Pureté Morbide

Written by Dairy22


Titre : Pureté Morbide

Résumé : - Tu sens cette odeur Malefoy ? – C'est l'indescriptible parfum de la mort. […] Peut-être que tu le porteras plus vite que prévus Granger. – Je le crains aussi.

Bêta-lectrices : Fiind-Love & Sayuri. Deux pour le prix d'une =)

Genre : Drame [Thriller] & Romance

Rating : M – Pour la violence et la sexualité

Personnage principale : l'inconnu ou l'ombre

Couples : Draco Malefoy & Hermione Granger [DM & HG] et d'autres couples secondaires.

Cadre spatio-temporel : A Poudlard, école de sorcellerie durant la cinquième année d'étude d'Harry Potter.

Fréquence de postage : Environ tout les vendredi soir ou samedi.

Avis au lecteur : Cette fanfiction peut heurter les plus sensibles. Donc si vous ne vous sentez pas apte à lire et à vivre un drame veuillez ne pas poursuivre. Merci

Préface de la fanfiction : J'ai voulus écrire quelque chose de terrible en y mêlant la volupté et la beauté. En somme, une tragédie et peut-être bien plus. Les personnages devront faire face à des situations extrêmes en passant du « je », « moi » et « sur-moi » [Théorie de Freud]. On se rend compte de la valeur d'un individu que lorsqu'on le pousse à bout. Arriveront-t-ils à garder leur sang froid lorsque celui-ci coulera partout autour d'eux ? Je me le demande.


Chapitre 1 : Ciel Noir

« Quand le passé a été rude, le présent difficile et l'avenir incertain, à qui s'adresser ? Où tourner ses regards avec espoir, sinon vers le ciel ?» [Georges Isidore Barthe]

Quand on préfère ne rien avoir vus.


OOO

Ce ne fut que l'odeur nauséabonde du sang coagulé qui trahit la présence du cadavre d'Astoria. Sans cela, son corps inerte serait resté ainsi plusieurs jours sans que l'on ne se doute de rien. En effet, Astoria était ce genre de filles de Serpentard qui moins elles allaient en cours, mieux elles se portaient. Après des absences consécutives, le corps enseignant tira la sonnette d'alarme. Severus Rogue, directeur de cette maison, fut chargé de mener l'enquête. C'est donc d'un pas déterminé qu'il alla chercher celle qui faisait l'école buissonnière.

Astoria avait une chambre personnelle puisqu'elle était préfète des verts et argents. Accompagné du second préfet, Draco Malefoy, le maître des potions rejoignit les appartements de la jeune fille.

Sur le chemin, un fumet pestilentiel les accompagna dans une atmosphère lourde, doublant alors leur pas d'intensité. La porte de la chambre d'Astoria était entre ouverte. Rogue fit pivoter le battant qui fit place à un spectacle terrifiant. Le corps de la jeune fille reposait sur les draps imbibés de sang tandis qu'une dague était profondément plantée entre ses jambes fuselées.

Draco eut un haut le cœur et recula sous le choc. Jamais Rogue n'avait vu une pareille horreur et Merlin seul sait qu'il en voyait en tant que Mangemort. D'une démarche hésitante qui lui ressemblait peu, il combla la distance entre lui et le macchabé afin de constater les dégâts de ses propres yeux sombres. Morte dans d'atroce souffrance et dans l'incapacité de se défendre. Rogue avait remarqué que la baguette magique d'Astoria n'avait pas quitté son bureau se trouvant quelques mètres plus loin dans la pièce.

- Draco, veuillez avertir le professeur Dumbledor sur le champ.

L'éphèbe était planté là, stoïque. Toujours en état de choc.

- Ressaisissez-vous ! S'exclama son professeur en se tournant vers lui. Elle est morte. Nous ne pouvons plus rien pour elle.

Draco se mouva et sortit de la chambre avec précipitation, sa cape virevoltant derrière lui. Lui qui n'était plus que l'ombre de lui-même. Au devant le chemin devint imprécis comme recouvert d'un nuage brumeux ou une sorte de voile. Sa vision était brouillée. C'était impossible. Cette scène n'était qu'illusion. Un effroyable cauchemar…

Tandis que ses pas le menaient au bureau de la direction, ses pensées, plus floues encore, l'amenèrent à la même et unique question : Quel genre de monstre avait pu faire une chose pareille ?

Sans s'en rendre compte, il heurta la gargouille en pierre qui gardait le lieu de travail de Dumbledore. En tant que préfet, Draco détenait le mot de passe qu'il prononça d'une voix pâteuse. Une fois en haut des escaliers de pierres brutes, il toqua deux fois contre la porte en bois de chêne. Celle-ci s'ouvrit rapidement pour faire place à un grand homme d'un âge avancé. Sa barbe courrait de part et autres de son visage bienveillant comme une bobine de fils argentés. Cependant, ses yeux d'un bleu étonnement vif reflétaient les quelques bribes de jeunesses qui sommeillaient en lui.

- Monsieur Malefoy, que me vaut l'honneur de votre visite ?

Draco tremblait comme si le fantôme d'Astoria l'avait poursuivit jusqu'ici. Sa tête lui tournait. Sa tête lui tourne encore. Un fourmillement remonta le long de ses membres crispés. Aucun son ne voulait sortir de sa bouche devenue extraordinairement sèche. Au regard profondément inquiet que lui lança son directeur, Draco devinait aisément qu'il devait être plus blême qu'à l'ordinaire.

- Il serait préférable que vous vous asseyiez. Conseilla Dumbledor en le laissant entrer.

Le Serpentard accepta volontiers et se laissa conduire jusqu'à un des fauteuils faisant face à une table surchargés d'objets métalliques tous plus étranges les uns que les autres. Le silence n'était ponctué que par le sifflement incessant d'un des mécanismes qui laissait échapper des volutes de fumées.

- C'est Astoria Greengrass. Finit par dire Draco d'une voix hachée. Nous l'avons retrouvée morte dans sa chambre il y a quelques instants. Elle... Le professeur Rogue vous attend là-bas.

D'un bond, Dumbledore se leva, sa baguette à la main et le visage déterminé. Une lueur était passée dans ses yeux d'un bleu limpide tandis que son corps semblait revigoré par cette nouvelle catastrophique.

- Vous allez m'y conduire.

- Ne me forcez pas à y retourner.

Dans cette requête, le directeur de Poudlard y décela une supplication vainement dissimulée.

- Très bien. Concéda Albus Dumbledor. Allez à l'infirmerie : vous avez l'air un peu secoué.

Draco acquiesça et sortit de la pièce suivit de peu par le professeur Dumbledore. Ils marchèrent rapidement le long du corridor passant parfois devant des élèves se rendant en cours. Lorsqu'ils parvinrent au Grand Escalier, les deux hommes se séparèrent.

Le Serpentard titubait encore sous le poids du spectacle qui l'avait assaillit. Ce ne fut que lorsqu'il arriva près de la porte de l'infirmerie qu'il reprit ses esprits. Mrs Pomphresh l'accueillit avec scepticisme sachant pertinemment que Draco était un sacré fabulateur en ce qui concernait sa santé. Néanmoins, elle l'autorisa à s'allonger sur un des lits tandis qu'elle prenait sa température. Une simple fièvre. Avait-elle conscience qu'à l'intérieur les dégâts étaient plus immenses ? Certainement pas.

Cette simple fièvre dégénéra rapidement. Il transpirait à grosses gouttes sans savoir exactement pourquoi, comme si son métabolisme tout entier se sentait en danger. Ses joues étaient en feu. Son cœur battait plus vite qu'à la normal. Tout devenait flou. Un brasier s'emparait de lui. Il avait l'impression que sa tête était sur le point d'exploser.

Et vint alors le néant.

OOO

Dans la journée, de nombreuses rumeurs à propos de la mort d'un ou d'une élève coururent dans le château. Les étudiants essayaient de connaître l'identité de cette mystérieuse victime. Beaucoup cherchaient des connaissances des yeux pour s'assurer qu'ils étaient encore en vie. Certains supposaient qu'il s'agissait d'un triste accident. D'autres, plus pessimistes encore, prétendaient que la Chambre des Secrets s'était de nouveau ouverte. Savaient-ils seulement qu'ils avaient à faire face à bien pire que cela ?

En effet, tout devient plus dangereux lorsque le meurtrier en question est parmi nous, qu'il connait notre vie, nos habitudes, peut-être même nos peurs les plus profondes…

Au dîner, les hypothèses fusèrent de part et autre de la Grande Salle. Il y avait bien un absent qu'on ne pouvait rater ordinairement : Draco Malefoy. Pansy Parkinson avait littéralement éclatée en sanglots pendant le dessert lorsqu'elle apprit la possibilité que le Prince des Serpentard soit ce fameux défunt dont on parlait tant. Personne ne l'avait vu de la journée.

Dumbledore, épuisé par cette journée, décida d'avertir ses élèves à la fin du dîner. Tous s'attendaient à un discours original qui mettrait un peu de piment dans la vie de Poudlard ; un discours qui mettra fin aux ragots. Au lieu de ça, le directeur fournit des mots qui instaurèrent un climat de suspicion général.

- Chers élèves, je tenais à attirer spécialement votre vigilance. Hier soir s'est produit l'irréparable. Une de vos camarades est morte à la suite d'un horrible assassinat. Nous avons retrouvés le corps d'Astoria Greengrass dans la matinée. Nous ne connaissons pas encore l'auteur de ce crime effroyable. Mais soyez sur vos gardes durant les jours à venir. Si vous êtes le témoin de quoi que se soit, veuillez en informer votre directeur de maison. Merci de votre attention. Je compte sur vous pour ouvrir l'œil.

Un frisson s'empara de la foule d'élèves tandis que les assiettes disparaissaient comme à l'ordinaire. Tétanisés, les plus jeunes n'avaient bougés. La menace semblait réelle et elle les oppressait d'un nuage menaçant qui planait au dessus de leur tête. A la table des Serpentard, l'ambiance était toute autre. Millicent Bulstrod, une bonne amie d'Astoria, avait fondue en larmes en apprenant la nouvelle. Théodore Nott, peu habituer aux démonstrations d'affection, fit une exception en essayant tant bien que mal de la rassurer. Contre toute attente, Pansy avait séchée ses larmes, rassurée de savoir Draco encore de ce monde. Les autres élèves de sa maison avait un air grave qui pouvait passer pour de l'impassibilité.

La nuit tomba sur Poudlard et ses environs, ne se doutant pas que le réveil sera plus dur encore…

OOO

Malgré les rondes incessantes des professeurs, un élément crucial échappa à leur vigilance durant la soirée…

C'était une journée ordinaire pour les élève du château, à part peut-être l'annonce du décès d'Astoria la veille qui les affecta plus ou moins. Dans la tour Gryffondor, le soleil filtrait peu à peu répandant dans sa course des rayons incandescents en travers les rideaux des lits baldaquins. Harry Potter avait mal dormit cette nuit se demandant inlassablement si les Mangemorts avaient réussis à pénétrer dans le château. Il avait mis au point toute une théorie qui tomba aussitôt à l'eau. Si c'étaient eux les agresseurs, pourquoi s'en prendre à une sang-pure étant à Serpentard ? Ca ne coïncidait pas du tout ! Dans sa tête, les rouages avaient du mal à se mettre en place.

Harry décida de se lever et déposa ses lunettes rondes sur son nez. Il s'habilla en silence ne préférant pas réveiller les autres. Il prit son sac à dos contenant des livres de cours et descendit dans la salle commune. Assis dans un fauteuil assez confortable, il laissa passer le temps en même temps que le flot d'élèves qui se dirigeait vers la Grande Salle pour le petit déjeuner.

Au bout d'un moment, Hermione finit par arriver suivit de peu par Ron, les cheveux négligé et la mine encore ensommeillée.

- Bonjour Harry. Dit-il en réprimant un bâillement.

- Salut. Répondit le brun. Bien dormi ?

- Pas vraiment. Déclara Hermione avant que Ron puisse donner son avis. Je n'ai pas cessé de ressasser le meurtre d'Astoria dans la tête. C'est loin d'être banal vous savez. Je dois aller à la bibliothèque afin de consulter les archives de décès à Poudlard.

- A quoi ça peut bien te servir ? Objecta Ronald en passant le portrait de la Grosse Dame. Elle est morte. Et de toute manière, la bibliothèque n'est même pas ouverte à cette heure ci.

- C'est là que tu te trompe. Répliqua Hermione. Mrs Pince est là-bas.

A ces côtés, le rouquin grommela quelque chose à propos de son petit déjeuner. Harry lut sur son visage la déception en pensant à tous les toasts qui les attendaient. Les trois amis traversèrent le château en se faisant poursuivre par le chevalier du Catogan qui les hua tout au long de leur itinéraire. Ils arrivèrent enfin au couloir menant à la bibliothèque. A mi chemin, ils firent une halte car Harry devait attacher un des lacets de ses tennis.

Hermione et Ron s'arrêtent un instant discutant de choses et autre, dont les examens à venir en fin d'année. Une goutte sombre tomba alors sur le sommet du crâne de Ron qui n'y prit pas garde. Puis les gouttes tombèrent sur son visage avec plus de régularité telle une pluie sempiternelle. Hermione poussa un cri d'horreur à l'état pur. C'était du sang.

Tout trois levèrent la tête et se figèrent comme glacés par ce qui se trouvait au-dessus d'eux.

Le corps nu de Susan Bones était maintenu au plafond dans une position grotesque laissant alors apparaître des plaies béantes qui ternissait le carrelage de sang…


A suivre

Alors ce premier chapitre ? Dites moi ce que vous en pensez de cette ambiance etc.… Vraiment envie de savoir ce que vous en pensez. Et un gros merci aux personnes qui s'occupent d'améliorer cette fanfiction. Bref, à la prochaine. Dairy22.

Merci à LittleBeattle de me donner son avis avant la publication.