Voila le 2e chapitre qui commence… Cela réchauffe le cœur de poster et de recevoir déjà deux reviews qui attendent la suite !

L'alliance renaît

Le roi fut tué après plusieurs minutes de combat intensif, la reine subit le même sort en essayant de sauver sa fille, et la petite qui apparemment ne respirait plus fut laissée sous le corps de sa mère. Les orcs et uruk-hai s'en allèrent, ayant accomplit leur devoir...

Chapitre 2

Le jour de l'attaque des serviteurs du Mal était une journée qui s'annonçait très spéciale pour tout le monde : c'était l'anniversaire de la princesse, qui allait atteindre ses 11 ans. Mais ce jour de joie ne fut pas au rendez-vous, contrairement à une certaine personne... Celle là même qui sauva la reine et sa fille bien des années auparavant. Ce vieil ami n'était autre que Mithrandir, ou Gandalf, qui après bien des années de silence voulait faire une surprise à la petite en réapparaissant. Mais la surprise ne fut pas pour elle, car la vision que le magicien avait devant lui le pétrifia. Le village était totalement rasé, des corps gisaient dans tous les coins, des maisons terminaient de brûler et une odeur acre s'en échappait. Gandalf chercha des survivants, mais n'en trouva aucun. Au palais, il retrouva la même vision d'horreur : d'abord le roi, mort avec son arme à la main, puis la reine, étendue comme si elle voulait attraper quelque chose... « Ou quelqu'un... » se dit-il. Instantanément, il pensa à la petite. Il avait beau la chercher du regard, il ne la voyait pas. Il l'appela sans succès, alors il se mit à chercher son corps. La nuit tombait déjà et ses recherches ne furent pas fructueuses. Sur le point de s'en aller, un détail l'interpella : pourquoi la reine, aux doux cheveux blonds, aurait-elle des mèches de cheveux noirs ? Il souleva le corps. La princesse était bien là, immobile... Il crut le pire, mais vérifia tout de même si elle vivait, et à son grand soulagement il constata qu'elle respirait encore, très faiblement. Elle avait besoin de soins auxquels il n'avait pas accès. Il réagit sur le coup, siffla son cheval qui ne mit que très peu de temps pour apparaître et le pria de galoper aussi vite que le vent en direction de la demeure d'Elrond, la petite ayant besoin de soins elfiques.

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Grispoil galopa trois jours et trois nuits, ne s'arrêtant qu'au quatrième jour, une fois en vue de la demeure elfique, épuisé. Gandalf le pria de continuer, car la petite ne survivrait pas si elle restait là : les soins que lui prodiguaient le magicien ne faisaient que retarder que la mort mais ne la sauveraient pas. Grispoil refusa, ses membres ne pouvant plus les porter. Gandalf se demandait bien comment il se rendrait au royaume d'Elrond, car il lui restait encore beaucoup de route devant lui et il manquait de temps. Son seul espoir restait Grispoil. Il le pria une dernière fois de galoper le reste du chemin en lui expliquant que la petite ne résisterait pas. Le cheval prit un dernier souffle et partit aussi vite qu'il lui était possible, et ce sans s'arrêter car autrement il ne pourrait repartir. Arrivé à Fondcombe, Gandalf descendit du cheval et couru à l'intérieur du palais en criant le nom d'Elrond. Celui-ci arriva, alerté.

Que vous arrive-t-il, mon ami ?

Il faut soigner cette enfant, et vite : il ne lui reste plus grand temps et mes soins ne font que retarder sa mort.

Mais qu'a-t-elle, et qui est-ce ? Gandalf, si vous voulez que je la soigne, il faut tout me dire.

Chaque chose en son temps mon ami, ce que je peux vous dire est qu'elle s'est fait toucher par une arme du seigneur noir, et que le poison circule dans ses veines. Je l'ai trouvée sur le seuil de la mort, et je n'ai fait que la retarder. Elrond, elle ne doit pas mourir !

(S'adressant aux servantes du royaume) Faites préparer une chambre de guérison, et vite ! (A Gandalf) Si ce que vous dites est vrai, je n'ai que très peu de temps.

Ils l'emmenèrent dans la chambre prévue pour elle. Elrond s'activa le plus vite possible à soigner ses blessures, certaines prirent toute la journée à guérir tant elles était profondes et souillées... Malgré ça il réussi à extraire presque tout le poison de son sang. Certaines particules du poison ne se retiraient pas, c'était comme si elles voulaient rester là et se mêler au corps de l'enfant. Elrond donna des ordres aux nourrices et sortit, accompagné de Gandalf, en direction de la terrasse où méditait fréquemment le souverain de Fondcombe.

Maintenant Gandalf, dites-moi ce que vous me cachez.

Très bien, mais ceci est une très longue histoire, alors demandons du thé, si vous le voulez bien.

Le thé arriva, et ils passèrent le reste de l'après-midi à parler. L'enfant, installée dans la maison de guérison, n'était autre qu'Ara, Princesse des Hommes et dernière descendante de la plus haute lignée des elfes de la Terre du Milieu. En apprenant qui elle était, le souverain fut grandement surprit.

Vous êtes fou de l'avoir amenée ici ! Gandalf, il est ici, vous savez autant que moi qu'ils ne doivent pas se rencontrer, en aucun cas ! Cela pourrait compromettre leur destin à tous les deux...

Je le sais très bien mon ami, mais je ne pouvais me rendre plus loin dans l'état où elle était. Nous n'avons qu'à les empêcher de se croiser jusqu'à ce qu'elle soit assez rétablie pour que je puisse l'emmener ailleurs.

Et où l'emmèneriez-vous ? Aucun autre peuple que le nôtre ne voudra d'elle, et de cela même je ne suis pas sûr...

Thranduil ne vous doit-il pas une faveur ? Envoyez-lui un messager stipulant qu'une enfant importante viendra séjourner chez lui. Précisez qu'elle est orpheline et devra vivre au palais sous bonne garde. Bien sûr, il voudra savoir qui elle est, mais cela je vais m'en charger...

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A ce moment même, aux maisons de guérison, Ara se réveillait tranquillement, l'air apeurée, ne sachant pas du tout où elle se trouvait. Elle appela ses parents, des images du carnage lui revinrent et elle comprit que maintenant elle devrait se débrouiller seule. Ara ne put empêcher ses larmes de couler, et elle se recoucha, déprimée. Un jeune homme qui passait devant les maisons entendit pleurer et entra. Il la vit couchée en boule sous ses couvertures, et, touché par sa tristesse, il s'approcha.

- Pourquoi pleures-tu ?

Elle leva la tête et le vit, là, debout devant elle, à la fixer. Très gênée, elle répondit :

Mes parents et tout mon peuple sont morts devant moi...

Comment cela a-t-il pu arriver ?

Des orcs les ont tués. Moi j'ai été blessée, puis ma mère m'a cachée sous elle, mais je me suis évanouie, alors après je ne sais pas ce qui est arrivé. Qui es-tu au juste ?

Estel. Moi aussi j'ai perdu mes parents, mais j'étais plus jeune que toi, et eux aussi ont été tués par les orcs. J'avais une sœur, mais je ne connais rien d'elle. Et toi, qui es-tu ?

Ara, fille d'Anatar, seigneur de Lanta Imirin, la terre sacrée des elfes.

Ce n'est donc pas une légende !

Non, puisque j'existe.

Une voix retentit au loin : « Estel ? Estel ? Mais où êtes-vous ? »

Je dois y aller, mais garde espoir. Tes parents sont bien là où ils sont.

Merci Estel.

Ce dernier partit au pas de course, mais au détour du couloir il percuta Elrond et le magicien. Craignant qu'ils se soient racontés trop de chose, les deux sages posèrent plusieurs questions aux enfants, mais ils se rendirent compte qu'aucun des deux ne savait qui était vraiment l'autre. Car Estel était celui à qui Ara n'aurait jamais dû parler...

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Une semaine s'était écoulée. Ara allait beaucoup mieux et le seigneur décida qu'il était temps pour elle de se rendre à Mirkwood avec Gandalf. Le magicien lui apprit la nouvelle et elle ne fut pas du tout ravie, car elle se sentait bien à Fondcombe et voulait y rester. Au crépuscule, Gandalf la fit monter sur Grispoil, devant lui, et partit au galop, en direction de la demeure de Thranduil.