Hey ! Voici le chapitre 2 !

Merci pour vos reviexs, ça me fait plaisir ! J'espère que la suite va vous plaire tout autant !;D


Chapitre 02

POV Ace :

Je tremblais de tous les membres de mon corps. J'étais terrifié.

Levant mon arc dans un signe de défense, je ne savais comment réagir.

Tout les informations que je possédais sur les phénix semblaient s'être envolées de mon esprit. Je me mordis la lèvre jusqu'à la faire blanchir.

Mes yeux bruns croisèrent les orbes bleus océan de l'animal en face de moi. Je me perdis dedans, comme envoûté. Il semblait m'étudier autant que je le faisais. Il baissa ses paupières finalement, dans un signe manifeste de lassitude avant de se laisser tomber au sol avec un bruit sourd.

Je continuais de le regarder mais il ne bougea plus.

Me rapprochant à petits pas, je me postai près de lui. Il semblait respirer avec difficulté. Le feu qui l'enveloppait devenait de plus en plus terne.

« _ Heu … fis-je en brisant le silence de la forêt, il y a quelque chose qui ne va pas … ? »

Aucune réponse.

« Comme s'il allait te répondre ! C'est un oiseau ! » désespérai-je intérieurement.

Dormait-il ? Il avait l'air très fatigué.

Il avait peut-être soif aussi !

Je le regardais d'un air soucieux. Devrai-je aller chercher de l'eau jusqu'à la maison ?

Et s'il partait entre temps ? Il risquait de mourir !

M'approchant encore un peu, je m'accroupis près de sa tête.

« _ Eh ! Tu m'entends ? Tentai-je de communiquer, je vais aller chercher de l'eau alors ne bouge pas, compris ? Ne bouge pas ! »

Aucune réponse encore une fois.

Je soupirai et sur un dernier regard je tournai les talons et me mit à courir.

Je crois que je n'avais jamais couru aussi vite de ma vie que cette fois là, entrant précipitamment dans la maison et attrapant un récipient de fortune que je remplis d'eau pour le ramener au phénix.

Je n'arrivais toujours pas à y croire, j'avais trouvé un vrai phénix. Enfin, s'il était toujours là quand je serais revenu.

Sur cette pensée je m'activai encore plus rapidement, ne pouvant toutefois trop me presser au risque de renverser l'eau.

Évitant tous les arbres sur le retour je vis à nouveau la lumière caractéristique bleutée de l'oiseau.

Il n'avait pas bougé d'un pouce.

« Est-il mort ? » pensai-je le cœur serré.

Je m'accroupis à nouveau, la jarre d'eau entre les bras.

« _ Eh, phénix, t'es vivant ? »

L'envie de plonger ma main dans le feu bleu me prit soudainement. Brûlait t-il vraiment ?

Tenant fermement d'une main l'eau, j'avançais avec appréhension l'autre bras.

J'étais à un centimètre des « plumes » du phénix et je lui glissai un regard en coin pour déceler quelconque réaction.

Rien. Bon.

Je plongeai ma main dans le doux contact. Un feu tiède d'une épaisseur de plusieurs centimètres qui couvrait une peau fine et douce. Un petit plaisir coupable m'envahit avant que je me reprenne. Ce n'était pas le moment pour ça, il fallait qu'il boive de l'eau.

Je posai le pot à terre et de mes deux mains libres saisis délicatement la tête de l'animal pour la soulever et la placer juste en face du liquide vital.

Je vis ses yeux s'ouvrir doucement.

« Il est toujours en vie, ouf ! » soupirai-je.

« _ Vas-y mon grand, ça va te faire du bien ! » l'encourageai-je avec conviction.

Et comme s'il avait compris ce que je lui disais, il ouvrit lentement son bec pour boire.

Je souriais, fier de ma victoire.

Il but un bon litre avant de s'arrêter et de se laisser à nouveau tomber mollement.

Le feu qui l'entourait recommençait à briller de manière un peu plus vive ce qui me rassura.

Cependant, il ne pouvait pas rester ici. Si quelqu'un du village le découvrait je n'osais même pas imaginer ce qu'on lui ferait subir …

Secouant la tête pour chasser ces pensées je me concentrais plutôt sur la marche à suivre.

Je connaissais le coin par cœur. A une petite demie-heure de marche se trouvait une caverne que j'avais découverte l'année passée.

J'avais passé un mois à enlever les débris qui jonchaient le sol, si j'arrivais à le transporter là-bas, il serait en sécurité.

Mais comment ?

A vue de nez il faisait à peu près trois mètres de longueur et le poids qui allait avec.

« _ Eh, phénix, l'appelai-je en me postant à nouveau près de lui, tu ne peux pas rester ici, c'est trop dangereux ! »

Il ouvrit lentement un œil.

« _ Tu peux voler ? Je connais un endroit où tu seras en sécurité ! »

Relevant sa tête lentement, il me jeta un regard glacial.

Je reculai d'un pas.

« _ L-là-bas, fis-je sans pouvoir empêcher ma voix de trembler, à cinq minutes en volant, il y a une grotte où tu pourras t'abriter ... »

Ma voix mourut devant l'air impitoyable de l'oiseau.

Il n'allait jamais m'écouter.

Mais contre toute attente, il se leva avec difficulté. Je m'approchais pour l'aider mais il eut un mouvement de recul qui me stoppa net.

Je levai mes mains dans un mouvement de paix.

« T-très bien, vas-y tout seul. J-je te rejoins dans une demi-heure, » terminai-je d'une voix mal assurée.

Avec un regain d'énergie, il déploya ses ailes. Je ne pus m'empêcher de laisser ma bouche s'entre-ouvrir.

Il était magnifique.

D'un bond, il s'envola et privé de ma seule source de lumière, je me retrouvais à nouveau dans le noir.

Mais je ne pris pas le temps d'y réfléchir, je m'élançai vers la grotte que je venais de lui conseiller, en courant tantôt en marchant lorsque la fatigue se faisait sentir.

Plus j'avançais, plus je stressais à l'idée qu'il ne soit parti ailleurs. Pourquoi m'aurait-il écouté après tout ?

Avait-il au moins compris le moindre mot de ce que je lui avais raconté ?

La pente se faisait drue au fur et à mesure que je montais, mais ignorant les protestations de mes jambes, je continuais de gravir la montagne boisée.

Au bout de minutes qui me parurent interminables, j'aperçus enfin l'entrée et, escaladant rapidement les derniers mètres, je me précipitai dans la grotte.

Totalement essoufflé, je m'appuyai contre la paroi rocheuse afin de reprendre mon souffle tout en jetant un œil à l'intérieur.

Un douce lumière semblait provenir du fond et je m'y engageais.

Arrivé dans la cavité principale, je me remis à sourire.

Le phénix était bien là, illuminant l'espace.

Roulé en boule sur lui même, il avait sa tête plongée dans son plumage de feu.

Je demeurai ici, regardant ce magnifique tableau sans bouger jusqu'à qu'un petit vent venant de l'extérieur me fasse frissonner.

« Il a peut être froid lui aussi … ? »

Il est en feu, crétin, comment tu veux qu'il ait froid !? Fit une petite voix au fond de moi mais je l'ignorais.

Je me souvins que j'avais laissé un peu de bois mort entre deux rochers près de la paroi gauche au cas ou. Le plus discrètement possible, je partis chercher les brindilles et fis avec quelques cailloux qui traînaient un feu de camp de fortune.

Saisissant deux silex, je fis apparaître une étincelle et le feu s'embrasa. [NDA : Ace, l'homme de cro-magnon XD ahem pardon …]

Avec un sourire satisfait je regardais mon chef-d'œuvre. Il y avait assez de bois pour la nuit et l'idée de rester dormir ici avec l'oiseau m'effleura.

Non il fallait que je rentre pour ne pas inquiéter Dandan et Luffy et la nuit était déjà bien avancée …

Je soupirai et avec un dernier regard sur mon phénix, je fis demi-tour pour faire le chemin inverse.

Je descendis sans me presser le pas et récupérai au passage mon récipient d'eau. J'entrai exténué dans ma maison en traînant les pieds.

« _ Où tu étais !? Claqua une voix à ma droite, me faisant sursauter.

_ D-Dandan ? Tu m'as fait peur ! »

Elle alluma lentement une lampe à huile et je la vis plisser des yeux.

« _ Tu étais parti ou comme ça ? Fit-elle en me toisant de haut.

_ Heu … je cherchais une excuse potable puis en tendant mon arc je répondis : chasser ! »

Elle me regarda, sceptique.

« _ Mmh avec tout ce que tu as déjà rapporté hier ? »

Je fis semblant de m'étirer.

« _ Aaah, oui d'ailleurs je suis super fatigué là, je vais dormir, bonne nuit ! »

Je l'entendis m'appeler une dernière fois avant que je ne me sois éclipsé totalement.

Je me glissai à nouveau dans mon lit comme en début de soirée mais cette fois-ci, je n'avais pas sommeil.

Demain matin, devrai-je aller lui apporter à manger ? Qu'est ce que mangeait un phénix d'ailleurs ?

Pourquoi cela n'était jamais écrit dans les livres ?!

Et c'est sur ces pensées par milliers que je finis par m'endormir.

/

Les rayons du soleil me chatouillèrent le visage et me forcèrent à ouvrir les yeux.

J'avais fait un rêve magnifique … et je voulais rester dans l'état comateux du mi-sommeil pour en profiter le plus possible.

Soudain la vérité me frappa et je me redressai d'un coup.

Ce n'était pas un rêve ! J'avais vraiment rencontré un phénix cette nuit !

Virant sans ménagement mes couvertures sur le côté je jetai un bref regard sur le lit vide de Luffy.

« _ Dandaaaan ! Criai-je en débouchant précipitamment dans la pièce principale, pourquoi tu ne m'a pas réveillé !?

_ Si tu as dormi autant, c'est que tu en avais besoin, » me répondit-elle, occupée à faire je-ne-sais-quoi.

Je jurai intérieurement et courus me doucher, m'habiller et avaler un truc à manger, ce que je fis encore une fois en un temps record.

Je m'apprêtais à passer la porte en vitesse quand Dandan m'arrêta :

« _ Où tu vas encore comme ça ?

_ Bah, chasser !

_ Encore !? »

« Faut vraiment que je trouve une meilleure excuse ... » me fustigeai-je mentalement.

« _ Au fait, ça mange quoi un oiseau ? » demandai-je de but en blanc.

Elle me regarda bizarrement.

« _ Des graines ou des fruits, pourquoi, tu comptes nous ramener des perdrix ? »

Mon visage s'éclaira.

« D'accord merci ! »

Je sortis en courant, mon vase sous le bras.

Au bout d'une centaine de mètres je me mis à ramasser toutes les mûres, framboises et autres petits fruits que je pouvais trouver et les glissais dans ma sacoche.

Je savais qu'il y avait un ruisseau sur le chemin, je remplirais mon récipient à ce moment là.

Il me fallut plus de temps pour atteindre la grotte cette fois ci, car même s'il faisait jour j'opérais intentionnellement de nombreux détours afin d'éviter d'éventuels pisteurs.

Je grimpais à nouveau et après un dernier regard derrière moi je me glissai à l'intérieur.

Je poussai un profond soupir en voyant que le phénix n'avait pas bougé. Il s'était tourné, toujours roulé en boule sur lui même.

Le feu s'était éteint.

« _ Salut ! » fis-je en entrant.

Il releva sa tête, beaucoup plus vif que la veille ce qui me surprit un peu.

« J-je t'ai apporté de l'eau, » lui montrai-je en me rapprochant.

Il semblait me toiser à nouveau. Je m'approchais autant que possible mais à environ un mètre de lui il se mit à reculer son cou imperceptiblement tout en plissant ses beaux yeux bleus.

Je compris automatiquement que là était la limite jusqu'à laquelle je pouvais approcher. Je lui posai l'eau et portai ma main à ma ceinture pour prendre ma sacoche.

Je le vis sursauter à la vue de ce mouvement.

« _ Non, non, non ! Tentai-je désespérément de dire pour le rassurer, ne t'inquiète pas, je ne vais te faire de mal … Je ne savais pas de quoi tu te nourrissais alors je t'ai pris ça mais … Tu n'es pas obligé de le manger hein ? »

Et dans un geste très lent, je lui posai les fruits près de l'eau avant de reculer lentement également.

Il ne me quitta pas des yeux jusqu'à que je me sois éloigné de cinq bons mètres. Puis il se tourna vers l'eau et se mit à boire goulûment.

Je fis un petit sourire et m'assis par terre pour le regarder. Il était toujours aussi magnifique, pareil au souvenir que j'en avais de la veille. Le feu bleu de son plumage semblait brûler dans une danse perpétuelle. Je sus au fond de moi à ce moment que je pourrais rester là à regarder ce spectacle indéfiniment.

Il approcha son bec des fruits rouges, sceptique. Doucement il en goûta un … et leva les yeux vers moi.

Je l'encourageai d'un signe de tête, toujours en souriant. Il en prit un deuxième et finalement les mangea tous.

Quand il eut fini il leva les yeux vers moi.

« _ C'était bon ? » Demandai-je en souriant.

C'était peut-être mon imagination mais il me sembla qu'il avait haussé les sourcils.

« _ Au fait je t'ai pas dit, je m'appelle Ace ! »

Je collai mes yeux bruns dans ceux de l'animal, océans.

« _ Portgas D. Ace ! »

Il allongea son cou pour me voir en entier de là ou il était.

« _ Et j'ai réfléchi toute la nuit, je ne peux pas juste t'appeler « phénix » toute la journée, alors j'ai décidé de te donner un nom ! »

Encore une fois j'eus l'impression qu'il avait froncé les sourcils.

« Je vais t'appeler Aoi ! (= Bleu en jap'), fis-je tout content, d'accord ? »

Il ne me répondit pas, et qui ne dit mot, consent.

Pas une fois il me vint à l'esprit qu'il pourrait juste être trop choqué pour parler. XD

Je le regardais, le sourire aux lèvres. Il fallait absolument que je fasse des recherches approfondies sur les phénix. Fouiller dans mes livres et demander au professeur Clover s'il connaissait quoi que ce soit d'utile …

Je ne pus retenir un petit rire.

Maintenant j'avais un secret.

Maintenant j'avais un phénix.