Disclaimer : Les personnages de X-Men appartiennent à leurs auteurs et à Marvel. Moi, j'aurai aimée une donation de Erik et de Charles, mais paraîtrait que c'est pas possible. Dommage. Je ne touche rien pour écrire cette fanfiction.

Avertissement : UA, Slash, limp/broken/angst/dark!Charles. & de l'alcool. Ça sera tout.

Genre : Angst, drama, romance, hurt/comfort, family, friendship.

Spoilers : Aucun. C'est sûr que si vous n'avez pas vu le dernier X-Men, ça risque d'être spoiler, mais sinon, non.

Pairing : Erik/Charles.

A écouter : The Killers; When you were young (Jacques Lu Cont remix).

Note : Merci pour vos reviews, vos favoris, qui m'ont énormément touchée. Je suis heureuse de voir que cette fic vous plait et vous intrigue autant. Je m'excuse également, parce que je devais poster ce premier chapitre bien plus tôt, mais mon ordinateur semble sentir que sa durée de vie diminue car il me joue des tours assez peu malins en ce moment, ce qui explique mon retard de post. Alors, concernant ce chapitre, c'est un retour en arrière sur les souvenirs de Charles, et vous verrez immédiatement qu'il y a une erreur par rapport au précédent chapitre. En effet, ici Erik est polonais, alors que dans le prologue, il est allemand. Simple cafouillage de ma part, car ce chapitre là avait été écrit pour une première fic que je voulais développer (un truc basé sur les camps de concentration et sur le passé d'Erik), mais qui n'a pas boostée mon imagination plus que cela. Ceci dit, on verra si je la reprend plus tard. Enfin bref, considérez Erik comme étant polonais, ça sera plus simple XD.

Ce chapitre est une mise en bouche quant au couple Erik/Charles. Il montre exactement la façon dont je vois les deux personnages à l'origine : Erik comme un animal un peu sauvage, méfiant, mais certain de son charme et de ses atouts, et Charles comme quelqu'un de très naïf, candide, généreux, qui ne fait jamais rien à moitié et est prêt à se sacrifier pour le bonheur des autres. Ils sont indéniablement complémentaires. Ils le seront bien moins par la suite.

Ah oui, et je vous ajoute également une petite suggestion de titre à écouter en marge du chapitre. C'est avant tout la chanson ou l'air qui m'a inspiré dans l'écriture.

Bref, voici le premier chapitre. Bonne lecture, et en attendant vos avis et reviews !


PARTIE I - CHAPITRE I

THE END IS IN THE BEGINNING.

- Espèce de poivrot ! Oh !, il est beau le grand docteur en génétique, affalé sur son trottoir, ivre mort ! Ça, c'est de l'évolution !

- Raven ...

Il pressa ses paumes contre son crâne meurtri, essayant de garder une posture droite, ce qui était bien difficile dans un monde qui ne cessait de tanguer. Il n'avait pourtant pas bu tant que cela. Bon, certes, quelques verres, mais il tenait assez bien l'alcool en général. Sûrement la fatigue accumulée ces dernières semaines, avec cette thèse, et là, cette espèce de canon qui sortait de nulle part et qui lui demandait son aide sur quelques affaires d'ordre de politique internationale.

Le monde ne tournait vraiment plus très rond, ces temps ci.

Raven eut un geste d'impatience et elle le tira par le bras avec force, le forçant à se remettre sur ses deux jambes. Il protesta et chancela un peu, avant de se raccrocher à la jeune femme qui l'accompagnait, passant un bras autour de ses épaules. Celle-ci soupira, agrippa sa main, et tous deux avancèrent vers l'agence de taxis la plus proche, en titubant légèrement.

- Ça ne fait que quelques jours qu'on est en Amérique et tu fais déjà le con. Je ne suis pas ta baby-sitter, je te rappelle.

- Raven, par pitié, ferme-la ...

Elle pinça les lèvres, mais ne s'offusqua pas outre mesure. Son ami savait être sérieux – il l'était même parfois un peu trop à son goût -, mais, il lui arrivait également de se lâcher. De trop se lâcher. Charles ne savait pas faire dans la demie-mesure. Il était soit d'un sérieux mortel, soit d'une extravagance rare. Cela avait le don de la désarçonner complètement et, pourtant, elle avait vécue une grande partie de son existence en sa compagnie.

Bon, elle devait avouer qu'elle le comprenait un peu. Un doctorat, cela devait se fêter. Une adhésion à la CIA aussi. Et puis, il fallait parfois faire tomber un peu la pression, lâcher du lest. Elle comprenait parfaitement. Un peu moins le fait que Charles ait besoin, à chaque fois, de se mettre la tête complètement à l'envers pour décompresser. Et, qui, bien sûr, se devait de jouer la surveillante attitrée ?

Doucement, elle le fit s'asseoir sur un banc, lui fit promettre de ne pas bouger, et traversa la rue pour demander un taxi à l'entreprise agréée. Charles se prit la tête entre les mains, grognant un peu contre le mal douloureux qui lui perçait désormais le crâne.

Il sentit plus qu'il ne vit une silhouette s'approcher, puis s'arrêter à quelques mètres de lui. Un homme – ses pensées récentes étaient pleines de la vision de Raven et de sa chute de rein disparaissant dans l'établissement de l'autre côté de la rue. De plus, de ce qu'il voyait, ses chaussures étaient masculines. -, qui posait un regard inquiet sur lui, comme s'il se demandait si ...

- Excusez-moi, vous vous sentez bien ?

Charles releva la tête, un peu trop vite, certes. Il ferma les yeux sous la douleur, laissant échapper un sifflement entre ses lèvres, avant de les rouvrir, fixés droits dans ceux de l'inconnu, qui en avait profité pour s'approcher.

Il tomba dans une vague sombre, noire et obscure, où se battaient le néant et les émotions les plus intenses qu'il ait jamais vu, où s'affichait une vieillesse et une douleur qui lui retournèrent l'estomac. Des puits sans fond dans lesquels il aurait pu se perdre. Ces yeux dont il eut énormément de mal à se détacher.

- Oh, putain ...

L'inconnu haussa un sourcil amusé, mais se recula quand même d'un pas, se rendant apparemment vite compte de l'état fortement alcoolisé du jeune homme. Charles secoua la tête, ayant un peu retrouvé ses capacités, et prenant bien soin de rougir d'embarras face à ses mots et à son apparence générale qui devait être calamiteuse.

- Euh, je ... Je vais bien, oui, merci ...

L'homme devait avoir quelques années de plus, cinq au grand maximum. Il était plus grand, semblait plus fort que lui, et – Seigneur ! - possédait un corps pour lequel il aurait pu se damner mille fois. Il était pâle, ce qui contrastait avec ses cheveux bruns et ses yeux sombres. Il le regardait avec un sourire au coin des lèvres, de ses lèvres si rouges, comme si elles n'étaient faites que de sang pur, à la fois amusé et intrigué.

- Une fête un peu trop arrosée ?

Charles décrocha son regard des lèvres de l'inconnu et se fixa sur son visage, un peu intimidé par la carrure et cette sorte d'énergie, de puissance, qui semblait se dégager de l'homme. Il repéra un léger accent, un peu germanique. Certainement pas un local.

- On peut dire ça. J'ai peut-être un peu trop fêté mon doctorat ...

- Félicitations, un doctorat, ce n'est pas donné à tout le monde.

- Surtout à Oxford, je peux vous le dire, il faut se battre bec et ongles pour y arriver, là-bas, non pas que je veuille me vanter, mais ... Enfin, voilà.

L'homme rit un peu devant ses propos peu cohérents, le faisant rougir de plus belle.

- Oxford ? Anglais, alors ?

- Oui, anglais. Vous non plus vous n'êtes pas du coin. Vous avez un drôle d'accent. Allemand, peut-être ?

L'homme se figea brusquement. Avec étonnement, Charles le vit passer une main sur son avant-bras gauche, caché par le cuir de sa veste, comme s'il y avait là-dessous quelque chose de désagréable, de douloureux. Son esprit était bien trop embrumé pour réellement comprendre mais il sut, pourtant, que les mots avaient rouverts des blessures qui devaient être bien mal cicatrisées chez son interlocuteur.

Ce dernier finit pourtant par sourire, mais ce n'était plus ce sourire si chaleureux et un petit peu enjôleur – mais, ça, c'était peut-être aussi une invention de son esprit – qu'il lui avait adressé quelques secondes auparavant. C'était froid et terrifiant. Cela ne fit qu'augmenter la curiosité de Charles.

- On peut dire ça. Je suis polonais.

- Ah.

Pologne, un dégoût manifeste pour l'Allemagne et pour son avant-bras gauche, un âge qui concordait. Oui, ce type avait dû côtoyer le régime nazi de beaucoup trop près. Charles détourna un instant le regard, retrouvant bien vite toute sobriété, un peu déstabilisé de se retrouver dans une telle situation. Il avait énormément lu sur cette époque, sur ceux qui avaient subis le régime, sur tous ceux qui étaient morts, qui avaient été torturés, qui avaient dû se cacher pour y échapper. C'était à la fois effrayant et – qu'on le pardonne – horriblement excitant de se retrouver aussi proche d'un survivant de ces années-là.

Il osa même jusqu'à tenter de porter une main à sa tempe, les yeux fixés sur l'homme, poussé par l'envie de tout savoir, de tout connaître de lui.

C'était une sale manie, un vice, celui d'une intelligence jamais rassasiée, d'un besoin d'informations constant, de l'envie de découvrir de nouvelles choses et de nouvelles personnes, constamment. Son don le poussait à enfreindre des règles qu'il tentait parfois de se donner. Pour lui, l'intimité de la personne, son droit à la discrétion et au secret, étaient des choses bien trop abstraites.

Mais, qui pouvait donc avoir un quelconque secret envers sa personne ? Il ressentait tout, voyait tout, savait tout.

L'homme près de lui avait le cœur un peu serré, était amusé et le regardait sans cesse, il pouvait le voir à travers ses yeux. Il avait l'esprit embrumé, des pensées si noires, des émotions néfastes qui se bousculaient en son être. Charles n'avait pas besoin d'user d'un léger tapotement sur la tempe, il n'avait pas non plus besoin de se concentrer. C'était quelque chose de naturel, quelque chose qu'il avait apprit à contrôler. Un surplus d'informations qui pouvait parfois le faire complètement disjoncter.

- Je crois que votre petite-amie vous appelle.

Sortant de ses pensées, il se fixa à nouveau sur l'homme – Erik, il l'avait vu dans son esprit. -, qui avait retrouvé son air avenant et lui montrait d'un léger mouvement de la tête l'autre côté de la rue, où s'agitait une Raven partagée entre exaspération et amusement.

- Oh, euh ... Ce n'est pas ma petite-amie, vous savez. Juste ma sœur.

L'homme eut un sourire un peu plus large et détourna la tête en marmonnant quelques mots dans une langue qui lui était inconnue, certainement du polonais. C'est vrai qu'il devait être ridicule à bafouiller et à rougir ainsi, telle une adolescente un peu prude. Il se sentait un peu bête, et, voyant que Raven s'apprêtait à traverser et à les rejoindre, ruinant dans le même instant tous ses espoirs d'accroche possible, s'empressa de renchérir, un grand sourire aux lèvres.

- En tout cas, je peux vous dire que vous possédez une magnifique mutation du gène AC-46, et vous pouvez me croire, je m'y connais, je suis docteur en génétique. Vous êtes un mutant particulièrement ...

- Qu'est-ce que vous venez de dire ?

L'expression de l'autre avait de nouveau changée. Ses traits s'étaient durcis, sa posture s'était figée, et il tenait une main légèrement levée vers lui, les yeux étincelants de colère. Charles s'apprêtait à argumenter sur la nature de cette mutation – un truc élaboré qui consistait en la teneur sombre et profonde des yeux de l'inconnu -, ne sachant pas vraiment pourquoi celui-ci réagissait si mal à ses mots, quand Raven se matérialisa soudainement à ses côtés, un regard méfiant et dangereux posé sur l'homme.

- Tout va bien ?

Le dénommé Erik se redressa, baissant lentement la main, crispée en un poing ferme, mais ne le quittant pas du regard. Charles ne put détourner les yeux, à la fois intimidé et hypnotisé. Cette force, toute cette puissance qu'il venait d'apercevoir, cette énergie qui flottait presque autour de l'homme, comme si elle s'échappait de tous les pores de sa peau. C'était à la fois terrifiant et excitant.

- Charles ?

Il secoua légèrement la tête, se détachant du regard de l'autre, se plongeant dans celui inquiet de son amie. Il lui adressa un signe de la tête, la rassurant quelque peu. Lorsqu'ils tournèrent de nouveau les yeux dans l'autre sens, ils s'aperçurent qu'ils étaient de nouveau seuls. L'homme en avait profité pour s'éclipser.

- C'était qui, ce type ?

- Franchement ? Aucune idée.

Raven soupira, lui agrippa la main et le força à se mettre sur ses jambes, ce qu'il fit avec bien moins de mal que tantôt.

- T'as vraiment le don pour attirer des tordus, toi. C'est d'une surveillance constante dont tu aurais besoin, Charles.

Ce dernier ne releva pas, les yeux fixés sur l'endroit où l'homme s'était tenu, un instant plus tôt, la tête pleine des questions et des réponses qu'il avait rapidement lu dans son esprit. Étrangement, il su presque immédiatement qu'ils se rencontreraient de nouveau. L'homme avait ce petit quelque chose d'extraordinaire qui le poussait à croire que l'origine de sa mutation était bien plus que celle d'un petit reflet dans l'oeil. Toute cette énergie ressentie, c'était quelque chose qui n'était pas naturel.

Il s'installa un peu mieux sur la banquette arrière du taxi qui le ramenait vers ses appartements, prêtés par la CIA même, un sourire aux lèvres, presque conscient du fait qu'il venait de faire la rencontre la plus importante de sa vie.


Il ne savait pas quoi dire. Sebastian Shaw s'était enfui, ses trois autres mutants – grand Dieu, c'était tout simplement fantastique ! -, et ses projets de destruction du monde avec lui. Comment auraient-ils pu prévoir que le bateau cachait un sous-marin ? Nous étions, certes, en pleine période fantasque et étrange, car plus rien ne semblait pouvoir l'étonner désormais, mais, ça, il n'aurait jamais pu le prévoir.

Pas plus que le fait de se retrouver face à cet homme précédemment rencontré, quelques nuits plus tôt, sur un banc américain, après une folle soirée de fête. Un homme qui avait faillit se noyer en tentant de retenir un sous-marin de plusieurs tonnes, par la simple force de la pensée.

Depuis qu'il s'était jeté à l'eau pour l'aider, qu'il avait réussit à le remonter, il ne cessait de le regarder avec un émerveillement et une curiosité bien visibles. Raven pestait, et il l'entendait très bien, du fond de ses pensées, parler de son air d'enfant subjugué, charmé, comme si on venait de lui donner un cadeau de Noël bien trop à l'avance.

Erik était assit contre une des parois de la cabine principale, trempé et enroulé dans une couverture qui ne semblait pourtant pas atténuer ses tremblements. Charles lui avait proposé d'aller lui en chercher une autre, mais son regard noir et ses mots, soit qu'il allait s'en remettre parce qu'il avait vu bien pire, l'en avait très vite dissuadé.

Et, ils se regardaient maintenant, face à face, l'un recroquevillé sur lui-même et l'autre penché en avant sur son fauteuil, s'examinant sous toutes les coutures. Déconcertée par cette attitude, Raven finit par se proposer pour aller chercher un peu de café en cuisine, histoire de les réchauffer un peu, et personne n'émit la moindre protestation.

Seuls.

Cette fois-ci, Charles fut heureux de ne pas avoir un taux d'alcoolémie supérieur à la normale, pouvant enfin sembler aussi normal que possible, du moins, autant que pouvait le lui offrir sa condition, face à cet homme qui l'intriguait tant.

- Vous êtes vraiment fantastique. Ces choses que vous faites, bouger les objets, du moins, le métal apparemment, c'est ... C'est tout simplement ... Vous êtes fantastique.

Charles ne pouvait s'empêcher de sourire. Cette nouvelle rencontre l'emplissait de joie, d'autant plus que découvrir que l'autre était également un mutant était une information bien plus réjouissante encore. Il l'avait immédiatement su, il savait qu'il n'avait pas pu se tromper.

Il se leva, s'avançant vers l'homme, s'accroupissant face à lui. Celui-ci tenta de reculer, se pressant contre la paroi, sans pourtant parvenir à lui échapper. Son regard était méfiant et fuyant, comme s'il tentait de trouver un moyen pour s'enfuir.

- Vous savez, je ne vous veux aucun mal.

- Et, moi, je ne vous fais pas confiance. Vous êtes ... rentré dans ma tête sans aucun droit et ... Merde ! Vous recommencez, là !

Le jeune télépathe baissa la main, prit en faute, rougissant un peu devant le regard coléreux de l'autre.

- Désolé, c'est juste que ...

- Ouais, juste que je vous paraît si « fantastique » ...

Erik afficha un sourire féroce en voyant Charles se relever brusquement, bafouillant une phrase incompréhensible, le rouge furieusement monté aux joues. Il avait délibérément prononcé le dernier mot avec une pointe de sarcasme, l'accentuant d'un léger clin d'œil enjôleur. Il n'était pas dupe. L'autre le regardait comme s'il était une friandise et, ça, ça avait le don de véritablement l'agacer.

Il se redressa, frottant la couverture contre son corps frigorifié, un peu moins suspicieux maintenant qu'il avait clairement comprit le manège du jeune homme. Il lui adressa même un sourire désolé, un peu apitoyé par le regard coupable et timide que lui jetait le télépathe. Il soupira et avança une main vers lui, détournant délibérément le regard vers un point autre que ses deux yeux de chiot battu, emplis de malice et d'une intelligence aiguë.

- Erik Lehnsherr. Mais, ça, je crois que vous le savez déjà.

- Charles Xavier.

Erik ne sut pas très bien comment décrire la sensation qu'il ressentit lorsque sa paume toucha celle de l'autre jeune homme. C'était intense, chaud et électrique, comme si un courant soudain l'avait parcouru des pieds à la tête, pas quelque chose de désagréable, au contraire. Charles lui même avait dû le ressentir, car il se tenait figé, serrant un peu plus fort sa main, les yeux emplis de curiosité et d'inquiétude.

- C'est ... C'est vous qui venez de faire cela ?

- Je ne vois pas du tout de quoi vous voulez parler.

Ils se lâchèrent rapidement la main, un peu embarrassés. Erik se racla la gorge et se recula de quelques pas, très peu habitué au contact physique, croisant ses bras sur sa poitrine, évitant toujours le regard de l'autre. Charles semblait un peu plus enjoué, mais restait encore un peu secoué et curieux de ce qui venait de se passer entre eux. Ils restèrent silencieux un moment, jusqu'à ce que le plus âgé se tourne, las, vers l'autre, n'aimant pas vraiment le fait qu'il ne cesse de le regarder de cette façon aussi fixe.

- Écoutez, je ne sais pas ce que vous me voulez, mais ...

- Vous en avez après Shaw. Je ne sais pas très bien ce qu'il vous a fait mais, du peu que j'en ai vu, ce n'était pas très réjouissant, et je comprend le fait que vous souhaiteriez vous venger. Cela tombe bien, car nous même voulons l'arrêter. Il aurait une certaine pression sur des membres hauts placés des gouvernements américains et russes, et tenterait de déclencher une guerre atomique, ce qui est quelque peu fâcheux, si vous voyez ce que je veux dire.

Erik eut un air perplexe, un fin sourire dubitatif sur les lèvres.

- Et, vous croyez véritablement que je pourrai vous être d'une quelconque aide ou, mieux encore, que je souhaiterai collaborer avec vous ?

Charles se tourna de nouveau vers lui, un sourire au coin des lèvres.

- Votre don nous serait utile, et, vous savez, Shaw a beaucoup d'amis, tenter de le neutraliser seul, c'est de la folie pure. Vous n'êtes plus seul, Erik. Désormais, nous sommes là, et je vous promet que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que justice vous soit rendue.

Erik le regarda un instant, fixement, comme s'il tentait de le jauger, de découvrir si les mots étaient bien honnêtes et véritables. Finalement, alors que Charles sentait le souffle lui manquer, dans l'expectative, il finit par acquiescer, reprenant sa place initiale contre la paroi de métal en silence. Le télépathe se permit un sourire, heureux de la tournure que prenaient les évènements, et s'installa à nouveau dans le fauteuil un peu inconfortable, les yeux à nouveau fixés sur son nouveau protégé.


Et voilà, la suite prochainement ; ) A vos reviews !