Disclaimer : Tout est à Elle, sauf l'histoire et quelques futurs personnages qui m'appartiennent corps et âme.
Rating : Je ne m'y retrouve toujours pas, pour le moment. De l'aide serait appréciée.
Note :
1) Tous les noms de lieux, de personnages ou de… enfin de, sont en français. Ça me simplifiait les choses, et puis c'est plus cohérent, car je ne connais pas tous les noms d'objets et de personnages en anglais.
2) Il n'y aura pas de slash dans cette fic, en tout cas pas au premier plan. Entre Harry et Drago, il n'y aura pas d'histoire d'amour…seulement de grande amitié.
Je voudrais dire un gros Merci aux lecteurs pour leurs reviews.
Un Merci tout spécial à Domino6622, ami précieux s'il en est, qui m'a aidé à repérer et corriger les fautes que je n'avais pas vues.
Et maintenant, mesdames et messieurs, la suite !
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Cœur de Black
Partie 2 Histoire du passéDrago dut attendre deux jours avant de trouver une occasion de quitter discrètement le manoir. Sa mère était partie à une réunion de mangemorts, ayant convaincu le Maître que son fils était encore trop secoué pour assister à une de ces rencontre, en tout cas pour le moment. Pour la première fois, le jeune homme se demanda ce qu'elle penserait de lui lorsqu'elle découvrirait sa trahison. Chassant cette pensée dérangeante de son esprit, il s'appliqua un sortilège d'invisibilité (de la Magie Noire élémentaire) et quitta la demeure de ses parents sur son balai. En effet, un transplannage aurait été tout aussi facile à repérer pour l'un comme l'autre des camps qu'un voyage par cheminée. Il aurait pu user d'un portoloin, mais il ne maîtrisait pas encore cette magie.
En cet après-midi d'Août, on n'aurait pas deviner que c'était le plein milieu de l'été, tant il faisait frais et que le brouillard régnait sur une bonne partie du pays. Pour une deuxième année consécutive, les détraqueurs œuvraient à semer la terreur tout autant chez les sorciers que chez les moldus, où le taux de dépression inexplicable et de suicides inattendus avaient considérablement augmenter depuis que le Lord Noir était officiellement revenu. Il ne se donnait plus vraiment la peine d'être discret, surtout qu'Albus Dumbledore, le plus puissant des «bons» sorciers, n'était plus, fauché par Sévérus Rogue à l'âge très respectable d'un peu plus de 160 ans.
À ce sujet, Drago se demandait ce que Sirius voulait bien aller dire à Rogue. Il n'avait pas prononcer son nom avec une haine particulière, si bien que le jeune Malefoy était certain que son grand cousin était au courant de quelque chose que lui-même ignorait. Puisque la réponse à cette question, comme à tant d'autres, ne viendrait qu'en temps et en heures, il la rangea dans un coin de son esprit où il avait dressé des barrières mentales particulièrement efficaces, résultat de ses longues séances d'Occlumencie avec Sévérus. Il fallait dire qu'il semblait avoir beaucoup plus de facilité avec cet art que Potter, dont l'incompétence atteignait, selon les dires de Rogue, un niveau abyssal.
Pour la millième fois au moins, le Serpentard se demandait comment il s'entendrait avec Potter, après ces six années de haine, de railleries, de remarques perfides et de coups bas, dont la plupart était de son fait, il devait bien le reconnaître. Avait-il ne serait-ce qu'une chance de trouver un terrain d'entente avec le filleul de Sirius Black ? Il tenta de se rassurer en se répétant les paroles de l'homme aux longs cheveux noirs : «…après la petite conversation que nous aurons eu ce soir, il sera prêt à te faire confiance.» Il espérait, vraiment, que c'était vrai.
Tout en volant à grande vitesse vers le sud-ouest, l'ancienne demeure de Lily et James Potter se situant en Cornouailles alors que le Manoir Malefoy étendait son domaine à proximité de Bristol, maintenant son invisibilité avec une relative facilité qui ne le rendait pas peu fier, Drago se rappela que son cousin avait dit que Potter allait lui parlé des Horcruxes et qu'il –lui en l'occurrence– devrait l'aider dans quelque mystérieuse affaire. Il serait toujours temps plus tard de demander des précisions à Potter – si celui-ci acceptait de lui parler, bien évidemment, ce dont Drago restait septique.
Si on avait déjà mentionné les Horcruxes devant lui au détour d'une conversation, il ne savait pas grand chose à leur sujet, excepté qu'ils avaient un rapport de près ou de loin avec le Seigneur des Ténèbres. Le jeune homme aux cheveux si blonds qu'ils en paraissaient blancs se flagella mentalement en se rendant compte que, même dans l'intimité de sa tête, il n'osait pas nommer ce «mégalomane à face de serpent» pour citer Black. Pourtant, il avait déjà prononcé ces neuf petites lettres deux jours plus tôt, lorsqu'il avait voulu réconforter son cousin. C'était bien la première fois qu'il s'attaquait à la tâche de réconforter quelqu'un, lui le glacial, le salaud de Drago Malefoy. À bien y repenser, ça n'avait pas été si difficile que ça, quoique déroutant. Mais qu'est-ce qui ne l'était pas depuis que Sirius Black était apparut sur son balcon, bien décidé à chambouler son existence ?
Bien plus que la perspective de s'entendre avec Potter, c'était celle de devoir parler de façon civilisée avec Weasley et Granger qui lui faisait l'effet d'une douche froide. Même s'il ne méprisait pas les moldus au point de vouloir tous les tuer ou les réduire en esclavage, il ne les aimait pas. Quant à Weasley… si on exceptait la dernière année où les rôles semblaient s'être inversés, il avait toujours semblé à Drago que c'était la belette qui le détestait le plus, encore davantage que Potter. Une trêve, à défaut de la paix, serait-elle possible entre eux ? Ce serait mieux s'ils devaient partager, et le même camp, et le même chef. Car Drago ne doutait pas que maintenant que Dumbledore était mort et malgré son jeune âge, ce serait Harry qui prendrait maintenant les rênes de la guerre. Tiens, il venait de l'appeler Harry. Encore une autre chose déstabilisante. Décidément, Sirius Black n'avait pas manqué son coup, cette fois-ci.
La Cornouaille, ses côtes déchiquetées, ses vents puissants et ses collines couvertes de longue herbe et habitées par les lutins se profilèrent finalement devant lui. Frissonnant, mais pas de froid, le jeune Serpentard se rappela de la fois où son père l'avait emmené près des ruines de l'ancienne maison des Potter, pour lui faire contempler l'endroit où un bébé âgé d'à peine un peu plus d'un an avait défait, du moins temporairement, le plus grand mage noir de tous les temps. Il se souvenait de l'atmosphère sinistre, empreinte de désespoir, de colère, de tristesse et de malheur. Pour contrebalancer tout ça, il avait ressenti jusqu'au fond de ses tripes la présence sans nom d'un amour sans limite, d'un courage incommensurable et d'une tendresse qui avait survécu au temps et à la mort. S'il n'avait pas été orphelin, il ne faisait aucun doute que Harry Potter aurait grandi dans dix-huit tonnes d'amour.
Enfermé dans un placard pendant dix ans. De ça, Drago n'en revenait toujours pas. Comment Potter pouvait-il après tout ça continuer d'aimer, de respecter et de protéger les moldus ? C'était au-delà de la compréhension du jeune homme. Enfin, il fallait avouer qu'avoir affaire à un Gryffondor semblait changer toute la donne. Dumbledore avait beau avoir dit tout ce qu'il avait dit et crut tout ce qu'il avait cru, il n'en restait pas moins qu'il existait de grandes différences entre la façon de penser des maisons, particulièrement des lions et des serpents.
Le visage de Sirius Black flotta dans sa mémoire, son visage fendu de son éternel sourire moqueur. Il se rappelait que lorsqu'il était plus jeune, il s'était effectivement demandé à plusieurs reprise ce qu'un Black, avec son statut et son éducation, avait bien pu trouver d'intéressant à aller se mêler aux Gryffondor et aux Sang-de-Bourbe. Depuis deux jours, cette question revenait sans cesse dans l'esprit de Drago, ravivant la flamme du questionnement personnel. Il lui semblait que Sirius, dans un des détours de leur longue conversation –qui avait davantage tenu du monologue– avait mentionné la différence entre eux, ce qui avait empêché le jeune Malefoy de suivre la trace de son grand cousin de chez les Black dès le tout début. «Ma mère à moi ne m'a jamais aimé, contrairement à la tienne». Ça tenait dans cette phrase. Le jeune Black, lui, n'avait aucun attachement affectif chez lui, au contraire, il détestait sans doute déjà ses parents. Dans de telles circonstances, Drago aurait peut-être agit de cette façon, lui aussi. Peut-être…
Le petit village de St-James, dont Godric's Hollow n'était pas très éloigné, se profila à l'horizon et Drago se mit à chercher des yeux le bosquet d'arbres auxquels la demeure sorcière était adossée, invisible aux yeux des moldus, mais à porter de ceux des sorciers depuis la mort de Lily et James, des années et des années plus tôt. À la grande surprise de Drago, elle avait disparut. Peut-être que Potter n'était finalement pas aussi stupide que le Serpentard se plaisait à le croire.
Dirigeant son balai vers l'abord de la forêt, il se posa sur l'herbe tendre, non loin lui semblait-il de la maison des Potter. Cela faisait tout de même huit ans qu'il n'était pas venu, bien qu'un tel spectacle soit inaltérable dans sa mémoire. Sa baguette fermement calée dans sa main, il scruta les environs après avoir rétréci son balai sans qu'aucun moldu ne l'ait vu. Repérant finalement le vieux chêne qui gardait le portail de la demeure, il s'y dirigea à grands pas, tous les sens en alerte, prêt à déguerpir ou à se battre à la moindre alerte.
Hésitant, il étendit le bras devant lui, se heurtant presque aussitôt à une barrière d'énergie très puissante. Très, très puissante. Peut-être autant, sinon plus, que celle de Poudlard. Pour la première fois, Drago pensa qu'on n'exagérait peut-être pas en disant de Potter qu'il était un très puissant sorcier. Peut-être ni aguerri, ni entraîné et sûrement pas d'une sagesse exemplaire, mais tout de même quelqu'un avec une grande magie naturelle. Et si c'était cela dont, entre autres, Sirius lui avait parlé ? Devrait-il aidé ce Gryffondor parmi les Gryffondor à devenir rusé, prudent, à apprendre à réfléchir avant d'agir, sans toutefois hésiter trop longtemps comme Drago en avait lui-même la fâcheuse habitude.
Alors qu'il était encore plongé dans ses pensées, le bouclier qui entourait le terrain se déforma devant lui, une ouverture de la taille et de la forme d'une petite arche s'ouvrant sur une vue fort différente de celle qui s'offrait aux yeux non désirés.
«Entre, Malefoy.»
La voix sortie du néant lui donna des frissons dans la colonne vertébrale, tant à cause de la froideur du ton de Potter que de la lassitude qui y pointait. Ce n'était pas un homme aussi las qui allait donner sa raclée à Voldemort, de cela il était sûr. Néanmoins, il ne fit aucun commentaire en franchissant la brèche qui se referma derrière lui, comme s'il n'y avait jamais eu de protection magique aux reflets rouges sang.
Godric's Hollow avait changé. Même avec les cadavres de fleurs et les mauvaises herbes qui envahissaient les plates-bandes, elle avait retrouvé de cette beauté que Drago n'avait pu qu'imaginer. Le premier étage avait été reconstruit et les fenêtres du rez-de-chaussée était à nouveau intactes, tout comme la porte qui ne pendait plus sur ses gonds. Toutefois, et cela il le remarqua aussitôt, il n'y avait aucune touche personnel dans cet endroit. Comme si Potter avait voulu restituer exactement la maison de ses parents, sans avoir put récupérer les anciens meubles et objets qui l'avaient autrefois sûrement décorés. Ce qui était malsain. Lily et James étant morts, leur fils devait leur ficher la paix et rendre cette maison sienne, sans essayer de faire revivre des fantômes ayant quittés ce monde depuis longtemps.
« Tu vas rester planté là encore longtemps, Malefoy ? »
« Peut-être bien, Potter. Ça m'évitera de me demander ce que je peux bien te dire. Ton parrain – et accessoirement mon grand cousin, m'a envoyé ici en me disant de t'aider à je ne sais trop quelle tâche vitale dont l'avenir de ce monde dépend. Cette réponse te convient-elle, Potter ? »
« Peut-être…ou peut-être pas. »
Le Gryffondor avait changé. Plus encore que sa barbe de trois jours, que ses vêtements défraîchis ou que les cernes bleues qui lui creusaient le visage, c'était le vert terne de son regard qui alerta Drago. À son souvenir, malgré les épreuves, malgré tout, il y était toujours rester cette flamme dévorante, dangereuse, qu'avait tant admiré ou craint leurs camarades, surtout à l'époque de leur deuxième année, quand on le soupçonnait d'être l'héritier de Serpentard. Encore aujourd'hui, Drago trouvait cela ridicule. Vraiment.
« Tu n'a pas très bonne mine, Potter. » lâcha Drago d'une voix qu'il espérait neutre.
« Qu'est-ce que ça peut bien te faire ? » répliqua le Survivant dans un mouvement agacé.
« Ce que ça me fait ? » répéta Drago, incrédule. « Ce que tu peux être stupide, Saint-Potter ! Ton parrain qui, soit dit en passant, au cas où tu ne le saurais pas, t'adore, ne t'a-t-il pas fait la leçon quant à l'inutilité d'un laisser-aller comme le tien dans une pareille période ? Moi, il m'a assené mes quatre vérités jusqu'à ce que je sois intérieurement réduit en bouillie, alors j'ai du mal à appréhender l'idée qu'il t'ait simplement prévenu de mon arrivée. Je veux bien croire qu'il avait beaucoup de monde à voir… »
« Il n'avait qu'à ne pas venir me voir en dernier, il aurait eu plus de temps pour me parler. »
Ahuri, Drago fixa son meilleur ennemi pendant de longues secondes, la bouche grande ouverte, avant de prendre une expression de profond mépris. Il pensa chacun des mots qu'il débita ensuite d'une voix de plus en plus forte.
« Potter, tu es idiot, tu es stupide et tu ne vois pas plus loin que le bout de ton nez ou de ton nombril. Comme si tout tournait autour de toi, bon sang ! En fait, maintenant que j'y pense, c'est exactement ça. Le monde de ton parrain tournait et tournera encore longtemps autour de toi. Toutes, absolument toutes les personnes qu'il a vues l'autre nuit avant de venir te voir, c'était pour ton bénéfice personnel, y compris moi ! Aide Harry qu'il disait, Harry par-ci, Harry par-là. Il est venu me voir pour me convaincre de me ranger à tes côtés, Scrimgeour pour qu'il te fiche la paix, Lupin pour qu'il veille sur toi, idem pour ma cousine, Weasley et Granger pour les mettre au courant des derniers revirements de situation, toujours dans ton intérêt, Rogue pour discuter de je ne sais quoi te concernant sûrement et MacGonagal, sans doute pour qu'elle t'accepte comme nouveau chef du Phénix. Et tu oses dire que tu figures tout en bas de la liste de ses priorités ? Qu'est-ce que tu as à la place de la cerv… »
« ARRÊTE ! » cria le Gryffondor.
Ses yeux brillaient toujours, mais ce n'était plus de colère, mais simplement de larmes contenues. Si Drago songea un instant à le charrier dessus, il se fit la réflexion que l'humilier davantage ne serait sans doute pas la méthode appropriée pour gagner sa confiance et il se tut, attendant simplement que l'autre se ressaisisse. Potter avait détourné la tête et ses cheveux, ébouriffés comme toujours et surtout plus longs qu'ils ne l'avaient jamais été, cachèrent les émotions diverses qui passèrent sur son visage avant qu'il ne se retourne vers la maison en disant d'une voix presque normale :
« Aller, viens à l'intérieur. »
Préférant ne rien rajouter qui puisse nuire à cette trêve précaire, Drago le suivit à quelques pas derrière lui, détaillant d'un regard noir ses gestes las et sans énergie. Non, mais vraiment…c'était ça, l'Élu ? Côté prestance, on pouvait repasser…
Comme il l'avait deviné, l'intérieur était presque complètement nu, à l'exception de quelques meubles réparés à la va-vite et d'une paire de vieilles chaussures dans l'entrée. Les murs, peints de couleurs démodées, firent grimacer le jeune homme, qui se retint pourtant de faire un commentaire. Sans doute n'était-ce pas vraiment le moment.
La cuisine aux couleurs un peu trop vives de l'avis du Serpentard abritait différents appareils sans doute moldus, à l'utilité obscure. Eux aussi avaient l'air un peu vieillots. Comme s'ils étaient là depuis près d'une vingtaine d'années, ce qui était sans doute le cas.
« Tu ne penses pas qu'il serait temps que tu te remettes au goût du jour, Potter ? Je n'y connais rien aux moldus, mais ces…choses sont plus vieilles que toi, je serais prêt à le parier. »
« Elles ont appartenues à mes parents. » répliqua le Gryffondor en évitant de se retourner.
« Qui sont morts Potter. Depuis bientôt seize ans. » s'adoucit le vert et argent en le rejoignant près de la fenêtre à carreaux. « Je suis sûr qu'ils ne verraient aucun inconvénient à ce que tu sois un peu plus à la mode. D'après ce que j'ai compris, ton père, ton parrain et leurs copains n'étaient que très rarement les derniers à être au courant des nouveautés. Ils ne voudraient pas que tu vives dans le passé. »
« Je sais…mais c'est rassurant, le passé. »
Surpris, Drago jeta un coup d'œil à Potter qui était toujours absorbé par sa contemplation de la cour arrière, le regard perdu dans le vide. Pour la première fois, il le connut vraiment. Il comprit sa douleur, sa peur et sa lassitude. Mais, comme on dit, comprendre ne veut pas dire accepter.
« Tu as toujours été plus courageux que moi, Potter. » souffla-t-il en posant son front contre la vitre. « Et je t'ai toujours haï pour ça, parce que ça me ramenait à ma terrifiante lâcheté. Aujourd'hui, par contre, ma vie et celle de beaucoup de gens dépend du retour de cette fameuse combativité qui était la tienne. Tu as le poids du monde sur les épaules. Arranges-toi pour être digne de le porter. Si Tu-Sai…si Voldemort a voulut te tuer, quant tu étais bébé, c'est parce qu'il avait senti que tu serais plus fort que lui. Prouve-lui qu'il a eu raison d'avoir peur. Oppose-toi à lui, fais-le chier, contre ses plans, puis tue-le. Tel est ton destin, Élu. »
Il avait dit les derniers mots d'une voix d'outre-tombe, en faisant les gros yeux. Ébahi, le dernier des Potter l'observa quelques instants avant de pouffer dans sa barbe en secouant la tête.
« Malefoy qui dit une plaisanterie. Où va le monde, dis-moi… »
Assis à la table de la cuisine, Drago regardait Potter qui leur préparait un déjeuner qui tenait davantage d'un petit-déjeuner, avec des omelettes jambon-oignons-fromage, du bacon, des fèves-au-lard et des toasts beurrées. Force fut d'avouer au Serpentard que tout cela paraissait divinement bon, surtout aux yeux de son estomac affamé. Il abandonna donc toute retenue Malefoyienne et engloutit littéralement son repas sous les yeux amusés de son ex-meilleur ennemi.
« Loin de moi l'idée de te faire un compliment, Potter, mais tu es l'homme à marié. Je vais le dire à ta copine Weasley, ça te fera des points de plus. »
« Ginny n'est plus ma petite amie. » lui avoua l'autre, l'air sombre en piochant dans son assiette.
« Ah…elle t'a plaqué ? »
« Non…c'est plutôt le contraire, en fait… » murmura le jeune homme d'un air coupable en plongeant le nez dans son assiette, sous le regard soupçonneux de Drago.
« Pourtant, t'avais l'air assez amoureux, y a pas longtemps… À moins que… ne me dis pas…Potter ! »
S'il avait été possible de lancer des Avada Kedavra avec les yeux, les deux jeunes hommes se seraient entre-tuer dans le temps de le dire.
« Ferme-là, Malefoy ! » gronda Potter, mais le Serpentard n'avait jamais été du genre à obéir du premier coup.
« T'es vraiment, vraiment stupide, Potter ! » cracha Drago en levant les yeux au ciel, exaspéré. « C'est pour la protéger que t'as fait ça, hein ? Eh ben, je vais te dire que ça servira pas à grand chose. Tous, absolument tous les Weasley sont sur la liste noire du Maî…de Voldemort. Elle est aussi en danger maintenant que si elle était restée ta petite amie, peut-être même plus, vu que tu ne pourras pas la protéger aussi bien. Même chose pour Weasley et Granger. À mon avis, tu devrais t'arranger pour poster des gardiens chez les parents moldus de ton amie. Les Mangemorts chercheront à t'atteindre à travers elle. Il est encore plus dangereux de tenir tes amis loin de toi, car ainsi, tu ne peux pas les protéger à ta guise.
« Ça revient à ce que je veux vraiment te dire, Potter. Dans cette guerre, Voldemort s'attends à ce que tu te caches, que tu fuis, puis que tu attaques au moment le plus stupide, de la manière la plus stupide, comme tu l'as fait par le passé. Surprends-le. Bats-toi contre lui en terrain découvert, avec de la ruse et de l'intelligence. La stratégie, ça n'a pas été inventée pour rien. Affaiblis-le, puis porte le coup final, celui qui l'achèvera définitivement. »
« Qu'est-ce que je devrais faire, à ton avis ? » demanda Potter, et ces mots semblèrent lui arracher la peau de la langue.
« Fais ce que lui ne ferais jamais » répondit Drago en se calant dans sa chaise. « La plus grande faiblesse de Voldemort, c'est de croire que tout le monde pense comme lui. C'est faux et c'est ta meilleure arme contre lui. Parle-moi des Horcruxes, à présent. C'est quoi, ces conneries ? »
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Et voilà pour la deuxième partie ! Rendez-vous, bientôt j'espère, pour la troisième. Il y aura, je l'annonce maintenant, six partie et un épilogue à cette petite histoire. En espérant qu'elle saura vous plaire.
Vos commentaires, demandes en mariage (réponse positive non garantie) ou menaces de mort (attention, je sais me défendre !) sont les bienvenus, bien évidemment. Il suffit d'appuyer sur la partie gauche de votre souris au-dessus du petit bouton mauve en bas à gauche.
Bisou
Wildy
