Bonsoir mes chats ! Comme je vous l'avais dis voilà le premier chapitre en plus du prologue parce que ce dernier est vraiment, mais alors vraiment pas super, je trouve, il ne met pas vraiment l'histoire en place. Enfin bref le voilà, et plutôt rapidement. Je pense mettre les chapitres tous les week-ends comme j'avais l'habitude de faire pour ma Dramione.
OH ET PALAPAPAM ! Je passe enfin en 1ère L, je n'ai pas redoublé ma seconde pour rien ! Je suis super contente, je ne m'attendais pas vraiment à passer sans difficulté alors qu'au conseil de classe mes profs ne m'ont rien dit de péjoratif. Donc voilà, je suis contente. AU REVOIR LES MATHS, MERCI SEIGNEUR.
Sur ce, Bonne lecture !
Disclaimer : Les personnages viennent de MARVEL -excepté le principal- et le corps de l'histoire est inspiré des films X2 et X3, les répliques des films seront en italique.
PARTIE UNE
Chapitre 1 : Institut Xavier pour Jeunes Surdoués
Le silence était pesant excepté la douce musique qui venait du fin fond d'un coin de ce petit bar ainsi que la télévision qui diffusait les informations. Les préparatifs pour le sommet des nations unies sont en voix d'aboutissement, presque tous les invités ont répondu présent et l'événement promet d'être le plus grand rassemblement de chef d'état de l'histoire. La jeune adolescente shoota dans son gros sac de sport qu'elle avait rempli de tout ce qu'il lui passait par la tête et s'assit sur un haut tabouret. Elle plaqua ses mains contre le comptoir en bois et jeta un coup d'œil autour d'elle sous sa capuche noir. Cet endroit dégageait une odeur de renfermé désagréable qui lui chatouillait les narines, et la poussière semblait être nettoyée deux fois par an.
Un vieil homme, le gérant du bar, s'approcha d'elle tout en essuyant un des verres. Il portait un vieux jean délavé et troué à plusieurs endroits, une chemise à carreaux dans les tons rouge ainsi qu'un petit tablier taché à plusieurs endroits. Il avait les cheveux gris et un crayon de bois était logé derrière son oreille.
— Qu'est-ce que je vous serre ? Whisky ? Bière..
Elle releva doucement son visage, tentant d'afficher une expression des plus neutres possible, mais le vieil homme se retint de rire.
— Je pense que de l'eau sera plus appropriée !
Sans mots dire, elle hocha la tête et le vieil homme revint rapidement avec un verre d'eau avant de retourner nettoyer les dizaines de verres posés derrière le comptoir. Il était vrai qu'avec ses pommettes saillantes plutôt enfantine, son regard brillant et les petites taches de rousseur sur le bout de son nez ne l'avantageaient pas dans sa quête. Les dirigeants de quelques centaines de pays aborderont de nombreux sujets : de la conjoncture économique en passant par le phénomène des mutants et ses répercussions nationales. Mutant ? Elle qui ne regardait jamais la télé hormis pour ses films ou série télévisé et qui s'informait très peu de ce qu'il se passe dans ce grand pays, releva doucement la tête vers la télévision et s'y intéressa plus qu'elle n'en avait l'habitude. Malheureusement, le sujet passa.
— Une bière. fit une voix grave et monotone.
Un homme dont elle ne saurait donner l'age venait de s'asseoir à deux tabourets d'elle. Le vieux gérant aux airs de bûcheron hocha la tête et revint vers lui avec une chope de bière qu'il fit glisser jusqu'à lui. Ce dernier s'en empara et but de longues gorgées avant d'apporter son cigare à sa bouche, il souffla un gros nuage de fumée qui vint s'infiltrer dans les narines de la rousse qui manqua de s'étouffer. Elle plaqua son point contre sa bouche pour plus de discrétions, mais se fut raté, toussant grossièrement elle attira l'attention de l'homme au cigare qui tourna sa tête vers elle.
Elle détourna le regard et s'empara de son verre d'eau et en but à son tour une gorgée, elle pouvait sentir plus qu'elle ne pouvait le voir le sourire moqueur de l'homme au cigare. Elle le regarda à nouveau, mais il semblait ailleurs, pourtant, elle croisa de nouveau son regard quelque secondes plus tard. Elle but de nouveau une gorgée et baissa les yeux vers son sac de sport entrouvert, il était rempli au plus possible et était impossible à fermer.
— Tu ne devrais pas être au lit ?
Elle tourna la tête, sursautant en voyant que l'homme au cigare était maintenant juste sur le tabouret à ses côtés. Il avait bougé sans émettre un seul son. Il ne la regardait même pas, mais semblait tout particulièrement intéressé par une serveuse blonde qui nettoyait les verres.
— Je vous demande pardon ?
— Une si jolie fille que toi ne devrais pas traîner dans un bar pareil, à une heure pareille.
Radar à danger activé, bouge de là.
Le gérant sembla voir le regard à la fois sournois et carnassier qu'il esquissait en regardant la serveuse, car il le dévisagea longuement avant d'ordonner à cette dernière d'aller en cuisine afin de vérifier si tout allait bien concernant les ingrédients. La jeune rousse conclut qu'elle devait être la fille du gérant et que cet ordre était simplement pour l'éloigner du regard désireux de l'homme au cigare.
— Alors raconte moi comment tu t'es retrouvé ici ? Dispute de petit ami ? En désaccord avec les parents ? elle hocha négativement la tête. Fugue ?
Sa mâchoire se crispa et elle serra ses poings contre le bois du vieux comptoir, surement aussi vieux que le gérant. Un verre tomba de l'étagère, puis un deuxième, puis un troisième. Le gérant s'empressa de coller son gros ventre contre l'étagère et d'empêcher une prochaine chute. Cela recommençait, se dit-elle. Elle était certaine qu'elle en était la cause. Elle ferma les yeux, les verres s'arrêtaient de tomber, mais la porte de derrière s'ouvrait et se fermait laissant entrer des courants d'air frais. La nuit était glacial dans ces environs. Le problème mutant devient de plus en plus important.
La jeune fille releva la tête vers la télévision, personne ne semblait faire attention à cette information. Personne, sauf l'homme au cigare. Elle le regarda, il la regarda de nouveau. C'était plutôt gênant pour elle d'être observé à ce point par un homme surement bien plus âge qu'elle. Ayant assez entendu d'histoire criminelle ou une jeune adolescente de 18 ans se faisait violer par un homme de ce genre la paranoïa était un de ses plus gros défauts.
Mais le fait qu'il soit autant intéressé qu'elle sur le sujet "mutant" était presque étonnant.
— Pourtant tu n'as pas l'air d'une délinquante.
— Je ne pense pas que vous connaissez quoi que se soit sur moi.
Bien l'arrogance.
Elle but une gorgée de son eau et s'amusa à tournoyer le peu de contenu qu'il restait au fond de son verre. Elle sentit l'homme au cigare se tourner vers elle et son regard se poser sur son visage pâle.
— Au contraire. fit-il en soupirant, puis elle se tourna à son tour vers lui.
— A nouveau, je vous demande pardon ?
Elle recula et manqua de tomber du tabouret. Il pourrait lui faire peur, mais elle éprouvait une certaine confiance à son égard. Cela, cependant, l'effrayait plus que le fait de se faire violer comme toute les jeunes inconscientes qui se balade dans les bars en pleine nuit. Après tout, elle était une jeune inconsciente elle aussi.
— Aly Fray, 18 ans, habitante du North Dakota à la frontière du Canada. débitait-il rapidement, comme si ça l'ennuyait. Mais aussi une mutante.. reprit-il en chuchotant.
La jeune Aly descendit du tabouret et s'empara de son sac. La peur s'emparait d'elle peu à peu désormais. Cet homme était-il un de ses voyant qui cherchait de nouveaux clients en faisait semblant de raconter toute sortes de choses inintéressantes sur leurs futurs ? Mais cependant, il connaissait son nom et les voyants -enfin les faux voyants, elle qui n'y croyait guère- ne connaissait pas les noms directement de cette manière.
Elle regarda autour d'elle, cherchant la moindre sortie qu'elle puisse atteindre dans la seconde qui suit ou encore quelqu'un qui remarquerait sa détresse. Mais il était évident que ce genre d'endroit n'était pas fréquenté par des gens bons et personne ne la remarqua. L'homme au cigare termina sa bière ainsi que son cigare, il souffla la fumée dans la direction de la rousse et cette dernière toussa à nouveau. L'homme au cigare rigola de façon plutôt sarcastique, ce qui valut à la jeune fille des frissons dans toute l'échine, et descendit du tabouret.
— Je ne te veux aucun mal mais si tu cherches à t'enfuir par la porte derrière toi je préfère te prévenir que tu n'as aucune chance.
— Mais qui êtes-vous ?
— Quelqu'un qui pou..
Mais en voyant l'expression affolée de la jeune fille l'homme au cigare se rattrapa de justesse, peut-être fallait-il lui donner sa confiance afin qu'elle arrête de trembler comme une poule mouillée et d'agripper comme si sa vie en dépendait le comptoir du bar. Ses ongles s'enfonçaient dans le bois et elle était sur le point de saigner.
— Je m'appelle Logan.
Cela ne sembla pas l'adoucir, car elle se cramponna encore plus au bois et cette fois-ci, le bout de ses doigts saignait, mais pas abondamment au contraire. L'homme au cigare soupira et s'avança vers elle. Il glissa ses mains dans ses poches et la dévisagea de haut en bas. C'était ce type de regard lassé qui montrait que l'homme perdait peu à peu patiente et qu'il ne tarderait pas à passer au plan B.
— Bon écoute-moi, je ne veux pas y passer tout la nuit car la route et longue. Alors je ne vais pas y passer par quatre chemins. Si tu ne veux pas vivre le restant de ta vie à cavaler aux quatre coins du monde à découvrir ce que tu es, tu ferais mieux de me suivre.
— Espèce de malade ! s'écria t-elle, mais ça ressemblait plus à un miaulement de chat pathétique.
Les verres se remirent à tomber uns par uns, la porte qui donnait sur la cuisine claquait comme celle de dehors, comme toutes les autres même. L'alcool bouillait dans les bouteilles et une d'entre elles s'écrasa sur le sol. Le gérant grommela des centaines d'injures incompréhensibles et ordonna à la serveuse blonde de nettoyer les dégâts.
— Arrête ça.
Il semblait sérieux cette fois. Sa chope vide explosa soudainement et un bout de verre vint se loger dans sa joue. Il grinça des dents et retira le petit résidu. Le sang qui coula de sa plaie remonta à la source et la blessure se referma doucement. La jeune fille écarquilla les yeux et desserra sa poigne du comptoir. Sa conscience lui suppliait de prendre ses jambes à son cou, mais l'étrange confiance lui ordonnait de rester planté devant lui. Tout était calme autour d'eux désormais.
— Vous êtes quoi ? fit-elle froidement.
— La même chose que toi jeune rousse ou rouge.. Ils sont étranges tes cheveux, enfin peu importe. Tu vas me faire le plaisir de me suivre.
— Si je ne veux pas ?
Logan leva les yeux au ciel et soupira.
— Tu commences à me gonfler gamine.
Il s'empara alors du bras de la jeune adolescente ainsi que son sac. Elle voulait crier, mais aucun son ne sortait de sa bouche et personne ne faisait attention à elle. De toute manière personne ne faisait attention à personne, tout le monde était plus intéressé par l'alcool qu'ils buvaient.
Il la dirigea vers l'extérieur malgré qu'elle se débatte de toutes ses forces. C'était comme frapper contre un mur de briques. Elle priait Dieu pour que ses pouvoirs, ses dons où elle ne savait comme appeler ça, refasse surface et envoi valdinguer cet homme à l'autre bout du monde.
L'homme au cigare ouvrit la portière d'un gros 4x4 gris couvert de boue, il poussa la jeune fille à l'intérieur et referma la porte en s'assurant qu'elle soit bien verrouillée. Il ouvrit le coffre et balança le sac de sport puis il monta à son tour au volant du 4x4. Il alluma un nouveau cigare et inspira une longue bouffée et recracha la fumée lentement. Aly toussa encore et agita ses mains pour éloigner l'atroce vapeur. Elle croisa les bras et le fusilla du regard avant de l'abattre de coup de poing aussi pitoyable les uns que les autres.
Soudain, l'homme au cigare pointa son poing vers elle et trois longues griffes en métal sortirent de ce dernier passant par ses phalanges. Elle hurla de peur et se recula jusqu'à se cogner contre la vitre. Mais par tous les démons de l'enfer, c'était quoi cette chose ? Un animal, un monstre doté de griffes acéré qui pourrait la couper en mille morceaux ? Finalement, l'histoire du viol paraissait soudainement moins effrayante.
— Écoute, on a environ cinq heures de route alors tu ne vas pas me saouler longtemps, gamine.
— Arrêtez de m'appeler gamine.
— Arrête de te battre alors.
— Si il reste encore un fou pour mener le combat, il faut se battre jusqu'au bout.
— C'est de qui ?
— De moi.
— Typique d'une gamine.
La jeune fille sembla sur le point de répliquer mais elle se ravisa et s'enfonça plus profondément dans le siège -confortable il fallait dire- de la voiture. L'homme au ci-, elle devrait peut-être l'appeler par son prénom désormais qu'elle le connaissait. Alors Logan alluma le moteur et démarra au quart de tour.
La jeune Aly qui était éveillée depuis un bon bout de temps et qui trouva enfin l'occasion de se reposer pensa à s'endormir quelque heures. Mais est-ce que c'était une bonne idée ? Elle était actuellement en voiture avec un homme qu'elle ne connaissait pas, qui avait des griffes en acier qui lui poussait entre les phalanges, mais pour qui elle éprouvait une étrange confiance. Surement parce qu'il était différent, tout comme elle. Malheureusement, la fatigue l'emporta sur la réflexion et elle s'assoupit.
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Le 4x4 roula sur un dos d'âne en pleine vitesse et Logan comme Aly rebondirent sur leurs sièges. L'homme ne dit rien contrairement à l'adolescente qui grogna de mécontentement et se massa le bas du dos.
— Vous pourriez faire plus attention. maugréa t-elle.
— La ferme gamine.
D'accord, c'était clair net précis, tout ce qu'il fallait pour rafraîchir l'ambiance déjà bien froide. Aly soupira et croisa de nouveau les bras en fixant la route. Le soleil commençait à se lever, elle avait dormi un bon bout de temps à ce qu'elle pouvait voir. La route était presque vide et l'horizon était rempli de plaines et d'arbres à perte de vue. Elle ne savait pas où ils allaient et elle n'osait pas demander. Mais elle était presque sûre qu'il ne l'emmènerait pas dans un coin sombre d'une forêt pour la violer. Il fallait vraiment qu'elle arrête de penser à ce genre de chose, tout le monde n'était pas des psychopathes pareils.
— Tu peux trouver une barre chocolaté dans la boîte à gants.
Elle ne se rendit pas compte qu'il lui parlait, elle était trop préoccupée par son ventre qui criait famine et qu'elle ne cessait d'appuyer dessus afin de ressentir autre chose que la faim. Elle ouvrit la petite boite à gants devant elle et en sortit une longue barre chocolatée, déchira le plastique et brisa un morceau qu'elle enfouie dans sa bouche.
— Merci. fit-elle la bouche pleine.
Il réprima un haut-le-cœur en voyant le chocolat mâché dans la bouche de la rousse et se concentra un peu plus sur la route. Il tourna à droite et ils arrivèrent vers l'immensité de New York. Elle reconnut cette grande ville tout d'abord grâce au panneau qui l'indiquait et aux grands Gratte-ciels devant eux.
— Pourquoi on est à New York Msieur ? fit-elle, plus concentré par sa barre chocolatée qu'autre chose.
— Ne m'appelle pas Monsieur, gamine.
— Alors ne m'appelez pas gamine.
Il esquissa un petit rire.
— Je t'aime bien.
— Je ne vous aime pas.
— Je te comprends tout à fait..
— Vous me connaissez par je ne sais quel moyen ! Vous m'avez agressé et..
— Je ne t'ai pas agressé ! fit-il en rigolant.
— Peu importe vous me gardez contre mon grès !
— Je ne crois pas non, malgré toi tu sais que tu peux me faire confiance.
Cela lui cloua le bec, car il avait raison. Elle ne le connaissait pas et pourtant, quelque chose la poussait à le croire.
— Vous m'emmenez ou, Logan ? Demanda-t-elle calmement.
Il sourit à l'entente de son prénom, tout le monde ne l'appelait pas comme ça de ces temps-ci.
— On m'a chargé de venir te chercher, fillette. Elle se renfrogna en entendant cette stupide appellation. Je suis navré de t'apprendre ça, mais tu es une mutante. Tu as dû entendre parler de ce phénomène de mode ?
— Non.
— C'est vrai qu'ils n'en parlent pas énormément pour ne pas faire face à des répercussions trop dangereuses. Enfin, je dois t'emmener dans un endroit ou, justement les mutants un peu idiots qui fuguent comme toi sont recueillis. Les autres plus raisonnables aussi.
— Je ne comprends rien.
N'attendant pas de réponse, elle se retourna vers la fenêtre et admira les grands Building qui les entouraient avant de sombrer dans le sommeil une nouvelle fois.
— C'est parce que tu ne veux pas y croire Aly Fray..
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La voiture s'arrêta et Aly sentit une puissante poigne la secouer. Elle tourna la tête vers le siège conducteur, mais il n'y avait personne. Elle prit panique et s'empressa de se réveiller un peu plus et de sortir de la voiture. Mais la portière était déjà ouverte sur Logan qui la fixait, son sac de sport tendu vers elle. Elle sauta du siège et atterrit difficilement se rattrapant au tee-shirt blanc de Logan qui la repoussa rapidement. Il lui balança son sac et partit sans mot dire.
Elle leva les yeux vers l'immense manoir construit devant elle. Elle était ébahie. Il était en pierre, grise et vieille mais magnifique. Il y avait tout sorte de plantes et d'arbres un peu partout, du lierre grimpait sur les murs en pierre du château. Il y avait un petit panneau en marbre aux lettres dorées sur un mur qui ornait l'entrée "Institut Xavier Pour Jeunes Surdoués". Elle haussa un sourcil d'étonnement malgré elle, elle n'était pas surdouée, elle était loin d'être surdouée, elle ne savait même pas faire une addition sans utiliser une calculatrice.
Sa mâchoire en tomba à la renverse. La dernière fois qu'elle était aussi ébahie, c'était quand sa cousine australienne l'avait emmené sur la plage et qu'elle avait rencontré les trois-quarts des surfeurs présents, surfeurs qui étaient tous torses nus, bronzés et parfaitement parfait que s'en était irréel.
— Attend de voir l'intérieur. fit la voix grave de Logan au loin devant elle.
Aly s'empressa alors de le suivre, avec difficulté, car son sac n'était pas tout à fait léguer. Les graviers du chemin de l'entrée faisaient un bruit agréable sous ses pieds et la brise fraîche n'était pas aussi glaciale que chez elle, c'était presque un plaisir d'être ici quand elle y réfléchissait. Mais qu'est-ce qu'elle avait laissé derrière elle ? Ses parents, ses amis pour le peu qu'elle en avait, Aiden..
Logan poussa les immenses portes en bois et entra en claquant ses pieds contre le sol. Aly resta bloqué sur le seuil de la porte à regarder partout autour d'elle, comme le ferait un lièvre en proie à un aigle. Mais avant qu'elle puisse réfléchir à quoi que se soit la forte poigne de Logan la tira à l'intérieur.
— Tu me fais mal, idiot.
— Oh je vois que tu as pris de l'assurance durant le voyage, gamine !
Elle soupira et se retint de lui tirer la langue comme elle avait l'habitude de faire quand elle ne savait plus quoi dire. En effet, c'était plutôt enfantin, mais elle trouvait ça drôle. Alors ce château devait être une école ? Il n'avait pas vraiment l'air d'une école aux premiers abords. Cependant, la jeune fille entendit rapidement des petits cris d'enfant venir vers elle. Elle sursauta et se cacha derrière Logan comme une pauvre bestiole innocente.
— Logan !
Une jeune adolescente surement du même âge qu'Aly arriva en trombe et enlaça Logan. Elle avait la peau pale comme elle et ses cheveux étaient bruns, mais ce qui intrigua la jeune fille était les longues mèches blanches qui tombaient sur son visage ainsi que les gants qu'elle portait, on était portant dans l'enceinte d'un établissement.
— Je t'ai manqué gamine ?
D'accord, il appelait surement tout le monde comme ça, se dit-elle. Elle n'était donc pas si bizarre qu'elle aurait pu le penser en l'entendant l'appeler ainsi au moins une bonne centaine de fois en l'espace de quelque heures.
— Pas vraiment non.
— Bon d'accord, ça va toi ?
— Ça va et toi ?
— Hum, c'est qui lui ?
Logan jeta un coup d'œil au jeune garçon qui venait d'arriver. Il était surement du même âge que la brune et ainsi du même age qu'Aly. La jeune rousse soupira, heureusement pour elle peut-être qu'elle se ferait vite des amis. Même si elle était loin d'être sociale et qu'elle ne faisait jamais le premier pas vers quelqu'un.
— C'est Bobby mon..
— Son copain. fit-il en tendant la main à Logan puis en la serrant. On m'appelle IceBerg.
Aly fixa alors le phénomène que produisait la main de ce IceBerg sur celle de Logan, elle se gela instantanément et Logan retira rapidement sa main qui reprit une couleur normale.
— Son copain hein ? Et comment vous-
Mais il laissa sa phrase en suspens. Il venait surement de se souvenir que j'étais là, idiot, pensa Aly. Logan fit un pas sur le côté pour laisser apparaître la jeune adolescente aux cheveux rouge étrange. Cette dernière fit un effort et sourit aux deux adolescents en face d'elle.
— Je vous présente Aly Fray, c'est elle que j'étais parti chercher.
— Je suis un colis maintenant ?
— La ferme gamine.
Aly mit toute sa haine et sa colère qu'elle ressentait à ce moment dans un regard froid qu'elle lui lança. La jeune brune à la mèche blanche sourit, elle allait s'avancer vers Aly, mais elle se rétracta au dernier moment.
— Enchanté Aly, je m'appelle Malicia et voici Bobby.
Bobby fit un rapide geste de la main en souriant et donna un rapide coup de coude à Malicia, qui était -comme il l'avait dit plus tôt- sa petite amie.
— Je pense que tu arrêteras de te plaindre d'être seule dans ton dortoir maintenant.
Malicia acquiesça en souriant à la jeune rousse.
— Tiens un revenant, tu tombes bien.
— Pourquoi ?
— Il nous faut une baby-sitter.
Une belle jeune femme à la peau matte et aux cheveux blancs comme neige descendit les escaliers et salua Logan. Elle était magnifique et le tee-shirt blanc au profond décolleté qu'elle portait mettait en valeur sa poitrine ainsi que sa couleur de peau. Décidément personne ne semblait remarquer Aly dès lors, mais seulement après quelque secondes car :
— Tu dois être Aly Fray ?
La concerné hocha positivement la tête avant d'être soudainement attiré vers la jeune femme. Cette dernière l'enlaçait chaleureusement et Aly sourit dans son cou.
— Enchanté je suis Ororo Munroe mais tu peux m'appeler Tornade.
— Excuse moi tu as dit baby-sitter ?
Tornade esquissa un petit rire et se tourna vers Logan
— Sa fait plaisir de te voir.
— Bonjour Logan !fit une autre voix qui paraissait mélodieuse.
Aly se tourna vers une jeune femme rousse qui descendait lentement les escaliers. C'était un vrai roux et pas une couleur rouge étrange comme celle de ses cheveux à elle. Elle semblait dévisager Logan d'une certaine manière indescriptible. L'adolescente se tourna alors vers ce dernier et se retint de rire. Il regardait cette femme avec une envie folle de lui arracher ses vêtements de suite, il avait à peine réussi à bafouiller un "Bonjour".
Tornade agrippa alors le bras de la jeune fille et l'attira contre elle.
— Je vais t'amener au professeur Aly si tu veux bien. Malicia peux-tu s'il te plait arranger ta chambre, je pense que cette demoiselle cohabitera avec toi.
Toute souriante, Malicia acquiesça et fut rapidement tirer par la manche de sa veste. Bobby l'entraîna dans le couloir et tout deux saluèrent tout le monde. "On se voit plus tard Aly" avait-elle dit. Tout le monde était si gentil et généreux dans cette école ? se demanda-t-elle. Où y avait-il des gens comme ce Logan ? Arrogant et mauvais sur les bords.
La jeune rousse suivit alors Tornade dans les fins fonds de ce château. Il était magnifique. La femme aux cheveux blancs lui expliqua ce que l'on trouvait au rez-de-chaussé : une cafétéria ni trop grande ni trop petite construite pour les élèves, une grande bibliothèque ou les livres tombaient en poussière selon Tornade, une petite cuisine qui donnait sur un grand salon puis le bureau du Professeur. Tout cela ressemblait étrangement à une demeure transformée en Institut. À l'étage, il y avait différentes salles de classe, et même des sortes de laboratoires de chimie aménagés. À l'étage encore au-dessus, il y avait des dizaines de dortoirs pour héberger tout le monde. Tornade expliqua que se sera surement sa nouvelle "colocataire" qui lui ferait visiter les lieux. Comment s'appelait-elle déjà ? Oh oui Malicia.
Elles s'arrêtèrent devant de grandes portes en bois.
— C'est ici le bureau du Professeur. On se voit plus tard.
Puis elle disparut à l'angle d'un couloir. Aly inspira et expira longuement avant de pousser les grandes portes de ce bureau.
Merci d'avoir lu !
