Hey! C'est re-moi! Le nombre des vues m'étonnera toujours x). Mais merci! ça me rend vraiment très heureuse! Je vous fais le petit cadeau de la suite maintenant (chapitre plus petit que le premier ^^') car je n'aurai certainement pas le temps de poster le reste pour un moment (elle est déjà finie, en fait, mais je n'ai juste pas envie de tout poster tout de suite (pas taper! :o)). Les examens qui approches, et tous... Valà :3
Bref! Merci de me suivre! Et pour vos commentaires aussi! Car je ne le dirai vraiment jamais assez ^^
A très vite (du moins, je l'espère!)!
Chapitre 2
Lovino sortit en courant. Il se réfugia sur son banc habituel. Ses jambes tremblaient furieusement, son estomac se tordait et lui donnait des haut-le-cœur.
Il n'avait pas voulu en entendre plus des médecins présents dans la salle. Il s'était enfui.
Une amnésie. Antonio avait une amnésie. Ce mot se répercutait sans cesse dans la tête de l'italien. Il avait oublié jusqu'à sa propre date de naissance, sa famille, les évènements importants qu'il s'efforçait de se rappeler continuellement… Sa relation avec Lovino… Il avait tout oublié de ce qui définissait sa vie jusqu'à lors. Absolument tout…
La boule au fond de sa gorge enfla et ses yeux lui piquèrent. Il serrait si fort ses doigts entre eux que leur jointures devenaient blanches. Un soubresaut secoua le corps du jeune italien lorsqu'il entendit son frère hurler son nom. Arrivé, à bout de souffle, près de lui, Feliciano prit place à ses côtés et mit de longues minutes à récupérer un semblant de respiration correcte.
- Grand frère, j'ai tenté de te le dire mais-
- Il va aller mieux, hein ? Dis-le moi, Féli'.
Les yeux de Feliciano s'écarquillèrent et s'embuèrent à la vue du visage suppliant de son frère. Il l'entoura tendrement de ses bras et les larmes se mirent à couler d'elles-mêmes.
- Je suis tellement désolé, grand frère.
Il l'avait trop entendu cette phrase. Par Feliciano, et par tous les autres. Il s'agrippa à l'étreinte de son frère et hoqueta de désespoir.
- Dis-moi qu'il finira par aller mieux, Feli'… S'il te plait.
Feliciano resserra un peu plus ses bras sur les épaules tremblantes de son frère. Il ne trouvait rien à redire, rien de réconfortant à lui répondre.
- Tout mais pas ça… Je ne veux pas qu'il m'oublie !
Ils restèrent ainsi un long moment, Feliciano caressait doucement le dos de son grand frère qui s'agrippait avec poigne sur ses bras. Et puis, il décida de rompre le silence.
- Nous devrions écouter l'avis des médecins. Ils savent mieux que nous ce que nous devrions faire. Rentrons, grand frère.
Lovino acquiesça brièvement du chef pour toute réponse et ils marchèrent côtes à côtes en silence jusqu'à la chambre d'Antonio. Arrivés à destination, ils virent que Ludwig était toujours dans le couloir. Quand celui-ci les vit, il s'approcha d'eux et caressa doucement la tête de Feliciano d'un air inquiet.
- J'ai prévenu les autres, ils arriveront dès que possible.
Feliciano le remercia d'un doux signe de tête et reporta son attention sur Lovino qui regardait la porte de la chambre avec réticence et angoisse.
- Le médecin qui s'occupe de lui est toujours à l'intérieur. Le prévint Ludwig.
- Je dois lui parler.
- Il voulait justement te voir. Ça paraissait important.
Lovino opina et ouvrit lentement la porte. Le spectacle devant lui n'avait pas beaucoup changé, Antonio était toujours assit dans son lit et discutait avec le médecin qui venait chaque jour voir si ses constantes étaient correctes. Ils obliquèrent tous deux la tête dans un mouvement synchronisé. Lovino était déterminé et échangea un regard avec le médecin. Dans un commun accord, le médecin quitta la pièce et emmena Lovino plus loin dans le couloir.
- Monsieur Vargas-
- Allez droit au but, s'il vous plait. Je ne veux pas passer par quatre chemins… Retrouvera-t-il la mémoire ?
Le médecin soupira et flanqua les mains dans les grandes poches de sa veste blanche. D'épaisses cernes marquaient le dessous de ses yeux ambrés. Ses joues étaient légèrement creusées. Il semblait vraiment exténué.
- C'est difficile à dire… avoua-t-il. Il souffre d'une amnésie sévère mais il se peut qu'elle soit réversible. Pour pouvoir en être certain, nous devons lui faire passer des tests. Expliqua-t-il. Ça peut mettre du temps avant qu'il ne se souvienne de tout, comme il peut ne jamais réussir à recouvrer la mémoire.
Ça fit un réel choc à Lovino. Il déglutit difficilement et tenta de garder son calme.
- Que me proposez-vous de faire, alors ?
- Il ne faut pas trop le stimuler dès le départ, ses lésions sont encore trop importantes et le moindre souvenir risque de lui provoquer d'horribles migraines. Évitez de le bombarder d'informations.
- En autre, vous me dites de ne pas lui dire qui je suis pour lui tout de suite, c'est ça ?
Il hésita quelques instants mais acquiesça finalement.
- Il vaudrait mieux éviter, pour l'instant, oui. C'est la meilleure chose à faire, selon moi. Nous devrons vérifier s'il y a une possible amélioration sur le long terme.
La discussion ne s'éternisa pas plus longtemps, le médecin ne tarda pas à le quitter pour partir s'occuper d'autres patients. Lovino resta un long moment devant la fenêtre du bout de couloir donnant sur l'extérieur. Il observait les silhouettes sombres des gens se baladant dans le petit parc près du parking arrière de l'hôpital. Il se sentait détruit de l'intérieur.
Francis et Gilbert arrivèrent enfin et saluèrent Lovino. Ludwig les avaient prévenus de l'état d'Antonio, aucun des deux ne souriait. Ils rentrèrent ensemble dans la chambre. Lovino ne laissa rien paraître de son malaise et serra les poings. Feliciano était assis à droite du lit d'Antonio et lui faisait la conversation, bien que ce dernier ne semblait pas réellement prompt à répondre à chacune de ses phrases et le regardait avec une tête interpellée. Feliciano tentait juste de le mettre à l'aise, à sa façon tout du moins. Ludwig se contentait d'écouter, en retrait près de la fenêtre, les bras croisés.
- Bonjour, Antonio. Commença Lovino, la boule dans sa gorge ne faisait que grossir au fil des mots.
Antonio obliqua la tête vers lui et cligna deux fois des yeux.
- Vous êtes celui de tout à l'heure…
Lovino opina mollement. Il ne voulait pas paraitre sans enthousiasme mais tout ça l'épuisait à sa limite du possible.
- Je m'appelle Lovino Vargas. Je suis le frère ainé de Feliciano. Tu peux me tutoyer, tu sais. Toi et moi, nous sommes-
Il s'arrêta net, les mots avaient faillis lui échapper, et ce, malgré les avertissements du médecin. Il secoua la tête et se reprit en main. Il devait se résigner.
- Nous sommes amis. Conclut-il avec un faux sourire.
Tout le monde le scruta avec des sourcils froncés, tous aussi étonnés et perdus les uns que les autres. Lovino sentit le poids s'alourdir sur ses épaules mais il inspira un grand coup.
- Ooh. Souffla Antonio en lui souriant à son tour.
Lovino décela une autre expression cachée derrière le sourire de l'espagnol, et c'était subtilement bien caché, mais il n'aurait trop su dire quoi, exactement. Il préféra passer au-dessus. Il n'avait pas la force de se poser mille questions, pas encore en tout cas.
Francis et Gilbert se présentèrent aussi, Antonio semblait intéressé par ce qu'ils lui racontaient tour à tour. La conversation devint vite animée sans que Lovino ne pipe grands mots. Il préférait rester en retrait, comme Ludwig. Celui-ci l'interrogea d'ailleurs du regard, il paraissait inquiet à son sujet, mais Lovino lui sourit juste tristement. Trop tristement, surement, car la mine de l'allemand se détériora encore plus d'inquiétude, mais il n'ajouta rien, et Lovino n'aurait pas pu demander mieux de sa part. Il mettrait du temps à s'en faire une raison, certainement beaucoup de temps, mais il préférait feindre. Il ne voulait pas que les autres ne se fassent plus de soucis.
Vers la fin d'après-midi, alors que tous continuaient à parler activement et qu'Antonio commençait tout doucement à être plus bavard, Lovino prétendit qu'il lui restait encore du travail à faire chez lui pour décamper. Il se sentait étrangement exclus du lot, mais, en y repensant, c'était surtout lui qui n'avait pas vraiment voulut s'intégrer à l'animation générale. Il n'en avait juste pas eu la force.
- Je reviendrai te voir demain, Antonio.
Antonio parut légèrement déçu mais lui répondit.
- À demain, alors.
- Bonne soirée tout le monde.
Il sortit en les saluant vaguement de la main et prit la direction de sa maison à pied, sa voiture étant en réparation depuis quelques jours.
Il avait déjà eu un accrochage avec un chauffard avant de partir en voyage d'affaire. Cette fois, c'était un imbécile en Lamborghini qui lui avait coupé la route. Il l'avait évité de justesse mais n'avait pas réussi à garder le contrôle de son véhicule qui était partit se tamponner dans un autre arrivant sur la droite. Il avait eu juste le bon réflexe de freiner pour éviter que le choc ne soit trop important. La collision ne lui avait value aucune blessure, pas même au chauffeur de l'autre véhicule. Il n'avait fait que la cogner. Résultat, son capo et son feu avant droit se retrouvaient, pour l'un bien cabossé, et c'était plutôt voyant, et pour l'autre brisé.
Il était enfin de retour chez lui après une marche qui s'était faite dans le brouillard le plus sombre de son esprit, il avait déambulé dans les rues sans pour autant regarder où il allait. Il s'affala dans son canapé en cuir après s'être débarrassé de sa veste. Il était épuisé, aussi bien physiquement que psychologiquement. Il ne s'était jamais sentit aussi… vide.
Lui demander de ne rien dire, hein ? C'était comme lui demander de nier toute existence de ses sentiments… Mais si c'était pour le bien d'Antonio, il s'y plierait. Durement, certes, mais il le supporterait. Il essaierait, en tous cas.
En fin de soirée, vers vingt et une heures trente, il entendit toquer à la porte de sa maison. Il partit ouvrir en titubant. Il avait bu. Beaucoup bu. Certainement plus qu'il n'en fallait vraiment, à vrai dire. Son estomac, tout retourné par la quantité astronomique d'alcool ingurgité, le rendait nauséeux. Il n'avait plus autant les idées claires. Il dû se rattraper plus d'une fois au mur pour éviter de finir sa course sur le sol. Le monde tanguait dangereusement devant ses yeux.
Il avait souhaité oublier… Quelle ironie, vouloir oublier une amnésie… Et donc il avait bu. Il avait tout bonnement bu comme un trou. Il avait enchainé les bouteilles d'Amaretto, de Limoncello et il ne se souvenait plus trop quoi d'autre. C'était juste des bouteilles qu'il avait embarquées de sa cave et les avait ramenées près de lui, sur la table basse de son salon. Et il les avait descendues comme même lui ne l'aurait jamais cru possible. Une bouteille après l'autre, ils les avaient presque toutes vidées et il pensait même à aller en chercher d'autres.
En déloquant et ouvrant la porte, il eut la surprise de se retrouver face à Francis. Lovino battit plusieurs fois de paupières et sauta d'un pied à l'autre pour retrouver un équilibre qui paraîtrait plus ou moins correct à la vue de son interlocuteur.
- S'lut Francis ! s'exclama-t-il en sentant une remontée acide venir de son estomac.
- Tu as bu ? lui demanda Francis en voyant le visage bien rouge de Lovino. Tu sens l'alcool à plein nez !
- Nan ! répondit ce dernier avec un mouvement de tête.
Il réfléchit quelques microsecondes et finit par hausser les épaules.
- Just' un p'tit peu. Entre !
Lovino se dégagea du chemin et laissa à Francis le soin de refermer la porte derrière lui. Le brun tentait tant bien que mal de garder position plus ou moins équilibrée en marchant vers le salon. Le français entra avec réticence tout en gardant les yeux rivés sur la démarche dangereusement instable de l'italien. L'odeur d'alcool le frappa dès qu'il pénétra dans le salon. Des bouteilles vides gisaient sur le sol et sur la table. Des taches encore humides parsemaient le plancher, un verre dégoulinait encore, renversé en grande partie sur le coin de la table basse. C'était une vraie pagaille…
Lovino se fraya une place parmi les décombres de verre en les poussant du pied et se laissa lourdement tomber dans son canapé. Il désigna une place libre près de lui et Francis s'y installa, non sans lui jeter un regard soucieux.
- Qu'est-ce qu'i fait Gil' ?
- Il raccompagne Ludwig et ton frère.
Lovino refoula un hoquet et poursuivit.
- Pourquoi t'es là, toi, alors ?
- Car je m'inquiétais pour toi, Lovi'.
Lovino laissa échapper un rire amer.
- Vous m'faites tous trop rire ! Vous vous inquiétez pour moi ? Pourquoi ? J'vais bien~ ! fit-il avec un geste dédaigneux de la main.
- Si tu veux mon avis, je n'en suis pas si sûr… soupira le français.
Lovino haussa une nouvelle fois les épaules et lui lança un sourire carnassier
- Ouais bah justement, j'veux pas d'ton avis !
Il hoqueta encore et le goût d'alcool lui remonta amèrement dans la bouche.
- Tu devrais pourtant écouter un peu les autres parfois, tu sais.
Cette fois, il claqua de la langue. Ça commençait sérieusement à l'agacer.
- Pourquoi faire ? Ah oui ! Pardon, j'oubliais. C'est vrai que me plaindre arrangera la situation ! Mais quel idiot je fais !
- Je n'ai jamais dit ça.
Il devait sans doute l'avoir blessé dans ses paroles. Lovino baissa les yeux, dans l'état ou il était, soûl et sérieusement irrité, il décida d'ignorer. Les excuses n'avaient jamais été son fort, de toute manière.
- Qu'est-ce que t'a dit le médecin ? fit de nouveau Francis.
Lovino laissa échapper un rire nerveux et très cynique.
- Oh ! Pas grand-chose ! Juste de ne rien lui dire sur notre relation. D'éviter de lui apprendre qui je suis. De me faire tout petit, si tu veux. Des trucs dans le genre… Tu le crois, ça ?
Il claqua de la langue, roula des yeux et attrapa d'une main la bouteille dont il engloutit d'une traite le fond sous les yeux incrédules du français.
- Je vois… ça explique ce que tu lui as dit tout à l'heure.
Francis attrapa la bouteille désormais vide des mains de l'italien et la posa sur la table.
- Eh !
- Tu as assez bu comme ça, je crois.
Lovino fronça les sourcils et s'apprêta à l'injurier mais finit pas laisser tomber. Il n'était pas d'humeur. Un silence s'ensuivit.
Lovino était vraiment agacé à l'idée d'y repenser. Les paroles de ce médecin l'avaient vraiment achevé. Achevé, torturé, énervé… il avait juste envie de tout envoyer valser. Ça lui faisait mal de se dire qu'Antonio était juste à sa portée… et pourtant, il lui paraissait plus loin de lui qu'il ne l'avait jamais été auparavant.
Alors qu'il se ressassait rageusement la journée dans sa tête, fulminant de colère, il sentait sa conscience devenir de plus en plus vaseuse. Il se laissa glisser plus loin dans le dossier de son canapé. C'était incroyablement confortable, en fait. Ses paupières lui parurent de plus en plus lourdes, tout son corps semblait lui réclamer un sommeil réparateur qu'il n'avait pas eu depuis bien longtemps. Tout devint entièrement noir.
Quand il ouvrit de nouveau les yeux, il mit quelques secondes à reconnaître sa chambre peu meublée. Ses rideaux auburn laissaient passer d'infimes rayons de soleil. Il réfléchit quelques instants, ses derniers souvenirs remontaient à sa discussion avec Francis.
Francis… En y réfléchissant bien, c'était sans doute lui qui l'avait amené dans son lit. Il remarqua un papier sur sa table de chevet.
« Antonio n'aimerait pas te savoir comme ça. Francis. »
C'était vrai. Il avait dû faire peine à voir, hier. Il se redressa sur les coudes ; ses vêtements étaient toujours là, on l'avait juste déchaussé. Il se prit la tête entre les mains, elle l'élançait si fort qu'il avait la nette impression qu'elle était sur point d'exploser. Faudrait juste qu'un jour on lui explique comment se remettre d'une gueule de bois, lui qui d'ordinaire tenait bien l'alcool, même lors des soirées définies comme trop arrosées. Il l'admettait, il avait vraiment exagéré.
Une odeur vint soudain lui chatouiller les narines. Quelqu'un faisait cuire des viennoiseries. Et ça sentait trop bon…
Son estomac, bien que barbouillé, grogna monstrueusement. Il se glissa hors du lit et descendit précautionneusement les escaliers, se laissant guider par la provenance du parfum de pâte à peine cuite. En arrivant dans son salon, il eut la surprise de voir que tout avait été nettoyé. Même les tâches qu'il avait faites sur le parquet avaient en grandes partie disparues.
- Ah ! Grand frère ! Bonjour~ !
Lovino retint un cri de surprise, Feliciano venait de débouler de la cuisine et tenait un plateau encore chaud en mains. Le tablier aux couleurs de l'Italie qu'il lui avait offert à Noel entourait sa taille.
- Évites de crier si fort dès le matin, j'ai un affreux mal de crâne.
Feliciano lui sourit avec une pointe de tristesse.
- Ce n'est plus le matin ! Il est quatorze heures, enfin !
Lovino haussa un sourcil, il s'en fichait pas mal de l'heure, lui. Nan, lui, il définissait le matin à partir du moment où il se levait. C'était pas si compliqué à comprendre !
- Aller, va prendre une douche ! Tu sens l'alcool jusqu'ici !
Lovino ne protesta pas, même lui trouvait qu'il n'était pas ce qu'il y avait de plus agréable à renifler. Ses vêtements lui collaient, il avait pas mal transpiré durant la nuit. Il fila en vitesse dans sa salle de bain et sortit quelques minutes plus tard, plus frais que la veille. Feliciano somma à Lovino de s'installait sur la terrasse et de l'attendre. Sur ces mots, il fila déposer le nouveau plateau qu'il venait d'enlever du four sur la plaque de marbre du meuble de la cuisine. Il rejoignit quelques minutes plus tard Lovino avec un panier de viennoiseries encore toutes fumantes.
- Mange ! lui proclama gaiement Feliciano.
Les yeux de Lovino passèrent de Feliciano au panier sur lequel il s'attarda quelques longues secondes, déglutissant à la vue appétissante de tous ces bons mets, pour enfin revenir sur Feliciano qui lui souriait gentiment. D'une main hésitante, il attrapa un croissant et en coupa un morceau avant de le fourrer en bouche. Il le savoura, il avait oublié à quel point la cuisine de son frère était bonne.
Lovino ne s'était plus sentit aussi bien depuis longtemps, à tel point que ça lui paraissait tout nouveau dans son quotidien bien sombre.
- Tu n'es pas avec l'autre type aux patates ? l'interrogea-t-il entre deux bouchées.
- Non~ ! Ludwig a du travail. Aujourd'hui, c'est juste une journée entre toi et moi ! Et je n'accepte aucun « non » de ta part !
Lovino haussa les sourcils et esquissa un semblant de sourire.
- On ira faire du shopping ! Et se balader ! Et aussi acheter des gâteaux ! J'en avais promis à Ludwig mais je n'ai pas encore pu aller lui en chercher ! Oh ! Et puis-
Le plus jeune des jumeaux continua d'énumérer toutes les choses qu'il prévoyait de faire dans la journée. Il y en avait trop. Beaucoup trop, même. Et même si Lovino était épuisé, que son estomac lui donnait l'impression qu'il allait tout régurgiter, et qu'il était quelque peu blasé par l'après-midi qui l'attendait, la présence de son frère avait eu le don de l'apaiser, ne serait-ce qu'un peu.
Il suivit donc Feliciano dans la ville de Rome. Il était… tout bonnement ingérable. Mais il passait un agréable moment.
Feliciano essayait sans doute de lui changer les idées, et, à vrai dire, il commençait à y arriver. Sa gueule de bois était toujours présente et lui tapait toujours bien sur le système, l'odeur des spécialités émanant des restaurants auprès desquels ils passaient lui soulevait l'estomac, ses jambes peinaient à suivre le rythme et la bonne humeur communicative de son frère, ça l'exaspérait pas mal, c'était vrai, mais il se sentait bien.
