et une suite, une...
Bella PDV
La terrible douleur s'estompe, remplacée par une soif effroyable. Ma gorge est parcheminée. Je ne sais plus qui je suis. Ou je suis. J'ai besoin de boire.
De boire du sang, de m'abreuver.
j'ai envie de sang et je ne m'en étonne même pas...
J'ouvre les yeux.
Il fait nuit.
Ils sont là.
Je me souviens confusément d'eux.
Le grand blond, le brun, la petite brune. Et le roux, celui qui m'a donné du plaisir, et puis…et puis qui m'a mordue…
Mais j'ai trop soif pour me soucier d'eux.
Ils me regardent, attentifs.
Je me lève d'un seul bond.
Je suis entièrement nue, mais cela n'a aucune importance.
Il y en a d'autres.
Une blonde, un autre blond et une chatain.
Ils ont l'air anxieux.
Je saute par la fenêtre et court dans la forêt.
J'ai conscience qu'ils courent derrière moi, mais je vais plus vite qu'eux .
La soif me brule à présent.
Je n'agis que par instinct.
Mes sens sont extraordinaires.
La moindre odeur, le mondre bruit m'est accessible.
Mon cerveau me parait fonctionner plus rapidement, et tellement mieux.
Je cours vers la ville, toujours nue, mais ni le vent, ni le froid, ni la pluie, ni même les aspérités du sol ou les branches qui giflent ma peau ne m'atteignent.C'est une sensation nouvelle, et grisante, mais pas assez pour me faire oublier la soif.
Devant moi, une forme grise , plus grande que moi..
Je me jette dessus.
Je ne sais pas qe quoi il s'agit mais je vois et ressens la pulsation du sang dans la jugulaire.
Je renverse la forme et la maintiens au sol. Je me jette sur la gorge et enfonce mes dents dans le cou, je bois longuement.
Je me relève, ma gorge ne me brule plus, je me tourne vers eux.
Que suis-je donc devenue?
L'heure est aux questions.
-
-
-
-
-
-
-
Edward PDV
La fille s'est enfin réveillée.
Elle fait un magnifique vampire.
Elle est encore plus belle que quand elle était humaine.
Ses seins sont plus ronds, elle a gagné quelques centimètres, ses jambes sont plus fuselées, ses cheveux plus longs et plus brillants.
J'ai encore envie d'elle.
Je commence à comprendre mes frères.
Et mon père, aussi.
Leur fidélité à leur femme, l'amour inconditionnel qu'ils leur portent.
La fille devant moi m'attire encore plus , maintenant que son odeur ne m'enivre plus.
J'ai une envie d'elle sexuelle, mais aussi sentimentale.
Elle est juste faite pour moi, je crois...
Elle a soif, c'est évident.
Les nouveaux-nés sont difficiles à gérer, chasser est une stratégie dont ils ignorent tout, il va faloir la suivre pour éviter qu'elle ne tue devant témoins.
Et nue, en plus...
Nous la suivons dans sa course dans la forêt, elle est une bonne traqueuse ,elle fonce droit vers la ville.
Mais nous restons tous confondus, quand elle se jete sur une proie pour le moins inhabituelle..
Quand elle se relève aprés avoir longuement bu, je sens ma virilité se manifester devant le spectacle de la fille,nue, couverte de sang, et se frottant les lèvres, blafarde sous la lune glacée.
Elle me regarde:
"qu'est ce que je suis?..."
C'est Carlisle qui lui répond:
"tu es devenue un vampire...Mais tu es ...particulière...Tu viens de t'abreuver du sang d'un ours..."
Elle le regarde, sous le choc.
Mais nous sommes bien plus choqués qu'elle...
J'entend les pensées des membres de ma famille. Emmett est le plus dégouté, Jasper,par contre...a envie d'essayer. Il supporte mal de ressentir la terreur de ses victimes, et un ours serait, pour lui, une forme de solution...
Alice regarde le corps de la fille, et veut l'habiller à sa façon.
Je m'enhardis:
"comment t'appelles-tu?"
Elle réflechit un peu.C'est normal, les souvenirs humains s'estompent trés rapidement.
"Bella..." finit-elle par répondre.
"je me souviens de toi!"
dit-elle en tendant un doigt vers moi.
Je lui souris.
J'espère bien qu'elle se souvient de moi.
"c'est toi qui m'a...changée comme ça?"
"oui"
"pourquoi?pourquoi ne pas m'avoir tuée?"
Les autres s'éloignent un peu et je m'approche de Bella . Son expression n'est pas hostile mais elle n'est pas amicale non plus.
Je l'embrasse sans retenue, et goute le sang de l'ours sur ses lèvres.
Pas aussi mauvais que je n'aurais cru. Un peu fade, sans doute...
Elle répond à mon baiser.
Puis se recule, surprise.
"j'ai envie...C'est comme si j'avais soif, mais autrement"
Je ris. Elle est pour moi. A moi. Je la veux, pour toujours.
Une notion qui m'était inconnue il y a 3 jours.
Elle se rapproche de moi et tire sur les pans de ma chemise.
Je suis rapidement aussi nue qu'elle.
Nous sommes seuls au milieu de cette forêt qu'un humain qualifierait d'inquiétante.
Mais pour nous elle se transforme en un lit douillet pour acceuillir nos ébats.
Je la renverse et trouve rapidement ma place entre ses cuisses.
Elle est moins brulante, mais sa douceur est intacte.
Et elle ne souffre pas, ne résiste pas, partage mon plaisir.
Elle s'accroche à mon cou et nous grognons ensemble , prits dans notre union.
L'arbre contre lequel je l'ai adossée s'abat bruyamment, mais nous n'y prétons guère attention.
Je l'aime.
C'est vraiment le sentiment qui prédomine.
Je comprends enfin les autres hommes de ma famille, leur envie de satisfaire leurs femmes. Leur bonheur de les voir jouir...
Je ressens enfin la même chose.
Je veux que Bella aime ce que je lui fais, et apparement c'est le cas.
Je m'enfonce en elle sans retenue, et elle m'en demande plus.
Je le prends avec force, longtemps, nous faisant accéder l'un comme l'autre de nombreuses fois à l'extase de l'orgasme vampirique.
Au bout d'un moment,je la retourne sur le ventre et pour la première fois elle se tend.
Elle me repousse et me regarde, la colère se lit sur son visage.
Il est évident qu'elle associe cette position à la morsure que je lui ai infligée aprés avoir joui en elle.
Mais je la pousse à nouveau sur le sol et elle me laisse la pénétrer dans cette position.
Dès que je bute au fond de son ventre elle crie de plaisir et je la rejoins dans une danse effrenée.
Nous faisons l'amour toute la nuit, et quand nous devons rentrer au petit matin, parce que le jour se lève et que nous risquons d'être surpris par un chasseur matinal, je ne suis pas comblé et elle l'est encore moins que moi.
Elle ne consent à se séparer de mon corps que contre la promesse de recommencer dès que nous serons à la villa.
Sur le chemin du retour elle se jete sur une biche et je la regarde, effaré. Elle relève la tête et s'approche de moi, la biche à moitié vidée de son sang dans les bras.
Elle me tend sa proie et je plante timidement mes dents dans la jugulaire.
Je bois à longs traits et la laisse finir de vider l'animal.
Je lui souris, elle me fait déjà faire n'importe quoi...
Je la prends par la main, et l'entraine vers la villa.
Je n'ai pas envie de me poser de questions, je veux savourer son corps, jouir en elle à n'en plus finir.
Elle est mon égale, tout nous est permis.
