Bonjour a tous,

Je n'ai eu que très peu de retour sur mon prologue mais c'est normal c'est qu'un début. J'espère que ça vous plaît tout de même. Après une semaine voici mon premier chapitre. J'espère qu'il va vous plaire autant.

clairecqn : Merci pour ton commentaire, j'espère que ca te plairat autant :)

Nyly : Merci pour ton commentaire, j'espère qu'a toi aussi la suite va te plaire. :)


Chapitre 1 : La deuxième rencontre

Le soleil est à son zénith, il brille de milles feux comme chaque jour depuis le premier jour de mon arrivée. Une goutte de sueur coule de mon front et vient de s'écraser sur ma main. Une fois le carton de fourniture vidé et ranger, je me laisse tomber par terre. La position accroupie m'épuise, mais je fais un maximum d'efforts pour soulager mon dos. Les fesses sur le sol dans la terre, les bras autours de me jambes repliées, je souffle un grand coup. J'ai chaud, si chaud, je perds toute l'eau de mon corps en sueur. L'eau est réglementée ici, on n'a que très peu d'eau pour nous et pour les habitants du village. Ce village et ses habitants sont si importants pour moi, je me suis attaché a chacun de ses habitants. Les enfants sont toujours souriants, ceux de l'orphelinat demandent plus d'attention que les autres mais sont tous adorables. Je souffle un bon coup, ferme les yeux et pense à ma vie avant de partir. Ma famille et mes amis me manquent, mais ce bout de ma vie est si important et tellement riche.

- Clarke ! Clarke !

- Oui Abdoul qu'est-ce-qu'il se passe ?

J'essuie la sueur sur mon front avec ma manche. Il fait chaud, les enfants sont tous plein d'énergie et pompent le peu d'énergie qu'il me reste. Je le regarde avec ses grands yeux, son tee-shirt trop grand et son short trop court. Je lui fais un sourire et me mets à sa hauteur.

- J'étais avec les hommes à l'entrée du village et ils m'ont ordonné de courir le plus vite possible pour prévenir un médecin et les guerriers. Il y a des militaires avec un casque bleu qui approche à pied, ils sont allé à leur rencontre mais ils ont peur que ce soit un piège. Il y a deux blessés et deux qui les soutiennent.

- Ok mon bonhomme, va chercher le médecin, je vais aller voir s'ils ont besoin d'aide.

Je me lève et vais chercher quelques petites choses qui pourraient m'être utile pour du premier secours. Une fois que j'ai rassemblé tout ce qui pourrait me servir je me mets à courir en direction de l'entrée du village. Il ne devrait pas y avoir de militaire si près de ce village, on me l'a assuré quand je suis partis. Je ne supporte pas de voir les ravages de la guerre et des blessures de guerre. Je vois des hommes du village avec des armes pointées sur les militaires. Je m'approche doucement en parlant leur langue. Je ne connais pas grand-chose mais je fais des efforts pour essayer de les rassurer. Il me lance un regard et me laisse avancer jusqu'à eux. Plus je m'approche, plus j'ai ce mauvais pré-sentiment.

- Hello, i'm a nurse from this town. You speack english ?

- We are french.

- Oh ! Très bien, ça m'arrange. Que ce passe t'il ?

- On roulait en 4*4 quand celui de devant a explosé. Il se trouve que l'explosion a envoyé baladé le nôtre. Puis on s'est fait tirer dessus. Il y en a un d'entre nous qui a pris une balle dans la cuisse et l'autre dans le genou. Ça fait 1 jour qu'on marche, est-ce que vous avez un peu d'eau ?

- Bien sur. Vous pouvez porter vos amis jusqu'au village ?

-Oui.

Celui à qui je m'adressais était grand et tellement musclé que je me sentis toute petite a côté de lui. Je vis sur son visage toute la fatigue, cette envie de s'écrouler et de ne plus se relever, il prit sur son dos un camarade presque aussi grand que lui. L'autre fit de même avec son autre camarade. Je me mis a avance direction du village. L'homme a côté de moi marchait d'un pas assuré malgré la fatigue peinte sur son visage.

- Je m'appelle Lincoln au fait. Merci d'être intervenu.

- Il faudra remercier Abdoul, c'est lui qui est venue me prévenir. Et mon nom est Clarke.

- Je remercierais Abdoul alors.

Je n'eus pas le temps de répondre que le médecin arriva en courant. Il était sur tous les fronts et avait du mal à se concentrer sur une seule chose à la fois. Mais pour une fois je le vis déterminer et complètement concerné par ces hommes. Il était suivi de quatre de nos collègues avec des sortes de brancard. Lincoln déposa son ami sur l'un d'entre eux. Il lui prit la main et chuchota quelque chose que personne n'entendit. Puis son ami partit avec le médecin et des infirmiers plus expérimenté.

- Clarke !

- Oui Dr ?

- Je te laisses t'occuper des deux autres ?

- Oui. Suivez-moi messieurs.

L'une des premières fois où je me retrouvais seule pour des soins. Comme je n'avais que deux ans de diplôme les autres infirmiers font attention a moi et n'étaient jamais loin. Je les fis entrer dans la tente des infirmiers. Et là, je vis la fatigue, quand Lincoln s'assit et retira son casque. Les épaules pointaient vers le sol, la tête entre les mains. Son collègue lui avait posé la tête en arrière sur un pilier de la tente. Je vis une larme couler sur sa joue. Ils semblaient l'un et l'autre si épuisé. Je remplis deux verres d'eau et leur tendis. A ce moment, ils reprirent leur masque de militaire, leur moment d'humanité était passé. Je m'assis en face d'eux. Et leur resservis de l'eau jusqu'à ce qu'il n'est plus soif.

- Je l'ai dit à votre collègue tout à l'heure. Je m'appelle Clarke. Je suis infirmière ici, je suis là avec une organisation humanitaire. Vous avez besoin de quelque chose ?

- Il est tombé ce il y a deux heures, il saignait un peu. Vas-y montre lui Lincoln.

Je souris à celui qui venait se parler. Je le scrutais de bas en haut, il semblait attaché à ses coéquipiers. Il couvait Lincoln du regard malgré son air de je m'en foutiste et le fait que Lincoln soit plus grand et plus fort que lui. Il avait une facette attachante. Je le classifiais directement dans les personnes attachiantes. Lincoln après un soupir retira sa veste et je vis la grosse trace de sang sur son tee-shirt. Il retira ce dernier et mes joues se tintèrent légèrement de rouge. Sa musculature était plutôt impressionnante. Je vis son coéquipier faire un sourire moqueur. Il ne me fallut que quelques secondes pour me reprendre et regarder cette plaie de plus près. Elle n'est pas profonde, mais elle est beaucoup saignée. Je décide de la désinfecter et d'essayer de mettre un pansement pour éviter qu'elle s'infecte. Dans un même temps je pris une tension et un pouls. Je fis de même avec son collègue qui me donna enfin son nom « John ».

- Est-ce-que vous pouvez aller voir comment vont nos coéquipiers s'il vous plaît ?

- Bien sur. Je vais voir où en est le médecin avec eux.

Je sors de la tente et me dirigeai vers celle du médecin. Je mis une sur blouse avant de pénétrer dans la tente. Le médecin était en train d'opérer une jeune femme en tenue de militaire. Je compris que c'était elle sur le dos de John. Je vis un jeune homme au cheveu noir sur un autre lit. Il semblait souffrir. Je fis quelques pas pour aller le voir. Mais une fois proche je le reconnus immédiatement. Bellamy Blake, ces cheveux rasés le changeait mais il avait toujours le même visage. J'eus un mouvement de recul au moment où je l'ai reconnu. Puis je finis par m'approcher, il n'allait sûrement pas me reconnaître de toute façon.

- Bonjour, je suis l'une des infirmières de ce camp, comment vous sentez vous ?

Sa tête jusque-là tournée vers sa collègue sur la table d'opération, se tourna vers moi. La douleur était visible dans ses yeux. Il me fixa quelques secondes avant de prendre la parole.

- On se connaît non ? Je suis sur de vous avoir déjà vu quelque part.

- Je me suis occupé de votre papa lorsque j'étais étudiante.

- En effet. Alors vous êtes devenu infirmière et vous avez quitté l'hôpital.

- Pour quelques mois de mission humanitaire oui. Est-ce qu'on vous a donné quelque chose pour la douleur ?

- Non pas encore, je voulais qu'il s'occupe de Raven avant.

- Bien. Je vais vous donner quelque chose pour la douleur. Vous voulez de l'eau ?

- Oui s'il vous plaît.

- Tenez buvez. Ça devrait vous soulager d'ici peu.

- Merci beaucoup.

Le temps que je demande au médecin comment allait la patiente sur la table, Bellamy perdit connaissance. J'ai tout de suite pris son pouls, il était faible et la tension était basse. Il avait perdu trop de sang. Le médecin ne pouvant pas intervenir me demanda de lui poser un cathéter et de passer une poche de sérum salé. Je fis tout rapidement. Une fois le tout posé je pris un tabouret et m'installai à ses côtés. Instinctivement ma main se posa sur la sienne, je savais que ses amis dans l'autre tente s'inquiétaient pour lui. Je pris le temps de le scruter, ses taches de rousseur étaient presque invisibles à cause de toute cette poussière. Ces cheveux étaient assez courts mais on voyait qu'il n'avait pas été coupé depuis longtemps. Je prenais son pouls régulièrement et je le sentis battre un peu plus fort. Bellamy avait toujours les yeux fermés mais il bougea sa main de manière à ce qu'il attrape la mienne. Il murmura quelque chose que je ne compris pas. Il était faible mais il ouvrit les yeux pour jeter un coup d'œil à sa collègue. Au même moment le médecin se précipita sur lui pour l'opérer, il savait que chaque seconde comptait. Je me suis donc levée et éloignée, j'ai regardé Bellamy une dernière fois puis je me suis approché de son amie. Elle était magnifique, mes collègues m'informèrent que son état était stable mais qu'elle aurait besoin d'une opération rapidement pour ne pas perdre sa jambe. Un hélicoptère miliaire était en route pour récupérer les deux blesser.

Je sortis donc de la tente et me dirigeai vers celle de Lincoln et John pour les informer. Avant d'entrée j'entendis leurs voix.

- Elle va s'en sortir John, j'en suis sûr...

"- Elle était à peine consciente quand on est arrivé Linc. Et si on avait mis trop de temps ? Si le médecin ne pouvait rien faire ? J'aurais dû la protéger, j'aurais dû…

- Hé ! John ! Stop ! Les « et si » on les oublie tout comme les « j'aurais dû ». C'est arrivé, c'est comme ça. Tu crois que je préférerais pas être à leur place à tous les deux ? Bellamy à beaucoup de monde a retrouver lorsqu'on rentrera. Je ne me vois pas annoncer que je n'ai pas su le protéger. Mais ce n'est pas de ma faute, ni de la tienne. C'est comme ça. Ils vont s'en sortir !

Je n'eut pas le temps d'entrer dans la tente qu'un hélicoptère se posait non loin de la. Lincoln et John sortirent immédiatement de la tente et me trouvèrent plantée devant la tente dos à eux.

- Si l'hélicoptère est là si rapidement c'est qu'ils ont besoin de soins plus important que ceux que vous pouvez leur apporter ici, mais qu'ils sont en vie n'est ce pas ?

- Exactement. Votre amie est stable, le médecin a fait ce qu'il pouvait sur place, mais il est important qu'elle se fasse opérer sous peu. Quant a votre autre collègue, il a perdu connaissance mais le médecin s'occupe de lui en ce moment.

- Ok… John poussa un soupire.

John et Lincoln se précipitèrent vers leur collègue quand les brancardiers les transportaient vers l'hélicoptère. Il marchait près d'eux et leur parlait. Je compris en les voyant revenir que seul les blesser repartait aujourd'hui. Ils se dirigèrent vers moi a mon niveau John s'assit sur le sol. Son visage semblait plus détendu, même si une once d'inquiétude restait visible. Lincoln, lui, était impénétrable.

Ils passèrent une semaine avec nous avant de partir en hélicoptère eux aussi. Pendant presque une semaine en plus d'avoir les enfants du village toujours dans les pattes, j'avais John Murphy. Lincoln lui était beaucoup plus calme et je passais beaucoup de temps avec lui lorsque le soleil se couchait, j'aimais discuter au calme avec lui sous les étoiles. J'avais appris pas mal de chose. John était en fait bien attaché à Raven et c'est pour cela qu'il culpabilisait autant. Il avait une tendance hyper active et avait besoin de toujours être occupé, voila pourquoi je l'avais toujours dans les pattes. Il passait son temps à m'embêter où a faire des blagues. Lincoln était ce que j'appelle un grand sage, toujours calme et très instruit. Je discutais de tout avec lui et à chaque fois je me sentais nulle face à ses connaissances. Je compris que Bellamy était son meilleur ami, mais il m'en parla que très peu.