MERCI :
MERCI à : fafa, Caniche le grand, Auctor, Tsar87, Myria Clara Tonks, mimouchette, Gulian, Fanfinette, Bekky, klaude, cocominou ;
Ainsi que : Xylion, thomg, khaos974, ariane, Aniki's, et ronald92.
Pour leurs reviews.
Je tiens à ajouter que je prends bien la critique, et que ceci étant ma première histoire j'accueillerai avec bonheur toutes suggestions me permettant d'améliorer mon écriture. Alors n'ayez pas peur de critiquer et de dire ce que vous trouver improbable, stupide, ou mal mis en valeur. (Ma Beta Readeuse ne se gène pas, lol)
Pour ce qui est du Pairing, ceux qui ont lu l'introduction détaillée et le Disclaimer savent que le choix est : Harry/Tonks, Harry/Fleurs, ou Harry/Oc, cependant je pense qu'il est beaucoup trop tôt pour lancer le débat, et je ne reparlerai de cette histoire que dans une dizaine de chapitres, lorsque vous connaitrez mieux le caractère de Harry.
Maintenant place à la fin du prologue et je vous enjoins à faire preuve d'un peu de patience, car je vous promets que dans le chapitre suivant la dépression cèdera sa place à l'action. (et viva la révolution…)
Prologue 2/2 : Le Quatre Privet Drive.
-
6 Août 1984. Harry a 6 ans et 1 mois et réside chez les Dursley depuis près de trois ans
-
Harry Potter ferma silencieusement la porte du placard qui lui servait de chambre et s'assit lentement sur le sol. Le jeune garçon de six ans passa ensuite une main dans ses cheveux noir et ébouriffés qu'il avait hérités de son père et baissa lentement la tête.
Son visage fin et anguleux mettait en valeur sa bouche pleine et son regard émeraude, en lui conférant une beauté exotique et mystérieuse qui ne parvenait pourtant pas à cacher l'intelligence brut qui irradiait littéralement de ses yeux.
Certains pourraient, au vu de cette description, croire que ce garçon avait tout pour réussir... Tous ces gens se trompaient dramatiquement, car il manquait à Harry une chose essentielle : une famille.
A ce moment précis, une grimace de pure souffrance était d'ailleurs gravée sur les traits délicats de l'enfant qui s'effondra sur le sol poussiéreux en gémissant.
Harry Potter était en proie à une crise de convulsion particulièrement violente !
A chaque secousse, le sang qui coulait des lacérations qui lui balafraient le dos, venait souiller la couverture déchirée qui recouvrait le sol. Les secondes s'écoulaient lentement et peu à peu des gouttelettes carmin venaient rejoindre sur le mur leurs prédécesseurs déjà séchées.
Une fois la crise passée, l'enfant parvint à se redresser en position assise et se mit à fixer le plafond avec une impassibilité que lui aurait envié bien des chirurgiens... Car si Harry Potter souffrait, pour rien au monde il ne l'aurait reconnu devant qui que ce soit !
-
Depuis son arrivée à Privet Drive trois ans plus tôt, Harry n'avait pas cessé de souffrir ; et aujourd'hui était un jour comme les autres pour le dernier des Potter. Ce matin tout comme la veille et tous les autres jours, son prétendu oncle l'avait battu sans aucune raison avant d'abandonner sa forme brisée dans le placard sous l'escalier qui lui servait de chambre et de prison.
Se laissant glisser lentement sur le sol et se recroquevillant finalement en position fœtale, Harry ferma les yeux et se concentra sur sa respiration. Peu à peu, il sombra dans un état second où la douleur n'était plus aussi intolérable et tenta de s'endormir. La souffrance n'était pour lui qu'un inconvénient temporaire, car comme à chaque fois, elle finirait par disparaitre... Un bras cassé et quelques gouttes de sang ne valaient certainement pas qu'il en perdît le sommeil...
Au cours des années qu'il avait passé à Privet Drive, le survivant avait été habitué au pire...
Tout avait commencé lorsqu'il avait quatre ans et demi, et que son institutrice lui avait fait sauter deux classes en constatant qu'il avait appris à lire et à compter par lui même, ce qui lui avait permis d'entrer en classe primaire un an avant Dudley.
Le gros garçon en avait conçu une violente jalousie et du haut de ses cinq ans, il avait immédiatement décidé de se venger de Harry. Comme de bien entendu, le jeune sorcier s'était défendu lorsque son cousin l'avait agressé et une explosion de magie accidentelle des plus opportunes avait finalement blessé Dudley...
Le soir même, Vernon, prévenu de l'incident, l'avait battu pour la première fois de sa vie avant de le jeter contre un mur et de commencer à le fouetter avec sa ceinture...
Harry, bien qu'il détestât déjà sa famille adoptive avant cet incident savait qu'il venait alors d'envoyer Dudley à l'hôpital, et que la fureur de son oncle, bien qu'un peu démesurée, était justifiée…
D'ailleurs même ses propres parents le punissaient de temps à autre lorsque son mauvais caractère poussait son pouvoir à faire trop de dégâts.
La réaction de Vernon bien qu'excessive était donc compréhensible du point de vue du petit sorcier.
Vous devez comprendre que déjà à cet âge-là, il en fallait beaucoup pour tromper l'esprit logique du jeune garçon. Pourtant en dépit de son intelligence scandaleuse, Harry ne parvint tout simplement pas à savoir pourquoi le gros moustachu recommença à le frapper dès le lendemain, sans aucune raison valable.
Après plusieurs semaines de torture diverses et variées, le jeune sorcier finit par saisir ce que faisait son oncle en regardant à la télé un film parlant des maltraitances sur enfant...
L'obèse était tout simplement en train de tester les limites de ce qu'il pouvait faire au gamin sans attirer l'attention de son enseignante et de ses voisins.
En un mot, les choses ne faisaient alors que commencer !
L'avenir donna malencontreusement raison au survivant car une fois qu'il eut pris ses marque, l'abominable moustachu s'était ensuite rapidement laissé aller à la plus terrible des brutalités, et deux mois plus tard, les corrections était devenu journalières.
Harry compris ainsi au tendre âge de quatre ans et demi, que ses gardiens était de méchantes personnes et que, sorcier comme moldus se valaient dans l'échelle de l'horreur ! Tous étaient capables du pire, et il ne fallait sous-estimer personne !
-
Le jour de ses cinq ans, Harry apprit une deuxième leçon importante.
Ce jour-là, son oncle l'avait forcé à passer toute sa journée d'anniversaire à nettoyer la maison. Une fois le soir venu, Harry, qui s'était recroquevillé dans son petit placard, avait vainement tenté de ne pas sombrer dans l'inconscience.
En effet, Vernon l'ayant trouvé trop lent à la tache lui avait cassé deux cotes à la fin de sa journée de labeur, avant de le jeter dans sa prison.
Ce soir là, affalé sur le sol de sa cellule, perdu dans un océan de souffrance, le survivant avait prié Dieu pour la première fois de sa vie. Toute la nuit durant, il avait supplié la volonté divine de lui donné des réponses, demandant sans cesse au Seigneur ce qu'il avait fait pour mériter pareil traitement, pareil destin.
Pourquoi donc lui avait-on arraché sa famille ? Pourquoi l'avait-on envoyé chez les Dursley ?
Une fois le soleil levé, aucune réponse ne lui était parvenue et la douleur n'avait pas disparu...
Harry Potter s'était alors résolu de ne plus rien demander à Dieu ! Il n'y avait pas de Dieu, pas de destin, et la justice n'existait pas !
-
Un peu avant ses six ans, Harry avait tenté de trouver un moyen de stopper ses gardiens. Le brillant garçon qui finissait facilement son année scolaire avait donc commencé à poser discrètement des questions sur ce qu'était la maltraitance et les peines encourues par ceux qui la pratiquait sur des enfants ; puis, une fois qu'il avait été sûr d'être dans son bon droit, il s'était plaint à son enseignante en lui montrant les bleus et autres blessures qui maculaient son corps.
Malheureusement pour lui, la femme était une bonne amie de Pétunia, et une partisante convaincu des châtiments corporels. Persuadé que sa bonne amie était une femme sévère mais juste doublée d'une excellente mère, l'institutrice lui rétorqua froidement qu'il avait du mal se conduire pour mériter pareil punition et qu'il n'arrangerait pas sa situation en répandant mensonges et calomnies. La maitresse avait ensuite prévenu sa tante de l'incident avant de lui expliquer que les affaires familiales devaient rester privé et que si elle le surprenait à continuer de mentir elle le punirait sévèrement.
Le soir même, Vernon, informé de l'incident par sa femme, lui avait posé un couteau sur la gorge avant de lui murmurer que si jamais il osait à nouveau dire quelque chose de ce genre à qui que ce soit, il le tuerait...
Harry Potter ne demanda plus jamais d'aide à un adulte pour quoi que ce soit. Il se résolut à ne plus rien attendre des hommes, du monde, ou de la vie en général.
Le sorcier avait compris qu'il ne pouvait compter que sur lui et ses propres compétences pour s'en sortir. Il n'existait qu'une seule vérité : la loi du plus fort !
-
Ainsi, au tendre âge de six ans et un mois, alors que les vacances d'été s'écoulaient lentement et qu'il préparait la prochaine rentrée des classes, Harry Potter avait réalisé qu'il connaissait déjà bien plus de choses concernant la cruauté du monde que de nombreux quinquagénaires.
Il savait qu'exprimer ses émotions pouvait conduire au pire et qu'il ne devait jamais montrer aux autres ce qu'il aimait, car alors, ces derniers pourraient s'en servir contre lui.
Il avait aussi compris que la confiance était quelque chose de précieux et qu'il ne devrait jamais offrir la sienne sans réfléchir.
En résumé, le dernier des Potter était arrivé à la conclusion qu'il ne pouvait compter sur personne, car aucun Dieu ni aucun homme ne répondraient jamais à ses prières, aucune force au monde ne lui rendrait sa famille.
En effet, aussi extraordinaire que cela puisse paraître, Harry Potter se souvenait de sa famille, il se souvenait également du monde sorcier, et de la nuit fatidique où les mangemorts avaient attaqué. En fait, il se souvenait même de tout ce qui lui était arrivé depuis l'âge de deux ans avec une clarté effrayante, et pas un jour ne passait sans qu'il ne maudisse cette mémoire extraordinaire qui ne cessait de le faire souffrir...
Invariablement, nuit après nuit, Harry revoyait la scène : la lâcheté de leurs voisins, le visage des Mangemorts, l'incompétence des aurors et des médicomages, le courage de ses parents, le visage de sa mère... Et à chaque fois il souhaitait oublier... En pure perte car son esprit acéré ne lui accorderait jamais cette paix.
Deux jours auparavant, alors qu'il contemplait l'astre nocturne qui était alors à son zénith, le souvenir de la voix de son père l'avait troublé.
La nuit où il avait été tué, James l'avait supplié d'aider sa famille, de sauver sa mère et sa sœur... Mais comment faire lorsque l'on avait seulement six ans ?
Brusquement, avec l'innocence extraordinaire qui caractérise les enfants, le jeune garçon était parvenu à une conclusion. Peu importe ce que pouvaient dire les imbéciles qui l'entourait, il ne resterait pas toujours un enfant, un beau jour il serait un homme, un adulte, un sorcier, et alors il sauverait sa mère et sa sœur, car rien n'était impossible avec la magie !
S'il se donnait suffisamment de peine, s'il travaillait suffisamment dur, il parviendrait à sauver sa famille ! Sa mère et sa sœur lui reviendraient et alors, enfin, il ne serait plus le dernier des Potter, mais seulement Harry, un garçon heureux.
Laissant cette certitude l'envahir, le survivant avait essuyé ses larmes et levé les yeux vers le ciel. C'est cette nuit-là que le jeune Harry Potter tout juste âgé de six ans et un mois, avait promis au ciel et aux étoiles qu'il vengerait sa famille.
En cette belle nuit d'été, il avait juré de devenir puissant, plus puissant que tous les sorciers qui l'avaient précédé.
Son pouvoir ne connaitrait aucune limite et il s'en servirait pour soigner sa famille et venger la mort de son père...
Et malheur à quiconque oserait se dresser contre lui, car rien dans ce monde ou dans les autres ne l'empêcherait de réussir !
-
Tous ces grands projets devraient cependant attendre, car pour le moment le jeune génie n'était guère plus qu'un esclave entre la main des Dursley, et très bientôt sa tante viendrait l'arracher à la douce obscurité de son placard pour le forcer à faire la cuisine.
-Harry ! Hurla brusquement la mégère, mettant ainsi fin aux tendres illusions du sorcier.
-
Le chemin à parcourir était encore si long, et il était si seul !
–
MERCI à Bunny ma Beta-readeuse et merci à ceux qui prendront le temps de laisser une petite Review.
A samedi prochain !
