Point de vue de Sherlock :

Je regardai l'endroit où John se tenait quelques secondes auparavant. Ce qu'il pouvait être susceptible ! Mais c'est vrai que je l'aurai aussi très mal pris si on m'avait comparé à Anderson. Je finis par me lever de mon fauteuil pour aller chercher mon violon. Dès que je l'eus en mains, je commençai à jouer ma dernière composition. Après quelques minutes, Mrs Hudson, revenue des courses, fit irruption dans le salon où elle déposa tous ses sacs. Elle jeta un bref regard dans la pièce où le sol était jonché de papiers en tout genre.

-Regardez moi ce bazar ! Dit-elle, vous auriez pu ranger un peu Sherlock !

J'eus pour seule réponse un petit grognement.

-Où est John ?
-Dans sa chambre.

Mrs Hudson commença à ranger les courses. Elle ouvrit le réfrigérateur mais le referma direct en poussant un petit cri.

-Sherlock ! Quand est-ce que vous allez arrêter de nous ramener ces horreurs ! S'écria-t-elle en montrant la main dans le frigidaire.
-Probablement jamais, répondis-je.
-Vous rangerez vous même ! Après tout, je ne suis pas votre gouvernante !

Elle sortit du salon. Je me remis à jouer du violon.

-John rangera lui même, dis-je.

J'entendis John grogner. Il avait du m'entendre. Tant mieux, ça m'évitera de le redire. Mrs Hudson refit son apparition accompagnée de Lestrade.

-Combien ? Demandai-je en devinant la raison de la venue de l'inspecteur.
-Trois, répondit Lestrade, tous ont été pendus au même endroit. Vous viendrez ?
-Oui, dis-je en enfilant mon manteau.
-Et le Dr Watson ?
-Il reste ici.
-D'accord. Venez.

Je sortis de la maison avec Lestrade.

-Je vais prendre un taxi, dis-je.
-Comme vous voulez. C'est The British Library à Kings Cross.

Je pris un taxi qui me conduisit jusqu'à cette bibliothèque. Plusieurs voitures de police était garée devant celle-ci. Le sergent Donovan était en grande discussion avec Anderson. Dès qu'ils me virent arriver, je pus voir sur leur visage l'expression de dégoût qu'ils me réservaient depuis toujours. Je passai à côté d'eux, indifférent aux murmures qu'ils s'échangeaient. J'entrai dans la bibliothèque et pus découvrir les trois corps que je pus identifier sans problème. Le premier corps était celui d'une femme de la quarantaine, écrivaine, mariée depuis peu et souffrant de diabète. Le deuxième était celui d'un jeune homme âgé d'à peu près vingt-cinq ans, chômeur et issu d'une famille aisée. Et le troisième ,un homme, dont la seule chose importante à observer était que c'était lui qui avait tué les deux autres. Lestrade, voyant que j'avais la solution, s'approcha et me questionna.

-Alors ? Est-ce des suicides ou des meurtres ?
-Les deux, répondis-je, cet homme que vous voyez là-bas a tué les deux autres et il s'est ensuite donné la mort, probablement rongé par la culpabilité.
-Vous en êtes sur ?
-Absolument. Si vous regardez bien, ses mains sont abîmées de telle sorte que cela n'est possible qu'avec une corde. Les deux autres ne sont pas morts pendus. On les a étranglés avant de les pendre. Et comme cet homme ne porte pas de marque d'étranglement, on peut-être sur que c'est lui qui les a tués. C'est tellement simple qu'il est impossible de se tromper.
-Tellement simple que je n'ai pas réussi à voir tout ça.
-C'est parce que vous êtes stupide.

Je partis devant l'air renfrogné de Lestrade. Anderson m'interpela.

-Se sont des suicides.
-Pas du tout Anderson. Il y a eu deux meurtres et un suicide. Réfléchissez un peu avant de parler, ça vous changera et vous donnera l'air un peu moins idiot.

Je ne laissai pas à Anderson le temps de répondre et pris un taxi me conduisant au 221 B Baker Street.


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