Peu après la fuite de Merlin, Arthur et ses hommes avaient essayés d'ouvrir les écuries afin de prendre des chevaux et de se lancer à la poursuite du sorcier. Force leur fut de reconnaitre que ce dernier si connaissait en matière de blocage de portes. Ils s'acharnaient sur ses dernières depuis plus d'une heure lorsqu'ils entendirent des bruits de sabots. Le cheval que le brun avait pris venait d'apparaitre dans la cour. L'animal était apparemment en bonne santé et rien ne laissait supposer que Merlin ou l'enfant ne soit tombés du cheval, en conclusions le sorcier avait simplement renvoyé l'animal chez lui.

-Nous devrions pouvoir suivre ses traces !

-Cela me semble difficile, il n'en laisse aucune ! Cette remarque avait été faite par Gauvain.

-Regardé par vous-même princesse !

-Gauvain !

-Très bien ! Sire !

Arthur ne put que constater que Gauvain avait dit vrai, le cheval ne laissait aucunes traces de sabot derrière lui. Ingénieux pensa t'il.

-Il ne sert plus à rien de se mettre à la poursuite du sorcier maintenant, la nuit va bientôt tomber, soyer près demain matin à la première heure.

Arthur était en colère, frustré, et horriblement déçu, arrivé dans sa chambre il eut un choc. Des jouets trainaient au sol, une petite épée, un bouclier, un petit dragon en bois. Le premier réflexe du roi fut d'appeler un domestique et de faire tout disparaitre, ensuite sans savoir pourquoi il alla dans la chambre adjacente, devant lui se dressait un petit lit, un coffre ouvert avec des jouets, une table et des chaises mais toutes faites au niveau d'un enfant. La garde-robe aussi contenait des vêtements faits pour un petit garçon. Le blonds ne savait que penser, il savait qu'il aurait dû vider cette chambre mais quelque chose l'en empêchait. Il y avait quelque chose d'illogique dans tout cela, de retour dans la chambre principale un éclat de métal doré attira sons regards. Sur la table reposait une couronne, beaucoup plus fine que la sienne, près de celle-ci se trouvait un plateau contenant une carafe de vin ainsi que deux gobelets. Se dirigeant vers la garde-robe, le roi ouvrit celle-ci pour y voir suspendu ses vêtements et celle d'un autre homme, apparemment beaucoup plus mince, mais ce qui attira sont attention était un tas de vêtement plier dans le fond. Ceux-ci était de la même taille que les autres mais se trouvait être plus large au niveau de la taille, comme les vêtements d'une femme …enceinte ! Sauf que ceux-ci étaient pour hommes ! Ce pourrait 'il….. non ! C'était impossible, tout cela c'était des tours de sorcier, pour lui faire croire des choses qui ne pouvait pas être ! De colère, Arthur se dirigea vers la table et projeta au sol tous les objets posé dessus. Fatigué il alla se couché. Sa nuit fut peupler de rêve étrange, il vit des images de Morgane et Merlin se battant à coups de sort, puis il se trouvait dans les bois lorsque Merlin apparu devant lui,

-Pourquoi nous a tu abandonner, des larmes coulait sur son visage, ensuite il regarda l'enfant que le brun tenait dans ses bras. L'enfant était sa réplique, excepter pour la couleur des yeux, c'était les yeux bleus du sorcier.

-Erwan !

-Papa, ne nous quitte pas !

Mais déjà la silhouette du brun s'estompait !

-Merlin ! Non ne t'en va pas !

-Arthur, aide nous !

- Merlin, Merlin !

Le blond se réveilla en nage, essayant de se souvenir de son rêve, mais déjà ce dernier s'estompait ! Les questions revenaient sans cesse, provoquant une migraine épouvantable. Ne tenant plus, il convoqua Gaius.

-Vous m'avez fait appeler sire ?

-Oui, j'ai un horrible mal de tête !

-J'ai ce qu'il faut sire. Gaius donna une potion que le blond s'empressa de boire.

-Vous saviez n'est-ce pas ! Ce n'était pas une question mais une affirmation !

Gaius baissa la tête,

-Oui votre majesté !

Le roi se dirigea vers la fenêtre,

-Pourquoi n'avez-vous rien dit ?

-Ce n'était pas à moi de vous révéler le secret de Merlin ! De plus j'ai toujours eu peur de votre réaction, comprenez-moi sire, vous avez été élevé dans l'idée que la magie était mal, quel qu'en soit le porteur ! Je n'allais pas risquer la vie de Merlin, de plus tout ce qu'il a fait avec sa magie a toujours été de vous protégé, vous et Camelot ainsi que ses habitants, si ses intentions avait été mauvaise, il y a des années qu'il aurait agi, il en a eu largement le temps !

Le blond avait entendu les paroles du vieux médecin, mais était incapable pour l'instant de faire le tri dans toute ses nouvelles.

-Un sorcier peut-il porter des enfants ?

-Excuser moi sire ?

-J'ai demandé si un sorcier pouvait porter des enfants ?

Le visage de Gaius exprimait la surprise.

-Pas que je sache votre majesté !

-Merlin est-il puissant ?

-Oui sire, très puissant !

-Et un sorcier très puissant ?

-Je ne sais pas sire, pas à ma connaissance, mais je peux faire des recherche !

-Chercher Gaius !

Le vieux médecin regarda le roi, mais tout ce qu'il vit était de la colère et une énorme désillusion. Au moment où Gaius quitta la pièce il entendit le blond répété

-Vous auriez dû me le dire !

-Arthur eu peu de temps pour s'apitoyer sur lui-même, sir Léon arriva avec des nouvelles étranges.

Sire, on m'a signalé que plusieurs famille avait disparues de Camelot !

-Comment cela ?

-Les maisons sont vides, tous les effets personnels ont disparus ! Mais il n'y a aucune trace de lutte, preuve qu'ils ont quittée volontairement !

-Cela n'a aucun sens ! Avez-vous interrogés les voisins ?

-Oui et c'est là ou vous allez être saisit, les gens ne se rappelle pas de leurs voisins, comme si ses derniers n'avaient jamais existé ! Tous ses évènements ne firent que renforcer le roi dans sa décision de trouver le sorcier !

-Léon, aller chercher les chevaliers, formés quatre groupes et patrouiller dans la forêt, essayer de trouver des traces, soit des gens disparus, soit de Merlin, c'est le seul moyen d'avoir des réponses à nos questions. Le roi décida de prendre lui-même la tête d'une des patrouilles !

Au même instant dans la grotte Merlin venait de se réveiller, il avait fini par grimper dans le lit de son fils s'endormant en tenant ce dernier dans ses bras.

-Papa ?

-Coucou mon ange ! Bien dormi ?

-Oui mais, aujourd'hui on retourne a la maison hein !

-Nous ne pouvons pas mon trésor !

-Pourquoi, père ne veux plus de nous, il ne nous aime plus ? De grosses larmes se mirent à couler sur le visage de l'enfant.

-Oh non mon chéri, papa t'adore, mais tu te souviens du monsieur dans la cour ?

-Le vilain monsieur qui a voulu blessé père ?

-Oui mon cœur, c'était un sorcier et il a lancé un sort pour que papa oublie que nous existons !

-Mais père va se souvenir, hein papa ?

-Oui trésor nous ferons ce qu'il faut pour cela ! Tu as faim ?

-Un peu ! répondit l'enfant sans enthousiasme !

Merlin fit apparaitre une table et deux chaises ainsi que la nourriture que son fils préférait. Tout en regardant l'enfant manger, il se dit que le tenir près de lui n'était pas possible. Il devait le mettre en lieu sûr afin de le protéger s'il devait lui arrivé quelque chose. Le seul solutions pour l'instant était d'amener Erwan chez la reine Annis. Celle-ci protégerait son enfant quoiqu'ils adviennent. Cette solution lui déchirait le cœur, mais il n'avait guère le choix.

Pendant ce temps-là à Camelot le roi et ses chevaliers était prêt à aller en patrouille, Lancelot était impatient de partir à la recherche de Merlin, mais pas pour les même raison que le blond, la magie de Merlin n'était pas une surprise pour lui, il été au courant des pouvoirs du sorcier depuis bien plus longtemps que les autres, et donc l'effacement des sept dernière année ne l'avait pas affecté de la même manière que les autres. Le plus dure pensa t'il serait de trouvé une raison valable pour ne pas rester dans la patrouille !