Voici le 2ème chapitre M-yana, j'espère que tu l'aimera :3
Jean furtivement entra sa main dans sa poche vestimentaire, et retira quelque chose.
Il continua : « Ces créatures portèrent comme preuves de cruauté et d'agressivité, des parties inestimables du corps humain. »
Jean prononça ces derniers mots doucement, laissant le temps pour ses amis d'imaginer la scène et de bien la vivre comme il le voulait. En même temps, il éteignit la lumière de la torche, et discrètement enfila ce qu'il venait de prendre de sa poche dans le creux des épaules d'Arthur.
« AH ! » cria Arthur après avoir senti l'objet caresser son dos.
« J-j 'ai senti quelque chose... » Murmura Arthur en cherchant cette chose qui le dérangeait puis il souleva cette dernière de son pull.
Jean s'éclata de rire. C'était un jouet en forme d'un reptile, formé spécialement pour bouger d'une telle façon qu'il semble vivant.
Arthur rétorqua : «Ce n'est pas marrant, Jean, tu sais, j'ai cru que c'était un … » son idée fut interrompue par le soudain cri d'Hugo.
«Mon dieu!» hurla Hugo en sursaut, haletant.
« Qu'est-ce qui s'est passé ? » Les autres questionnèrent en union, inquiets.
Le visage d'Hugo s'est contorsionné de peur. « J-Jean ! C-C'est une de t-tes farces, n-n 'est-ce pas ? » Bégaya-t-il
« Mais qu'est-ce qui t'arrive ?! Hugo! La seule chose que j'ai faite c'est d'acheter le jouet en serpent et le jeter sur Arthur ! C'est tout !» Se justifia Jean anxieusement.
Hugo pâlit, « D-donc je l'ai senti, j-j'ai senti quelque chose saisir ma chemise. J-j'ai senti l'esprit! » S'écria-t-il.
Ce fût un moment de silence, où les trois amis regardèrent Hugo bouche bée. Chacun d'eux imaginant quelle forme d'esprit pourrait tenir Hugo de telle façon pour le causer une pareille angoisse, vu qu'il était familial avec tous ce qui concernait les esprits de l'au-delà et il croyait à peine à leur existence. De plus, Il était tout le temps du genre calme et serein, amical et confiant.
C'était le silence jusqu'au moment où Pierre s'éclata de rire en désignant du doigt quelque chose auprès d'Hugo, mais personne ne put le voir. Pierre avança de quelques pas vers leur ami, il tendit sa main en avant, il l'enfonça dans un buisson derrière la victime et fut sortir un énorme scarabée, puis il se tourna vers eux et le remua en l'attrapant par la queue.
« Voici le coupable,» dit-il d'un air sympathique, « Vous aviez le cœur de prendre cette innocente créature pour un fantôme?! » Désapprouva-t-il en secouant la tête. Ensuite il le relâcha et le laissa poursuivre sa vie dans la nature. «Et en pensant que vous vous nommez des narrateurs des histoires d'esprit. Quelle honte !» Continua-t-il en un mécontentement.
Les autres ne savaient plus quoi dire. Ils croyaient que Pierre était du genre craintif et peureux, mais cela fut un mal pré jugement, ce gamin avait même pu distinguer ce petit insecte qui a fait peur à leur ami.
«Tu sais quoi Pierrot.. » dit-Jean en tapant l'épaule du pauvre nouvel ami. «Tu t'es qualifié à être un nouveau membre de notre groupe, Bienvenue!» Il sourit puis se tourna vers l'ami victime «C'était une blague d'Hugo pour te tester, n'est-ce pas Hugo? » Jean fut signe au concerné qui hocha la tête pour confirmer.
Les quatre amis s'échangèrent les félicitations pendant un moment, jusqu'à ce que Pierre décida de commencer son histoire. Ils reprirent leurs positions, éteignirent les torches et laissèrent la lumière projetée seulement sur le nouveau narrateur.
« À cette époque-là, on nommaient les esprits de la rivière des Kappas » commença-t-il doucement. «Certains paysans disaient que c'était des êtres pacifiques, d'autres croyaient que c'était des monstres hideux, des créatures malicieuses, qui anéantissent tous impitoyablement. » Il s'arrêta pour prendre un souffle en détressant ses amis,
Il continua : « Néanmoins, ça n'a pas empêché nos paysans de convoquer ce dangereux Kappa. Nos imprudents, nonchalants paysans! » Sa voix s'éleva d'un ton et sa main s'est mise à trembler, faisant trembler les rayons de la lampe qui traversaient ses expressions faciales, donnant l'impression qu'il se faisait de la peine pour eux, ces paysans imaginaires, créés par l'inspiration d'Hugo.
« Ils utilisaient des charmes spécifiques et incrédulement mystérieux pour convoquer cette créature. Vu que la légende dit, dans les temps anciens, le Kappa dominait toutes les créatures de ce monde. Une fois ce dernier appelé, vous seriez entre le marteau et l'enclume, sois vous vivrez dans un royaume de ténèbres et de solitude, emprisonnés dans l'angoisse et dans l'incertitude, sois vous vous soumettrez au pouvoir de cet horrible monstre et vous deviendrez ses esclaves éternels.»
Les trois autres garçons semblaient épris par ce mythe, impressionnés par ce nouveau récit qu'ils en n'avaient jamais su existé.
Pierre s'arrêta un moment, prenant en considération la réaction de ses amis et pensa que l'histoire devait finir, et que la pratique devait commencer. Il éteignit la lumière et demanda calmement, sa sereine voix était le seul son résonnant dans l'obscurité nocturne.
« Voulez-vous que je continue ? »
Ses amis le regardèrent étrangement, et hochèrent la tête. Pierre pris ça pour permission et dit d'un air méditatif.
« Que la convocation commence! » Mais avant qu'il puisse lever ses mains et commencer l'opération, les trois amis crièrent en union : «ATTEND ! »
