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2. Ne réfléchis pas. Juste apprécie.

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Dean et Sam rentraient tout juste d'une chasse, lorsqu'un chasseur les appela de l'autre bout du pays pour qu'ils viennent l'aider contre une meute de loups-garous plus importante que prévu. Sam n'avait pas eu le temps de poser son sac et Dean, lui, leva les yeux au ciel en soupirant. « Ça peut pas attendre demain matin ? » grogna-t-il à l'attention de son frère au téléphone, mais celui-ci se détourna pour continuer sa conversation.

L'ainé s'affala sur une chaise et émit un son entre le soupir et le grognement. Il était complètement épuisé, ses muscles totalement endoloris de courbatures. Autant n'avait-il aucun problème à aller aider, autant ne rêvait-il que d'une bonne nuit dans un bon matelas. Il s'étira en faisant craquer son dos et ce fut à ce moment que Castiel entra dans la pièce, offrant à Dean un large sourire.

« Comment vas-tu ?

- Ça peut aller.

- Tu as mal au dos ?

- Ouais.

- Tu veux un massage ? »

La respiration de Dean se coupa brutalement, étranglée de surprise. Il lança un rapide regard en direction de Sam, mais celui-ci était pris par sa conversation téléphonique et n'entendait rien. Il retourna son attention sur Castiel, qui attendait sa réponse.

Ils n'avaient pas reparlé de ce qu'il s'était passé dans la chambre de motel et Sam n'était évidemment pas au courant pour les ailes de Castiel. Ils avaient tous les deux fait comme si rien n'était arrivé, ni les ailes, ni le massage, ni les baisers. Mais ils savaient l'un comme l'autre que la barrière tacite qu'il y avait entre eux depuis des années avait volé en éclat ce soir-là. Ils le voyaient dans les yeux de l'autre à chaque fois qu'ils se regardaient. Cette lueur d'envie qui brulait silencieusement, qui voulait retrouver cette intimité sans oser la demander. L'un comme l'autre mentirait s'ils disaient ne pas savoir ce qu'ils ressentaient – ou plutôt mentirait à moitié, puisqu'ils étaient incapables de donner un nom à ce sentiment si spécial qu'ils ressentaient.

« Sammy, je vais me coucher, dis-lui que ça attendra demain, » dit Dean en fixant Castiel droit dans les yeux, voyant ses saphirs briller d'un nouvel éclat à ses mots. Puis il se leva et partit en direction de sa chambre, l'ange suivant discrètement chacun de ses pas.

Arrivé à quelque pas de sa chambre, Dean se retourna pour lui dire quelque chose, mais s'aperçut trop tard que l'ange était bien plus près de lui que ce qu'il avait pensé. Ils se cognèrent avant d'agripper l'autre pour l'empêcher de tomber et leurs visages se retrouvèrent vraiment, vraiment trop proches. Immédiatement, le cerveau de Dean cessa de fonctionner et il fut uniquement capable de rester immobile à fixer son ami avec des yeux écarquillés, en écoutant son cœur tenter de battre un record de vitesse. Ils restèrent figés un instant. Un instant interminable et figé dans le temps, comme ceux dont on parle dans les livres que Dean ne supporte pas et que Castiel ne comprend pas, où la notion de temps perd son sens et où les secondes deviennent des heures. Aucun d'eux ne voulait que le temps retrouve sa constance. Mais il le fit quand même, parce que le temps n'aide personne. Et lorsque l'esprit de Dean se remit en marche, il lui hurla de lâcher l'ange de s'écarter le plus vite possible de lui, parce qu'il faisait une énorme erreur. Mais au même moment, les larges ailes noires de Castiel s'enroulèrent autour de lui et forcèrent le temps à leur venir en aide - le temps ou autre chose.

« Je t'ai juste proposé de calmer ton mal de dos, » rappela Castiel doucement. Et tous deux savaient qu'il y avait bien plus que ça. Et tous deux étaient prêts à jouer le jeu et dire qu'il n'y avait que ça.

Les ailes autour de lui le réchauffaient et son monde était plus doux, alors il se pencha doucement vers les lèvres de Castiel et les saisit entre les siennes. Les mains de l'ange raffermirent leur prise sur les vêtements de Dean et l'homme en fit de même, tout en faisant un pas en arrière en direction de sa chambre, tenant fermement son ami pour l'entrainer avec lui.

Une fois entrés, Castiel claqua la porte derrière eux. Dean ne pensa pas à arrêter de reculer avant que ses jambes ne heurtent le bord de son lit et qu'il tombe dessus, entrainant l'ange dans sa chute. Lorsqu'il écarta les lèvres, il sentit la langue de Castiel venir chatouiller la sienne et soupira de plaisir. Une de ses mains vint se poser à l'arrière de la tête de son ami, s'enfonçant dans ses cheveux, l'attirant encore plus près. Il n'y avait plus de pensées, uniquement de la chaleur.

A travers leurs souffles courts, ils entendirent quelqu'un s'approcher dans le couloir, et l'un comme l'autre se figèrent. Alors que les pas devenaient de plus en plus fort, ils s'écartèrent l'un de l'autre d'un même mouvement. Dean entendit le bruissement des ailes de Castiel alors qu'elles disparaissaient. Il était assis sur le lit, fixant la porte avec des yeux écarquillés de terreur, le souffle court, et savait que ses joues et ses lèvres étaient bien plus rouges que d'habitude. Il n'osa pas regarder en direction de l'ange, mais il se doutait que celui-ci était dans le même état.

Lorsqu'il crut que Sam allait venir frapper à sa porte, le bruit des pas commença à diminuer avant de se taire totalement derrière une porte qui se fermait. Il soupira de soulagement en prenant sa tête dans les mains. Il n'imaginait pas ce qu'il aurait pu dire ou faire si Sam était entré, sa gorge aurait été trop serrée pour qu'il dise quoique ce soit et il aurait eu du mal à trouver une justification alors qu'il évitait plus que tout d'y penser.

Il retrouvait seulement une respiration normale quand le matelas s'affaissa légèrement derrière lui. Il se raidit avant même de sentir les mains de Castiel se poser sur ses épaules.

« C'est juste un massage, » chuchota l'ange derrière lui et, oui, Dean pouvait y croire s'il essayait assez fort. Il ferma les yeux et laissa les mains de l'ange presser doucement de petits cercles sur ses muscles et ses nerfs. Les mouvements s'arrêtèrent rapidement, et Castiel tira la veste de Dean pour la lui enlever. Il fit de même avec la chemise ouverte qu'il portait, pour recommencer son massage à travers le t-shirt de coton gris. Alors qu'il n'y avait plus qu'une seule épaisseur de tissu entre leurs peaux, il pouvait sentir comme chaque doigt avait une pression différente, sentir combien Castiel prenait soin de lui. Un frisson le parcourut alors qu'il fermait les yeux pour se détendre le plus possible. Il lassa un doux soupir passer ses lèvres alors qu'une mer noire l'entoura à nouveau de chaleur.

Il sentit une des mains de Castiel passer sous son t-shirt alors qu'il tirait dessus. Dean se raidit légèrement, incapable de s'empêcher cette réaction, et aussitôt, Castiel dit, « Ce sera plus simple comme ça. » Les mots avaient été dit si près de son oreille, le souffle chaud de l'ange frôlant sa peau si tendrement, qu'il fallut toutes ses forces à Dean pour ne pas se retourner et l'embrasser comme il avait pu le faire plus tôt. Il était incapable de répondre, parce que ses poumons arrivaient à peine à se rappeler comment respirer, et Castiel semblait ne pas vouloir faire un seul geste sans son accord, alors il saisit lui-même les bords de son t-shirt pour l'enlever, laissant son dos nu exposé à son ami.

Les mains chaudes de Castiel pressèrent leur chemin le long de sa colonne vertébrale alors qu'elles remontaient sur ses épaules, puis reprirent leur massage. Dean pencha la tête en avant en se mordant la lèvre inférieure pour ne pas soupirer de plaisir. Il se demanda vaguement où est-ce que son ami avait appris à faire ça, mais il avait depuis bien longtemps compris que Castiel pouvait apprendre et maitriser quelque chose avec un rapidité étonnante, simplement en ayant observé une ou deux fois, et il devait certainement se souvenir parfaitement des gestes que Dean avait eu pour lui.

Il sentait la tension quitter ses muscles, et celle-ci ne revint pas même lorsque les lèvres de Castiel effleurèrent la peau de sa nuque avant de se presser à la base de ses cheveux. Instinctivement, il se pencha légèrement en arrière. Les mains de l'ange glissèrent du haut de ses épaules jusque sur ses avant-bras, puis ses doigts allèrent frôler son torse. Lorsque ses paumes s'y posèrent à plat, une sur son ventre et l'autre sur sa poitrine, les doigts écartés comme s'ils voulaient sentir le maximum de surface, le corps de Castiel se rapprocha de celui de Dean, son torse toujours habillé posé contre le dos nu, un genou replié passé de chaque côté de l'homme. Dean bascula sa tête en arrière et la posa sur l'épaule de son ami, celui-ci en profitant pour embrasser son cou tout en caressant sa peau.

Sa peau était en ébullition, mais il apprécia quand même les douces ailes chaudes qui s'enroulèrent plus proche autour de leur corps. Il ouvrit les yeux sur cette tempête sombre, et il leva une main pour la passer à travers les plumes soyeuses. Il sentit Castiel frémir contre lui, et leva sa deuxième main pour faire de même. Après quelques instants, les mains de l'ange descendirent plus bas sur son ventre, puis encore plus bas, s'immisçant entre sa peau et son pantalon. Lorsqu'elles atteignirent leur objectif, Dean gémit et agrippa sans y penser les plumes qu'il lissait, tirant légèrement, et Castiel émit un son rauque venu du fond de sa gorge.

« Désolé, » murmura Dean à bout de souffle, craignant un instant de lui avoir fait mal, mais pour toute réponse l'ange aspira la peau de son cou entre deux baisers, et frotta doucement son entre-jambe à travers une fine couche de tissus. Il gémit à nouveau, même s'il tentait d'étouffer le son en mordant sa lèvre. Castiel se redressa légèrement, sortant sa main du pantalon de Dean, et celui-ci crut un instant que l'ange allait s'enfuir, alors il saisit, plus doucement qu'avant mais tout de même fermement, les ailes sous ses doigts, « S'il te plait, continue, » demanda-t-il, la voix proche d'une supplication.

Castiel expira un rire doux, adorablement doux, avant d'embrasser à nouveau le cou de Dean, mais s'occupant cette fois du côté gauche de sa gorge, alors que ses mains s'occupaient à ouvrir la fermeture du jean. Dean pouvait sentir combien il était dur alors que les doigts de Castiel s'enroulaient autour de lui, et il ne put retenir le son rauque qui s'échappa de sa gorge – il n'était même pas certain de vouloir le retenir. La main de l'ange allait et venait, et il ne pouvait empêcher ses hanches de donner de petits coups en avant pour accélérer la cadence.

Il posa sa main sur le poignet de Castiel, car celui-ci n'allait pas assez vite et qu'il allait en devenir fou. « Tu veux que j'arrête ? » chuchota l'ange à son oreille.

« Tu plaisantes ? » demanda-t-il le soufle court, alors qu'il l'encouragea à accélérer. A nouveau, Castiel rit doucement dans son cou. Dean gémit, peut-être trop fort, peut-être trop souvent. Il étira son cou en arrière, sa bouche entre-ouverte proche de l'oreille de Castiel, y soupirant directement son plaisir. Il embrassa le lobe de son oreille avant de le prendre entre ses dents, le mordillant alors qu'une de ses mains avait ressenti le besoin d'agripper la cuisse de Castiel, l'autre se contractant dans l'une des ailes sombres.

Il embrassa et mordilla à bout de souffle la peau entre le cou et la mâchoire de Castiel. Ses hanches tressautaient de plus en plus frénétiquement, alors qu'il se sentait venir. L'ange dut le sentir aussi, puisqu'il ralentit soudainement les mouvements de sa main, ses baisers devenant plus tendre et précautionneux. « Cas, » soupira Dean, entre le gémissement et la supplication, et alors celui-ci reprit comme il l'avait fait plus tôt. « Cas, j'vais – » commença vainement Dean, mordant l'endroit où la mâchoire rejoignait le cou alors qu'il venait, son corps secoué sous l'orgasme, son souffle déjà court complètement coupé.

Dean laissa son corps se reposer contre celui de Castiel, sentant la fatigue s'insinuer dans chacun de ses muscles. « Shhhh, » chuchota l'ange contre son oreille, alors que les plumes frôlèrent la peau de son visage. Il ne savait pas si l'ange faisait ça pour l'apaiser – et si c'était le cas, il voulait lui dire qu'il était plus qu'en paix en cet instant – ou s'il essayait de l'endormir – ce qui fonctionnait plus que bien.

« Cas, » souffla-t-il de façon presque inaudible alors qu'il sentait leurs corps chavirer sur le côté pour s'allonger. Les ailes de Castiel apportaient assez de chaleur pour qu'il puisse se passer de couverture. Rapidement, le sommeil eut raison de lui.

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Il sentit quelque chose bouger contre lui, et il se réveilla aussitôt. Il sentit un poids bouger sur le matelas, s'éloigner de lui comme pour se lever, et il eut besoin d'une seconde pour se souvenir que c'était Castiel. Encore plus ou moins endormis, il tendit la main dans sa direction et attrapa un pan de sa veste. L'ange se figea, le regardant avec surprise, mais Dean ne savait pas quoi dire, ou n'osait pas le faire. Alors il se contenta de tirer le vêtement vers lui pour le faire revenir.

Il avait froid maintenant que les ailes avaient disparu, et alors qu'il frissonnait, Castiel tenta d'enlever la couverture d'en dessous de leurs corps pour l'étendre sur Dean. Ce dernier se leva, mais une fois la couette repoussée et le lit ouvert à eux, aucun n'osa plus faire un geste. Dean fixait les draps blancs, les deux oreillers et savait qu'il y avait assez de place pour deux dans le lit, il était aussi pleinement conscient de la part de lui qui ne demandait qu'à dormir dans les bras de son meilleur ami mais il était incapable de faire le premier pas, ou même de le formuler. Les yeux de Castiel passaient de Dean au lit. Il n'avait aucune envie de partir et n'avait tenté de le faire que parce qu'il ne voulait pas voir la réaction qu'aurait Dean le lendemain matin s'ils se réveillaient ensemble, préférant éviter le rejet, même feint, de celui-ci. Alors ils restaient debout à côté du lit, à se demander si l'autre avait envie de leur présence.

« Si tu veux que j'y aille, je –

- Non, tu peux – enfin si tu veux – hum – enfin –

- Oui, je –

- Tu vois.

- Humhum.

- Cool.

- Non. » Dean leva sur Castiel un regard presque terrifié, avant d'arriver à le masquer, il voulut reprendre mais celui-ci l'interrompit. « Je ne vois pas, » dit Castiel les sourcils froncés.

Les paupières de Dean papillonnèrent, puis il sembla soudainement comprendre les mots qu'avait prononcé son ami. Il passa une main à l'arrière de sa tête en prenant une grande inspiration, et s'éclaircit la gorge. « Si tu veux … dormir. Tu peux le faire. Ici. Si tu veux. Enfin, voilà. C'est juste que mon lit est confortable. Plus que le tien. Enfin –

- D'accord, » le coupa Castiel, et Dean fit un énorme effort pour ne pas soupirer de soulagement.

« Okay, » répondit-il en hochant vigoureusement la tête. Puis il se détourna un instant, tournant le dos à Castiel pour enlever son pantalon, et il remarqua qu'il n'y avait aucune trace de ce qu'il s'était passé plus tôt. Empêchant son esprit de trop y penser, il s'assit sur le lit, toujours dos à l'ange. Il entendit les bruissements des vêtements de Castiel alors que ce dernier les retirait, les laissant tomber sur le sol. Puis, le matelas s'affaissa derrière lui et il éteignit la lampe avant de s'allonger et d'étendre la couverture sur lui, Castiel faisant de même de son côté du lit.

Une fois dans le noir, tous deux restèrent allongés raides et immobiles plusieurs moments, ouvrant parfois la bouche pour dire quelque chose mais s'arrêtant aussitôt, bougeant dans l'espoir de trouver une position plus agréable mais sans succès puisqu'ils avaient trop peur de toucher l'autre et gardait la majeure partie du lit vide, chacun cantonné de son côté, juste au bord, à quelques millimètres de chuter sur le sol.

Puis, après plusieurs minutes, Dean bougea à nouveau, se rapprochant de Castiel, passant un bras au-dessus de son corps pour se blottir contre son côté, la tête poser dans le creux entre son épaule et son cou. Après quelques secondes, Castiel passa son bras dans le bas du dos de Dean et leva sa seconde main pour la poser sur le bras au niveau de son ventre. « J'ai juste froid, » mentit Dean.

« D'accord, » répondit Castiel avant de fermer les yeux. Le sommeil gagna Dean et l'ange fit de son mieux pour s'endormir malgré sa nature.

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Dean avait perdu le fils du nombre de fois où Castiel se retrouvait dans sa chambre depuis quelque temps, ou le nombre de fois où la douce chaleur de plumes soyeuses l'entourait au point où la seule chose qu'il pensait à faire était poser ses lèvres contre celle de l'ange, ou le nombre de fois où ils se souriaient de façon si particulière. La seule chose qu'il arrivait encore moins à compter était les battements affolés de son cœur lorsque les mains de son meilleur ami se posaient sur lui.

Mais s'il y avait une chose qu'il avait comprise, c'était qu'il ne devait pas essayer de comprendre. Pas essayer de mettre de mots sur tout ça, pas essayer de garder en mémoire le chemin qui menait de A à B, parce que ça n'avait aucune importance.

Ce qui comptait, juste à ce précis et exact instant, c'était qu'il venait de découvrir à quel point Castiel pouvait être chatouilleux. Et qu'il n'allait pas passer ça.

L'ange était recroquevillé sur lui-même, la tête enfouie dans l'oreiller pour étouffer ses hurlements de rire, ses mains essayant vainement d'empêcher celles de Dean de courir sur ses flancs, frôlant sa peau pour le faire rire plus fort.

« Arrête ! » supplia-t-il à bout de souffle. Et est-ce qu'un ange pouvait vraiment manquer de souffle ?

Mais Dean ne fit que rire en réponse alors qu'il le chatouillait encore plus, causant un soubresaut sur le corps de l'ange.

Puis, en une fraction de seconde, celui-ci lui saisit les deux poignets, et le regarda avec un regard dur et déterminé, qui était totalement ruiné par le large sourire sur ses lèvres. « Arrête, » répéta-t-il doucement, et Dean écarta les doigts en signe de rédemption avant de s'allonger sur le dos, en étouffant un petit rire.

Castiel vint se coller contre lui, passant un bras par-dessus son ventre et posant la tête sur son épaule. Ils se turent un instant, puis Dean sentit la main de Castiel tenter de le chatouiller sous son t-shirt.

« Est-ce que tu viens de faire ce que je pense ? » demanda-t-il en se redressant légèrement.

Castiel le regarda avec des yeux écarquillés de stupeur, « Tu n'es pas chatouilleux, » remarqua-t-il sur un ton vide de toute émotion.

« Non, » affirma Dean. Puis un petit sourire sadique naquit au coin de ses lèvres.

« Dean, je – » commença l'ange, mais l'autre ne lui laissa pas le temps de finir.

En roulant sur lui-même, Dean se retrouva au-dessus de Castiel, bloquant ses jambes avec les siennes, maintenant ses poignets de chaque côté de sa tête. « Tu vas tellement regretter ça, » murmura-t-il avec un sourire.

Les yeux de Castiel lançaient maintenant un appel à l'aide terrifié. « Dean, attends – » Mais celui-ci n'attendit pas, se ruant sur les côtes de l'ange pour plier celui-ci de rire à nouveau, et souriant largement à l'expression sur son visage.

Il tenta d'étouffer ses rires avec une de ses mains et revint rapidement à tenter de saisir celles de Dean pour l'arrêter. « D-Dean, » essaya-t-il d'articuler à travers ses rires, et l'autre rit aussi devant le spectacle que lui offrait son ange.

Il pouvait très bien faire sans se poser de questions, si c'était ce qu'il pouvait obtenir, parce que tout était si parfait en cet instant.

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Note:

Je voudrais remercier toutes les personnes qui ont lu le premier chapitre (et certainement celui-ci aussi, du coup), ça me fait énormément plaisir ! J'espère que la suite vous plaira. J'espère que ce chapitre vous aura plu :)

A bientôt tout le monde !

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