Merci à tous ceux qui viennent me lire ! Merci à tous ceux qui m'ont mis en alerte ou en favoris et même si je n'ai pas encore de reviews, je compte sur vous pour combler ce manque ! Très bonne lecture ! Pour le moment c'est surtout la trame mais à partir du chapitre 3, ça commence à accélérer !

Bisous !

disclaimer : J.K Rowling et moi même pour quelques sorts et quelques personnages !

Chapitre 2

Ce fut sur le quai de la voie 9 ¾ que Drago se rendit compte qu'il avait oublié quelque chose dans la chambre du terrier : la photo de sa mère. Il jura mentalement et se repris. Il ne pouvait pas être aussi faible en pensant à elle tout de même ! Et puis tout n'était pas perdu, il lui restait la boucle d'oreille qu'elle lui avait offert pour son anniversaire, un anneau en or blanc représentant un serpent mangeant sa queue. La bague avait été fondue dans son oreille et même si cela lui avait fait un mal de chien, il savait qu'au moins, il gardait un as dans sa manche car l'anneau avait une autre utilité que celle d'un simple bijou. Il grimpa alors dans le train et se fut rapidement qu'il alla retrouver ses autres amis serpentard dans le compartiment qui leur était réservé. Il passa devant celui des griffondors et fut surpris de n'y voir que Potter et Weasley. Il haussa les épaules. Granger ne méritait de toute façon pas qu'il attacha de l'importance à sa présence. Même si il n'avait jamais prêté attention à elle, il devait tout de même reconnaitre que la façon qu'elle avait de lever la main en permanence en prenant un air supérieur le mettait dans un état d'énervement avancé et il lui aurait volontiers cousu la bouche s'il avait pu le faire. Sauf qu'il y avait un hic : ses deux amis hyper-protecteurs. Drago entra dans le compartiment vert argent et fut heureux de retrouver Blaise et Pansy pour leur dernière année ensemble. Ses deux amis avaient leur caractère bien à eux, cependant il les appréciait pour ce qu'ils étaient. Comme lui, le jeune homme et la jeune femme n'avaient pas été affectés par les insultes permanentes à propos des races de sorciers que proféraient leurs parents et ils se tenaient bien à l'écart – ou du moins autant qu'ils le pouvaient – de la guerre. Blaise en particuliers, puisqu'il était amoureux d'une fille de moldus. Pour Pansy, c'était un peu plus compliqué. Elle haïssait de tout son être les enfants de moldus mais ne souhaitait cependant pas leur mort. Drago n'était pas sans savoir que la raison était toute simple : Pansy avait peur des combats et de la mort et elle ne voulait cela pour personne. Elle restait cependant arrogante et infâme avec les griffondors ce qu'il comprenait aisément : on leur avait appris à faire cela toute leur vie. Il fronça les sourcils, sentant la colère contre le seigneur des ténèbres venir lui brûler âprement la gorge.

- Drago ? ça va ? lui demanda la serpentard d'une voix inquiète.

- Oui, oui, mentit-il.

- C'est l'idée de te retrouver préfet avec Granger qui te met dans cet état ?

- Pardon ? cria t-il en tournant la tête brusquement vers elle.

- Eh bien oui…Tu n'es pas au courant ?

- Je savais que j'étais préfet mais pourquoi « avec » Granger ?

- Ah ah ! s'esclaffa Blaise. Mon pauvre Drago ! Tu ignorais que les préfets partageaient un appartement commun ainsi que des tâches préétablies ?

- Laisses moi devenir…Serpentard-Griffondors et Poufsouffle-Serdaigle ?

- Bingo ! siffla le basané.

- C'est pas vrai…soupira Drago. J'ai pas de chance ou quoi ?

- Clairement !

- Dit Drago tu…, commença Pansy qui fut alors coupée par une entrée inattendue.

C'était le chat noir qui venait de franchir la porte. Il renifla tranquillement l'air et retroussa les babines en apercevant Pansy. Le chat se mit à feuler et ses yeux céladon s'élargir tandis que ses pupilles se dilataient lentement. La jeune fille sortit sa baguette pour punir l'impertinent mais un geste de Drago l'empêcha de faire quoi que ce soit. Il saisit l'animal et le posa sur ses genoux en lui caressant la tête tranquillement. De nouveau le chat se mit à ronronner et ferma les yeux.

- C'est qui ça Drago ? Demanda Blaise un sourire entendu aux lèvres.

- Je sais pas, avoua le blond. Pour te dire la vérité, elle me suit partout depuis un moment.

- Elle ? s'étrangla Pansy.

- Eh oui, il y a des représentants féminins même chez les chats, railla Drago.

- C'est pas mignon ! Renchérit Blaise en retenant mal son rire. Quelle jolie copine tu nous ramènes là Drago ! ça change de ses stupides poupées sans cervelle que tu nous fais subir chaque année !

Pour une fois, l'abruti a raison, acquiesça Pansy en ignorant le « hé ! » de protestation de son ami. On en a marre de tes pouffiasses sorties de nulle part alors cette minette nous fait le plus grand bien finalement.

En tout cas, je ne sais pas d'où elle sort, mais elle dégage une magie énorme.

Et c'était presque inquiétant de la part d'un animal. C'était une certitude pour Drago, ce n'était pas un animagus car il ne connaissait aucun sorcier, pas même le mage noir, qui détenait autant de magie en lui. Mais alors, cette chatte était surprenante ! Elle avait posé son menton le bras de Blaise qui lui caressait gentiment la tête et avait laissé le reste de son corps totalement étalé sur la jambe de Drago. Soudain, la porte de leur compartiment s'ouvrit une nouvelle fois ce qui était plutôt rare sachant le nom de leur maison. Ce fut une tête blonde platine qui émergea et tous reconnurent l'étrange mais néanmoins amusante Luna Lovegood que tout le monde se laissait aller à appeler Loufoca love. Drago lui, ne l'appelait cependant pas de cette façon car il connaissait son secret. Il savait que Luna pouvait voir les sombrals, tout comme lui et cela ne pouvait signifier qu'une seule chose : qu'elle avait déjà vu la mort.

- Excusez moi, vous n'auriez pas vu…Ah te voilà ! murmura t-elle gentiment en remarquant la chatte noire. Allez viens, tu sais parfaitement que Goldstein plaisantait…

Bizarrement, le chat répondit alors à la jeune fille avec un miaulement de mécontentement. La petite blonde laissa échapper un rire amusé et s'approcha d'elle en s'excusant de bousculer Pansy et Blaise. Elle tandis les bras vers l'animal et lui caressa la tête.

- Allons…Reviens avec moi. Tu ne voudrais quand même pas que je révèle ton nom à ces joyeuses personnes n'ai-ce pas ?

Le chat se raidit et Drago jura l'avoir entendu soupirer. Le chat le regarda puis vint caressa sa main avec sa tête et sauta dans les bras de Lovegood avec grâce. La blondinette lui caressa la tête et fixa alors Drago pendant quelques minutes. Celui-ci s'énerva trop rapidement, probablement parce qu'on venait de lui enlever la chose qui le calmait plus ou moins depuis quelques jours.

- Quoi ? cracha t-il.

- Oh rien du tout Drago Malefoy ! dit-elle son sourire énigmatique collé sur ses lèvres. Je trouve juste ça amusant que cette jeune fille – elle désigna l'animal niché au creux de ses bras – soit venue te voir toi.

- Parce que c'est une sorcière ? s'étonna t-il.

- Oh oui ! Et pas n'importe laquelle !

- Qui est-ce ?

- Je ne peux le révéler maintenant, car elle risquerait de défigurer mon beau visage, murmura la jeune fille toujours d'une façon rêveuse. Au revoir.

Drago resta figé devant les révélations de cette fille. Il sentit alors un regard insistant qui ne lui plaisait pas du tout venir d'en face et il ne fut pas surpris de découvrir les traits tirés en un sourire énorme de Blaise. Celui-ci s'apprêtait à éclater de rire mais le prince le foudroya du regard. Les yeux de Pansy quand à eux, révélaient une jalousie certaine et il soupira. Cela dit, il restait pensif, car si ce chat était vraiment une sorcière, elle devait être extrêmement puissante et il ignorait dans quelle maison elle se trouvait. Le nom de Goldstein ne lui disait que vaguement quelque chose. Il eu soudain un éclair de génie. Lovegood était à Serdaigle et ce fameux Goldstein avait été le préfet de cette maison à un moment ! Il ignorait en quelle année il était et surtout s'il occupait encore le rôle de préfet, mais cette fille ne pouvait se trouver qu'à Serdaigle ! Il se frotta les mains, un sourire inquiétant sur les lèvres. Il avait hâte de piéger cette fille, de lui faire cracher son secret de puissance et surtout de connaitre la petite frimousse ronronnant paisiblement contre lui, qui d'habitude évoquait le mal et la peur à tous les autres.

OoOoOoOoOo

Hermione regarda Hagrid monter ses valises dans la calèche des préfets. Encore une stupide règle qu'on lui imposait et qu'elle se devait de respecter. Elle aurait voulu aller au château par ses propres moyens. Elle vit Luna s'approcher d'elle. Elle aussi était préfète cette année et Hermione était ravie de savoir qu'elle aurait la moitié du temps à passer avec elle désormais. Hermione appréciait vraiment Luna mais elle ne la connaissait pas énormément et leur nouveau statut lui permettrait de mieux la connaître. La blondinette lui fit un large sourire. Le préfet de Poufsouffle, un certain Ernie Macmillan présent avec elle en cours les années suivantes mais qu'elle ne connaissait absolument pas. Il lança un regard dédaigneux à Luna.

- Alors Loufoca, encore en train d'inventer la présence de tes cheveux zombis que personne ne voit ?

- Tu te trompes Ernie, répondit Luna d'une voix fluette, les sombrals sont bel et bien là !

- N'importes quoi…Tu les vois toi Granger ? Non mais franchement arrête de délirer !

- Je les vois moi aussi, répondit Hermione d'une voix glacée. Ça n'est pas parce que tu ne peux pas voir une chose qu'elle n'existe pas.

- Vous êtes folles toutes les deux…lâcha-t-il en montant dans la calèche.

Hermione soupira quand elle vit Malefoy la fixer curieusement. Elle ignorait la raison de ce comportement mais elle ne souhaitait pas rester là si l'envie lui prenait de l'insulter. Elle détourna le regard et monta dans la calèche suivie de Luna qui s'assit à ses côtés. Malefoy entra dans le véhicule rustique à son tour et s'assit en face d'elle. Hermione ne lui prêta plus attention et se mit à fixer les arbres. Elle aurait dût se taire. Personne ne savait qu'elle avait vu la mort une fois et qu'il était mieux qu'elle ne la revoie plus jamais. Elle pensa à ses parents qu'elle ne verrait plus et sentit une boule de tristesse naitre dans sa gorge. A cause du mage noir, Hermione avait dût leur effacer la mémoire et plus jamais elle ne pourrait les étreindre, ni les embrasser et encore moins les appeler « papa » ou « maman ». Elle était devenue une parfaite étrangère, sans famille. Enfin, si. Elle avait une nouvelle famille maintenant : l'ordre du phénix. Ron et Harry étaient comme ses frères et eux aussi la considérait comme leur sœur. Elle les adorait et souhaitait plus que tout sortir de cette guerre avec eux toujours à ses côtés. Elle soupira. La calèche franchit alors le grand arceau en pierre de l'entrée principale et le cocher leur signifia de descendre immédiatement. Hermione ne se fit pas prier et suivit de Luna, elle se dirigea à petits pas pressés vers la grande salle. Macmillan ronchonnait dans sa barbe et Malefoy suivait tranquillement leur petit groupe. Ils entrèrent tous les quatre dans la plus grande salle de Poudlard, illuminée par des centaines de chandeliers suspendus dans les airs et dont le plafond magique représentait un ciel étoilé. Hermione regarda la table des professeurs. Elle remarqua alors une personne qu'elle ne connaissait pas et assis juste à côté de Rogue. Il s'agissait sans aucun doute du nouveau professeur de défense contre les forces du mal puisque Rogue ne pouvait en aucun cas occuper le poste de directeur et celui de professeur. C'était un vieil homme au regard pétillant ayant les cheveux coupés très court et donc le regard noir semblait amusé par tout ce qui l'entourait. Cet homme lui rappelait un acteur moldu qu'elle aimait beaucoup mais elle n'arrivait plus à se rappeler qui.

- T'as remarqué ? Demanda Harry alors qu'elle s'asseyait à côté de lui. Le nouveau professeur ressemble comme deux gouttes d'eau à Sean Connery !

- Il me semblait bien que je l'avais croisé quelques part ! s'écria Hermione un sourire aux lèvres.

- C'est drôle, fit remarquer Harry, j'ai l'impression qu'on a un moldu avec nous et pourtant je sens la magie émaner de lui.

- C'est qui ce machin-connerie ? demanda Ron, une cuisse de poulet dans la bouche.

- Répugnant, soupira Hermione.

- C'est un acteur moldu Ron, dit Harry en lui venant à la rescousse.

- Ah…

La table des Griffondors était bizarrement silencieuse mais Hermione n'y fit absolument pas attention. Elle était plus préoccupée par autre chose en ce moment. Elle termina rapidement son repas et après avoir souhaité une bonne nuit à ses amis, suivit le discours de rentrée de Rogue et salué le professeur Mcgonagall, elle se dirigea vers les escaliers de pierre. Elle monta trois étages et arrivée là, tourna dans un couloir pour arriver devant un grand tableau représentant trois personnes. Deux femmes assises en train de coudre tranquillement et un petit garçon à leurs pieds, jouant avec un jouet en bois. Hermione soupira. Elle n'aimait pas déranger des personnes en pleine activité, même si ces personnes n'étaient que des pauvres peintures…Elle se racla la gorge et tandis que la plus belle des femmes se tournait vers elle, elle se rapprocha et parla distinctement.

- Bonsoir, je suis Hermione Granger, Préfète de Griffondors et je souhaiterai entrer.

- Tu as un mot de passe ?

- Non pas encore, dois-je le demander à quelqu'un en particuliers ?

- Pas du tout ! s'esclaffa l'autre ce qui ne plut pas du tout à Hermione. Tu dois me le dire et par la suite, tu garderas le même. Toi seul le connaîtras.

- Hum…, réfléchis la jeune femme.

- Dépêches toi ! Je n'ai pas toute la soirée !

- Serpent, tu…! cria Hermione sans réfléchir en se plaquant immédiatement les mains sur la bouche sachant que le premier mot qu'elle avait dit serait son mot de passe alors qu'il visait seulement à insulter le tableau.

- Sympathique, grogna l'autre dédaigneusement. Rentre, sorcière stupide.

- La ferme ! vieille femme !

Hermione n'entendit pas le crie courroucé du tableau car elle s'était dépêchée d'entrer. Elle pénétra dans la salle commune des préfets et fut surprise de constater que la couleur principal n'était ni le vert, ni le rouge, mais bel et bien le bleu. Le bleu était pourtant la couleur de Serdaigle…Peu importe, se dit-elle finalement. Elle remarqua alors deux escaliers. L'un bifurquant à droite vers une porte rouge – sans aucun doute la sienne – et l'autre à gauche, vert une porte entièrement verte. Hermione siffla en pensant que le vert était d'un total mauvais goût puis elle pénétra dans sa chambre tout en remarquant la salle de bain entre les deux chambres. Elle constata que sa valise avait été déposée devant son lit et que Pattenrond dormait paisiblement sur son oreiller. Elle sortit sa baguette en souriant tendrement et le fit léviter jusqu'à son panier. Son chat ne manquait jamais de lui voler son lit soit disant plus confortable que le superbe palace en coussin qu'elle lui avait offert pour Noël et Hermione trouvait cela insupportable de sa part. D'un coup de baguette magique, elle se mit en pyjama puis se mettant sous les draps protecteurs en soie rouge, elle ferma les yeux, sombrant rapidement dans un sommeil sans rêves.

Le réveil fut plus brutal qu'elle l'aurait cru. Tout d'abord parce qu'il était trois heure du matin et ensuite parce que ça n'était pas Malefoy qui avait fait ce bruit puisqu'elle l'avait vaguement entendu rentrer peu après lui juste avant de sombrer. Elle se saisit de sa baguette, sentant la sueur glacée lui couler dans le dos. Si c'était un ennemi, elle ne pourrait pas le tuer. Elle en était incapable. Elle ouvrit silencieusement sa porte et pointa sa baguette sur l'intrus. Il était de dos et semblait fouiller…dans le son sac ! Pourquoi l'avait-elle stupidement laissé là !

- Stupéfix ! hurla-t-elle folle de rage qu'on touche à ses affaires.

L'inconnu tomba en avant, surpris par le sort et Hermione alluma rapidement la lumière. Elle remarqua la porte verte s'ouvrir violemment et remarqua le visage de Malefoy, furieux d'avoir été réveillé. Elle l'ignora cependant, trop occupée à vérifier que l'autre n'ai rien pris. Elle se morigéna silencieusement. Quelle imbécile ! Faillir se faire avoir comme ça c'était une erreur de débutant ! Elle sentit alors une poigne lui saisir l'épaule et elle croisa les yeux en colères du Serpentard.

- C'est quoi ce bordel Granger ! siffla-t-il en pointant l'individu immobile sur le sol.

- Je l'ignore ! chuchota-t-elle furieusement en fronçant les sourcils, énervée en partie parce qu'elle avait eu peur.

- Et tu n'as même pas vérifié son identité ! lâcha-t-il consterné en chuchotant à son tour. Et si c'est un mangemort ? On devra le tuer !

Hermione vit alors le corps prendre une teinte bleuâtre et elle sut immédiatement que ça n'était pas un adepte du mage noir qui se trouvait dans cette pièce. Une seule créature avait la peau qui virait au bleu lorsqu'elle était terrifiée : une vélane. Elle s'approcha alors de la voleuse, lui arracha sa cagoule laissant une cascade de cheveux blonds tomber sur ses épaules. L'autre lui jeta un regard rempli d'acrimonie. Hermione annula son maléfice mais elle attacha tout de même la vélane à l'aide d'un sort afin qu'elle sache pourquoi elle était ici. La vélane semblait très jeune et ce fut pourtant un regard froid qu'elle posa sur les deux élèves de Poudlard. Malefoy jeta un regard étonné à Hermione puis retourna la tête vers la vélane.

- Que fais-tu ici ! s'écria alors Hermione.

- Je suis venue récupérer ce que tu dois !

- Je ne dois rien du tout ! s'énerva la brunette. J'ai déjà donné la dernière fois !

- Mais pourtant on m'a assuré que…, murmura la vélane, déstabilisée.

- Eh bien non !

- Je…Je suis navrée Hermione Granger…

- Pas autant que moi…

- Co…Comment me faire…pardonner ?

- Ne reviens plus jamais ici. Ni toi, ni l'une de tes sœurs chéries, cracha Hermione. Et dit lui que si je revois l'une d'entre vous ici, la prochaine fois je me déplace !

- Ce sera fait…

Hermione libéra la créature magique qui s'évapora alors en une fumée blanche assez étrange. Hermione soupira. Non seulement c'était le milieu de la nuit mais en plus elle était à présent épiée par les vélanes. Elle savait bien qu'on ne pouvait pas faire confiance à ces dangereuses beautés. Incapables de tenir une parole ! Elle se retourna alors vers Malefoy qu'elle avait totalement oublié. Celui-ci avait un sourire narquois coincé sur le visage qu'Hermione n'aimait pas du tout et alors qu'il s'apprêtait à ouvrir la bouche, elle s'enfuit vers sa chambre en courant. Il la rattrapa cependant aisément par le poignet et la Griffondors eu un peu mal sous la poigne du jeune homme.

- On a ses petits secrets Granger ? grinça-t-il.

- On est plus une fouine peureuse et lâche Malefoy ? rétorqua-t-elle sans le regarder, sachant d'emblée qu'elle n'aurait pas dût dire ça vu qu'elle en avait un peu peur de lui lorsque ses amis n'étaient pas là.

- Pourtant, le regard terrifié que tu affichais en deuxième année lorsque je t'ai insultée directement n'était pas loin de celui que j'affichais l'année dernière.

Il la lâcha brutalement et Hermione soupira de soulagement. Peut-être bien que Malefoy s'était calmé en fin de compte, puisqu'il ne lui avait rien fait. Elle le vit se stopper devant sa porte, se retourner vers elle et lui lancer un regard noir digne d'un membre de sa famille. Il resta quelques secondes à la regarder, blasée, puis lâcha finalement :

- J'ai changé. Que tu le crois ou non.

Puis il claqua violemment sa porte et Hermione ne le vit plus, trop surprise pour répondre quoi que ce soit. Elle ne comprenait vraiment pas l'attitude de son colocataire. Les six dernières années, il avait tout fait pour qu'on le déteste, la sixième année il ressemblait à un pauvre rongeur effrayé par son prédateur et là, il se justifiait calmement devant elle et sans détourner le regard ! D'ailleurs, pourquoi tenait-il à se justifier ? C'était du jamais vu chez lui ça ! D'habitude il se fichait d'agir comme bon lui semblait du moment qu'il pouvait satisfaire sa petite personne ! Et maintenant, le voilà qui…Hermione était totalement sur le carreau pour le coup. Elle rentra dans sa chambre quelque peu pensive de son attitude puis finalement décida de ne pas faire attention. Sans qu'elle le sache, le Serpentard avait cependant piqué sa curiosité. Elle voulait en savoir plus et mademoiselle l'éternelle curieuse était bien décidée à savoir ce qui se cachait sous la croute pourrie de Malefoy. Dès demain, elle se mettrait à faire ce qu'elle faisait le mieux : fouiner. En s'allongeant, elle remarqua que Pattenrond l'avait rejoint pendant la nuit et qu'il avait de nouveau volé son oreille. Elle posa la tête entre ses pattes et ferma les yeux, un mince sourire aux lèvres. Elle sentait l'amusement poindre le bout de son nez, ce qui n'était absolument pas normal étant donné la situation de guerre dans laquelle son peuple se trouvait actuellement.