Voici la suite, j'espère que vous aimerez! En tout cas, merci à tous pour vos reviews.

Chapitre 1 : Chaque jour se suit…

Parfois, je me regarde dans le miroir et je ne me reconnais pas. Je ne suis plus la jeune fille fade que j'étais. Il m'a changé, son départ m'a changé.

La première fois que je l'ai fait, c'était avec Ethan, un élève arrivé peu après le départ d'Edward. Mon père m'avais forcé à sortir car il en avait marre de me voir amorphe. Il avait donc pris l'initiative de contacter Angela (une de mes rares amies), lui-même.

Ce soir là, nous étions allés en boîte (la seule de Forks). Au début, je ne m'amusais pas, je m'ennuyais pour tout dire ! Puis j'ai commencé à boire et la vie est devenue rose, tout me semblais plus beau, plus facile. Plus aucun obstacle, plus aucune inhibition. Grisant comme sensation !

Angela qui ne supportait plus de me voir assise à ne rien faire vint me chercher pour m'entraîner au milieu de la piste de danse, bien sur. En tant normal, j'aurais été gênée mais là je me sentais juste libre.

Dans la minute qui suivit, une foule de garçon s'est pressé autour de nous. C'est ainsi que je remarquai un garçon, sur ma droite, de sa taille environ, la peau basané, les cheveux cuivrés et les yeux bleus je crois. Il était beau. Toutes inhibitions envolées à cause ou grâce à l'alcool, je ne sais plus, je m'avançais dans sa direction et me collais à lui.

Au bout d'un moment, il commença à m'embrasser passionnément et tout ce que je pensais c'est que c'était vraiment bon. Cela faisait si longtemps qu'on ne m'avait embrassé avec tant de passion, que l'on ne m'avait embrassé tout court d'ailleurs. Lorsqu'il passa sa main sous mon top, je me dis que ça commençait vraiment à devenir « chaud ».

Soudain, je ne sentis plus ses mains sur mon corps brûlant et surtout ses lèvres dans mon cou. J'ouvris et les yeux et découvris la cause de ce manque en 3 syllabes : Angela. Elle l'avait tiré.

« Mais, qu'es-ce que tu fous, bon sang ?!

Bin, je m'amuse », ce n'est pas ce qu'ils voulaient, faut savoir !, me dis-je.

« Bella, je ne peux pas te laisser faire ça !

Je ne te demande pas ton avis.

Allez, viens Bella, on s'en va MAINTENANT !

Non, je …

Bella, cette fille t'embête ? », tiens il connaît mon prénom !

« Toi, on ne t'a rien demandé ! », lui répondit Angela, « on rentre maintenant Bella !

Mais non, il va me raccompagner.

Ah oui, tu sais au moins comment il s'appelle ?

Ethan », me chuchota Ethan à l'oreille.

Oui, il s'appelle Ethan. Maintenant, laisse-nous tranquille.

Je suis désolé mais je ne peux pas faire ça Bella. Si tu continue ainsi, j'appelle ton père, qu'il vienne te chercher !

Mais non Angela », dit Ben qui venait d'arriver. Il l'enlaça et lui chuchota : « ça fait des mois qu'elle broie du noir, tu pourrais la laisser s'amuser un peu et puis je viens d'arriver et tu veux déjà repartir. Tu ne veux pas « t'amuser » avec moi ».

Je ne sais pas ce que lui avait dit Ben mais elle ronchonna encore un peu pour la forme et se laissa convaincre.

Ce soir là, Ethan me ramena, je vous laisse imaginer la suite. Je sais juste que c'était bon, oui vraiment. Sentir le plaisir monter en moi, pour la première fois de cette façon si particulière, avait été extraordinaire mais le réveil fut dur, très dur.

Le lendemain, je me suis senti tellement mal après, j'avais trahi mon Edward à la première occasion, sans aucune résistance et en plus, j'avais aimé ça ! Pour moi, c'était le pire. La gueule de bois ne m'aidait pas du tout à aller mieux et je prenais le mal de tête atroce pour une punition divine en réponse à ma trahison. Je me sentais si sale, j'avais toujours imaginé ma première fois avec lui. Lorsqu'Angela appela, j'éclatais en sanglot.

Je le revis plus tard mais il fit comme si il ne me connaissait pas et je lui en fut très reconnaissant.

Pendant cette période plus que jamais j'avais besoin de me confier, mais ne pouvant trahir leur confiance, je me mis à dessiner puis peindre. Parfois même j'écrivais des phrases sans queue ni tête :

Il y-a des jours de pluie, comme il y a des jours de brume, mais jamais de jours ensoleillés. Tout au plus un éclair de joie dans mon monde morne et gris et c'est ce que je peins : l'enfer qu'est ma vie. Je suis emprisonné dans un corps de chair incapable de m'échapper pour rejoindre les anges.

J'avais bien changé. Aujourd'hui, je n'ai plus peur, je n'ai plus aucun remords, pour ça, il faudrait que je ressente quelque chose. Je ne suis pas un vampire mais mon cœur est comme mort. Mon cœur est mort et il renaît chaque fois que je goûte aux plaisirs de la chair.

Souvent les gens s'interrogent, comment fais-je pour peindre aussi bien, je veux dire que mes peintures éveillent des sentiments en eux alors qu'ils me voient froide or pour eux, peindre nécessite de la passion. Je ne suis pas froide, je ne vois juste pas l'intérêt de faire l'effort de parler aux gens. Ils ne m'intéressent pas, j'ai quelques amis fidèles et ça s'arrête là.

D'ailleurs, nous faisons une petite sortie ce soir mais il faut d'abord que j'aille en cours. Cet après-midi je n'ai pas cours alors je pourrais commencer mes devoirs. Ils m'ont donné rendez-vous chez moi pour 19h, je me demande bien ce qu'ils ont prévu ! Mais avant de pouvoir rentrer chez moi, je vais devoir faire face à la grande Renée, qui n'est autre que ma mère. Elle a tenu à déjeuner avec moi. Je suis sur qu'elle va me demander des explications pour mon silence de ces derniers mois, je n'aurais qu'a prétendre que j'étais très occupé, enfin bref, on verra bien.

12h15

On s'est donné rendez-vous à la Paille d'or, un restaurant très à la mode en ce moment. Elle vient d'arriver, on se fait une double bise et on pénètre dans le hall.

« Alors ma chérie, comment ça va de puis hier ?

Oh, ça va, je me suis bien reposé, et toi comment vas-tu, qu'as-tu fait de ta matinée ?

Oh, ça va, ce matin, j'ai fait du shopping, d'ailleurs je t'ai acheté 2, 3 trucs.

Oh non maman, tu n'étais pas obligé !

Ça m'a fait plaisir ! Alors, jeune fille », dit-elle pendant qu'on nous apportait l'apéritif, « peux-tu m'expliquer le pourquoi de ce silence radio envers ton père et moi ? »


Je vois le chocolat descendre doucement du bout de la cuillère en bois jusqu'à ta peau d'ébène. Chocolat au lait sur chocolat noir. Mmh !

Ta peau frisonne lorsque la coulée de lave rentre en contact avec elle. Un frisson d'anticipation qui laisse présager une nuit exceptionnelle.

Notre objectif, ce soir est d'atteindre le 7ème ciel sans passer par la case avion. Avec un peu de chance nous atteindrons bientôt le firmament.

« Wouar ! », je me réveillai en sursaut, depuis un peu moins de 3 mois, je faisais souvent ce genre de rêve. C'est mon rêve familier. (1)

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'un homme inconnu, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait le même
Ni tout à fait un autre, et m'aime et me comprend.

Car il me comprend, et mon cœur, transparent
Pour lui seul, hélas! cesse d'être un problème
Pour lui seul, et les moiteurs de mon front blême,
Lui seul les sait rafraîchir, en m'aimant.

Est-il brun, blond ou roux? Je l'ignore.
Son nom? Je me souviens qu'il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.

Fin du chapitre 1

(1) : c'est un poème remanié de Paul Verlaine (Poèmes saturniens)

Alors, qu'est-ce que vous en pensé ? Je me sens un peu nulle là. N'hésitez pas à vous lacher, est-ce que je dois continuer ou pas?