Bonjour à vous toutes. Comme certaines me l'on fait remarquer, je n'ai pas mis 10 ans à revenir et me lancer dans une nouvelle histoire et pour le titre, je l'avoue, je ne me suis pas foulée, sorry, I know.
Alors je réponds à Anne : non, ce n'est pas mon petit bout, mais celui de mon frère, qui, sur la photo, mangeait sa première figue. J'aime cette photo.
Bella a du caractère, oui, un peu du mien aussi, Lol.
Edward n'aura pas voix au chapitre pendant quelques temps, le temps de planter le décor, et d'apprendre à connaitre les perso.
Je pense faire des chapitres un peu plus courts aussi, alors dites-moi si ça gâche l'histoire, son rythme, etc . . .
Eh, ben, je crois qu'il ne me reste plus qu'à vous dire bonne lecture, eh oui ! Enfin, je vous le souhaite.
2
(Bella)
Je suis en train de faire mon jogging, dans l'un des parcs qui entourent l'université de Seattle. Les écouteurs de mon IPod aux oreilles, je cours au rythme du Sunday, Bloody Sunday de U2.
Je suis élève ici depuis maintenant 6 mois. Je cours avant d'aller dans l'amphithéâtre pour assister à mon cours sur la civilisation amérindienne.
J'ai toujours vécu entouré de Quileute et je trouve dommage que la majorité des cours soient basés sur la civilisation Navajo. Peu de personnes se doutent que le long de la côte Pacifique, il existe 5 tribus indiennes, les Makah, les Ozette, les Hoh, les Quileute et les Quinault. La tribu Quileute, dont est issu mon ami Jake, propose de participer à la pêche traditionnelle au saumon, en pleine mer, à bord de canoës. J'ai eu l'occasion d'y participer, et c'est merveilleux. En quelques secondes, où durant des heures, vous voyagez dans le temps, et vous vous trouvez entouré d'hommes arborant les couleurs de leur tribu, du maquillage, jusqu'à la tenue. Dépaysement assuré.
Je contourne un arbre et me perds dans le bois, je cours et me sachant seule, je me permets de chanter à voix haute.
- I can't believe the news today, I can't close my eyes and make it go away.
Je souffle et respire, gardant le rythme. Je vois deux blondes devant moi. Merde, même dans les coins les plus reculés, et malgré l'heure, 6h42 à ma montre, je ne suis pas seule. Je ne ralentie pas pour autant. Et surtout je continus ma ritournelle.
- How long, how long must we sing this song ? How long ? Tonight we can be as one.
Au moment de les dépasser, je vois l'une d'elle faire un écart, j'ai juste le temps de me reprendre, et j'évite ainsi de m'étaler. Je saute pardessus la jambe tendue négligemment, je m'écouterais, je lui donnerais un coup. Je regarde la conne et je la reconnais de suite. Mademoiselle « je sors avec Edward Cullen ». Ils font vraiment la paire c'est deux énergumènes.
- Bonjour Tanya, lui lançai-je, pour lui monter que je suis moins bête qu'elle, et je reprends les paroles de mon groupe préféré, les plantant là, toutes les deux :
- Broken bottles under children's feet. Bodies strewn across a dead end street. But I won't heed the battle call. It puts my back up, puts my back up against the wall. Sunday, bloody Sunday. Sunday, bloody Sunday.
Je remonte vers le bâtiment où se trouve la radio du campus. Il faut que j'y récupère l'un de mes cours que j'ai oublié la nuit dernière, pendant mon quart. Oui, en plus de suivre des cours au « Collège of Arts and Sciences » de la U-Dub, que je prends sur les amérindiens, leur culture, leur origine, etc . . . je m'occupe 3 soir par semaine de l'animation musicale sur les ondes.
« And the battle's just begun
There's many lost, but tell me who has won?
The trenches dug between our hearts
And mother's children, brothers, sisters torn apart »
Je remonte le long du couloir, prenant les escaliers pour monter jusqu'au 3ème étage. Arrivée en haut, je me penche au-dessus de la fontaine et bois une longue gorgée d'eau fraîche.
- mmmh. Sunday, bloody Sunday, Sunday, bloody Sunday.
Je pose mes mains sur mes hanches, me penchant en arrière puis j'attrape mes jambes l'une après l'autre, pour éviter les crampes et m'étire. Je mets mon MP3 sur pause, retire mes écouteurs que je laisse pendre de chaque côté de mon cou. Je marche doucement jusqu'à l'entrée du studio. Je reprends ma chanson, la fredonnant, sachant que personne ne devrait être là, hormis celui ou celle qui fait son propre quart.
« How long, how long must we sing this song ? How long ? Tonight we can be as one. Tonight, tonight. Sunday, bloody Sunday. Sunday, bloody Sunday, mmmh, mmmh. »
Alors que je rentre dans le local qui se trouve juste à côté, je tombe nez à nez avec une petite brune, qui a l'air d'être en panique. Me voir la surprend, et elle pousse un cri.
- aaaaaahhhhhhh, euh désolée, tu m'as fait peur.
- pas grave. Je m'appelle Bella, j'ai fait une séance de 22h à minuit et j'ai oublié mes cours, tu ne les aurais pas vu ?
- euh, Bella, c'est ça.
- oui.
- je suis désolée mais je ne vais pas pouvoir t'aider, tu vois, il y a maintenant 1h que je passe le même disque et impossible de débloquer la platine, je suis dans la merde et je ne sais pas . . .
Je la pousse sur le côté et entre dans « l'aquarium ». Je tape sur le côté de la platine et stoppe net le disque. Je vois un autre juste à côté, qui est sorti de sa pochette. Je le fais tourner entre mes deux index et le positionne. La musique se fait entendre. « Clair de lune, de De Bussy ». C'n'est pas que je n'aime pas, au contraire, mais pour réveiller le campus, j'aurai mis autre chose.
- oh, merci, tu m'as sauvé la vie.
- mais non.
Je souffle. Cette fille manque vraiment de confiance en elle. Je regarde dans la pièce et vois mon précieux cours, en haut d'une pile de CD et de vinyles.
- merci, lui dis-je, en lui montrant les documents, à bientôt.
- non, non, merci à toi et au fait, je m'appelle Angela.
Je m'éloigne déjà, je ne voudrais pas être en retard en cours.
- à la prochaine Angela.
Je m'arrête au bout du couloir, sachant qu'elle doit me regarder.
- si tu as besoin de quoi que ce soit, je suis au bâtiment des Phan'.
- tu fais partie de la sororité ?
- nan, j'ai une copine là-bas.
- oh, euh d'accord.
- j'ai dû rendre ma chambre, pas le budget et elle me prête sa chambre, le temps que je trouve où me loger.
- ok, mais tu sais, il y a un endroit où tu peux t'installer, enfin si tu veux.
Je me tourne complètement vers elle et la détaille. Elle a les yeux baissés.
- ah bon, pourtant j'ai épluché toutes les annonces dans les 5 kms alentours et j'ai rien déniché.
- l'endroit dont je te parle, enfin, il y a pas eu de . . . enfin il y a pas eu d'annonce.
- je t'avoue que je ne te suis pas.
- tu vas en cours là ?
Sa question me ramène dans le monde réel, celui des cours qui débute à 8h, et pas après.
- oui, je te laisse.
Je commence à m'éloigner, mais elle avance vers moi, un papier à la main.
- tiens, c'est mon numéro de mobile, si tu cherches toujours où te loger, appelle moi, ok.
- d'accord, euh merci.
- de rien, tu es la première personne qui me parle normalement depuis que je suis ici.
- ok, pas de souci, euh . . . merci, je t'appelle.
Je pars en courant, je ne veux pas être en retard, je dois passer prendre Alice et si je suis à la bourre, elle va me le faire payer au centuple.
En quelques minutes je suis sur place. Je rentre dans la maison de la sororité. La Phanhellenic Association est une sororité de près de cent ans et les filles qui y sont, vont de la pétasse blonde de ce matin, à ma super copine Alice 100 mille volts.
Je monte jusqu'à l'étage de sa chambre et je rentre sans frapper. Erreur fatale, elle est encore au lit, en plein exercices physiques, avec son nouveau Jule.
- ne te dérange pas pour moi, Al', je prends ma douche et je t'attends sur place.
- mmmh, mmmh, mmmh, oui, oui, oui.
Je reste sur place, elle est incroyable. Elle n'a aucune pudeur. Je la hais. Je ris, je suis jalouse, elle s'envoie en l'air chaque soir et quasiment un mec par semaine et plus parfois.
- euh, oui, ben . . . j'y vais, moi.
J'ouvre un de ses tiroirs, je prends une chemise manche ¾, un jean et hop, je saute dans la douche. En moins de 10 minutes, je suis lavée, séchée et habillée. Je ressors, passant la tête par la porte pour jeter un coup d'œil. Mon amie est debout devant la fenêtre et le gars se resape. Il est plutôt mignon. Grand, tout en muscle, il a la carrure d'un ours mais la douceur de ses yeux . . . et oh, Bella Swan, il faut que tu te reprennes. « Mais j'n'ai pas fait des galipettes depuis si longtemps, me dit la petite voix dans ma tête ».
- Salut, Bell's, désolée.
- pas de problème.
- bon je me casse Al', à la revoillure.
Le grand brun me regarde et me fais son sourire Ultra Bright. Je lui fais un signe de la tête.
- c'est quand tu veux où tu veux ma puce.
Touchée, coulée.
- Dommage mon gars. Mais j'ai trop à faire.
Je passe dignement devant lui, regrettant de ne pas avoir un slip de rechange. Ne me jetez pas la pierre, il est vraiment beau et je suis à la diète depuis pfiou, facile, 1 an, depuis ma rupture avec Mike crétin Newton.
Bon, bon, bon, je m'égare. Je reprends mes cours et sors, je sais qu'Al' me rejoindra dans l'amphi. Je descends les marches. Regardant mes feuilles et les classant, pas du tout concentrée sur mes pieds. Le beau mec passe à côté de moi et me bouscule.
Ce qui devait arriver, arriva et je me tords méchamment la cheville. Je n'ai pas le temps de me rattraper à la rampe que je me retrouve en bas, dans des bras musclés, de . . . Cullen.
- oh, désolé Bella, j'n'ai pas eu le temps de te rattraper, s'excuse l'ours.
- oui, oui.
Je tente de me relever mais les bras de Cullen me serrent un peu trop fort.
- Euh, merci Cullen, mais là il faudrait que tu me lâches.
- ok.
Je me mets en appui sur ma jambe droite et . . .
- aïe, merde, ça fait mal.
- appuie-toi sur moi, je t'emmène à l'infirmerie.
- plutôt crever.
- pardon ?
- t'as bien entendu, je ne veux rien te devoir.
- je t'ai évité de te vautrer !
- oui et ça te donne quels droits sur moi ?
- t'es incroyable comme fille.
Je l'ignore et me tourne vers le grand brun. Je lui fais les yeux doux et lui demande.
- tu veux bien me filer un coup de main, je dois aller en cours et je ne veux pas être en retard. Tu me dois bien ça, j'ai eu une entorse un peu par ta faute ! Non ?
- ok poupée, dans mes bras.
Je lui tends les bras, et il passe sa main sous mes genoux. Et hop, je suis partie et Cullen reste sur place, sans bouger. Je vois blondie qui approche de lui, je sais au moins la raison de sa présence.
- tu aurais dû lui dire merci, me glisse mon porteur.
- c'est un connard fini, mais changeons de sujet, tu t'appelles comment mon grand.
Il éclate de rire.
- Emmett, me répond-il.
- c'est mignon.
- Emmett Cullen.
- ouille.
Il rit une nouvelle fois.
- ton frère.
- yes Darling.
- la loose !
- la loose.
