Bonjour, bonsoir à tous et à toutes ! J'espère que ce chapitre vous plaira :3

Bonne lecture !


- ...Je peux te poser une question papa ?

-Bien sur mon grand !

- Comment as-tu rencontré maman ?

Posant son filet sur le sable blond, le moustachu tourna la tête vers son fils avant de soupirer.

- Je te l'ai déjà dis, à la plage durant une partie de pêche.

- ...La dernière fois, tu m'as dis que c'était pendant une tempête… Rétorqua le plus jeune des deux.

Le regard vide, le plus âgé se contenta de reprendre son occupation, ignorant les paroles de son fils.

Contrarié, le blond retourna chez lui et reprit ses devoirs de français. S'asseyant à la table de la cuisine, il attrapa une feuille ainsi qu'un ouvrage emprunté à la bibliothèque et commença son travail.

-Les Mary Morganes sont les fées aquatiques de Bretagne alors que les Morganes sont des elfes gracieux... Et les Korrigans, les quoi ?!

-Les Korrigans mon chéri, c'est le petit peuple. Souffla sa mère en entrant les bras chargés par le linge.

Surpris par l'apparition de sa mère, Sanji tomba de sa chaise se blessant au niveau du front au passage.

-Sanji ! S'écria la blonde en posant le linge sur le plan de travail.

Inquiète, la mère releva avec délicatesse son fils, appliquant un mouchoir sur la plaie.

-On dirait que ce n'est rien mais on ne sait jamais...Sanji tu peux parler ? S'inquièta la mère.

- Comment ça se fait que tu connais autant de chose sur les créatures d'ici ? Questionna faiblement le blond sans lever la tête.

- ….J'ai du travail Sanji. Murmura t-elle en guise de réponse

Arrivant dans la cuisine, la jeune femme laissa un long soupir échappé de ses lèvres, les yeux légèrement embués.

Des coups portaient sur la porte la ramène dans le monde réel. Elle ouvrit et se figea en voyant le vert.

-Toi.

-Madame.

L'ambiance quelque peu tendue entre les deux êtres venaient sûrement du faite que la dernière fois que le sabreur était venu, la mère du blond était rentré dans la chambre de son fils, inquiète par leurs absences à quatre heures et avait surpris les deux adolescents torse nu et s'embrassant à pleine bouche et langues par la même occasion.

-Tu es là pour quoi ? Demanda t-elle froidement.

-J'dois bosser avec Sanji sur les êtres du petit peuple.

- Dans la cuisine alors. Trancha t-elle

Comment dire ? Sanji était coincé entre sa mère et son petit ami. Il mourrait d'envie de jeter tous ces livres sur le sol et d'attaquer avec passion son algue fétiche et d'un autre côté, il voulait prouver à sa mère qu'il bossait bien. Et aussi depuis la dernière, les deux amants ne s'étaient pas touché une seule fois, donc autant dire que l'ambiance est un poil tendue.

- Korrigans ? Tu t'y connais ?

- Un peu que oui ! J'te rappelle que mon grand-père me racontait toutes sortes d'histoires sur les créatures de Bretagne ! Les Korrigans sont des sortes de nains bretons vivant dans le Finistère et les Côtes d'Armor. On dit qu'ils hantent les landes et passent leurs nuits à danser en rond autours des menhirs et autres pierres levées. Les malheureux qu'ils entrainent dans leurs rondes sont obligés de danser jusqu'à l'épuisement voir la mort. Cependant dans la légende des deux bosses- Récita fièrement le vert, les mains en l'air.

-Ok j'ai compris ! T'es incollable sur tout ce qui concerne la Bretagne. Le coupa le blond en soupirant.

- Plus ou moins. Ria le vert en s'étirant.

Feuilletant vaguement le livre de français, le blond resta sur une page où les mots : Lavandières de nuit, figurait.

- Les lavandières ? C'est pas celles qui lavaient leurs linges dans les vieux lavoirs ? On en à plusieurs dans les alentours non ?

- Ouais. Grand-père ne s'en approchait que durant le jour, jamais la nuit.

- Hein ?

-On raconte que les Lavandières de Nuit sont des femmes condamnées à laver leurs linges jusqu'au jugement dernier, afin de racheter leurs crimes commis durant leurs vivants. Elle apparaissent la nuit et demandent à ceux qui passent près d'elle de les aider à tordre le linge. Mais si le pauvre voyageur tord dans le sens contraire de cette dernière, ses mains se brisent et la lavandière l'entraîne dans la mort. Répondit avec désinvolture le vert.

-Mais c'est la joie de vivre dis donc !

Riant aux éclats, le vert passa sa main derrière la nuque du blond et plaqua ses lèvres contre les siennes avec une certaine délicatesse sous le regard noir de la mère du cook.

Ce dernier se mit alors un rougir sous le regard noir de la mère, qui posa ses mains sur ses hanches en signe de désaccord.

-Bon je dois y aller. J'ai promis à Luffy que j'irais acheter avec lui des bouteilles de cidre. Madame vous en voulez ? Questionna en toute innocence le vert, ignorant les yeux assassins de la femme aux cheveux de soleil.

- Euh je ... Oui deux bouteilles de brut. Je vais te donner l'arg-Commença la blonde, étonné par se changement d'humeur.

- Non c'est gratuit pour vous . Ne vous inquiétez pas.

Embrassant une nouvelle fois mais rapidement son petit ami sur le front, il attrapa ses affaires et sorti de la maison.

- Sanji ? Tu voudrais un morceau de gâteau ?

- J'vais à la plage. Répondit le jeune homme en se levant.

Passant devant sa mère sans lui accorder un regard, le blond courut jusqu'en direction du sable blond, impatient de sentir la chaleur des grains passaient sous ses pieds.

Mais une chose est certaine.

Il ne s'attendait pas à croiser au bord du rivage, une jeune femme à la chevelure de feu et ayant une queue de poisson qui se faisait paresseusement caressé par les vagues.

- Que ? Dit Sanji en se figeant sur place.

- Tiens ? Déclara la rousse en se retournant.

Braquant son regard vert-orangé vers le jeune homme, la jeune sirène lui accorda un tendre sourire.

- T'es … T'es QUOI ?

-Moi ? Bah j'suis une Mary Morgane bien sur !

- Ma..Ma..Mary..Mor

-Mais l'on m'appelle également Luna. Et toi ? Tu es Sanji je présume. Ria la créature marine.

-Co..mment...? Bégaya le pauvre adolescent en sentant ses jambes flanchées.

- C'est assez évident que je connaisse ton nom, étant donné que ta mère est ma tante.

-Quoi… Murmura Sanji d'une voix blanche.

- J'ai comme l'impression qu'elle ne t'ai jamais rien dis sur ce que tu es… Conclu la jeune fille, en fronçant ses sourcils.