J'ouvre la porte du bunker. La brume s'est dissipé. Je ne sais pas combien de temps exactement nous sommes resté enfermé dans l'abri mais il fait nuit dehors. La brise glaciale me brûle les joues. Je referme la porte et me dirige vers Bellamy qui dort. Il a veillé sur moi pendant que je dormais maintenant c'est mon tour. Je m'assoie sur le bord du lit et le regarde. Il a un sommeil agité, il s'inquiète pour sa sœur. Je sais ce que ça fait de perdre un être cher. Mon père était un ingénieur sur l'Arche et il a découvert que les habitants de la station allait manquer d'air alors quand il a voulu les prévenir, Wells, mon meilleur ami à cette époque l'a dénoncé à son père. Il m'a trahis et à fait exécuter mon père. Bellamy, lui à perdu sa mère car elle a donner naissance à un second enfant, Octavia. Et il a promis à sa mère avant qu'elle ne se fasse éjecter qu'il protègerai sa sœur à n'importe quel prix.

_Octavi...Octavia...

Je me rapproche de Bellamy, pose ma main sur son front et essaie de le réveiller en douceur.

_Bellamy, réveille toi.

_Non...Octavia...

_Bellamy, c'est Clarke. Réveille toi.

Il se redresse brusquement, haletant. Il me regarde et je vois dans ses yeux...de la peur.

_Clarke, dit-il dans un souffle.

_Calme toi, tu as du faire un cauchemar.

Il passe sa main dans ses cheveux et appuie son dos contre le mur.

_Il faut qu'on aille la chercher, dit-il en se levant du lit .

Je l'attrape par le bras.

_Pas maintenant, il fait nuit. Et nous n'avons pas de lampe-torche. Si la brume revient, on ne pourra pas la voir.

_Combien de temps j'ai dormi ?

_Tu étais fatigué et...

_Combien ? hurle-t-il.

_Deux heures... peut-être trois.

_Bordel, Clarke ! Je t'avais dis une heure maximum !

_ Je sais mais tu étais vraiment épuisé, et tu ne retrouveras pas Octavia si tu tiens à peine sur tes jambes !

Il s'avance vers moi et me plaque contre le mur.

_Je n'ai pas besoin de personne et encore moins de toi ! Je t'avais prévenu, je ne voulais pas que tu te mettes sur mon chemin ! Je te jure que s'il arrive quoi ce soit à ma sœur, je te le ferai payer Clarke.

Son regard pèse sur moi, mais il ne me fait pas peur, plus maintenant. Je le repousse et me dégage de la prison que forme ses bras de part et d'autres de mes épaules.

_Arrête ! Ton petit manège ne fonctionne plus sur moi. Tu dis que tu ne veux pas que je me mette sur ton chemin et pourtant à chaque fois que je suis en danger, tu n'hésites pas à me protéger. Je vois bien que tu veux protéger ta sœur, et je pense qu'en montant à bord de la navette tu n'avais que ça en tête mais les choses ont changé et toi aussi. Tu te sens responsable des autres sinon, tu ne serais pas venu.

Il s'apprête à répliquer mais je le coupe dans son élan.

_Et me dis pas que c'était juste pour me défier !

Je me retourne vers lui et lui touche le bras.

_Je veux juste t'aider Bellamy.

Je l'entends soupirer et dire dans un souffle glaciale :

_Très bien.

Le jour vient de se lever. Je me prépare avec Bellamy pour partir à la recherche d'Octavia. Je sens une tension s'installer entre nous deux. Je n'aime pas ça car malgré nos disputes, ça présence me rassure, je me sens en sécurité avec lui.

Bellamy ouvre la porte du bunker et nous partons à la recherche des autres. L'air est froid ; Heureusement que nous avons trouvé des manteaux dans le bunker car les vêtements de l'Arche ne sont pas vraiment d'une grande utilité sur la Terre. Nous sommes revenus sur nos pas, pour essayer de voir à quel moment nous avons été séparé des autres. Nous avons vérifié les alentours , suivies plusieurs pistes mais rien. Bellamy s'assoie contre un arbre et commence à cogner l'arrière de sa tête à plusieurs reprises contre celui-ci. Je me précipite vers lui.

_Mais ça va pas ! Arrête ça tout de suite !

_Je ne vais jamais la retrouver ! désespère-t-il.

_Ne dis pas ça. Elle est peut-être retourné au camp avec les autres.

Je lui attrape le bras et le force à se relever.

_Allez ! En route, on a du chemin à faire si on veut rejoindre le camp.

Bellamy réprime un sourire. Ça m'avait manqué.

_Ok, je ne vais pas faire attendre la princesse alors.

_Arrête aussi avec ce surnom débile ! rigolais-je.

_Il n'est pas débile, il te va bien.

Je sentis le rouge me monter aux joues et marcha devant pour ne pas qu'il le remarque.

Quand nous somme arrivé au camp, nous avons cherché Octavia, Finn, Monty et Jasper mais aucun signe d'eux. Nous avons demandé à tout le monde, mais personne ne les as vu. Bellamy devenait fou. Je lui pris la main en essayant de le rassurer.

_On va les retrouvé. Fais moi confiance.

Je sentis sa main serré un peu plus fort la mienne. Ensuite, nous avons rassemblé tout le monde devant la navette.

_Ecoutez-moi ! criais-je. Mais personne ne m'écoute. Il continue à parler, parler et parler.

_S'il vous plaît ! criais-je une nouvelle fois.

_Mais vous allez la fermer, oui ! hurla Bellamy à la foule.

_Merci.

_Pas de problème.

_Ok, alors nous n'avons pas pu arriver jusqu'au Mont Weather. Nous avons du rester caché Bellamy et moi dans un abri car nous avons vu une brume toxique, le moindre contact avec elle vous brûle la peau, un peu comme de l'acide. Nous avons été séparé du groupe, et Octavia, Finn ainsi que Monty et Jasper ont disparu. Nous les avons cherché partout mais aucun signe d'eux. Nous avons besoin de quelque volontaire pour repartir les chercher.

_Qu'est-ce qui te fait croire qu'on a envie de vous aider ? lance quelqu'un.

Je commence a m'avancer vers la foule mais Bellamy me stoppe dans mon élan et crie :

_Qui a dit ça ?

_Moi ! dit une personne en sortant de la foule. Je m'appelle John Murphy.

_Eh bien Murphy, si tu veux survivre ici, alors tu suivras les ordres. Ce sera comme ça pour tout le monde, dit-il plus fort. Le chacun pour soi c'est terminé. Tout le monde va devoir participer. Donc, je répète, nous avons besoins de volontaires alors qui vient avec nous ?

Je regarde Bellamy en souriant. Il a réussi à imposer ses règles pour le bien des 100 et tout ça sans les menacer. Je pense que d'une certaine façon, ils ont besoin de ça ; Les 100 ont besoin d'un leader et on dirait bien que c'est en Bellamy qu'il l'ont trouvé.

Bellamy est partit directement chercher Octavia avec son nouveau groupe. Moi je suis resté, un de nous deux doit surveiller le camp. Une fille du nom de Anna, m'a demandé de la suivre sans poser de question, me disant qu'elle avait une surprise.

_Voilà, on est arrivé, me dit-elle en souriant.

_Tu m'excuseras mais je ne comprends pas...enfin tout ce que je vois c'est une tente, lui répondis-je mi-souriante.

_Oui, c'est ta tente !

Je la regarde bouche bée.

_Avec les gens du camp, on s'est dit qu'on devait te remercier. C'est toi qui nous a soigné quand nous somme sortis de la navette et ce avant même de te soigner toi. Tout le monde a vu que tu préférais faire passer les autres avant. Donc voilà !

_Je...Merci ! Je ne sais pas quoi dire.

Et je la serre dans mes bras. Ils ont dû se donner tellement de mal.

_Clarke ! Clarke ! Où est Clarke ?

_Bellamy, je suis là ! Qu'est-ce qu'il y a ? demandais-je affolée.

_Nous avons trouvé ça dans les bois.

Il me tends une lance. Le bois ne s'est pas décomposé, elle a été taillé récemment, j'en suis certaine. Et en regardant Bellamy, je vois qu'il pense à la même chose que moi.

_Nous ne sommes pas seules, soufflais-je.

Nous nous isolons dans ma tente pour parler en privée avec Bellamy.

_Aucun signe d'Octavia ou des autres ?

_Non, aucun. Clarke je suis vraiment très inquiet, si elle était toujours en vie, elle serait déjà revenue. Je ne sais pas du tout où elle est.

Je m'approche de lui et lui caresse doucement le dos.

_On va la retrouver.

Soudain, on entends des cries. Nous nous précipitons vers le centre du camp et nous découvrons avec effroi Jasper, transpercé par une lance. Je vois un garçon qui prends la lance pour la retirer.

_Oh mon dieu ! Non, si tu fais ça, il va se vider de son sang.

Je cours vers lui et demande de l'aide à Bellamy.

_Bellamy, il me faut quelque chose pour couper la lance, je ne pourrais pas le bouger avant d'avoir fait ça.

_Attends Clarke, me dit Anna. On a créé une espèce de scie,avec les autres, pour construire les tentes avec des branches. Tiens ! dit-elle en me tendant l'objet.

_Il me faut quelque chose pour protéger la blessure, pour éviter qu'il y ai des petits morceaux de bois qui tombe dessus lorsque Bellamy coupera la lance.

Je protège la blessure de Jasper avec le bout de bâche qu'on ma rapporté et Bellamy commence à coupé la lance. Je lui ai dit ne pas être trop brusque.

Une fois la lance coupée, Bellamy m'aide à transporter Jasper dans la navette à l'étage supérieur. Mes mains trembles, je ne suis pas médecin. Avant de me faire arrêter je suivais une formation depuis 6 mois, mais je n'ai pas acquis assez de connaissance pour m'occuper de ce genre de cas.

_Clarke, me dit Bellamy. Tu peux gérer ça, je te fais confiance.

Je ferme les yeux, prends une profonde inspiration puis me met au travail.

_Je vais avoir besoin de Anna. Et toi, il faut tu cherches une plante médicinale. C'est une fleur jaune à 5 pétales, j'en ai vu pas loin du camp.

Il part et quelque minutes plus tard, Anna arrive.

_Anna, lave toi les mains dans la bassine.

Elle s'exécute puis revient.

_Il faut que tu m'aides à retirer le bout de bois.

_Mais tu as dit...

_Je sais ce que j'ai dit. Mais là je n'ai pas le choix.

Nous tirons toutes les deux le bout de bois vers le haut et l'enlevons du corps de Jasper. Je prends tout les out de tissus à côté de moi pour stopper le saignement.

Bellamy revient avec la plante médicinale. Je lui prends des main et dépose les pétales sur la plaie. Le saignement devient moins abondant puis quelque secondes plus tard s'arrête.

_Tu as réussi, me félicite Bellamy.

_J'ai juste stoppé le saignement, ce que j'espère maintenant c'est éviter une infection. Les prochaines 48h seront décisives.

Je sors de la navette, j'ai besoin de prendre l'air. Bellamy s'apprête à me suivre mais je luis dis que j'ai besoin de rester seule. J'ai besoin de penser à autre choses qu'au hurlement de douleur de Jasper. Je vois comment les 100 me regarde et je sais que ce n'est pas de l'admiration. Ils ont peur, il se demande si je serais en mesure de les sauver si une chose pareil leurs arrivaient. Si Jasper survit, je gagnerai leur confiance. Je bute dans la lance que Bellamy a coupé et une inscription attire mon attention : "Partez ou mourrez". C'est ce qui est écrit. Je lâche la lance et ramène mes mains sur ma bouche. Je cours chercher Bellamy. Je le retrouve dans sa tente.

_Viens avec moi, j'ai besoin de...

Je m'arrête. Ce que je vois devant moi me déstabilise. Bellamy est torse nu.

_Princesse, tout va bien ? me demande-t-il avec un rictus.

_Euh...Oui, oui. Ne rougis pas, ne rougis pas. Enfin non, j'ai trouvé quelque chose. Suis moi.

Bellamy s'exécute. Je prends la lance et la lui tend.

_ Regarde ! C'est gravé dessus ! Partez ou mourrez !

_Le message à le mérite d'être clair, me réponds-t-il.

_Oui c'est une menace mais réfléchis...ça veut aussi dire que les autres sont toujours en vie, que Octavia est toujours en vie.

_Mais on ne sait toujours pas où elle est !

_Chaque chose en son temps Bellamy. La personne qui à amené Jasper à forcement laisser des traces. Elle n'a pas pu le porter donc elle l'a certainement traîner.

_Clarke, tu es un génie ! J'aurais dû y penser avant !

Il se dirige vers son groupe mais je l'arrête en lui prenant le bras.

_Qu'est-ce...

_Où vas-tu ?

_Chercher la personne qui a enlevé ma sœur.

_Sans moi ?

_Oui, princesse. Sans toi.

_Et tu compte y aller tout seul ?

_Exactement !

_Je ne crois pas. Je viens avec toi.

_Non ! Tu restes ici !

_Non ! Je viens !

_Bordel, Clarke ! J'ai besoin de toi pour tenir le camp en mon absence !

_Anna peut s'en charger, je lui fais confiance.

_Non, je ne...

_Bellamy, il est temps de leur faire confiance, maintenant. Regarde ce qu'il ont fait en notre absence. Il peuvent se gérer eux-même.

Je le dépasse et sors du camp. Lui, il reste immobile au milieu du camp.

_Bon tu viens ou pas ? Sinon, je pars sans toi, lui dis-je avec un sourire.

Il ne réponds pas mais sors du camp et nous commençons nos recherches. Je vois bien que le fait que je sois là, ne l'enchante pas. Mais je l'avais prévenu, je ne suis pas le genre de fille à qui on peut imposer ses idées sans qu'elles ne soit justifiées.