J'ai royalement la flemme de répondre aux reviews sincèrement. Ça me fait plaisir mais j'ai la flemme quoi ...
Enfin, j'ai pas trop parlé à la prologue et si vous voulez, je ferme ma gueule après ce chapitre mais ... Juste pour dire que même si c'est pas évident en voyant la gueule du Prologue, c'est un Sterek. Et, sans mentir, pour me rattraper sur ce point, la moitié de ce chapitre sera un Sterek.
Honnêtement, j'aime pas, je trouve ce chapitre trop court mais c'est la meilleure chute qu'il pouvait avoir donc voilà quoi ...
Bref, bonne lecture.
« Vous le saviez … ? »
Le ton de Scott fut rauque, froid et sombre.
Dans la petite clinique animalière, plusieurs hommes étaient réunis. Pour commencer, Derek Hale, assis sur une chaise les bras croisés. Aussi impassible qu'à son habitude. Assis à sa gauche et appuyé sur ses cuisses à l'aide de ses coudes, Isaac. L'adolescent semblait déboussolé. Le deuil accéléré et bâclé qu'il avait dû faire pour Allison semblait s'être empiré depuis les révélations du Nogistune. Enfin, assis sur une table dans un coin, Ethan observait la scène les yeux rougies, témoignant de ses dernières larmes qui avaient douloureusement coulées.
Pour finir, Deaton, qui aussi neutre qu'à son habitude, se soignant les plaies secondaires mais qui guérissaient plus lentement causés par les Onis, avec l'aide, ô combien molle, du jeune McCall, tout en ayant écouté d'une oreille le récit du jeune homme.
« Où est Stiles ?, interrogea calmement le vétérinaire.
- On a trouvé plus sûr de l'emmener avec l'hôpital, ma mère s'occupe de lui tant qu'elle peut avec tous les blessés. Son père et … Ce député, ils y sont aussi. Comme Lydia, elle est totalement anéantie …
- Je comprends … Et Kira ?
- Avec sa mère, elles essayent de comprendre comment tout cela est … Tout cela est …
- Possible ? »
Le regard luisant de l'Alpha répondirent à la place de ses mots.
Le druide soupira et se leva difficilement, et malgré son self-control, les loups-garous purent entendre dans son souffle tremblant que même lui avait été chamboulé par les dernières révélations.
« Les Loups-garous existent Scott, alors les Dieux sont en soi bien moins impressionnant. C'est la première vision surnaturelle qui est apparue aux hommes après tout. » L'homme prit une pause et adressa un regard perdu à ses compères. « Mais pour répondre à ta première question … Je suis un vétérinaire, et un druide pour une meute de loup-garou. Pas un prêtre … Donc non, je ne l'étais pas. Pour être franc, il y a peu de temps, je ne croyais même pas en l'existence de ne serait-ce qu'un seul dieu. Et la pensée qu'ils pouvaient s'éprendre d'un humain m'a encore moins traversée.
- Et ? Selon ce que vous savez, vous pouvez dire s'ils sont des alliés ou des ennemies ?, répliqua Derek qui lui n'avait fait que rester taciturne pendant tout ce temps.
- Ennemie … Non. Mais alliés … Ils ne sont que ceux de Stiles, ou du moins … Ceux de la vie de Stiles.
- Ils ont tué mon frère …»
Ce sanglot laissait échapper par Ethan fit tomber un lourd silence dans la clinique. Aucun d'entre eux ne surent quoi dire, ne sachant pas les mots utilisés pour réconforter l'ancien Alpha.
Jusqu'à que Isaac frappe violemment ses poings contre ses cuisses et montrent ses yeux doré et ses crocs tout juste sorties.
« Ce sont nos ennemies !, gronda-t-il de sa voix lupine.
- Isaac, calme-toi, nous ne pouvons pas nous permettre d'aller trop vite en besogne, ce sont des dieux ! Rétorqua Scott, semblant lui aussi se contenir difficilement.
- Ils ont tués Allison !
- Et ils ont sauvé Stiles ! »
Une tension prit place entre les deux lycanthropes et le Bêta s'élança brusquement contre l'Alpha, à moitié transformé, sans compter sur Derek qui le retint, avant qu'une véritable bagarre éclatât. Mais il ne pouvait pas retenir ses mots.
« C'est donc tout ce qui t'importe ?! La vie de ton satané meilleur ami ?! Sa stupide vie a coûté une dizaine d'autres Scott, des dizaines ! Que ce soit Stiles, ou n'importe qui, personne ne mérite autant ! Et surtout pas celle d'Allison ! Est-ce qu'elle t'importe tant que ça sa vie, elle aussi si c'est pour ton meilleur ami ?!
- Non je …
- Alors pourquoi ai-je l'impression d'être le seul à la pleurer ! »
Scott resta silencieux, incapable de répondre à cette provocation. Cette provocation bien trop vrai.
« Pourquoi depuis qu'elle est morte, j'ai l'impression que personne n'arrive à faire les choses correctement pour elle ! J'ai pris sur moi ! J'ai compris que nous étions en guerre ! Mais que maintenant tout est fini … Pourquoi vous ne faites rien pour elle … ? » Le visage de l'adolescent prenait de plus en plus forme humaine et des larmes s'échappaient de ses iris bleus. « Je l'aimais … Je l'aime et c'est … C'est même pas moi qu'elle a aimé jusqu'à la fin … C'est toi et toi Scott, toi tu-tu … Tu ne fais rien pour elle, rien, tu ne l'as même pas aimé en retour alors que …
- J'aurai voulu lui dire, le coupa l'Alpha alors que l'orphelin tentait bien que mal de ravaler ses mots et ses larmes. J'aurai voulu lui dire, une dernière fois moi aussi Isaac, j'aurai voulu lui dire … Que je l'aime. » Et à son tour Scott fut prit de sanglots. « Je l'aimais, je l'aime putain Isaac ! »
Et le blond se réfugia dans les bras de son Alpha, relâché par Derek et la scène qui suivit fut presque hilarante mais le contexte était difficilement risible. Les deux adolescents pleuraient à grosses gouttes tout en faisant éloge de leur défunte amour. Entrecoupée par, par besoin de se défouler, le jeune Lahey brandissant ses poings et les abattait sur le brun qui se laissait faire. C'était tout bonnement ridicule, mais cette affection fit monter une boule dans la gorge de l'ancien Alpha de l'endeuillé.
Celui-ci soupira et prit soin de porter la fontaine de larmes qu'était devenu Ethan pour le porter jusqu'à sa Camaro qui le conduit jusqu'à son loft. Ayant bien sûr fit promettre Deaton avant de faire une recherche plus approfondie du cas de l'humain.
Humain dont il ne put se retenir de rendre visite.
Lorsque que le Hale pénétra la chambre, par la fenêtre qu'il imagina volontairement ouverte, de Stiles, il eut la désagréable surprise de le voir allongé sur son lit d'hôpital, fixant la fenêtre et sourire avec malice en le voyant. Avec ces cernes violaces et son teint toujours aussi blafard, le loup-garou encore la désagréable sensation d'être face au Nogistune. Ce fut là qu'une pensée le frappa :
Cela faisait tellement longtemps que les traits de l'humain ne lui était pas apparu qu'il commençait à les oublier.
« Je savais que j'allai finir te manquer après tout ce temps, le fit sortir de ces pensées Stiles avec sarcasme.
- J'avais surtout une curieuse envie de voir comment un adoré des Dieux se régénérait. »
Le sourire se retira du visage de l'adolescent et Derek s'en voulut. C'était surtout le premier sourire du vrai Stiles depuis un moment et venait de l'effacer méchamment. Comme toujours.
« Je ne suis pas adoré …, déclara d'une voix rauque le plus jeune en fixant le sol.
- Qu'est-ce qui te fait dire ça ?, le questionna Derek en s'avança vers son lit d'un pas nonchalant.
- Car si c'était le cas, on m'aurait pas fait te rencontrer, toi et tous les milliers de vilains loups-garou de cette région. Et Peter compte pour environ plus d'un quart. »
Malgré l'insulte à peine dissimulée, le bêta ne put s'empêcher d'esquisser un sourire et il repoussa les jambes du jeune Stilinkski pour s'asseoir sur le lit. L'adolescent se courba pour observer le bêta, intrigué.
« Comme si tu n'allais pas trouver tous les moyens du monde pour ne pas être avec nous avoir dans ta vie ?
- Dois-je te rappeler que pour moi, tu étais le gars qui a eu sa maison et sa famille brûlée, ni plus ni moins ?
- Et que pour moi, tu n'étais personne, ni plus ni moins ?
- Je savais que tu m'aimais …
- …?, le haussement de sourcil hautain de Derek comptait en lui-même pour une question.
- Tu reprends mes mots et ma manière sarcastique de parler. Je suis sûr que tu as tellement repassé toutes nos discussions pendant que je mourrai que ça t'es venu comme ça ! Tu m'aimes ! Expliqua en faisant de mouvements l'hypéractif.
- N'importe quoi ..., fit le bêta en roulant des yeux.
- Allez Derek ... Embrasse-moi grand fou ! »
D'un geste enfantin, Stiles se jeta sur Derek pour l'embrasser mais il ne lui fit qu'une étreinte en mimant des bisous bêtement avec sa bouche. Puérilement, le plus vieux le repoussa au lieu d'y rester impassible comme avec n'importe qui. Sauf que ses gestes étaient doux et intérieurement, il ne pouvait s'empêcher d'en rire.
C'était pour ce genre de moment complètement bête que Stiles lui avait manqué. Même s'il ne l'avouerait jamais.
Comme tous les autres, il se devait de les arrêter d'un mouvement violent qui ferait bouder l'adolescent ou courir à l'autre bout de la pièce en criant de douleur.
Sauf que cette fois-ci, lorsque sa main allait se poser avec force contre son torse pour le repousser contre son lit, une brûlure puissante le frappa et il eut l'impression de prendre son propre coup.
« Qu'est-ce que …
- Oh ? Ça ? C'est là depuis que je me suis réveillé. Tu sais, t'es pas le seul à être curieux de voir si je me régénérai comme vous. Mais lorsque j'ai voulu m'égratigner avec un couteau, fit-il en montrant d'un mouvement de tête un petit couteau pour couper la viande qui avait dû être sur son plateau repas. Ce truc m'a empêché de me blesser. »
Le ton calme et pondéré de Stiles alerta le lycaon. Son cœur aussi avait été étrange, aucun battement raté ou accéléré, il était devenu soudainement froid. Il comprit sans mal que l'humain était fatigué. Toutes ces émotions l'avaient épuisé. Tellement qu'il n'était plus capable de faire comme s'il allait parfaitement bien comme toujours.
« Repose-toi Stiles, se contenta-t-il de lui indiquer en le prenant avec une rare délicatesse pour ne pas activer cette étrange barrière.
- Pas de bisous ? » Un silence et un regard blasé lui répondirent. « Fais-moi un bisous Derek … Ou je crie et je pleure en alertant tout l'hôpital pour que tu me le fasses.
- Dois-je en conclure que tu la fermeras et que tu dormiras ?
- Ouaip ! »
Les lèvres étirés et le regard pétillant du plus jeune convinrent Derek et avec moins de dégoût qu'il aurait cru pouvoir ressentir, il embrassa sa joue. Mais le contact froid le fit violemment reculé, et les yeux noisettes de l'humain le pesèrent aussitôt. Comme s'il en attendait plus.
Alors, les mains toujours sur ses maigres bras, il recommença. Cette fois-ci, fondant plus délicatement ses lèvres sur la peau glacée, tentant d'apprécier d'autre caractéristique tel que sa douceur, son odeur enivrante, fruité et boisé et cette sensation de tenir un trésor entre ses doigts qui lui donnèrent des papillons.
Puis il se surprit alors à embrasser de nouveau la peau de l'adolescent, ses grains de beauté plus particulièrement. Il pouvait sentir le précieux se détendre sous son touché, sans même faire appel à ses capacités lupines. Sa plus surprise : il aimait ça. Non, il adorait ça.
Cette pensée qui lui rappelait qu'il baisait le corps d'un homme le reprirent et il s'éloigna doucement. Il remarqua que Stiles était endormi. Il sortit donc par la fenêtre qu'il prit soin de fermer pour que le patient n'attrapât pas froid.
Sur le chemin vers chez lui, il prit un certain recul face à cette situation déroutante qu'il se produit un peu plus tôt et se rendit compte que ce n'était pas la première fois.
Car avec Stiles, il eut énormément de première fois aussi troublante que celle-ci.
Comme la première fois où il s'étonna de la beauté, même frêle, d'un garçon et il s'autorisa à penser superficiellement que le jeune homme serait pas mal avec de meilleures fringues.
Ou qu'il ne détestait pas complètement cette bouche trop grande et ouverte pour un bien trop grand rien. Même qu'il en venait à l'apprécier.
Voir, l'aimait. Comme le reste de sa personnalité, il l'aimait cette personnalité drôle, attachante et décalé de l'adolescent.
Ce gamin lui avait fait aimer plus d'une fois des choses qu'il croyait détester. Le faisait réagir sur des petites choses qui l'effleuraient à peine d'habitude. Et le faisait se comporter d'une manière singulière et spéciale, uniquement réservé à lui. Tout comme une toute autre humaine quelques années plus tôt ...
Et tellement de choses étonnantes le prenaient avec Stiles, que si on lui avait dit à ce moment qu'il pourrait bien le haïr autant qu'il aimait à cet instant en un rien de temps. Parce que c'est Stiles, il l'aurait cru.
Je veux quand même vous remercier pour vos reviews hein, en avance et maintenant. C'est sympa et ... Au prochain chapitre, promis il sera meilleur et plus long. Plus joli aussi parce que je suis entrain de comprendre petit à petit comment ce site marche.
Peace.
