Hey ! Voilà un autre chapitre pour mes petits bouts de chou. J'espère que vous l'aimerez. Je n'en suis pas très satisfaite, mais c'est la même chose à chaque fois ... Alors des conseils, ou ne serait-ce que votre avis me ferait un grand plaisir !

Cupcake War : un vrai plaisir de te retrouver sur cet écrit ! :) Je suis contente si tu aimes. Ahah, merci je le prends bien et non, en effet, même pas encore la majorité ! ;) Merci encore, bonne lecture.

OhHell-No : Heureuse de voir que tu apprécies ! Merci mille fois pour cette idée, si tu continues encore cette histoire, tu la rencontreras à mon avis ... C'est très gentil à toi de proposer quelque chose pour la suite. :)

Rih : Eh bien voilà, c'est cadeau ! ;)


Situation : un peu plus tard dans la soirée.

PS: je ne l'ai pas dit au dernier chapitre, mais les barres transversales annoncent toujours une ellipse temporelle. Enjoy ! :)


Max chercha tout au fond pour voir s'il ne restait pas une tarte à la cerise. Décidément, Han avait trop bien rangé le frigo ce matin ! Elle ne trouvait plus rien, c'était forcément un signe ...

-Oh! Tu es là ...

Caroline venait d'ouvrir la porte et Max s'était retournée au son de sa voix, le sourire aux lèvres.

Elle referma la porte précautionneusement derrière elle et rejoignit Max.

-Que cherches-tu ?

Caroline passa ses bras autour des hanches de sa plus-que-colocataire et posa sa tête sur son dos.

-Je voulais une tarte, mais tu es entrée pile au bon moment !

Caroline se redressa, vexée et amusée à la fois.

Elle plaça ses poings sur sa taille et feignit d'être en colère.

-Si je t'ennuie tant que ça, je peux partir ...

-Non! Enfin, ce n'était pas mon intention.

Elle fit face à la blonde et se rapprocha d'elle. Cette fois, ce fut son tour de passer ses mains autour de ses reins.

-Tu sais que mon côté sarcastique ressort souvent quand je suis de bonne humeur.

Elle sourit et son sourire vint se perdre sur le visage de Caroline. Elle déposa un rapide baiser sur les lèvres de la jeune brune et s'écarta un instant.

-J'étais venue chercher du pain à burger pour Oleg, mais ça attendra deux minutes. Et, au fait, merci pour tout ce que tu as dit tout à l'heure, c'était vraiment adorable.

Elle s'avança vers Max une nouvelle fois et l'embrassa langoureusement. Un moment, elles perdirent la notion du temps. Elles étaient bien, toutes les deux, sans personne pour les déranger.

Max finit par libérer les cheveux de Caroline de l'emprise de ses doigts et elle s'éloigna de la serveuse.

-Il vaudrait mieux qu'on y aille, ils vont se poser des questions.

Caroline souffla, un peu déçue et attrapa le pain qu'elle était venue récupérer. Max réussit à trouver le fameux dessert et, devant l'air triste de son amante, lança :

-On aura toute la soirée pour s'amuser !

Caroline se mît à rire en enclenchant la poignée de la porte sans l'ouvrir, imaginant très bien de quel genre de jeu Max voulait parler. Cette dernière la poussa pour sortir en lui tapotant les fesses et alors que la jeune blonde allait riposter en plaisantant, Oleg ouvrit la porte à la volée. Elles furent prises de court et arrêtèrent aussitôt de rigoler. Le cuisinier les regarda d'un drôle d'air et Max, qui avait déjà repris son sérieux et qui s'avançait pour sortir, lui lança, d'une voix désabusée:

-Tu devrais surveiller ton frigo, Oleg, Han est si petit qu'il arrive à cacher de la nourriture dans les coins obscurs.

Il leva les sourcils, pas étonné le moins du monde.

-Il a dû vouloir mettre de l'ordre après avoir découvert que j'avais couché ici avec Sophie.

Caroline, heureuse de voir que la conversation avait dévié et qu'Oleg avait l'air de ne pas s'intéresser à elles deux et à leurs petites affaires, continua sur la lancée.

-Mais ça vous arrive super souvent ! Pourquoi cette fois en particulier ?

Il la regarda, semblant réfléchir pour savoir si elle méritait de connaître la vérité.

-Il y avait une autre fille aussi. Et un gars qui a perdu quelques dents.

Caroline s'éloigna, un air dégoutté peint sur le visage.

-Oh, ne fais pas cette tête Barbie, je me doute que vous n'avez pas fait mieux avec Max !

Cette dernière se retourna vers le cuisinier et lui dit, le regard joueur.

-Si ta caméra avait encore des piles, au moins tu saurais !

Elle se dirigea vers la salle, suivie par Caroline qui n'avait pas dit un mot. Elles posèrent leurs assiettes et la blonde se précipita sur Max dès qu'elle fut seule au comptoir.

-Enfin, pourquoi lui tendre la perche ?

-T'inquiète, sa perche était déjà bien tendue ... Bof, j'agissais comme ça avant qu'on soit ensemble, alors autant brouiller les pistes et continuer.

Elle passa une main autour de la taille de Caroline et se rapprocha de son oreille.

-Tu vois, personne ne se doute de rien ...

Elles examinèrent la salle et virent qu'en effet, personne ne s'intéressait à elles.

-Non, rétorqua Caroline, c'est uniquement parce que Earl est trop vieux pour nous apercevoir depuis sa caisse, parce que Han est trop petit pour voir ou même pour comprendre, et parce que Oleg est à nouveau occupé avec sa saucisse dans le frigo.

Max se mît à sourire en secouant la tête.

-Quoi ? Demanda Caroline.

-Rien. C'est juste que mon humour détint sur toi !

Caroline leva les yeux au ciel. Max n'avait pas fini de la faire tourner en bourrique.

Un groupe bruyant entra dans le restaurant et la jeune blonde put entendre son amie souffler. Elle non plus, elle n'avait pas très envie de s'occuper de nouveaux clients, mais après ce que Max avait fait pour elle, elle pouvait bien faire cela.

Elle s'avança vers le groupe. Que des garçons. D'environ son âge. Musclés. Bronzés. Assez riches à en juger par leur tenue. Génial … Pensa-t-elle. Ils vont m'en faire baver …

-Bonjour ! Annonça-t-elle joyeusement en s'approchant d'eux. Vous êtes 6 ?

Ils se tournèrent tous vers elle et la relookèrent de la tête aux pieds, comme pour se donner un avant-goût de toutes les blagues qu'ils pourraient lui sortir au cours de la soirée.

-Non, de 7. Tu vas devoir te joindre à nous, Barbie. Répliqua l'un des idiots, le regard luisant.

Elle refréna son envie de le gifler et attrapa les menus avant de les conduire à une table. Ils s'installèrent et elle s'éloigna lorsqu'ils furent tous assis. Mais, avant qu'elle n'ait pu faire un pas, un blond au teint halé se saisit de son poignet.

-Eh … Tu n'aurais pas un numéro par hasard ? Que je puisse t'appeler quand je m'ennuie …

Il lui sourit et ça n'avait rien de gentil ni de propre. Sa phrase avait été des plus explicites.

-Écoute, je ne suis pas là pour satisfaire ton appétit d'homme primaire. Alors laisse-moi un peu tranquille …

Elle partit sans attendre de réponse. Elle était vraiment énervée. Pourquoi ne lui offrait-on jamais le respect qu'elle pensait qui lui revenait de droit ?

Max remarqua sa colère quand elle passa à côté d'elle. Elle lui toucha le bras doucement, pour savoir si tout allait bien. Elle capta son regard et tenta de lire en elle. Elle sentit son découragement, son écœurement, sa fatigue. Et avant qu'elle n'ait eu le temps de dire un mot, Max s'élança comme une furie vers la table des nouveaux arrivants.

-Il y a un problème avec ma collègue ?

Ils la jugèrent comme ils avaient jugé Caroline et leurs regards se posèrent sur sa poitrine généreuse.

-Non … Mais j'espère que quelqu'un dans votre entourage a la chance de pouvoir toucher à votre patrimoine. Mère Nature vous a bien gâté !

Ils rirent. C'était gras, c'était grossier. Elle avait envie d'en prendre un pour frapper sur l'autre. Et elle n'allait pas se gêner.

Elle attrapa le col de l'un des garçons, encore bidonné par sa propre blague.

-Écoute bien, espèce de petit écervelé, ma copine et moi n'avons pas besoin d'une bande de crétins finis comme vous pour assurer notre paie. Alors plutôt que de tenter de nous amadouer avec vos conneries, vous allez dégager de ce restaurant avant que je ne vous traîne en justice pour harcèlement sexuel !

Ils la fixèrent comme si elle était folle. En effet, elle paraissait l'être. Mais c'était seulement parce qu'ils s'étaient attaqués à la seule personne qui comptait pour elle. Pour sa part, elle s'en fichait. Elle avait vu pire et elle savait qu'elle en verrait d'autres. Elle en riait à présent. Mais quand il s'agissait de Caroline, ce n'était pas la même histoire. Elle la respectait plus encore qu'elle ne se respectait elle-même.

Cette dernière s'approcha en voyant que le ton montait d'un cran. Elle posa une main apaisante sur l'épaule de Max et la força à la regarder.

-Tout va bien ?

Les garçons, sidérés par les actes de Max, ne savaient même pas quoi répondre. Ils ne pensaient pas qu'elle pouvait cacher une telle colère derrière un visage si impassible.

-Ces jeunes ordures étaient simplement sur le point de nous quitter.

Elle leur jeta un regard glacial, et avant d'avoir eu le temps de répliquer quoi que ce soit pour la remettre à sa place, ils se firent raccompagner à la porte par Earl qui était venu les rejoindre un peu après l'arrivée de Caroline.

Max remercia Earl d'un regard avant de disparaître dans la cuisine, suivie par sa collègue qui ne voulait pas la laisser seule.

-Hey, merci pour ce que tu as fait, tu n'étais pas obligée …

-Pourquoi dis-tu ça ?! Ils t'ont manqué de respect, je n'accepterai jamais une chose pareille ! S'emporta Max.

Caroline sourit. Elle aimait la voir si émotive, à la protéger comme si elle ne pouvait pas le faire elle-même. Bon, d'accord, c'était un peu vrai après tout … Mais se le voir rappeler de la sorte, elle en était comblée, et flattée.

Elle porta sa main à la joue de Max, pour qu'elle la regarde dans les yeux. Elles se connectèrent ainsi et Max se détendit un petit peu. La douceur des pupilles de Caroline, toute la reconnaissance et les remerciements qu'elle lui offrit ainsi la calmèrent.

-Tu as été parfaite. J'ai mon propre garde du corps à présent !

Max se mit à rire sans bruit. Elle avait le don de tout changer en elle. Ce discours, par exemple, qu'elle avait inventé cet après-midi. Ce n'était pas du tout son genre. En le prononçant, elle s'était moquée d'elle-même. Elle s'était imaginée en train d'écouter quelqu'un raconter une telle histoire. Et elle savait pertinemment qu'elle se serait allègrement moquée de cette personne. Mais, une petite voix dans sa tête lui avait dit que ce n'était pas si important. Elle pouvait bien accepter d'extérioriser ce qu'elle ressentait parfois. Cela lui faisait du bien, au final.

Caroline s'approcha d'elle pour déposer un tendre baiser sur sa joue. Max la vit venir et décida que peut importait que les autres sachent qu'elles sortaient ensemble. Comme elle l'avait ressenti, ils étaient sa famille à présent. Et une famille n'a rien à cacher.

Max posa ses lèvres sur celles de Caroline, surprise qu'elle l'embrasse ainsi alors que n'importe qui pouvait les surprendre. Mais elle se laissa aller. Si Max avait envie de partager ce qu'elles vivaient, elle n'allait pas s'en priver non plus.

-Oh c'est pas vrai ! Il fallait me prévenir, j'ai laissé la caméra dans la voiture !

Les filles se séparèrent en entendant Oleg jurer si fort. Elles le regardèrent puis se jetèrent un coup d'oeil en douce.

-Une autre fois, tu auras peut-être plus de chance … Laissa échapper Max en retournant vers la salle.