Le personnage de Tom Jedusor m'a toujours touché de part sa triste enfance, j'ai lu pas mal d'histoire avec lui et j'ai alors cette idée. Donnez un fils à Jedusor pour lui apprendre à aimer, pour qu'il connaisse ce merveilleux sentiment et ne devienne pas un être froid et cruel. Vous pouvez juger, tout avis et bon à prendre.


L'enfant retourna vers son lit mais de nouveau l'image de Maman avec la barre apparut et il fit demi-tour et escalada dans le lit de Papa. Il se glissa dans les bras de Papa et il s'y sentit à l'aise, rassuré, Maman avait disparut. Il ne restait plus que cette impression de chaleur confortable au fond de son cœur. Il ferma les yeux, un petit sourire aux lèvres.

Au petit matin, le soleil pénétrant dans la chambre, Tom ouvrit les yeux et sentit un poids sur son bras. Il grimaça, ce devait encore être Nagini, elle avait tendance à faire cela. Il baissa son regard vers le point incommodant et il trouva un petit garçon à la place d'un serpent. Tom écarquilla les yeux, que fessait l'enfant dans son lit. En quel honneur avait-il considérer qu'il pouvait le rejoindre dans son lit. Il leva la main pour le secouer quand Nagini l'interrompit :

- Tu devrais le laisser dormir, Tom.

- Pourquoi je ferais cela ?

- Il a mal dormit, ton petit, tu devrais le laisser se reposer.

- Je descends, j'ai des affaires. Je reviens.

- Ne tardes pas trop, il est encore jeunot, ton deux pattes.

- Occupes-toi de tes affaires !

- Tu devrais lui en acheter d'autres d'affaires, justement. Tu ne peux pas le laisser marcher dans la rue avec une telle peau.

Nagini siffla de colère et se détourna de Tom qui attrapa ses affaires et sortit de la pièce. Tom avait quelques projets de travail pas réellement honnêtes et qui ne pouvaient pas attendre. Depuis cela lui permettrait aussi d'acheter des vêtements à son fils, il ne pouvait décemment pas le laisser avec de tels guenilles. Nagini n'avait pas tort. Le voilà qu'il suivait les conseils d'un serpent femelle qui n'avait jamais eu de petits. Seulement, il fallait reconnaître qu'elle n'avait pas tort, il n'avait aucune idée de la manière dont on s'occupait d'un enfant. Bah, il verrait bien, il ne s'en sortait pas trop mal, l'enfant ne s'était pas encore plaint, ce devait être bon signe. Le malfrat avec qui il avait rendez-vous l'attendait déjà et le regard de Tom se fit froid et calculateur. Il n'avait plus le droit à l'erreur.

L'enfant ouvrit les yeux et s'étira doucement. Le lit était vide, Papa n'était plus là. L'enfant s'assit sur le champs. La pièce était vide, Papa avait disparut. Et si Papa avait été tellement en colère qu'il l'avait abandonné ici tout seul pour que le serpent le mange. Nagini sortit du vivarium et s'approcha de l'enfant, elle le rassura doucement. On lui avait tué tellement d'enfants lorsqu'elle était à l'animalerie qu'elle allait le chérir ce petit bout d'homme. Elle descendit lui chercher à manger et remonta dans la chambre en conseillant à l'enfant de manger. L'enfant ne se fit pas prier, il avala tous ce qu'emmena le serpent puis ensuite il s'installa dans un coin et recommença à s'ennuyer en silence. Nagini sourit et proposa à l'enfant une partie de trappe-trappe. L'enfant eut un sourire si grand que le serpent, tout serpent qu'elle est, en fut touché. La partie commença dans l'espace réduit de la chambre, l'enfant était rapide mais Nagini était plus imposante et s'accommodait mieux avec les meubles de la chambre.

Quelques heures plus tard, Tom entra dans une pièce dévasté où les rires de son fils retentissaient avec force. Il ne sut pas pourquoi mais ce rire lui fit plaisir. Il ne sourit pas mais d'une certaine manière il fut toucher d'entendre pour la première fois le rire de son fils. Sous ses yeux, il vit les livres éparpillés au sol les parchemins envolés par terre, les couvertures tout chiffonnés et au milieu de ce massacre, un serpent entourant la taille de l'enfant et le chatouillant avec le bout de sa langue et l'enfant gigotant pour se libérer en poussant des rires chaleureux. Tom aurait du s'énerver, ils venaient de déranger son espace, lui si maniaque mais il se sentit tout drôle devant se spectacle. Il ne savait pas ce qui lui arriver et cela lui fit peur. Il demanda d'une voix cassante :

- Je peux savoir ce qui s'est passé ici ?

Les rires cessèrent et la peur se refléta sur le visage de l'enfant, cela fit mal au cœur de Tom qui ne comprenant toujours pas ce qu'il lui arrivait claqua la porte. Nagini n'était pas qu'un simple serpent, elle était lié à son maître, elle était son familier. Déjà en temps normal, les animaux ressentent plus ou moins les émotions mais ici, elle les ressentait avec la même consistance que son animalier. Nagini sut ce qui arrivait à Tom et comprenant son désarroi, elle se décida à aller l'aider. Elle déposa l'enfant sur le lit et le rassura, Tom n'était pas fâché contre lui, il ne fallait pas s'en faire. Ensuite elle glissa jusqu'à la cour de l'orphelinat où c'était réfugié Tom. Il était assit face à la cour déserte et trempé d'eau, il regardait droit devant lui, se demandant bien ce qui pouvait lui arriver. Quelles étaient ses émotions qui le prenaient comme il voyait l'enfant heureux.

- L'amour.

- Pardon ? L'amour est une chose stupide, un sentiment pour les faibles, Nagini !

- L'amour est ce qui rend un homme heureux, Tom. L'amour est ce qui fait grandir un enfant. Tu as aimé entendre ton deux pattes rire mais il a rit parce que je lui ai apporté quelques qui lui a toujours manqué, l'amour.

- Je ne ressent pas ce sentiment stupide qu'est l'amour ! Est-ce bien clair !

- Si tu le dis, Tommy, si tu le dis mais il n'en reste pas moins que cet enfant a besoin de toi, de ton attention. Il a besoin que tu lui parles que tu lui disses ce que vous allez faire. Il n'est pas dans ta tête.

Lorsque Tom remonta dans la chambre, il trouva la chambre rangée et l'enfant debout au milieu de la chambre les mains derrière le dos. Cette image encore plus touchante, énerva encore plus Tom qui se força à garder un visage doux pour ne pas effrayer de nouveau l'enfant. Il s'approcha de l'enfant et sortit un sac de sa poche, il le tendit à l'enfant. Dans un demi-sourire, il lui dit que c'était un cadeau et laissa ouvrir le sac. Il y avait des habits neufs, l'enfant ouvrit de grand yeux reconnaissants mais il ne prononça pas un mot. Maman lui avait toujours dit de ne parler que si on lui donnait la permission. Tom le regarda avant de soupirer, il aurait aimer entendre encore une fois la voix de son fils. Tout à coup, une grande révélation atteint Tom. Il ne connaissais pas le nom de l'enfant, comment avait-il pu oublié de lui demander un tel détail. Tom lui demanda de sa voix la plus douce :

- Fils, dis-moi quel est ton nom ?

- Naja, Papa. Naja Seba Jedusor.

- C'est un très joli nom, sourit Tom.

L'enfant hocha la tête de nouveau, Nagini entra dans la chambre et Tom se redressa et ordonna à l'enfant de mettre ses nouvelles affaires. Il se sentait déjà suffisamment stupide de suivre les conseils étranges d'un serpent. Quand ce fut fait, il ouvrit la porte et commença à partir lorsqu'il remarqua qu'une fois encore Naja ne l'avait pas suivit. Il se retourna vers l'enfant et se mit à sa hauteur, il prit un visage sérieux et lui demanda d'un ton sec :

- Pourquoi tu ne me suis jamais ?

- J'avais jamais le droit avec Maman, je devais rester dans la pièce où elle me déposait.

- Bien alors que ce soit claire désormais, là où je vais, tu vas, je veux que tu ne me lâche pas d'une oreille.

Naja hocha la tête et Tom éclata de nouveau :

- Et parles au nom de Merlin ! Tu as une langue !

- Maman ne voulait pas que je parle, juste quand elle me l'ordonnait.

- Tu es libre de parler, Naja, au faîtes, on va faire simple tu ne vas plus obéir aux règles de ta mère. Si tu as peur de faire une bêtise alors tu me demandes à moi ou à Nagini.

- Oui, Papa.

- Bien allons manger, maintenant.

Naja hocha la tête et suivit Tom dans les escaliers. Il le mena dans la cantine de l'orphelinat et se rappelant de la veille, il ordonna à son fils de prendre tout ce qui voulait sur la table. Ensuite, il retourna à la mastication de son assiette sans vraiment prêter attention aux agissements de son fils. Naja s'était relevé sur la chaise et debout sur celle-ci il essayait d'approcher le plat et en tirant de toutes ses petites forces d'enfants, il n'y parvient pas. Il se mit à le pousser d'avant en arrière, le fessant avancer mais pas assez vite pour l'impatience d'un enfant de presque cinq ans. Il poussa plus fort en y mettant tout son corps et le plat se reversa, le riz se déversa sur la table. Tom sursauta, quel être maladroit cet enfant. Il tourna son visage furieux vers l'enfant qui se ratatina sur sa chaise. Tom s'efforça de ne pas exploser dans la salle, officiellement il était un enfant bien élevé mais son regard dur se planta dans celui terrifié de Naja. D'une voix sourde, il lui ordonna :

- Ramasses !

L'enfant hocha plusieurs fois la tête totalement paniqué, il avait fâché Papa. Papa n'était pas content, il ne voulait pas que Papa fasse comme Maman. Non, non, pas ça. Peut être que si il ramassait bien, Papa ne serait plus fâché. Il se releva de sa chaise et commença avec agitation à ramasser la nourriture sur la table avec ses mains. Il ne voulait pas que Papa soit encore plus fâché, il se dépêchait et il reversa le récipient d'eau s'écroula sur la table. Ce coups-ci, Tom ne parvient pas à rester calme, il attrapa le bras de son fils et lui ordonna sèchement de remonter dans la chambre. S'il n'était pas capable de se servir sans créer des catastrophes alors il n'avait pas besoin de manger. Les yeux de Naja se remplirent de larmes, Papa était encore plus en colère. Papa allait être méchant, il le savait mais il obéit parce que ça fait plus mal lorsqu'on n'obéit pas. Naja le sait, il monta les marches d'un pas lent en reniflant et en essuyant ces larmes avec le coin de la manche. Dans la chambre, Nagini vit l'enfant pleurer mais elle n'intervient pas, elle interviendrait que si cela devient dangereux.

Tom continua à manger calmement, il ne ramassa ni l'eau, ni la nourriture. Il lança même un regard flippant à une jeune éducatrice qui lui demanda de réparer les bêtises de l'enfant. Comme si lui, Tom Jedusor, Lord Voldemort, l'héritier de Salazar Serpentard allait se laisser diriger par une moldue. Quand il eut fini son repas, il quitta la cantine dans un silence de pierre, son éclat envers son fils avait jeté un froid sur le repas de ses condisciples. À peine eut-il passé les portes du couloir, qu'un sourire ironique lui monta aux lèvres. Il adorait la peur qu'il avait lu sur le visage de ses déchets. Il monta les marches d'un pas rapide et silencieux. Quand il ouvrit la porte, un étrange spectacle s'ouvrit sous ses yeux. L'enfant, son fils, Naja s'était réfugié dans un coin de la pièce complètement effrayé, les larmes striaient son visage, il était replié sur lui-même et n'arrêtait pas de reculer comme s'il espérait pouvoir pénétré dans le mur. Ces yeux étaient rougis et boursouflés, plusieurs mèches de ces cheveux s'étaient accrochés à son visage. La peur qu'il lisait sur son visage ne lui fit aucun bien. La peur de son fils lui donna un coup de poing dans son cœur de pierre. Lorsque Tom s'approcha de lui, l'enfant cria, paniqué :

- Non, non, j'l'ai pas fait exprès ! Pardon … pardon … j'suis désolé … j'le ferais plus … juré !

- Calmes, fils !

Mais l'enfant ne se calma pas, il cessa de crier. Il ne se tût pas mais il ne fit plus aucun bruit. Ses lèvres continuaient de répéter ces mots, à les hurler en silence. Tom ne bougea plus un muscle, le petit garçon se mit à se balancer d'avant en arrière tout en répétant sa litanie insensée. Tom ne parvient pas à arrêter la panique de monter en lui. Il ne savait plus quoi faire, il tenta de faire un pas mais l'enfant recommença à reculer paniqué contre le mur. Tom recula aussitôt son pied en levant les mains d'un geste apaisant mais les mains levés de Tom ne firent qu'accentués la peur de Naja. Tom songea sérieusement à le pétrifier pour l'atteindre tranquillement mais au lieu de cela, il se tourna vers Nagini et lui lança rageusement :

- Tu comptessssssss faire quelque cccchossssse !

- Il ssssss'agggit de ton deuxxxx piedsssssss.

- Une idée ?

- Prendssssss-le danssss tess bras !

- Il panique dèssss que je faissssss un pas, je faisssss comment, moi ?

- Il sssss'aggit de ton filsssss !

Tom lança un regard rageur à Nagini, elle en avait des bonnes. Comme si un câlin, pouvait réellement calmer l'enfant. Celui-ci d'ailleurs avait cessé de reculer contre le mur pour recommencer à se balancer d'avant en arrière. Tom soupira en fronçant les sourcils, il avait beau réfléchir, aucun raisonnement logique ne lui permettait de juger qu'un câlin calmerait l'enfant. Finalement, il décida d'ignorer son jugement logique et d'agir. Il marcha à vive allure jusqu'à l'enfant à l'attira dans ces bras. Naja paniqua et se débattit pour échapper à l'étreinte de Papa. Tom tient bon et se contenta de maintenir l'enfant contre lui. Au début, il n'y eut aucun résultat puis peu à peu, Naja laissa de se débattre et arrêta sa litanie terrorisé. Il ne cessa pas de pleurer mais il s'accrochait désormais aux vêtements de Papa, il ne voulait pas que Papa le laisse parce qu'il n'était pas assez doué. Tom tenait l'enfant dans ses bras, Nagini lui conseilla de lui caresser doucement le dos pour le calmer. Tom haussa les sourcils de surprise, à quoi cela allait-il servir ? Pourtant, il ne réfléchit pas, la peur et le peine de l'enfant lui retournaient les intestins, suffisamment pour qu'il obéisse en oubliant son orgueil.

L'enfant cessa rapidement de pleurer et Tom le garda un peu dans ses bras puis il le souleva et le fit se mettre debout. Il regarda un instant l'enfant avant de se détourner vers Nagini. Il allait lui demander des explications mais en voyant l'heure, il préfèrera attendre. Il fit signe à l'enfant de le suivre en informant Nagini qu'ils partaient pour le Chemin de Traverse et qu'ils lui ramèneraient de la nourriture. Nagini les laissa partir en se demandant si Tom, son maître, n'avait pas oublié que l'enfant n'avait toujours pas mangé à cause du saladier et du récipient d'eau renversé. Elle avait tout de même de gros doute, Tom avait beau avoir un talent particulier pour décrypter les réactions humaines, il était très centrée sur lui-même et ne s'intéressait aux actions d'autrui seulement si cela pouvait lui apportait un avantage certain.


J'espère réellement que cela vous autant plu. Si vous avez des questions, n'hésistez pas, je tâcherais d'y répondre. Et je voudrais remerciais cceux qui m'ont lancé des reviews, elle m'ont énormément plu, je ne sais plus si j'y ai répondu ou pas mais si ce n'est pas le cas, je m'en excuse et vous remercie ici.