Chapitre N°2 Le rendez-vous.

C'était enfin son tour, il entra, referma la porte derrière lui, déposa son dossier sur le bureau, s'installa devant moi et me demanda si j'avais toujours des projets pour la soirée.

Je ne répondis pas, pris l'aiguille, m'approchai de son bras, positionnai le garrot, passai le coton alcoolisé nettoyant la peau et je lui prélevai un tube de sang pour les analyses. Il me fixait, son regard était si doux que j'en fus encore plus troublée et lui demandai de baisser son caleçon pour lui injecter le vaccin, il me tourna le dos en me demandant s'il devait le baisser ou le retirer, il se moquait de moi, en moi-même, je me dis " toi, tu vas voir si tu vas te payer ma tête longtemps ".

« Non, juste un peu baissé, cela suffira. »

Je me mordis les lèvres en découvrant ses fesses, elles étaient vraiment bien faites et bien fermes, je repassai le coton en prenant soin de ne pas le mettre mal à l'aise et le piquai peut-être sans retenir mon mouvement histoire de lui montrer que, moi aussi, je savais me défendre.

« Aïe »

« Oh, désolée, j'étais ailleurs. Vous vous sentez bien ? »

« Oui, j'ai bien remarqué, vous ne m'avez même pas répondu, aurais-je commis une erreur ? Je vous repose ma question ou bien, non, je reformule ma demande pour me faire pardonner laissez-moi … »

Mais on frappa à la porte TOC TOC !

« Bella, je peux vous voir un instant, ah, bonjour Edward, comment allez-vous ? Comment va Elisabeth ? Vous lui transmettrez mes salutations. »

« Oui, Docteur Cullen, je n'y manquerai pas, elle en sera ravie. »

Edward sortit de la salle d'examen en me souriant, il retourna s'habiller, j'étais frustrée, je n'avais pas pu entendre sa demande. Mais bon je ne pouvais pas faire autrement.

« Vous le connaissez bien à ce que je peux constater. En quoi puis-je vous aider ? »

« Oh oui, c'est Edward Massen, j'ai soigné son père au mois de décembre dernier. Le pauvre homme, je n'ai rien pu faire pour lui, il s'était battu jusqu'à la fin. Edward et sa mère étaient, là, toujours à ses côtés, ils ont été effondrés par sa mort. Je me suis pris d'affection pour eux et les ai aidés à surmonter cette épreuve. Et c'est bien la première fois que je le vois si radieux depuis cet événement, et j'en suis heureux pour lui. Donc, je voulais savoir si vous aviez des camarades qui seraient intéressés par un poste à l'hôpital, car entre Suzy, qui risque d'avoir besoin d'un peu plus de repos, et des militaires que nous allons avoir à traiter en plus, nous manquons cruellement de bras. »

« Oui, j'ai des camarades qui ont obtenus leur diplôme, je vais les contacter et leur demander de venir vous rencontrer, ils en seront ravis. »

Carlisle me remercia et me félicita de mon travail bien fait, il était content que les visites des pilotes avaient été honorées dans les temps impartis malgré le manque d'effectif, et me permit une pause plus longue d'une demi-heure, Je pourrais ainsi en profiter pour aller proposer à Angela, Mike et Ben de venir grossir les rangs du personnel de l'hôpital.

Je repensais à Edward et étais peinée de l'avoir si rapidement jugé, il n'était pas celui que j'avais cru, mais un être doux et fragile à la fois, je ressortis de l'Hôpital, me dirigeai vers la maison d'Angela, elle était avec Ben, pour leur proposer de venir travailler avec moi mais ils avaient déjà d'autres propositions en vue, puis j'allais à la boutique des Newton proposer la même chose à Mike mais il n'y avait que sa mère, elle me promit de lui faire la commission et me remercia pour lui, je repartis au travail en prenant le temps de prendre un peu l'air et de me restaurer un peu, j'avais du temps avant de reprendre les visites médicales des autres escadrons. L'air était doux et la pluie de la nuit avait fini par sécher, je profitais un peu de ce fond d'air clément.

J'allai voir si mon vélo était réparable, si je pouvais remettre cette fichue chaine en place, mais c'était peine perdue, il me faudrait, une fois de plus, demander à Jacob de le réparer, c'était des réparations de fortune mais je n'avais pas trop le choix et étais bien contente qu'il les fasse.

J'avais de la graisse plein les doigts, je devais aller me laver et bien frotter, je ne pouvais pas rester ainsi, et risquer de tâcher mon uniforme blanc. Je râlais toute seule, en me dirigeant vers le vestiaire

Je pris le savon, la brosse et dus bien insister pour réussir à tout retirer, j'en avais les mains rouges et irritées, décidément. Je ressortis et retournai à mon poste quand je vis Mike qui me courait après.

« Bella, Bella, je suis content que tu aies pensé à moi pour ce poste, ça va être amusant, on va faire équipe, je vais remplacer une infirmière le temps de son congé et peut-être plus si je conviens, je vais devoir t'inviter à boire un verre ce soir pour fêter ça. »

« Non Mike je ne peux pas ce soir, j'ai déjà quelque chose de prévu. »

A peine avais-je terminé ma phrase qu'en levant mes yeux je l'aperçus, nos regards se croisèrent, il me sourit et s'approcha de moi.

« Je me suis porté volontaire pour déposer des dossiers supplémentaires dans le seul espoir de vous revoir Bella, je vous attendrais à la sortie de votre service. »

Mike tendait l'oreille alors je ne pus lui refuser, j'étais prête à tout pour éviter une sortie avec Mike.

« D'accord, je quitte vers 15 heures. »

Il me sourit et me dit:

« J'adore vos joues lorsqu'elles se colorent ainsi, Bella, tout autant que ce magnifique prénom qui vous va à ravir. Donc je serais là pour vous, Bella. »

« A une condition, je ne veux plus entendre de vous, nous avons le même âge. »

« Comme tu voudras, Bella, tes désirs sont des ordres. »

Il déposa sur ma joue un baiser qui m'embrasa, et repartit avec ses dossiers sous le bras, en direction du bureau du docteur Cullen.

Mike me toisait et ne disait rien, je comprenais bien qu'il était déçu, mais, le connaissant, il n'allait pas s'avouer vaincu aussi rapidement vu qu'il me collait depuis le lycée.

L'après-midi passa vite j'avais repris le poste N°1 donc avais fini avant Mike et Evelyn. Je fis mon rapport à Carlisle qui me demanda de prendre place. Je tirai donc le fauteuil et m'y installai, je me demandais de quoi il allait me parler. Il posa son stylo et se redressa, me fixa dans les yeux et prit une grande inspiration.

« Bella, j'ai remarqué que le jeune Massen ne vous laissait pas indifférente, et cela a l'air d'être réciproque, j'en suis ravi, vous devez savoir que Madame Massen est une généreuse donatrice pour les œuvres de l'hôpital et nous aide dans d'autres projets de recherche. »

Je me demandais comment il avait bien pu se rendre compte de tout ça juste en nous apercevant un court instant ensemble, enfin juste dans la même pièce. Mais il est vrai que je devais être écarlate lorsqu'il était intervenu à deux reprises, bien que, la première fois, il n'avait pas vu qu'il était présent puisqu'il sortait de la pièce pour retourner dans la file d'attente suivante.

« Je tenais à vous féliciter pour votre travail et aussi pour avoir trouvé un élément supplémentaire pour étoffer l'équipe. Nous aurons des visites médicales encore pendant deux semaines, ensuite je vous prendrai dans le service médecine pour m'épauler dans ce service, cela vous permettra d'apprendre encore plus de choses, je vous sens fiable et j'ai confiance en vous.»

J'étais de nouveau rouge, je ne m'attendais pas à de telles éloges à mon sujet après juste une journée de travail, Carlisle avait le don de mettre les gens en confiance et personne ne voulait lui déplaire, c'était un des meilleurs médecins que cette ville avait connu, et tout le monde, à part les Quilleutes, en était satisfait.

« Je vous remercie, cela me touche beaucoup, vous n'aurez pas à le regretter. »

« Ça je le sais déjà, vous pouvez disposer Bella. Dépêchez-vous Il doit vous attendre. »

Je me levais et le fixais en me demandant de qui il parlait. Je sortis, me dirigeai vers le vestiaire, lorsque Mike m'interpela de nouveau.

« Bella, alors tu viens ? Je ne te lâcherai pas comme ça tu sais, j'ai bien compris que ce pilote t'a servie d'excuse. Alors je t'attends à la sortie.»

Je le fixais et lui répondis que j'avais déjà des projets et qu'il n'en faisait pas partie. J'entrai dans le vestiaire, quel pot de colle celui-là, je me demandais bien pourquoi, il insistait autant, je ne lui avais pourtant jamais laissé espérer quoi que ce soit.

Je ressortis du vestiaire quand je le vis, il était là, il était venu. Je sentis mon cœur battre plus fort que d'habitude, ressentis un frisson de bonheur m'envahir, restant une fois de plus sans voix, il allait vraiment me prendre pour une cruche, je restais si souvent bloquée.

Il s'avançait vers moi lentement, je le regardais médusée, quand Mike réapparut une fois de plus, rompant le charme.

« Bella, je suis là, que fais-tu, on y va ? »

« Mike Newton, ouvre bien grand tes oreilles car il me semble que tu n'as pas encore compris que non, c'était non. »

J'étais folle de rage, il était moins une que je lui envoie un bon coup dans l'estomac, je serrais mes poings et les dressais devant lui. Je crois que cette fois il comprit ma réponse car il recula et partit sans demander son reste.

Edward le bouscula au moment où il passa à côté de lui, et lui jeta un regard menaçant, puis vint me rejoindre, et me calma en me lançant une plaisanterie pour détendre l'atmosphère.

« Eh bien, au moins là je sais à quoi m'en tenir, Bella la boxeuse, non, ça ne sonne pas vraiment bien, il serait dommage d'abimer de si jolies mains. »

Sa voix avait un tel tintement de velours que je ne pus rester énervée très longtemps, je me remis même à lui sourire derechef. Il me tendit sa main m'invitant à l'accompagner. Je le suivis jusqu'au parking.

« Je dois aller récupérer ma bicyclette hors d'usage pour la ramener chez moi. »

« Eh bien, pas de problème, je vais la mettre dans la voiture et, comme ça, je te raccompagnerai, mais avant j'ai juste une petite course à faire. »

« Mais elle va salir ta voiture. »

« Ne t'inquiète pas, les banquettes sont en cuir, ça se nettoie bien. C'est la voiture de ma mère, je la fais rouler un peu. »

C'était une superbe Rolls Royce décapotable blanche à l'intérieur cuir rouge assorti aux roues. C'était bien la première fois que j'en approchais une d'aussi près, et j'allais monter dedans, je me demandais bien quel type de voiture il avait lui.

« Ça me gène, tu va l'abimer, elle est si belle. »

« Tu sais, ce n'est qu'une voiture, et je ne vais pas te laisser te défiler comme ça sinon je vais chercher le petit blondinet. »

Nous nous mîmes à rire et je finis par prendre place dans la voiture, il referma la porte derrière moi et se mit au volant.

« Je dois récupérer mon blouson chez la couturière, tu me rends service en venant avec moi. Je vais te faire passer pour ma fiancée, c'est pour qu'elle arrête de me faire du rentre-dedans. »

Il n'avait même pas attendu que je lui réponde que, déjà, il fit le tour et m'aida à descendre, je le regardais, il me sourit et, du coup, je n'osais pas lui en faire la remarque, j'étais incapable de lui refuser quoique ce soit et encore moins lorsqu'il me regardait ainsi, sans compter l'effet que produisait le contact de sa peau sur la mienne, je le suivais. Nous entrâmes dans la boutique, la clochette tinta pour annoncer notre présence, une femme d'une trentaine d'années, de taille moyenne, un peu enrobée, cheveux blonds courts et bouclés, bien habillée, son regard s'illumina lorsqu'elle reconnut Edward, c'était à peine si elle avait remarqué ma présence.

« Edward, c'est vous ? Comme je suis contente de vous voir, je pensais que Charles allait venir récupérer votre blouson, je vais vous le chercher tout de suite. »

Effectivement, elle le courtisait ouvertement, elle avait quand même plus de dix ans de différence et était mariée, elle portait une alliance. Lorsqu'elle réapparut, Edward me présenta.

« Je vous présente Bella, ma fiancée. »

« Enchantée ! Comme vous avez de la chance, Mademoiselle. Edward est un réel gentleman et, de plus, il est charmant. Pas étonnant qu'il soit bien accompagné. »

Edward régla la note et nous sortîmes en silence, retenant nos rires, jusqu'à notre arrivée à la voiture. Il prenait toujours le temps de m'ouvrir la porte, j'avais du mal à me faire à cette manière mais profitais de l'instant qui nous permettait de nous frôler.

« Effectivement, elle n'est pas discrète. C'est fou l'effet d'attraction que tu as sur elle. »

"Et sur moi aussi" dis-je tout bas, en sentant mes joues rougir, je me demandais s'il l'avait entendu.

« Oui, tu vois, moi aussi, j'ai mon fan club et je pense que, cette fois-ci, elle ne recommencera pas d'aussitôt. Alors, comme ça, toi aussi, tu es attirée par moi ? »

Il passa sa main sur mon visage, replaçant la mèche de cheveux qui recouvrait ma joue, je ressentis, au doux contact de sa main, tout un tas de frissons qui me parcourrait le corps.

« Il y a un bal vendredi soir, veux-tu m'y accompagner, ça me ferait vraiment plaisir, s'il te plait ? »

« Je ne sais pas, il faut que je demande à mes parents. Je ne suis vraiment pas très agile dans mes mouvements, comme tu as pu t'en rendre compte. »

« Ne t'inquiète pas, je suis un excellent cavalier, tu n'auras qu'à me suivre, je te guiderais. Je considère ta réponse comme affirmative, donc je vais demander moi-même à tes parents et me présenter par la même occasion, ainsi ils ne pourront pas refuser. Du moins, je l'espère. »

Il avait bien raison mes parents en le rencontrant ne risquaient pas de lui refuser la moindre sortie en sa compagnie. Qui l'aurait pu ?

Je lui indiquais la direction à prendre, il roulait lentement, cela nous permettait de rester plus longtemps ensemble, un avant goût d'un premier rendez-vous en quelque sorte. Une fois arrivés devant la maison, ma mère sortit intriguée par le ronronnent du moteur qu'elle ne reconnaissait pas.

Edward descendit, m'ouvrit et c'est à ses côtés que je grimpais les marches du perron.

« Maman, je te présente Edward Massen, il a eu la gentillesse de me raccompagner, ma bicyclette m'a encore jouée un tour, il faut vraiment que je la remplace. »

« Madame Swan, je suis honoré de vous rencontrer. »

Il lui fit un baise main, elle en était toute émoustillée, je lui fis de gros yeux pour qu'elle se calme un peu, j'étais un peu gênée par son exubérance.

« Appelez-moi Renée, pas de Madame Swan entre nous. Eh bien, je ne savais pas que tu avais des amis aussi charmants Bella. »

« Maman, je t'en prie ! Papa est rentré ? »

« Oui, il est dans la grange avec Billy et Jacob, ils coupent du bois. »

Je me mordis les lèvres et me demandai comment allait réagir Jacob en présence d'Edward, vu qu'il m'avait avoué ses sentiments, envers moi, l'été dernier. Je lui avais bien précisé que, pour moi, il resterait toujours mon ami mais juste un ami. Il était comme le grand frère que je n'avais pas eu, et je ne voulais pas qu'il en soit autrement, mes sentiments n'allaient pas plus loin.

Je ressortis, accompagnée d'Edward et de Renée, pour aller les rejoindre. Billy était dans son fauteuil roulant, mon père fendait les buches et Jacob les entassait, ils discutaient pêche comme à leur habitude, pas étonnant qu'ils ne nous aient pas entendu arriver. Edward en profita pour descendre le vélo de la voiture et nous suivait avec pour le déposer dans la grange.

« Voici les rafraichissements, pour ces grands travailleurs. »

« Merci Renée, nous avions le gosier un peu sec. Ah, Bella, tu es rentrée ! Comment s'est passé ta première journée ? Qui est ce jeune homme qui t'accompagne ? »

Je stoppai mon avancée et regardai discrètement la réaction de Jacob.

« Oui, tout s'est bien passé, même si elle a failli se terminer avant d'avoir commencé. Ma bicyclette a bien failli me coûter plus que mon job, mais, bon, passons. Et Edward m'a gentiment raccompagnée. »

« Bonsoir, je suis Edward Massen. Je suis pilote de l'armée de l'air sur la base de Port Angeles. »

« Massen, ah oui, j'ai déjà rencontré votre mère, comment se porte-t-elle ? Je vous remercie d'avoir raccompagné ma fille. »

« Elle se porte bien, je vous remercie. Je voulais vous demander l'autorisation d'inviter Bella à aller au bal vendredi soir. »

« Je n'y vois pas d'inconvénient, ça lui fera un peu de bien de sortir, c'est une véritable nonne notre Bella. Si vous promettez de ne pas rentrer trop tard, et de bien veiller sur elle... »

« Je vous le promets, je passerai donc vendredi vers 18 heures. »

Je dévisageais mon père qui avait osé me traiter de nonne devant lui et je raccompagnai Edward jusqu'à la voiture. Jacob nous suivit ainsi que Charlie et Billy.

« Whaou, c'est ta voiture, c'est une Rolls Royce ! Je n'en avais jamais vu en vrai et elle est encore plus belle, que celle que j'ai vu sur les brochures de réclames. »

« Non, c'est celle de ma mère, et oui, c'est une Rolls Royce Silver-Gosht , moi j'ai une Bugatti Black-Bess, si tu veux je t'emmènerai faire un tour la prochaine fois. »

« Oh, c'est sûr que ça doit aller bien plus vite que le vélo ou le char à bœuf, n'est-ce pas Bella ? »

Je mis un coup de coude à Jacob pour qu'il arrête ses allusions, déplacées. Edward était resté courtois et lui pas du tout.

Edward coupa court en nous saluant. Il monta dans la voiture, je m'approchai de lui et il me murmura « Tu vois tout s'est bien passé. Je te retrouverai demain soir, je te raccompagnerai, j'ai plein de questions à te poser pour mieux te connaitre. A demain, mademoiselle Bella Swan, faites de beaux rêves. »

Et il partit. Mes parents et Billy étaient rentrés dans la maison, Jacob, lui, m'attendait, assis sur les marches, je restais immobile à le regarder s'éloigner un pincement au cœur, et les joues rouges, je repris mes esprits et une grande inspiration et me retournai vers Jacob, qui allait passer un mauvais quart d'heure.

« Alors, tu n'as toujours pas appris les bonnes manières à ce que je vois. Arrêteras-tu un jour tes enfantillages ? »

« Désolé, c'est plus fort que moi, mais bon que veux-tu, déjà tu travailles avec Cullen et ça ne me plait pas, et te voir avec un gosse de riche, ça m'a fait voir rouge, un pilote ? Tu choisis bien. »

Ah, c'en était trop, je n'allais pas le laisser salir Edward et Carlisle sans riposter.

« Comment oses-tu critiquer des personnes si bonnes ? Eh puis c'est quoi ces histoires ? Je n'ai pas de compte à te rendre ni pour ma vie privée ni pour ma vie professionnelle. Le docteur Cullen est un excellent médecin et il est très attentionné, Edward a peut-être les moyens mais cela ne change rien à ses manières, et de plus si les réparations de ma bicyclette avaient tenues je ne l'aurais peut-être pas rencontré. Tu dépasses un peu trop les bornes, Jacob. »

De rage, je rentrai à la maison et aidai ma mère à préparer le souper, j'étais bien décidée à l'éviter le reste de la soirée. Je passais le repas entier le nez dans mon assiette pour éviter son regard de chien battu, comme il savait si bien le faire. Mais à la fin du repas, une fois la vaisselle faite, il vint me rejoindre dans ma chambre pour s'excuser, il était tout penaud.

« Bella, je m'excuse d'avoir agi ainsi, mais tu sais bien ce que j'éprouve pour toi et te voir avec un autre m'a rendu fou, même si ce n'est pas réciproque, je garde toujours espoir, je reste toujours ton ami Bella, pardonne-moi. J'ai réparé ton vélo et ça devrait tenir, mais je ne suis pas magicien. »

« C'est bon, mais ne me refais plus jamais ça. »

« Peux-tu me promettre une chose ? »

« Tout dépend de la chose ? »

« Lorsque tu travailles, ne reste jamais seule avec Cullen, ce n'est pas pour rien, que nous, les Quilleutes, n'allons pas à l'hôpital. »

« Mais pourquoi ? C'est stupide, le Docteur Cullen est bon et généreux et j'ai beaucoup à apprendre à ses côtés. »

« Promet-le-moi. Jamais seule avec lui. »

« Oui, bon, si tu insistes, mais tu me dois une explication censée. »

« Je ne peux pas t'en donner, c'est comme ça, il te faudra demander à mon père. »

« Bon, je travaille demain et je ne me suis pas encore douchée, je voudrais me coucher alors si tu pouvais me laisser ce serait sympa, bonne nuit Jacob. »

« Bonne nuit, Bella. »