dit que ma mère et Phil seraient fiers eux aussi. Je l'espérais de tout cœur.
Nous nous sommes dit « je t'aime » l'un à l'autre et nous commencions à aller mieux.
J'avais prévu d'aller à l'université de Seattle afin de rester près de mon père et de continuer à le voir régulièrement.
Mais pendant les grandes vacances d'été, tous bascula à nouveau.
FLASHBACK:
Je revenais de chez Jacob quand je rentrais chez moi.
-Papa je suis rentré. Comment s'est passé ta journée? Lui demandais-je tout en allant dans le salon.
C'est là que je vis mon père entre les mains de Victoria.
- Lâche le il n'a rien à voir dans tout ça fais moi tout ce que tu veux mais ne lui fais rien je t'en prie. La suppliai-je.
- Mais je compte bien faire ce que je veux de toi mais avant, faisons souffrir le papounet.
Elle le jeta au sol et lui cassa une jambe. Je courus vers lui et lui prit la main.
- Bella, sauve-toi!
- Je ne te laisse pas!
Bien sur je ne le laisserais jamais mais je savais aussi que cela ne servirait à rien de fuir, une humaine ne pourrait pas échapper à un vampire.
- Je t'aime ma chérie.
Mes yeux pleins de larmes je lui répondis:
- Je t'aime aussi papa.
Victoria se jeta sur lui et but tout son sang. J'étais tétanisé. Je voyais mon père, la seule famille qui me restait, mourir sous mes yeux. C'était horrible. Pire que l'abandon d'Edward et sa famille, pire que la mort de René et Phil.
J'aimais Charlie plus que tout et il mourrait sans que je puisse faire quoi que ce soit, pire que tout, j'étais responsable. En causant la mort de James avec Edward, nous avons attisé sa colère et c'est pour se venger qu'elle tua le seul être qui me restait.
Mes larmes coulaient. Après s'être repus de mon père elle me fit un sourire mauvais et m'embarqua pour 3 semaines de supplice.
FIN
La mort de mon père fut surement le moment le plus dur de toute ma vie d'humaine. Quand Victoria me prit j'avais résisté et avais même essayé de partir. Mais maintenant que j'y repense à quoi bon, elle m'avait encore plus fais souffrir pour me faire passer l'envie d'essayer de m'échapper à nouveau. Et en plus elle m'avait rattrapé à peine deux mètres plus loin.
À l'époque je voulais à tous pris me battre pour vivre. Pour tous ceux qui été morts et à qui je tenais.
J'avais crié le nom de Jacob, en espérant qu'il m'entende.
J'ai appris des années plus tard qu'il m'avait entendu et que lui et la meute m'avaient recherché. Jacob a été celui qui a trouvé mon corps, mort.
Et oui, Victoria m'avait séquestré 3 semaines ou je connu la vrai définition du mot enfer. Elle faisait attention à ne pas me faire saigner pour ne pas se jeter sur moi. Elle m'avait répété vouloir ma souffrance et mon malheur plus que tout au monde, plus que ma mort!
Tout y été passé, brulure, marquage au fer, douleur physique mais aussi morale. Pourtant pas un seul instant je n'avais essayé de me tuer. J'avais tenu le coup car je savais que je ne devais pas mourir. Je m'étais promis de vivre.
Jusqu'au jour où par inadvertance la vampire me brula trop fort et me fit saigner. Elle ne put se contrôler et me mordit sans ménagement. La mort arriva lentement, durement. Tout le monde dit qu'on voit toute sa vie défiler quand on meurt, pour moi, ça n'avait pas été ça.
FLASHBACK:
Victoria me brula fortement mais je ne criais pas. Les larmes étaient la mais les cris lui feraient trop plaisirs. Encore une fois je fis donc un effort surhumain pour taire mon mal.
Mais à ce moment la, une chose inattendu se produisit: je sentis l'odeur du sang. En regardant ma blessure je vis qu'elle saignait. Je me retournais vivement vers ma kidnappeuse qui avait maintenant les yeux noirs. Elle fonça sur moi et me mordit.
La douleur fut horrible et je ne pus retenir un cri puis des gémissements. Je perdis peu à peu connaissance. En un clignement d'œil j'étais dans un autre endroit.
La clairière. L'endroit où Lui et moi avions passé de merveilleux moment. L'endroit que j'aimais le plus au monde.
Soudain une douce caresse sur mon dos.
- Ma Bella.
Edward! Sa voix si belle. Il était là! Je me retournais et fonçais dans ses bras.
- Tu es là! Tu es vraiment là avec moi!
- Oui ma Bella.
Nous nous regardâmes, nous sourîmes et nous embrassâmes.
Il s'assit ensuite par terre au milieu des fleurs et je fis de même. Je posais ma tête sur son torse tout en nous allongeant. Que j'étais bien. C'était là que je voulais être pour toujours.
Le soleil se couchait et je fermais les yeux pour profiter des derniers rayons de soleil, imaginant encore un soleil éclatant. Edward, lui, me caressait toujours les cheveux et m'embrassait parfois la tempe.
- Le temps va reprendre son cours Bella. Nous allons nous quitter.
Je me relevais d'un coup.
- Non pourquoi? Je ne veux pas. Edward, je veux juste être avec toi je t'en pris ne me laisse pas encore une fois.
- Chut mon amour. Je serais toujours avec toi, dans ton cœur. Tu vas vivre encore une chose magnifique et partir vers l'endroit qui t'es destiné. L'endroit où tu es enfin à ta place.
Il me prit dans ses bras, me serrant une dernière fois puis me regarda, toujours en me tenant par la taille.
- Ne pleure pas. La mort n'est pas la fin, c'est juste le commencement d'une nouvelle vie. Je ne t'oublierais jamais.
- Je ne t'oublierais jamais Edward. Je t'aime.
Une larme coula le long de ma joue. Mon Adonis l'essuya avec son pouce, m'embrassa une dernière fois.
- Je t'aime mon Amour. Maintenant va!
Il me poussa vers un endroit où les arbres et les buissons avaient laissé un passage. Je partis dans cette direction. Avant de franchir cette limite je me retournais encore une fois. La clairière et Edward me semblaient maintenant lointains et flou.
Je lui souris et lui aussi puis je partis tournant définitivement le dos à mon passé et regardant mon avenir.
FIN
C'était surement le plus beau mais aussi le plus douloureux de mes souvenirs. Je découvris quelques temps après que c'était en fait mon subconscient qui me faisait juste vivre un mot que j'aurais aimé vivre avant de mourir, une volonté bien plus forte que les autres. En effet. Je n'avais pas pus dire au revoir à Edward correctement, je n'avais pas pus lui dire que je l'aimais et n'avais pas pus passer de dernier moment dans ses bras. Maintenant c'était fait même si ce n'était pas avec le « vrai Edward »
Je soupirai et essuyais la larme qui roulait sur ma joue gauche. Bien des choses étaient arrivés après ce moment. Et oui, la mort n'avait pas été la fin, pas pour moi.
Regardant autour de moi je m'aperçu que j'avais marché encore pendant des heures. J'étais très loin de chez moi et n'aurais plus qu'à courir pour rentrer.
Je me promenais toujours des heures en faisant défiler mes souvenirs, mes pensées. Parfois même je m'asseyais par terre et restais là deux jours pour, au contraire, faire le vide.
Mon goût pour la nature était vraiment fort bien que je ne sache pas vraiment pourquoi.
Et maintenant que je n'étais plus maladroite je pouvais pleinement profiter de tout ce qui m'entourait sans avoir peur de me prendre les pieds dans une racine ou tout simplement glisser et je ne sais quoi d'autre.
Humaine, ma maladresse avait atteint le maximum et je me demandais encore comment j'avais pus vivre pendant 18 ans!
Je rigolais à cette pensée.
Je continuais de divaguer dans mes souvenirs quand j'entendis un hurlement de douleur et sentis de la fumée.
Ni une ni deux je courrais dans sa direction. J'atterris dans une petite prairie. Au milieu de celle-ci un feu assez grand digne de feu de forêt. Continuant d'analyser cette espace c'est la que je le vis….
