Rebonjour à tous ! Ma petite fic n'a pas un si mauvais accueil dites donc ! Je suis heureuse qu'elle plaise à quelques uns d'entre vous ! Merci pour vos review et de la mettre dans vos favoris, ça me fait vraiment plaisir !
Pour ce nouveau chapitre, deux personnages font leur entrée, merci de leur réserver un bel accueil ah ah !
Bonne lecture !
Chapter 2 : Because Angels do not Exist
Les deux jeunes femmes se trouvaient maintenant assises sur le sofa de couleur rouge délavé positionné dans un petit salon qui laissait peu d'espace pour bouger, surtout à cause de la table basse de bois sombre installée devant lui. Le sol de pierres un peu plus sombres que celles blanches des murs était recouvert d'un épais tapis tressé dans des tons variés allant du vert à l'oranger et le dossier du canapé faisait tourner le dos de ses occupantes à une petite ouverture dans un mur qui donnait sur une sorte de petite cuisine. Le long du même mur avait été construit un petit escalier en bois qui semblait peu stable et conduisait à un étage dont Gumi n'avait rien vu.
Cela faisait quelques minutes qu'elles étaient assises, même si la fille aux cheveux verts avait dit pourquoi elle était venue ici elle s'était une nouvelle fois terrée dans le mutisme, n'étant plus très sûre du pourquoi de sa visite ou même de la façon de commencer. Haku qui était assise à ses côtés se bornait à regarder le sol en jouant nerveusement avec ses doigts, elle avait rarement été en présence de personnes qu'elle ne connaissait que peu et avoir ainsi cette Gumi, qui venait d'apparaître, à sa droite avait quelque chose de dérangeant. Finalement les deux jeunes femmes misent mal à l'aise décidèrent d'y mettre une fin et d'une synchronisation étonnante prononcèrent un début de « Je pense que » avant de se couper après à peine une syllabe de prononcée.
La surprise les avait fait toutes deux tourner la tête vers l'autre et alors qu'elles se contemplaient dans un étrange silence elles ne purent s'empêcher de rire, d'un rire cristallin et discret pour l'une et d'un éclat de rire non dissimulé pour l'autre. Elles profitèrent de cet instant quelques secondes, savourant chacune de leur côté la brusque détente de l'atmosphère permise par cette légère confusion et se remettant confortablement contre le sofa pour soulager ses côtes de leur terrible douleur Gumi trouva enfin le courage de parler :
« Je comprends pourquoi elle t'appréciait autant ! » Cette simple phrase fit naître quelques rougeurs sur les joues de celle à qui elle s'adressait, elle avait bien compris que son invitée parlait de leur amie commune, Miku, et même si cette dernière ne ratait jamais une occasion de lui dire ce qu'elle ressentait pour elle, l'entendre de la bouche d'une presque étrangère avait un petit plus très agréable.
« Sa joie de vivre me manque et ses sourires me manquent aussi terriblement… » Haku n'avait pu s'empêcher de le dire, elle se sentait obligée de montrer que Miku n'était pas la seule à chérir leur amitié, car oui, même si cela avait été difficile à accepter elle avait finit par croire cette jeune fille qui ne cessait de lui dire combien elle comptait pour elle. Celle à ses côtés sentie l'air s'alourdir à nouveau et ne trouva rien d'autre à faire qu'hocher la tête pour lui montrer qu'elle l'avait comprise et partageait son sentiment.
« Je pense que… Miku n'aurait pas dû mourir dans cette guerre, pas qu'elle méritait plus qu'une autre mais elle connaissait l'amitié, l'amour, son premier travail… Je me rappelle des lettres qu'elle envoyait chez moi, je ne pouvais pas les lire aussi vite que je le voulais mais elle ne m'en voulait pas pour le retard de mes réponses. Elle était tellement gentille… »
« C'était-vous, à qui Miku-chan envoyait toutes ces lettres ? » Lui demanda la femme aux cheveux blancs et sans même attendre sa réponse rajouta « Vous êtes Gumi, Gumi Megpoid ? » Son interlocutrice lui sourit, elle n'était pas vraiment surprise que cette jeune femme connaisse son nom, Miku lui avait beaucoup parlé d'elle et il était donc logique que Haku ait eu également des informations sur elle.
« C'est bien moi ! » lui répondit-elle en agrandissant son sourire. « C'est vrai que je ne me suis pas présentée plus tôt… J'espère que vous n'avez pas cru que j'étais une gamine qui n'avait plus toute sa tête ! » S'excusa-t-elle avec un rire nerveux en se rendant compte de son impolitesse, l'autre lui rendit son précédent sourire, mais tellement plus doux que lui seul suffit à rassurer Gumi. « Je… Désolée de dire ça comme ça mais… Vous savez que Miku a été tuée, n'est-ce pas ? » Sa question fit se tendre légèrement Haku, elle répondit affirmativement dans un souffle et la verte repris. « Celui ou celle qui l'a tué avait été engagé par la Fille du Diable et… Enfin, ce n'est pas prouvé mais… Je sais de source sûre que cette personne est encore en vie. » La seconde n'eut aucune émotion, Gumi le remarqua mais mis son comportement sur la surprise du moment, pourtant, ce que dit par la suite Haku la surpris bien plus :
« Quelle soit en vie ou non, Miku est aujourd'hui morte, rien ne peut la ramener, Megpoid-san… Même les anges les plus purs peuvent succomber dans ce monde, c'est pourquoi ils devraient rester au paradis. » Elle avait joint ses mains en prononçant ses mots et ses longs cils blancs s'étaient rabattus sur ses yeux.
« Comment pouvez-vous dire ça… ? Vous ne croyez pas qu'elle aurait dû vivre ? Comment pouvez-vous dire ça avec tant de désinvolture… ? Elle aimait cet homme, toutes ses dernières lettres ne parlaient que de lui, elle pensait déjà au mariage, elle l'aimait beaucoup… Elle aurait dû vivre à ses côtés ! »
« Ce n'est pas vrai. » La coupa sèchement Haku. « Miku-chan… Je l'aimais beaucoup mais… Elle n'était pas amoureuse de lui, pas autant que vous ne le pensez. » Son opposition réussit à la faire taire à la seconde, elle se retenait de l'insulter juste par curiosité de connaître la suite de son argument. « Elle a finit par l'aimer mais Miku-chan n'était pas parfaite, lorsqu'elle la vue dans la rue, j'étais avec elle… Nous nous étions rendues en ville pour acheter de quoi manger le soir même. Il y avait eu des rumeurs comme quoi le jeune prince du Royaume Bleu se rendait en ville pour voir comment se déroulaient les échanges diplomatiques entre politiques mais personne n'espérait croiser ce prince, c'était un espoir tellement inutile qu'aucune des personnes présentent sur le marché ne s'attendait à le voir regarder les rayons, s'intéresser à de simples fruits et légumes de basse qualité. Pourtant…
« Pourtant il était là… Avec ses cheveux d'un bleu étonnant et rayonnant et ses yeux aussi pétillants que des saphirs. Il portait des vêtements assez simples pour son rang, tout de bleu et de blanc, si je me souviens bien il avait un uniforme militaire bleu marine avec des broderies et d'autres décorations royales tout en blanc. Même si pour son rang ce n'était pas grand-chose il rayonnait parmi le peuple où il se trouvait, la protection autour de lui n'était pas non plus très importante, il n'y avait que trois chevaliers armés qui marchaient à ses côtés en surveillant les comportements suspects. Miku-chan l'avait longtemps observé de loin, elle le dévorait des yeux, ça se voyait qu'elle trépignait et je fis l'erreur de lui prendre un des sacs de commission pour qu'elle puisse faire ce qu'elle voulait. Elle me fit un éclatant sourire, ce qui suffit à baisser ma garde un court instant… Puis elle s'approcha de lui comme si de rien n'était et mima la maladresse pour finalement renverser son sac de pommes à ses pieds, sa mise en scène était astucieuse et il marcha. Il fit signe à ses gardes aux aguets de se calmer et l'aida à réunir tous les fruits dans le sac, elle lui dit qu'il pouvait en garder une pour le remercier, faisait semblant de ne pas avoir remarqué son rang, il était gêné mais heureux de faire sa rencontre si on en croyait les quelques rougeurs sur ses joues.
« Il ne vit pas cet horrible sourire qui déformait les traits de son visage angélique alors qu'elle revenait vers moi après quelques minutes. J'avais déjà une idée de ce qu'elle cherchait mais ce qu'elle me dit dans la soirée ne fit que confirmer mes craintes… Elle n'avait d'abord pas pensé qu'il pouvait être prince, elle qui s'attendait à un convoi de chevaux des pays du Sud. Mais sa richesse sautait tout de même aux yeux, elle n'avait alors vu plus que ça, que ce pouvoir a portée de main… Ce jeune homme était naïf et il l'aimait, il était une cible parfaite pour espérer une meilleure vie… Elle m'a dit faire ça pour nous deux, qu'elle m'aiderait à avoir un travail plus facile, moins fatiguant et mieux payé, peut être même qu'elle réussirait à me faire rencontrer un ami de cet homme dont elle ne connaissait pas encore le nom…
« En une seconde toutes nos promesses étaient oubliées, son enthousiasme à l'idée que nous soyons collègues et colocataires avait disparut de son visage. La facilité était juste devant elle, je suppose que c'était normal… Elle méritait d'avoir une belle vie, j'étais heureuse pour elle… Mais j'étais tellement inquiète de la voir jouer à ce jeu dangereux… J'aurais dû l'en empêcher avant que tout ne quitte son pouvoir… ! » La voix de Haku se noya dans un sanglot étouffé, repenser à son amie était difficile, encore plus lorsqu'elle revoyait ce visage tordu par l'ambition s'afficher à son esprit. Elle en oublia presque celle à qui elle racontait cette histoire, son silence lui laissait savoir qu'elle était trop concentrée pour l'interrompre, elle avait commencé, elle se devait de finir, n'est-ce pas ?
« Elle continua à le voir, presque chaque soir pendant la semaine qu'il passa dans la ville commerciale où nous travaillons, Arphelior. A leur seconde rencontre elle appris que son nom était Kaito Shion, le prince lui-même, elle était encore plus motivée à l'idée de le séduire, elle m'avait promis une place à la cour si je l'aidais à l'approcher. Elle ne m'en demandait pas énormément, je devais juste cautionner ses absences parfois imprévues auprès de notre employeur, mais je n'aimais pas le faire pour autant. Je ne voyais plus la Miku que j'avais trouvé évanouie auprès de cet arbre que j'aimais tant, je ne voyais plus celle qui pour la première fois de ma vie m'avait complimenté, celle qui m'avait accepté… Il n'y avait plus que l'ambitieuse marchande qui rêvait de devenir reine.
« Elle ne me parlait presque plus, passait son temps à décider de comment elle devrait s'habiller ou à quel endroit lui donner rendez-vous. Et puis il repartie pour son pays. Elle était dévastée par son absence, tout était redevenu comme avant, mais elle ne souriait plus, elle ne comprenait pas pourquoi cette douleur la hantait maintenant qu'il n'était plus là, il lui avait pourtant promis de la revoir, elle savait qu'il le ferait, elle savait que son amour était acquis… Elle vint me parler, elle était triste, elle avait perdu le goût de la vie… Elle était tombée amoureuse à son tour. Elle avait d'abord trouvé la situation amusante lorsqu'elle avait compris qu'elle s'était fait avoir à son propre piège, moi j'étais soulagée que cette expression de désir ait quitté ses traits. La Miku-chan que j'avais toujours côtoyé était de retour… »
Elle arrêta ici son récit, n'avait plus le courage de continuer, elle avait voulut faire comprendre à Gumi que Miku n'était pas parfaite, et pourtant… Elle n'avait pas réussit à s'en convaincre elle-même, ce devait être l'inconvénient de l'amitié. La jeune fille était restée dans ses pensées, elle réfléchissait à ce qu'elle venait d'entendre, elle se disait qu'à la place de Miku elle aurait sans doute réagit pareil, elle rejouait dans son esprit les images fictives qui correspondaient au récit de Haku puis la fin sortie d'elle-même de ses lèvres.
« Et elle fût tuée… » Cette fois-ci, la seconde ne la contredit pas, après tout elle avait raison, il y avait bien une personne qui avait ordonnée sa mort même si elle vivait une belle histoire, quelqu'un avait mis fin à ses jours, sans demander d'explication. « Celle qui l'a tué est encore en vie… Miku est morte mais… Son bourreau est en vie… » Alors que ses paroles se noyaient dans le silence de la pièce de légers bruits de pas se firent entendre dans la pièce ce qui eu pour effet de capter l'attention des deux jeunes femmes. Une jeune fille habillée de la même manière que Haku se pencha vers la table basse pour y déposer un plateau avec deux tasses de thé encore fumant elle se releva et sourit à Gumi.
Elle devait avoir seize ou dix-sept ans, elle avait de longs cheveux blonds qui lui descendaient un peu en dessous des épaules, deux grandes mèches de ses cheveux d'or étaient écartées de son visage par les barrettes blanches et la sobriété de sa tenue donnait un éclat encore plus précieux à ses yeux d'un bleu rehaussé habilement de vert, elle était très belle, elle n'était ni trop grande ni trop petite pour son âge et savait mettre en valeur ses courbes féminines malgré les contraintes du couvent grâce à quelques coutures reprises. Le sourire éclatant qui s'adressait à Gumi alors qu'elle lui tendait une des tasses de thé eu le don de la troubler encore plus, l'image d'une princesse au visage bien connu s'imposant à son esprit.
Brusquement Gumi se releva, à deux doigts de faire tomber la tasse des mains de la jeune fille blonde dont le sourire venait de se faner. Celle aux cheveux verts se recula, évitant maladroitement le sofa derrière elle, elle semblait avoir vu un fantôme tant ses traits étaient crispés en une figure effrayée. Haku se leva à son tour et l'interrogea faiblement, faignant ne pas comprendre ce qui se passait dans l'esprit de son invitée, rassemblant la voix qui venait de s'éparpiller avec la rencontre de cette jeune fille Gumi réussit à dire d'une voix faible :
« Je dois partir… Je viens de me souvenir de quelque chose que je dois faire… Je m'excuse du dérangement… ! » Elle n'avait pas laissé les deux autres écouter la fin de sa phrase qu'elle était déjà sortie du petit salon et courait le long des bancs de la chapelle en direction de la sortie. Ce qu'elle avait vu était bien pire qu'un fantôme, ce qu'elle avait vu… C'était le diable tout droit ressorti des enfers. Elle ne se préoccupa de la pluie qui avait commencé à tomber à l'extérieur, elle ne pût que courir, ne s'arrêtant qu'une fois qu'elle fût sûre qu'elle était assez loin du couvent pour pouvoir se retourner sans que son clocher ne la dévisage. Cette femme s'était-elle moquée d'elle ? Pourquoi aurait-elle caché cette meurtrière si elle avait aimé Miku ? Elle n'y arrivait pas… Elle ne pouvait pas comprendre ce qui pouvait motiver de tels actes, elle ne pouvait pas accepter la vie de cette petite blonde, de cette démone. Mais de quel droit pouvait-elle la tuer ? N'avait-elle pas trouvé le pardon du seigneur là où elle se trouvait dorénavant ? Mais de quel droit aurait-elle eu le pardon… ?
Elle ne savait plus ce qu'elle devait penser, tout était flou à son esprit ce qu'elle pensait jusqu'à présent s'était écroulé en quelques jours, son amie n'était plus la même, le destin du monde avait changé et elle s'était retrouvé nez à nez avec le cauchemar de la précédente ère, souriante comme si rien ne s'était passé. Elle était laissé dans un océan agité sans côte à l'horizon et ne savait par où nager ou même si elle en avait la force. Devait-elle faire comme si de rien n'était ? Ou au contraire venger son amie ? Les questions défilaient dans son esprit à une vitesse ahurissante et les réponses ne voulaient pas se montrer, dans le chaos de son esprit l'image d'une personne instaura le calme.
C'était certain qu'elle avait besoin d'une aide extérieur, de conseils avisés, elle ne voyait d'autres possibilités que d'aller en parler à un de ses amis qui n'était pas extérieur à toutes ces histoires. Lui saurait la comprendre et son froid habituel saura sans aucun doute l'aider à trouver une réponse réfléchie à une partie de ses questions. Ce garçon avait toujours été comme ça, elle l'avait connu il y a longtemps et même s'ils se parlaient peu elle savait que le fait d'avoir été supportée par ce dernier plusieurs heures d'affilées était un exploit qui méritait de s'octroyer le titre d'amie.
oOo
Heureusement, Gumi avait l'habitude du voyage et adorait cela même, car sinon elle n'aurait sans doute pas apprécier de devoir supporter ces cinq jours de voyage nécessaires à la traversée de l'océan pour arriver au Royaume Bleu, exemple de prospérité dans le monde et dirigé d'une main de fer par Kaito Shion et son épouse, Meiko Shion, anciennement appelée l'épéiste écarlate, qui s'était illustrée dans la bataille contre le Pays Jaune par le soulèvement du peuple opprimé. Car oui, cet ami qu'elle tenait à voir vivait au cœur de ce royaume. Il vivait dans ce royaume… Dans la capitale… Mais où exactement ? Elle se rendit compte qu'elle n'en savait rien alors qu'elle passait les portes de pierres qui permettaient le passage de l'autre côté des murs de défense de la citée.
Elle se rappelait qu'il lui avait dit travailler pour la garde, peut-être qu'avec un peu… Beaucoup, de chance elle pourrait le trouver là-bas où même demander à quelqu'un ? De toute façon, maintenant il était trop tard pour reculer, car même si elle avait toujours aimé voyager, voyager pour rien avait tendance à l'irriter. Et si dans les deux prochains jours elle n'avait pas trouvé le garçon en question, il entendrait parler d'elle ! C'est avec cette détermination qui lui permettait d'oublier le doute semé dans son esprit qu'elle parcouru la capitale dans toutes les directions, tournant parfois en rond quelques temps avant de prendre la direction d'endroit malfamés sans faire attention, elle avait toujours eu le sang chaud et une étrange faculté à s'attirer des ennuis.
La soirée venue sans trace de son ami elle commença à refroidir ses ardeurs et sa motivation sans borne fit place à un énervement tout aussi important. Il la faisait attendre ainsi alors qu'elle avait désespérément besoin de lui et ses conseils ! Perdant tout espoir de le croiser aujourd'hui et la lumière s'affaiblissant de plus en plus elle pris finalement la décision de chercher un endroit où rester pour la nuit. Elle se rappelait vaguement d'une petite auberge en centre ville qui n'était pas trop loin du Palais Royal et se décida à s'y rendre pour la nuit, ne voulant pas perdre plus de temps car la nuit était déjà presque tombée elle passa par un petit parc qui hébergeait une multitude de fleurs exotiques aux couleurs toutes plus attrayantes les unes que les autres, les formes des pétales étaient aussi des plus originales qui soient, certaines fleurs pas encore refermées arborant la forme d'étoiles ou de petites clochettes.
Il était indéniable que l'endroit était bien entretenu, il n'y avait aucune mauvaise herbe et les chemins étaient parfaitement délimités. La seule chose qui manquait à l'endroit était quelques lumières qui lui auraient permis de voir la forme qui se glissait dans son dos alors qu'elle admirait les premiers reflets de la Lune sur la surface d'un point d'eau où poussaient des Lotus aux pétales transparents aux travers desquelles la lumière filtrait et prenait une teinte rosée. Seulement, on ne la laissa pas plus longtemps à sa contemplation car une main se posa calmement sur son épaule, la jeune fille ne pût réprimer un cri strident de peur alors qu'elle reculait rapidement pour s'éloigner de l'inconnu, manquant de tomber dans la marre qu'elle observait précédemment.
Mais heureusement pour elle le nouveau venu eu le réflexe d'attraper son poignet avant le moment fatidique, la laissant avec un seul pied sur l'herbe humide et glissante, le reste de son corps restant dangereusement en lévitation au-dessus de l'eau. Elle ne se débattit pas, non pas car elle préférait rester au sec plutôt que d'échapper à son agresseur mais car elle était complètement absorbée par l'éclat vermeille des yeux de celui qui avait faillit la faire mourir de peur, les vagues de lumière créées à la surface de l'eau se reflétaient en une multitude d'étincelles plus ou moins rougeâtres dans les yeux du garçon au-dessus d'elle et rendaient son regard hypnotique. Elle ne pût se soustraire à la contemplation de son regard que lorsqu'il la ramena d'une poigne ferme sur la terre ferme. Se remettant petit à petit de ses émotions elle lui sourit. Elle l'avait finalement trouvé.
