Et voilà le second chapitre, en espérant qu'il vous plaise quand même.

E.

La surprise

La journée s'annonçait difficile pour les dragonologistes.

Hier, c'était la Saint-Valentin et étant célibataires pour la grande majorité, ils avaient donc décidés d'organiser une petite beuverie.

Ce n'était pas une bonne idée.

Tout les dragons auraient pu hurler à la mort en même temps que cela n'aurait fait aucune différence pour eux.

Au mal de tête s'ajoutait le froid. Heureusement que les enclos étaient sous sorts de chauffage, ils n'auraient pas tenus la nuit sinon.

Malgré la gueule de bois, il fallait travailler.

Alors ils sont chacun partis travailler après le petit-déjeuner. Il fallait nourrir et vérifier la santé de leurs protégés.

Vers le milieu de la matinée, ils se retrouvèrent tous devant l'enclos de maman dragon.

Elle avait cinq petits, une belle portée d'ailleurs. Surtout pour une race en voie d'extinction.

Elle était bizarre maman dragon, cela faisait des années qu'elle couvait un oeuf qui non seulement n'était pas le sien mais qui en plus devait être sacrément pourri et qui n'avait jamais été répertorié.

Personne n'avait réussit à le lui retirer, c'est pas faute d'avoir essayé pourtant.

Quand ils sont arrivés, ils ont vu que cet oeuf était cassé.

Le truc c'est qu'il sentait vachement bon pour un oeuf pourri et quand ils virent que maman dragon lêchait quelque chose qu'elle avait enroulé de sa queue, ils se dirent qu'il avait sûrement éclos.

Ils se regardèrent, excités d'avoir probablement découvert une nouvelle race voire même une nouvelle espèce.

Personne ne voyait le sixième petit de maman dragon et comme elle était assez méfiante ils décidèrent d'envoyer Kate en éclaireur. C'est qu'elle savait y faire la blonde.

Elle s'approcha doucement de maman dragon, les mains en l'air.

Se rendant compte de sa présence, maman arrêta de nettoyer son petit et posa son regard sur l'anglaise.

Après une temps de réflexion, qui parut interminable à l'équipe, elle abaissa délicatement sa queue au niveau de la dragonologiste pour lui présenter, non sans une once de fierté, sa dernière progéniture.

C'était un petit machin endormi. Tout chétif, tout frippé. C'était un petit bébé, un bébé humain.

À peine né, sans nombril.