Les choses étaient floues, glaciales. A cet instant il avait abandonné toute once d'espoir, toute idée sur l'avenir, à cet instant il n'avait plus la force de se tenir droit, effondré sur l'épaule de son patron, tel le pantin qu'il avait été ces dernières heures.
« Je suis désolé », les mots avaient sonné comme une défaite,froids, avaient été plus douloureux que n'importe quel poing, cou, ou papier glacé que lui avait montré Michnev. Gibbs avait flanché, pour la première fois, ouvertement, alors qu'il désespérait de ne pas le voir, alors qu'il n'attendait que l'homme fort et droit qu'il avait toujours réussi à être pour le sauver. Il avait laissé tomber, oublié ceux qui l'entouraient, avait laisser couler sa détresse dans celle de l'homme, plus proche d'un père que celui qui l'avait élevé, ou avait essayé. A cet instant il ne se voyait pas autrement que son semblable, seul, désespéré, et condamner à passer sa frustration dans la fabrication d'un bateau, sa peine, sa détresse.
Il ouvrit alors un œil, l'autre trop engourdi par la douleur, et observa McGee, si pale, si flou dans le néant sans bruit dans lequel il était embourbé. L'homme murmurait des choses qu'il n'entendait pas, n'entendait plus, ramassant frénétiquement chaque photo qui jonchait le sol, autour de lui. Il jouait avec elles, les tournaient dans tous les sens, inutilement, essayant de trouver l'erreur, essayant de comprendre. Lui avait compris, trop brutalement, lui avait regretté de ne pas l'avoir vu depuis deux ans, de s'être conforté, retrouvé avec Zoé, il aurait dû la sauver, son cœur le lui hurlait.
Il avait été ramené à l'hôpital, pour qu'on vérifie son état. Des cotes brisées, des lambeaux, des choses qu'il n'avait plus écoutées quand elles sortaient de la bouche de son médecin, rien n'avait de sens, la douleur était là, malgré la morphine, malgré les soins, elle était oppressante. Zoé était arrivée, affolée, soulagée quelques instants… Quand il l'avait vu, il avait senti une chaleur, un soulagement, il avait eu envie de la serrer, mais ces sentiments avaient été aussitôt rattrapés par la culpabilité. Il n'avait rien dit, enterré son trouble sous la brume de son esprit et elle n'avait pas compris, il n'avait disparu que quelques jours, et il savait que son état ne reflétait pas l'affaire. Il avait vu les larmes dans ses yeux, l'inquiétude, mais la brûlure dans son ventre, les cris dans sa tête l'avaient empêché de bouger, de réagir, rien de tout ça n'avait de sens.
Il avait vu Gibbs lui parler, puis elle était sortie, pas partie, son sac et sa veste étaient encore sur ses jambes, elle avait des questions. Gibbs avait ce regard terrible alors, à nouveau droit, à nouveau stoïque, mais son regard était le même que celui qu'il avait eu, il y avait quelques années, quand il avait perdu la mémoire, et perdu sa fille, encore.
Alors il ferma ses yeux, priant que tout cela s'arrête, priant que ce ne soit qu'un rêve. Il pria que les larmes sur ses joues ne soient pas vraies, il le regretterai. Il supplia alors un quelconque Dieu, l'espace d'un instant, que Gibbs n'avait pas fui dans le couloir. Il avait besoin que les autres soi fort, pour lui, s'était égoïste...
Il se mit à supplier dans un murmure, dans des mots qui brisaient alors le chaos dans sa tête, la brume si sombre. Ses mots se firent plus forts, explosant dans sa tête douloureuse, scintillant brutalement, mais libérant le poids si lourd dans son ventre. Il n'avait pas arrêté quand Gibbs était revenu, suivant Abby aussi vite qu'il le pouvait. Il n'avait pas arrêté quand ses petits bras l'avaient enveloppé et qu'il s'y était effondré avec soulagement. Il n'avait pas arrêté de supplier quand Abby avait prononcé des mots qui se voulaient rassurant, il n'avait pas réellement pleuré, comme un enfant, s'était plutôt brisé, hystérique, dans les bras de la gothique, au bord de la crise elle aussi.
Il n'avait pas non plus arrêté quand la salle s'était remplie de son collègue, de sa petite amie, de ce bon vieux Ducky…
Les choses étaient devenues plus calmes, et il avait pu sortir quelques jours plus tard, sous la tutelle de McGee, il l'avait choisi pour ne plus voir le regard terrible de Gibbs, les larmes d'Abby, pour ne pas affronter le deuil d'un ancien amour devant sa petite amie…
Tim était calme, serein, dans la douleur lui aussi, mais il respectait son besoin de solitude. Il l'avait tenu informé, lui avait appris que le Mossad ne savait rien, et cherchait maintenant le corps de Ziva. Ces mots avaient été terribles, mais il l'avait remercié.
Quelque chose en lui cependant le pesait, plus que la douleur, que la peine, il savait à ce jour qu'il ne pourrait accepter tout cela sans enterrer son corps, chérir une sépulture comme elle le méritait, lui offrir le repos qu'elle avait espéré. Le Mossad le ferait, il n'avait qu'à attendre…
2 semaines chez McGee, et il n'était toujours pas prêt à bouger. L'agent était retourné au travail alors que lui passait ses journées à arpenter l'appartement, sur un ordinateur ou devant la télé, avec les films qu'on lui avait apportés. La douleur était toujours la même, et le néant, le nuage autour de lui ne pouvait s'effacer car rien de tout ça n'avait quelque chose de réel, de tangible. On lui avait demandé de revenir au travail, mais il ne pouvait pas, son esprit n'était pas assez clair pour réfléchir sur un cas. Le faite même de côtoyer la mort lui était impossible, il en avait déjà assez autour de lui pour le moment.
Zoé, douce zoé, était venu le voir quelques fois et il avait essayer de ne pas être si froid, si distant... Mais son esprit tordu lui hurlait que cela était sa faute à lui, et qu'il n'avait pas le droit, pourtant, il était presque sure, que serrer Zoé lui ferrait tellement de bien. Elle avait essayer de s'approcher, il avait sursauté, tremblé, et apporté tant de douleur dans ses jolis yeux...
Ce soir la bouteille était presque vide, et au vu du manque d'équilibre dans sa tête, du flou encore plus présent, il savait qu'il en avait trop bu. Il avait passer la plupart de cette dernière heure à serrer sa tête dans ses mains en espérant effacer les images, murmurant à Kate, moqueuse de se taire, suppliant presque que tout cela s'arrête, peu importe la façon.
Quand McGee était rentré, il avait voulu raller, lui dire de se bouger, il l'avait vu, mais à la place, il l'avait rejoint, soupirant, lasse. Il ne l'avait alors jamais vu comme ça, lui aussi capitulait.
Ils avaient bu de nombreux verres et ils avaient ri, pour rien, comme ça, sur tout. Ça avait été un tel soulagement. Il lui avait alors montré le message qu'il avait envoyé à leur amie, décédée, il lui avait montré la raison de son alcoolémie nocturne, et Tim avait soupiré, ses yeux alors brillants. Il avait resservi un verre et il avait trinqué plus sobrement, plus sombrement, pour Ziva.
Un mois étaient passés, et il était rentré chez lui. Zoé passait souvent, comprenant doucement, après quelques conversations avec Abby, Tim. Seulement, les choses étaient trop difficiles, leur relation trop nouvelle, il pensait, pour supporter son comportement. Il l'a brisait et elle restait, elle pleurait devant lui, lui demandant quoi faire et il ne bougeait pas. La culpabilité avait commencé à le ronger, il avait besoin d'enterrer son amie, de demander pardon sur son corps, et ce besoin devenait doucement une obsession. Il harcelait le Mossad quotidiennement, ne sortait pas. Il était retourné travailler, mais sans folies, trop durement. Gibbs avait retrouvé un peu de contenance, il était presque le même, presque, car face à lui, il ne pouvait que partager sa douleur, sa compréhension.
Abby était redevenue le petit fantôme fort et incroyablement droit qu'elle savait être, son petit amis, maintenant, l'aidait bien, il était parfait pour elle, Burt…
Le travail au Bureau n'avait plus le même gout, le même intérêt, il passait, les morts s'enchaînaient, plus tristement qu'a l'accoutumé, plus intensément. Son monde s'était transformé en une sorte de mauvaise musique métal, dans laquelle un homme hurlait un peu trop à son gout. Il claqua le dossier devant lui, il devait faire quelque chose.
Le sable dans ses vêtements, le gout du sel sur ses lèvres et l'odeur particulière de ce pays le plongèrent immédiatement dans de vieux souvenirs. Israël avait une atmosphère particulière, un visage inimitable. Il était descendu de l'avion tout aussi sobrement qu'il avait fait son chemin ces dernières semaines. Zoé l'avait quitté, ou avait parlé de pause plutôt, et il doit avouer que ça lui avait mis un coup, une douleur dans son cœur qu'il pensait trop engourdi, une douleur terrible, à laquelle il ne s'était pas attendu. Elle lui avait dit en larmes, car elle ne voulait pas partir, mais elle ne savait plus quoi faire.
Pourquoi s'attacher à un homme aussi sombre, aussi peu prometteur du coté famille, enfant et jolie petite maison. C'est là qu'il avait dérapé, arrêté d'aller au travail, bu quelques bouteilles de trop. Gibbs était venu, sauveur et avait décidé qu'il était temps de savoir ce qui était arrivé. C'est pour cela qu'il était avec lui, ici, à Tel-Aviv montant dans une voiture direction le Mossad. L'homme était en alerte, les yeux posé un peu partout, grâce à ses pouvoirs Gibbsiens. Il avait ce regard paternel dans lequel Tony aimait se plonger parfois, ce regard qui le réconfortait, comme s'il était redevenu un enfant. Avant il aurait détesté ce signe de faiblesse, mais ils avaient été soudainement plus proches…
Ils étaient retournés dans la maison de son enfance, il avait besoin de son essence, de récupérer ce qu'il pouvait d'images, de souvenir. Il voulait montrer l'endroit à Gibbs.
Ils avaient garé leur voiture devant et étaient entrés dedans sans se demander si quelqu'un pouvait y vivre maintenant. Ils avaient fait quelques petits pas et le silence avait répondu, dû à la stupeur de l'individu face à eux. C'est à ce moment que son cœur avait défailli, fait un bon. Même Gibbs n'avait pas empêché à sa bouche de tomber, légèrement ouverte. Elle était là, la bouche en cœur, surprise de les voir, dans leurs vêtements sales, recouvert de terre.
Il ni prêta pas vraiment attention, il l'avait compris plus tard cela, car à ce moment-là, rien n'était clair dans sa tête, à nouveau confus, comme au premier jour, rien n'était en ordre et seul un cri retenu y résonnait. Elle avait des sacs de voyage dans ses mains, surement arrivée quelques minutes plus tôt…
Il vit Gibbs bouger de quelques centimètres et la bouche à Ziva se mouvoir, commencer à tenter de leur donner des mots. Il ne voulait rien entendre, il voulut hurler, tout briser, rien n'avait de sens. La rage enflait, la détresse. Il avait été brisé, perdu pendant des mois pour rien, avait presque bousillé sa vie professionnel, foutu en l'air sa relation, alors qu'elle était là, innocente… Il aurait suffi qu'elle donne des nouvelles, qu'elle les appelle parfois, leur écrivent bon sang !
« Tony ? » Gibbs avait parlé, les deux l'observaient maintenant, les yeux de Ziva brillaient, il n'avait rien écouté.
Il secoua la tête. « Tony… » c'était sa voix, trop douce, trop douloureuse pas son impact. Elle était en vie, elle était là, et il allait lui redire adieu. Elle était là et n'avait rien demandé, pensait toujours les laisser seuls à leur monde…
« Non.. » il avait murmuré, puis crier, peut-être, il ne sait pas trop, ce moment était flou, lointain. « Non ! ». Il balança son sac derrière lui, contre la porte, prêt à prendre la fuite. « Vous allez me dire que tout cela c'était.. rien ?! »
Ziva le regarda, une douleur brillante dans ses yeux, Gibbs avait dû lui dire, qu'ils la pensaient morte.
« Allez vous faire voir ! » Il se retourna brusquement et avança à la porte pour saisir son sac et sortir. Il ne pouvait pas affronter cela , pas aussi bas, pas aussi mal. Le visage de Zoé traversa son esprit et lui brisa le cœur, elle ne méritait pas ça, les complots, les histoires tordues qui faisaient sa vie… Il aurait du la faire passer avant tout cela, il réalisait ce sentiment naissant si fort... Les histoires avec le Ncis, Gibbs, Ziva étaient toujours aussi néfaste, et c'est seulement par amour qu'ils se bâtaient les uns pour les autre. Quel amour, quel intérêt Ziva leur portait-elle encore ? La visage de Zoé le frappa, le sentiment qu'il n'avait pas compri, pas entrevu en lui se transformant en un regret terrible. Douce et marrante Zoé, compréhensive et patiente Zoé... Bon sang.
Il entendit des pas, dans le gravier, suivre précipitamment les siens, non il voulait qu'on le laisse tranquille, il accéléra, inutilement.
Une douce, frêle main se posa sur son bras, le forçant tout aussi doucement à se retourner. Il voulut pleurer de frustration, hurler en voyant son regard si triste, perdu. N'était-elle pas censée être heureuse ici, ou était-elle juste triste pour lui, de la pitié? Il soupira et se recula d'un pas, il ne la voulait pas si proche. « Je suis désolé Tony… »
Il voulut rire, et se contenta de cacher son visage, quelques secondes, avant de l'affronter avec un de ces petits sourires factices. « De quoi Ziva ? »
Elle fronça les sourcils.
Il avait ce regard mauvais, il le savait, mais la colère était trop forte en lui. « Du fait que je ne t'ai pas suffi, du fait que malgré moi, malgré toi, tu ne quitteras jamais ma vie, ou peut-être pour ce que nous a fait le Mossad, le Ncis ? »
Les larmes coulaient maintenant sur son doux visage, il savait qu'elle allait parler, mais n'était pas sure de vouloir entendre.
« D'être entré dans ta vie… »
Il avait commencé à se retourner, mais était resté bloqué, gelé par les mots. Non… Il l'observa alors, si frêle, si petite sous sa culpabilité, si belle encore… Non…
Il secoua la tête alors que ses épaules tombaient, sous la défaite, avec la rage. « Non… »
Il avait murmuré ces mots et elle avait relevé la tête au son de sa voix cassé, tremblante. Elle releva le regard si fragile, encore, et il fondit sur elle, la serrant un peu fortement dans ses bras. Il se souvint de sa douceur, de sa douleur, et la serra, la berçant doucement. « Ne dit jamais ça Zee… » Elle frissonnait dans ses bras. « Ne dit jamais que… Je ne regretterais jamais ces années, notre lenteur peut-être, mais pas le reste. » Il la sentit rire, malgré elle, doucement entre deux larmes. Ils étaient idiots oui et avaient loupé leurs coches…
« Je ne regrette pas, moi non plus. » Il sourit doucement, ne la lâchant pas, profitant de la chaleur, tellement soulagé à cette instant de réaliser qu'elle n'était pas morte. Derrière Gibbs les regardait, une lueur de regret dans les yeux, de culpabilité quand il les voyait et que Tony comprenait. Il ne peut pas dire qu'il n'avait jamais hait la règle douze, mais leur bêtise avait fait beaucoup dans l'histoire….
Ils étaient à nouveau sur le tarmac, le même, et il attendait que Gibbs finisse de l'étreindre, chaleureusement, un doux sourire sur ses lèvres. Ce serait son tour, elle aurait à nouveau les mêmes larmes sur son visage, le même doux regard. Elle leur avait raconté son aventure, ses petits voyages, sa solitude parfois, son rapprochement avec sa tante qui lui avait manquée.
Elle parcourait le monde après une personne qu'elle voulait être, cherchant à quoi elle pourrait ressembler et eux repartaient pour vivre la même vie, l'améliorer, confortés dans l'idée que c'était leur place. Elle avait simplement besoin de trouver la sienne, même si le même pincement le prenait à l'idée qu'elle aurait peut être pu être à ses cotés. Il l'embrassa sur la joue, moins passionnément que la dernière fois, retenu par un visage dansant dans ses pensés.
Il lui remit alors la petite chaîne dorée dans les mains, et vue la douleur dans ses yeux, elle comprenait cependant. Il avait besoin de tourner la page.
Le retour avait été long, triste et épuisant. Gibbs n'avait plus dit un mot, seulement posé quelques regards lourds de sens sur lui. L'homme avait repris de la force, avait laisser derrière lui le poids de ces dernières semaines. Ils s'étaient retrouvé à attendre leur chauffeur, McGee, cependant il ne rentrerais pas. Quand la voiture était arrivé, Tim était resté au volant, et alors que Gibbs avançait il n'avait pas bougé. L'homme gris se retourna, comprenant, évidement. "Tu ne rentre pas avec nous."
Ce n'était pas une question. Gibbs le regarda sérieusement quelques longues secondes, puis le laissant paralysé, ne comprenant pas ce qui se passait, l'homme s'approcha et le serra dans une étreinte, brève, certes, mais une étreinte qu'il n'aurait jamais osé imaginer.
Il avait alors pris son téléphone, hésité quelques secondes et appelé un taxi. Celui ci l'avait déposé dans la rue, il pleuvait et cela ne l'arrangeait en rien. Il sonna à la porte mais rien ne se passa, mince, la sonnette ne marchait plus, il le savait. Il toqua alors, mais eu le même résultat. Il soupira en posant sa tête contre la porte froide. Son portable n'avait plus de batterie, il était trempé et son taxi était déjà partit... Il ferma les yeux fortement, se rendant compte que cette journée, cette situation ne s'arrangerais peut être pas aussi facilement. Il ne vivait pas dans un monde normale, et devait s'habituer au réaction humaine des gens, peut être ne voudrait-elle plus de lui. Il gémit sous la frustration, laissant alors son dos glisser sur la porte pour se retrouver assis contre elle. C'était le milieu de la nuit, et il devrait attendre demain pour que quelqu'un s'inquiète de son sort... Peut être pas, mais qui le trouverait ?
Ces dans cet état d'esprit qu'il se surpris à penser qu'il ne bougerais pas, qu'il ne s'attendit pas à s'étendre pitoyablement sur la moquette alors encore sèche de la propriétaire. La porte s'était ouverte rapidement, son appui avait fuit et il s'était retrouvé sur le sol, se cognant rapidement aux belles jambes de l'auteur de cet acte. Il regarda le visage quelque peu déboussolé au dessus de lui, certainement un reflet du sien.
"Tony?"
Il tenta de trouver des mots, mais gagna du temps en se relevant. La monté avait été rendue plus difficile par le couloir trop étroit. Il avait entendu un petit rire, et se redressa avec de grand yeux. Zoé était là, les cheveux en bataille, les yeux encore petit, à rire de sa maladresse. Elle s'arrêta, gela cependant, quand elle croisa son regard, reprenant cet air blessé qu'il haïssait. Il soupira et la regarda, essayant d'être droit tout en sachant que son regard le trahirait.
"Je suis désolé Zoé..." Elle ne bougea pas, ne sachant que dire, alors il s'approcha d'un pas et saisit une main. Il savait son regard trop brillant, il se savait à découvert, mais il s'en fichait à cet instant. "Je...J'ai merdé, je sais, mais je n'étais pas..." Il ferma les yeux, haïssant son manque de repartit, haïssant l'absence de mots. Il secoua la tête et la redressa, prêt à faire face, à.." Je t'aime Keats, et je l'ai réalisé, peut-être trop tard, je ne..." Il ne pu finir ses mots qu'une paire de lèvres si douces, si tendres, avait fondu sur les siennes, qu'une paire de bras s'était accrochée à lui, réchauffant son cœur, son corps trempé, effaçant tous les derniers jours, les dernières heures, les doutes et tous les sentiments négatifs qui l'avaient fait fuir, l'avaient englouti.
Il la serra alors, comprenant son erreur, ses erreurs, comprenant que sa vie était là maintenant, et que malgré ce besoin de savoir Ziva en vie, il avait tourné la page, comme elle. Zoé était merveilleuse, parfaite pour lui, elle veillait, elle avait cette simplicité et cette profondeur mélangé...
Il recula, serrant son visage dans ses main, observant ses yeux brillant, son petit sourire.
"Je t'aime aussi Tony."
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