Titre original : Draco Malfoy, a Story
Auteure : BlancheMalfoy
Traductrice : Falyla
Paring : Draco/Harry POV Draco
Rating : M
Disclaimer : Les personnages et les situations appartiennent à JK Rowling, l'intrigue de cette fic est de BlancheMalfoy. Je ne m'approprie que la traduction avec son accord bienveillant.
Sommaire : Après les événements du tome 7, Draco Malfoy n'est plus le même. Voici son histoire.
État de la fic originale : en cours, chapitre 5 en ligne
Note de la traductrice : bonjour, ce premier chapitre a suscité beaucoup d'intérêt, j'en suis ravie et BlancheMalfoy aussi.
Je pense que je posterai une fois par semaine, excepté du 12 au 31 juillet, je suis en vacances.
Pour ce qui est de la taille des chapitres, il semblerait qu'à partir du 5, ils prennent de l'ampleur.
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BlancheMalfoy aussi, pour celles et ceux qui parlent anglais ou portugais.
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Bonne lecture.
L'histoire de Draco Malfoy
Chapitre 2
Ma première semaine sans Scorpius s'est lentement écoulée. Ma mère m'a écrit de France, sa nouvelle maison depuis sept ans. Père va bien. Il visite beaucoup de musées et de cafés, ce qui est vraiment bizarre. Mère passe ses après-midi à boire du thé avec ses amis français – et ce qui me surprend le plus, c'est que la plupart d'entre eux sont des Moldus. Elle envoie ses affectueuses pensées à Scorpius et espère le voir à Noël.
Scorpius aussi m'a envoyé une lettre. Nous avons promis de garder le contact au moins une fois par semaine. Il a l'air heureux, ce qui me soulage vraiment. Il remercie Astoria pour les friandises et les gâteaux et moi pour le livre de Potions que nous lui avons envoyés. Scorpius adore les potions. Je m'attends à ce qu'il soit aussi bon que Severus l'était. Il a assurément du talent.
Je repose la lettre sur le plateau d'argent et je bois une gorgée de mon thé au lait. Je n'ai pas faim, ce qui est habituel. J'ai rarement faim. Généralement, Astoria me fait manger quelque chose. Elle dit toujours que je suis trop mince et trop faible. Mon teint lumineux et soyeux d'autrefois est maintenant si terne que ça me rend dingue. Je suis aussi devenu plus pâle. Je déteste me regarder dans un miroir et faire face à cet être fragile qui était jadis si fier et séduisant. Je dois me rappeler chaque jour que je dois se montrer fort et tout endurer pour Scorpius. Ma vie entière tourne autour de mon fils.
Je prends mes pilules en espérant me sentir mieux. Même si le guérisseur de famille m'a prescrit quelque chose de plus fort, je refuse de les prendre. Je suis malade et j'ai besoin d'aide mais je veux garder l'illusion que je peux combattre ça avec mes propres forces. Si les médicaments sont plus forts, quel serait mon mérite si je vais mieux ?
Je commence à feuilleter la Gazette du Sorcier et je me fige un instant quand je vois une photo de Harry. Je soupire. Il a reçu un autre prix. Combien cette année, déjà ? Au moins dix, je pense. Je me demande s'il n'est pas fatigué de toutes ces louanges. C'est une question bête, en fait. Si moi je ne peux pas lui résister, le reste du monde n'a pas d'autre option que d'abdiquer devant le Grand Harry.
Astoria vient s'asseoir à côté de moi et me fait savoir qu'elle est contente que ses bégonias grandissent en parfaite santé. Elle adore passer du temps au jardin. C'est son loisir favori, même si ça fait renifler ma mère de dédain.
Selon elle, Astoria n'est pas celle qu'il me faut parce qu'elle n'a rien d'une riche sorcière typique. Au contraire, Astoria aime s'occuper. Même si elle ne travaille pas – parce ça, ce serait la mort assurée de ma famille et de la sienne – elle passe beaucoup de temps dans notre magnifique serre située dans l'arrière-cour. Elle trouve divertissant de plonger ses délicates petites mains dans la terre. Ça horrifie ma mère et moi, j'adore Astoria pour ça.
Nous nous aimons à notre manière. Je sais qu'elle aurait voulu que nous soyons un vrai couple passionné mais pour elle, c'est suffisant que nous soyons attentionnés l'un envers l'autre.
Astoria peut avoir l'air d'une sorcière typiquement bourgeoise au début avec ses cheveux dorés et son visage de poupée. Elle vient d'une riche famille traditionnelle de sorciers, une chose essentielle à notre union. Mais ceux qui la connaissent intimement comprennent combien elle est douce et tendre en réalité. Elle prend soin de moi et c'est une très bonne mère.
Nous sommes de bons amis. Les silences entre nous sont confortables. Pour un étranger, ça pourrait sembler étrange. À première vue, nous avons l'air d'un couple sans âme mais ce n'est pas vrai du tout.
- Draco, chéri, tu as mangé ? elle me demande en levant les yeux un instant de son magazine hebdomadaire de jardinage sorcier.
Je souris et je mens.
- J'ai mangé un toast.
Elle me sourit en retour.
- Super. C'est mieux que rien.
Je n'ai pas le courage de lui dire la vérité pour ne pas la décevoir. À la place, je continue à lire le journal. Je me renfrogne en lisant qu'un gang de sorciers adolescents terrorise des Moldus à Londres. Un pub a été vandalisé et il a fallu effacer la mémoire de quelques Moldus. Rien de sérieux mais le Ministère est inquiet – et ils faisaient bien. Le groupe s'était donné pour nom le Gang de la Mort et ils veulent que les Sangs-Purs reviennent au pouvoir. Manifestement, ils haïssent les Moldus.
Je sens des frissons me parcourir l'échine, tellement c'est familier.
Je mets le journal de côté quand j'atteints les pages sportives. La première colonne est celle de Ginny Weasley. Elle est douée, je dois l'admettre. Mais je ne peux pas l'encadrer. Elle est si parfaite que j'en suis malade.
Je ferme les yeux et j'essaie de ne pas penser à Harry mais c'est aussi impossible que de cesser de respirer. Je laisse mes sentiments me submerger. Vous voyez, vingt ans plus tôt, j'ignorais que toute cette haine était en fait de l'amour. C'est dégueulasse. Je détestais Harry Potter plus que tout. Puis, quand ma santé a commencé à se détériorer, j'ai cherché l'aide d'un professionnel. Et ce salaud m'a fait comprendre qu'en fait j'étais amoureux de Harry.
Ça a été plutôt un choc. J'allais de pire en pire. Plus tard, quand j'ai enfin pu le verbaliser, je me suis avoué que c'était vrai. Le support d'Astoria a été extrêmement important.
Au moins, je ne suis plus si obsédé. Il y a les bons jours et les moins bons. Comme ce jour à la plateforme 9¾. Ce jour-là a été très mauvais. Pas seulement parce que j'ai eu à faire avec Harry mais aussi à cause du départ de Scorpius. Quand je suis revenu au Manoir, je n'étais qu'une épave en perdition. Astoria voulait faire venir le guérisseur. Finalement, je me suis senti mieux et fier de ma force de volonté.
Pour la millième fois, je me suis dit que Harry Potter n'était qu'une illusion et que jamais, même dans un million d'années, il ne serait à moi. S'il savait ce que je ressens après toutes ces années, il me rirait au visage et m'enverrait me faire voir.
C'est dur à dire. Le Harry Potter de maintenant est si différent. Il a beaucoup de caractère, il est beaucoup plus mature. Les quelques fois où on s'est vus, il m'a traité avec une froideur polie mais sans aucune agressivité. Nos brèves rencontres m'ont toujours laissé tremblant et malade parce que je hais le Harry Potter courtois.
Je donnerais n'importe quoi pour avoir l'ancien Harry Potter – celui qui était défiant et émotif, celui dont les yeux verts étincelaient de fureur. Au moins, à cette époque, il reconnaissait mon existence. Maintenant, il ne semble pas se soucier du tout de ma présence.
Qui pourrait le blâmer ? J'étais un insupportable connard. J'étais égoïste et gâté – un vrai morveux.
Est-ce que j'ai changé ? Je fais une grimace parce que la réponse est tellement évidente. Non, bien sûr que non.
- Est-ce ça va ? me demande Astoria, le regard inquiet.
Je l'avais oubliée pendant une seconde. J'ouvre mes yeux et hoche la tête.
- Oui, je vais bien. Ce n'est rien vraiment, juste une légère douleur.
- Peut-être que tu devrais rentrer. C'est venteux aujourd'hui, elle me suggère.
Nous sommes dans le belvédère du Manoir, c'est mon endroit préféré. Je ne veux pas partir si tôt. Ce lieu m'apaise l'esprit. Il est entouré de plantes et de vieux arbres noueux. Mes quatre bergers allemands courent partout à la recherche des gnomes et aboient joyeusement quand ils en trouvent. Ils se nomment Athos, Porthos, Aramis et D'Artagnan, mes quatre mousquetaires. Je les adore. Je siffle pour attirer leur attention et ils me suivent dans le Manoir.
Je décide de lire un livre en croyant que ça me distraira. Douce illusion. Je continue de penser à ce que Harry peut faire et avec qui. Je l'imagine avec Ginny Weasley vivant un scène domestique idyllique. Je sens que je vais gerber cette fois.
Je prends une douche et je me sens faible. Je décide de faire l'effort de manger à midi. J'ai besoin d'énergie.
Alors que nous mangeons, Astoria me raconte les dernières nouvelles de l'élite sorcière. Ma femme s'occupe des réunions de leur Club de Sorciers, un endroit pour riches Sangs-Purs qui pensent encore qu'ils sont mieux que les autres. Elle se plaint mais je sais qu'elle s'y amuse. Je pense que ces réunions sont une perte de temps mais Astoria a toujours des histoires amusantes à me répéter sur les balivernes qui s'y disent. Je suis curieux de ce qu'elle a à me dire maintenant.
- Ils ont demandé à Harry Potter de faire un discours la semaine prochaine, elle m'annonce d'un air désinvolte.
Je manque de m'étrangler avec le vin. Ça n'a aucun sens de demander à Harry d'aller là-bas. Le Club des Sorciers le tolère à peine et je sais parfaitement ce qu'ils pensent vraiment du héros du monde magique. Harry n'est pas un Sang-Pur pour eux puisque sa mère est une Sang-de-Bourbe. Les gens comme Harry sont toujours insupportables pour la vraie élite sorcière.
Mais qu'est-ce que j'en sais ? Les choses changent si vites.
- Pourquoi est-ce tu ne m'accompagnerais pas, samedi ? elle s'enquiert.
Sa question parait anodine mais grâce à la lueur dans ses beaux yeux, je sais qu'elle mijote quelque chose.
- De quoi il va parler ?
- C'est à propos de la fondation pour les orphelins qu'il a créée après la guerre. Il me semble que c'est à propos de ce gang de sorciers adolescents qui sévit dans les rues de Londres, ce sont les enfants et les petits-enfants d'ex-Mangemorts. Il envisage de les insérer dans son projet. Matilda Junian a montré de l'intérêt pour le problème.
Je fronce les sourcils. Je ne peux pas imaginer une personne telle que la vieille Matilda Junian être intéressée par ça. C'est la dernière personne qui ouvrirait les portes de son précieux club de snobs à quelqu'un qu'elle méprise. Matilda était une femme petite et grassouillette qui a épousé un des plus riches et plus influents sorciers d'Angleterre. Son mari était un des principaux supporteurs du Seigneur des Ténèbres durant la première guerre. Il est mort depuis longtemps, victime d'une étrange nourriture empoisonnée. Depuis, Matilda prend soin de tout à sa place. Quiconque occupe un poste important dans le monde magique la consulte d'abord avant de prendre une décision. La vieille mégère n'aime rien tant que s'immiscer dans les affaires des autres. Qu'ils le veuillent ou pas.
Elle a essayé de dompter Harry Potter et les Weasley. Je dois avouer que c'était amusant de voir tous ses vains efforts déployés en pure perte. Harry Potter refuse de la traiter comme une déesse alors Matilda le déteste. C'est pourquoi je trouve que sa visite au club est bizarre, c'est le moins qu'on puisse dire.
L'intention de Harry est noble cependant. Ce sera intéressant de retourner au club au moins une fois pour le voir. J'ai déjà vu Harry donner des discours avant. Chaque mot qui sort de sa bouche est plein de passion. Il aime tout ce qu'il fait et moi, je l'aime pour ça.
- D'accord, j'irai avec toi. J'imagine que ce sera drôle que de voir tous ces flagorneurs faire de terribles efforts pour plaire à Matilda tandis qu'ils essaieront de cacher combien la présence de Harry les répugne.
Astoria glousse discrètement.
- Oh, ça, Draco mon chéri, je n'en doute pas une seconde.
Puis elle continue après une courte pause.
- Tu sais, j'étais en train de me dire… Pourquoi tu ne…
- … n'irais pas te coucher tôt ? je la coupe avant qu'elle puisse dire quelque chose qui va me contrarier. Bonne idée, chérie. Je suis vraiment fatigué.
Elle se renfonce dans sa chaise en poussant un lourd soupir. Une seconde plus tard, elle me sourit tristement.
- Bien sûr, elle finit par dire.
Je me lève pour lui apposer un baiser sur le front. Puis je vais dans ma chambre. Je sais que ce veut Astoria mais je ne le ferai jamais. Je ne confesserai jamais mes sentiments pour Harry. Astoria a cette vision romantique que tout finira par s'arranger une fois que je lui aurai déclaré mon amour éternel. Les femmes peuvent se montrer tellement naïves.
Je verrouille la porte et je m'y appuie quelques instants. Je sers mes poings. Ce dont j'ai besoin, c'est de me débarrasser de mes sentiments pour Potter, et vite, ou je vais finir par mourir de cet amour non partagé. Et ça, ce serait pathétique, non ?
Je me couche dès que j'ai pris ma potion de sommeil. Je veux un sommeil sans rêve. Et, merci Merlin, c'est ce que j'obtiens.
À suivre…
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