In A Spray Of Blood
OS n°2
Tout Public
Tragedy


Disclaimer: Peut-être un petit clin d'œil à Masashi Kishimoto, cette fois ... vous me direz si vous voyez pourquoi. Mais je vous laisse interpréter le "je" à votre façon.

Nouveau One Shot déprimant. Je me suis dit qu'en ce moment, comme je faisais des mini passage, tous dans le même genre, autant tous les regrouper dans un recueil d'OS hypra courts ...


In A Spray Of Blood


Ce jour-là, je suis morte.

Ce jour si noir, si plein de ténèbres, de cris, de sang, de pleurs.

Nous paniquions, prisonniers de ce bâtiment dont chaque porte, chaque serrure était verrouillée.

Et ils nous menaçaient, arme au poing, visages dissimulés.

Terrés au sol, nos halètements de terreur emplissaient le silence que ces trois hommes avaient instauré.

Il y eu une mouvement. a gauche. J'étais certaine que tu l'avais senti. Il alalit mourir pour tenter de s'échapper.

Alors tu t'es décidé. Toi, celui qui effrayait ceux qui ne comprennent pas. Par tes yeux blanchis, aveugles, sans vie.

Tu t'es levé. En ouvrant les mains. Pour la paix.

Je voulais hurler, mais mon cœur avait cessé de battre. Il s'était tu, aussi plein d'espoir que mon âme. Mes yeux ne voyaient plus rien. Juste toi, dressé au milieu de la foule aplatie sur le carrelage de la banque, les paumes en évidence, un sourire sur ton visage. Humain.

Mon corps voulait rejoindre le tien et mes lèvres trouver les tiennes une dernière fois.

Car je savais. Je sentais que ce serait ton dernier souffle. Ton dernier sourire.

La détonation retentit. Le temps se figea.

Une gerbe de sang arrosa ma peau d'une teinte vermeille.

Le cri que je voulus pousser resta coincé dans ma gorge.

Puis tu chutas, devenu poupée de chiffon, lentement. Inexorablement.

La salle entière te fixait, mais elle avait disparu de mon univers. Il ne restait plus que toi.

Toi.

Toi.

La terreur se mit à pleuvoir, bruyante, mais n'était pour mon âme brisée qu'une musique de fond, rien qu'un faible écho de mon désespoir.

Une larme se mit à couler le long de ma joue, avant d'imbiber mon chemisier. Muette.

Devant l'horreur.

Les sirènes retentissantes, les secours pressants, la panique étouffante, l'arrêt, l'interrogatoire, le témoignages, les soins, rien n'avait plus d'importance.

Dans mon esprit, tournant en boucle, seule l'absolue réalité de ton meurtre subsistait.

Une litanie angoissante.

Et la vérité: "Il est mort, il est mort, il est mort, il est mort ..."

Tu es mort.

Alors oui, ce jour de la mi-décembre, absolument comme les autres, je suis morte. Avec toi et ton courage.

Dans une gerbe de sang.


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