C'est la première fic que j'écris, donc je ne maitrise pas vraiment la publication, il faut me laisser un peu de temps pour comprendre comment faire une mise en page correcte.
Merci beaucoup pour les reviews du premier chapitre. Ça m'a fait tellement plaisir de voir que l'histoire plaisait que je mets le 2eme chapitre en ligne. Je ne sais pas encore combien il y en aura mais je dirai 5-6 et seulement si la suite vous plait. Sans review j'arrête d'écrire. (c'est moche le chantage)
Les personnages ne m'appartiennent pas et heureusement pour eux parceque mon seul but serait de les faire souffrir. Pour celles qui n'auraient pas encore compris, slash, mention de relation entre hommes plus ou moins explicites (en fonction de mes capacités à écrire un lemon)
Et surtout : je suis nulle en orthographe, j'ai essayé de faire un effort, donc pas la peine de me le dire à chaque fois (sauf si c'est pour vous porter volontaire pour une relecture)
Le lendemain matin, Merlin pris soin d'arriver à l'heure pour le réveil du prince, il l'avait senti sur les nerfs la veille et voulait éviter de lui donner un motif pour le punir. Comme s'il avait besoin de motif sérieux pour ça !
Quelle ne fut pas sa surprise de trouver un petit déjeuner royal disposé de façon très élégante et Arthur déjà debout.
- Merlin, je te présente Georges, mon nouveau valet. Il est d'une efficacité et d'une discrétion remarquables.
- Mais Arthur… vous m'avez déjà, pourquoi voulez-vous un second valet ? Pour me soulager un peu ? dit Merlin sans trop y croire
- J'ai besoin de quelqu'un sur qui je puisse compter, qui soit efficace, qui ne conteste pas mes décisions sans arrêt.
Merlin comprit que l'incident de la veille était pour quelque chose dans le comportement du prince mais il n'allait quand même pas devoir accéder à toutes ses demandes, surtout si personnelles pour pouvoir garder un poste. Il voulait rester près d'Arthur mais pas de cette façon.
- Ne t'inquiètes pas, je ne veux pas que tu te retrouves sans occupation et je veux même te permettre de progresser pour que tu ne restes pas toute ta vie aussi incompétent. A partir d'aujourd'hui tu seras donc au service de Messire Léodagan. Il est connu pour avoir les meilleurs serviteurs du royaume, j'espère que tu apprendras un peu à leurs côtés. Si je constate que tu fais des progrès et que tu apprends à me considérer avec le respect dû à mon rang, nous pourrons reconsidérer ton affectation… A condition que tu me supplies de te reprendre bien sûr
Le jeune sorcier n'avait pas prononcé un mot pendant toute la tirade de son prince. Il avait déjà été passablement déçu de son attitude de la veille mais maintenant il le considérait comme un objet qu'on pouvait prêter comme il le souhaitait.. et il pensait en plus qu'il allait le supplier de rester auprès de lui ! Il commençait à douter qu'il deviendrait un jour ce grand roi de justice et de bonté qui devait unifier Albion, il y avait encore du travail !
Sir Léodagan n'était peut-être pas des plus aimable avec son personnel mais ça ne devait pas être pire que ce qu'Arthur lui faisait parfois endurer, laver les écuries, nettoyer toutes les armures, passer son temps à quatre pattes à nettoyer les sols, sans compter les heures passées au pilori pour couvrir les frasques de son altesse sérénissime !
De plus Merlin était sûr que le prince ne tiendrait pas longtemps sans lui, il allait s'ennuyer très rapidement sans leurs joutes verbales ou ses précieux conseils. Le point positif était que sir Leodagan était un chevalier proche d'Arthur, il pourrait donc continuer à veiller sur lui de façon très régulière.
- Georges je vous souhaite tout le courage du monde, il va vous en falloir pour supporter ce crétin royal. Il lui murmura à l'oreille « au fait, son plat préféré c'est le rat mijoté. » .Je vais prendre mes nouvelles fonctions auprès de Messire Leodagan, je n'aurai ainsi plus à supporter vos sautes d'humeurs incessantes.
Arthur était un peu déçu, il avait espéré que Merlin manifesterait un peu de mécontentement. Est-il si dur avec lui pour qu'il accepte de la quitter si facilement ? Il jouait certainement le fanfaron mais ne tarderait à revenir le supplier de le reprendre à son service.
Un conseil venait d'être convoqué pour faire le point sur les derniers mouvements observés près de la frontière, il était peu probable que ce soit les troupes de Cenred, celles-ci devaient être désorganisées depuis leur dernière défaite.
A qui devait-on donc imputer ces mouvements réguliers sur le territoire de Camelote qui aboutissaient à chaque fois à la destruction d'un village. Le mode opératoire était à chaque fois le même : le village était retrouvé désert, les vieillards tués sans pitié et tous les autres habitants enlevés.
Arthur avait réuni ses chevaliers, son père lui laissant l'administration de la totalité du Royaume depuis le coup d'état de Morgane.
Le jeune prince et son état major discutaient de la stratégie à mettre en œuvre, lorsqu'il remarqua Merlin derrière sire Leodagan, ça faisait plus de deux semaines qu'ils ne s'étaient pas croisés et celui-ci paraissait fatigué, il lui accorda un regard noir. Bah il est en colère, il n'a pas l'habitude de travailler autant mais ça ne peut pas lui faire de mal non plus.
A la fin de la séance, il passa près de lui,
- Alors Merlin, comment se passent tes nouvelles fonctions, apprends-tu à faire quelque chose de tes dix doigts ?
- Je suis ravi que la situation vous amuse, mais je croyais que vous vous targuiez que la torture et l'esclavage étaient bannis de Camelote. Comment pouvez tolérer que des personnes soient traitées de cette façon !
Le jeune homme était vraiment hors de lui. Arthur n'eut pas le temps de poursuivre la discussion qu'il était happé par ses conseillers et Merlin était tiré sans ménagement par son nouveau maître hors de la salle. Il garda à l'esprit qu'il devait s'entretenir avec Sir Leodagan sur les propos de Merlin. Il voulait certes se venger mais pas non plus le faire souffrir.
S'il avait voulu l'écarter un moment s'était aussi pour essayer de réduire sa dépendance envers lui, il avait trop souvent besoin de sa présence, et l'autre soir, il avait presque failli perdre tout contrôle. Il ne voulait surtout pas le contraindre. Quoiqu'il en dise, il considérait Merlin comme son ami, un ami qu'il désirait un peu trop c'est tout. Mais et il le respectait, il appréciait son franc parler, son sourire éclatant, son rire, son…. Ah non ça suffit !
A dire vrai il s'ennuyait énormément avec Georges, qui était d'une condescendance affligeante et pouvait passer des heures à lui parler de la façon d'astiquer les fourchettes en argent. Il était d'un ennui mortel !
Il savait que Merlin avait vraiment un caractère de cochon, mais ce n'est pas lui qui ferait le premier pas ! Si Merlin souhaitait revenir c'était à lui d'en faire la demande, très humblement et à priori il n'était pas loin de craquer.
Gaius et Guenvière étaient déjà tous les deux intervenus en sa faveur pour demander à Arthur de le réintégrer dans ses fonctions ils semblaient s'inquiéter pour lui. Le jeune prince leur avait répondu qu'il ne tenait qu'à lui de revenir. Il lui suffisait de montrer qu'il était capable de faire preuve d'un peu d'humilité et de venir le supplier de le reprendre. Il attendait ce moment avec beaucoup trop d'impatience, la phase de désintoxication ne semblait pas fonctionner à merveille !
En fin de journée il rencontra sire Leodagan auprès duquel il s'enquit des progrès de son ancien serviteur. Le chevalier lui répondit qu'il y aurait vraiment beaucoup de travail avant de pouvoir espérer en faire un bon valet.
- Ne vous inquiétez pas, je le connais suffisamment pour ne pas m'attendre à un miracle. Vos méthodes ne sont tout de même pas trop dures ? il m'a semblé un peu agité lorsque je l'ai croisé.
- Évidemment quand on l'habitude de vivre dans l'oisiveté, le travail peut rebuter et affoler. Vous pourrez vous entretenir sur ses conditions demain. Selon vos souhaits, il nous accompagnera lors de notre mission de reconnaissance dans le dernier village incendié.
Leodagan était furieux d'avoir eu des remontrances du prince. Ce petit valet arrogant allait lui payer cet affront.
Quand il avait accepté de le prendre à son service, Arthur lui avait seulement dit qu'il voulait lui donner une leçon et lui inculquer le respect. Le chevalier avait donc été une peu plus exigeant avec le jeune serviteur mais il se rendit bien vite compte de son erreur . Le prince avait l'air de tenir à lui plus qu'il ne le disait et il commença bien vite à demander de ses nouvelles et exiger sa présence.
Léodagan craignait les représailles du prince s'il se rendait compte du traitement un peu vif qu'il pouvait être nécessaire d'infliger à certains serviteurs plu têtus que d'autre le jeune pendragon était faible, beaucoup trop doux, rien à voir avec son père. C'est d'ailleurs pour cela que Le chevalier avait du mal à lui assurer toute sa loyauté.
En attendant, ça faisait déjà un moment qu'il trouvait des excuses pour éviter que Merlin ne se retrouve en présence de son ancien maître mais il avait bien fallut qu'il accède à sa dernière demande, qui était même plutôt un ordre.
Il avait donc exigé le silence de Merlin sur ce qu'il lui avait fait endurer pour éviter toute sanction. Mais faire taire cet avorton était beaucoup plus compliqué que prévu, il venait encore de s'en rendre compte !
Il l'avait fait enfermer dans une cellule depuis la fin de la réunion et se dirigea vers celle-ci.
- Qu'est ce qu'il faut que je fasse pour que tu te tiennes tranquille. La petite séance d'hier ne t'a pas convaincue. Tu as vraiment la tête dure mais j'en ai maté de plus coriaces que toi.
Ça faisait deux semaines que Merlin vivait un véritable enfer. Il avait, au départ, pris les choses avec désinvolture et avait contesté les ordres qu'il trouvait idiots tout aussi naturellement qu'il le faisait avec Arthur. Mais, son nouveau maître appréciait beaucoup moins ses remarques et il s'était fait battre dès le premier soir et priver de repas.
Le lendemain il essaya de se faire plus discret, mais quand il vit une jeune servante se faire malmener, il ne put s'empêcher d'intervenir, ce qui lui valut plusieurs heures au pilori et une nouvelle journée sans nourriture.
Son utilisation discrète de la magie qui amenèrent son maitre à se prendre les pieds dans le tapis, puis dans un seau et se faire renverser par un cheval tout ça dans la même journée, lui permirent d'égayer un peu sa semaine mais, bien qu'il ne fut à aucun moment suspecté de magie, toutes ses mésaventures mirent le chevalier dans un tel état d'énervement qu'il passa ses nerfs sur lui sans aucune raison.
Il trouvait l'attitude de Leodagan étrange, il était très différent des autres chevaliers et ne semblait pas aussi attaché aux valeurs de la chevalerie que les autres. La veille, alors qu'il lui avait ordonné de laver les sols glacés pour la 3 éme fois, il l'avait surpris, sortant de la citadelle camouflé derrière une grande cape et se dirigeant vers la forêt au milieu de la nuit. Le jeune sorcier avait voulu le suivre mais il avait été retenu par un des gardes qui l'avait ramené manu militari à sa besogne qui s'était achevée tard dans la nuit.
Et hier, à bout de force, il avait laissé de côté toutes ses bonnes résolutions de se faire discret pour traiter sire Leodagan de tortionnaire. Il lui avait rappelé que l'esclavagisme était interdit dans le Royaume et qu'il allait prévenir le prince qui ne saurait lui permettre d'agir ainsi avec ses serviteurs. Il connaissait Arthur et, même s'il lui arrivait très souvent d'être arrogant, prétentieux et hautain, il respectait les gens et ne tolérerait certainement pas ça.
Merlin s'était alors retrouvé tiré vers une cellule, ses bras furent attachés au dessus de sa tête, sa chemise arrachée et une longue séance de flagellation commença. Le jeune sorcier du canaliser toute ses forces pour ne pas laisser sa magie se déchainer contre ses tortionnaires. Il avait bien sur le pouvoir de se libérer et de tous les punir pour ce qu'il lui faisait endurer mais ça reviendrait à se dévoiler et à devoir disparaitre de Camelot et de la vie d'Arthur, ce dernier n'étant pas encore prêt à faire confiance à la magie et à un sorcier, surtout qu'il n'était pas dans ses bonnes grâces en ce moment.
Merlin serra les dents et retint ses larmes et ses cris tant qu'il le pu. Ce traitement dura un temps qui lui parut interminable et il finit par perdre connaissance.
Le lendemain, il fut libéré et Sire Leaodagan lui expliqua, que s'il ne voulait pas subir de nouveau ce traitement, voire pire, il avait intérêt à ne pas aller se plaindre auprès d'Arthur.
Et bien sûr ce sale petit vaurien n'avait rien retenu de la leçon, il allait falloir opter pour une autre approche s'il ne voulait pas avoir de problèmes avec Arthur !
Il se dirigea vers la cellule, le jeune sorcier avait l'air fatigué, mais se tenait fier et droit, le regard haineux. Deux serviteurs lui maintenaient les bras pendant que le chevalier lui balançait son poing dans le ventre, il avait assez d'expérience pour savoir qu'il ne fallait pas laisser des traces visibles pour éviter les questions et les problèmes.
- Demain je suis obligé de t'emmener avec moi pour rassurer Arthur, si tu dis un seul mot de travers tu me le payeras !
- Si vous continuez à me traiter comme ça, je ne serai plus en mesure de dire un mot du tout et que répondrez-vous à Arthur ? répondit ironiquement Merlin après avoir recraché un peu de sang.
Le brun avait raison, il fallait qu'il le garde suffisamment en bon état pour la prochaine mission qui allait durer plusieurs jours. Il fallait trouver un moyen de pression puisque les menaces physique ne semblaient pas avoir plus d'impact que cela, mais dans ce domaine aussi, sire leodagan avait de l'expérience. Il avait déjà remarqué comme le jeune serviteur était prompt à défendre les autres et notamment les plus faibles, il l'avait vu se faire battre pour avoir porté assistance à la jeune mithril.
Il demanda qu'on la fasse venir. Quand Merlin la vit arriver, apeurée il ne comprit pas tout de suite ce qui se tramait mais n'était pas rassuré pour autant.
- Tu te moques de ce qui peut t'arriver mais il serait dommage que cette jeune fille souffre de ta faute. Sa peau si douce ne résistera certainement pas très longtemps sous les coups de fouet.
La jeune Mitrihl était en pleurs, elle connaissait suffisamment son maitre pour savoir qu'il n'hésiterait pas une seconde à lui faire du mal, elle jeta un regard désespéré à Merlin qui capitula aussitôt.
- Laissez la tranquille ! vous êtes vraiment immonde (un nouveau coup de poing arriva dans son dos sans qu'il ne sut d'où il venait). Je promets de ne rien dire au prince.
- Et bien voilà, tu peux être raisonnable, repose toi bien. Il faut que tu ais l'air en pleine forme demain et n'oublie pas que je ne fais qu'obéir aux ordres de ton cher prince, c'est lui qui t'a confié à moi pour faire ton apprentissage. Aucun besoin de l'ennuyer avec les questions techniques. Et montre lui à quel point mon influence est positive et à quel point tu es en train de devenir un bon valet bien éduqué et obéissant.
Une fois seul, Merlin se laissa tomber au sol et se mit à manger le repas qu'on lui avait fait porter pour qu'il retrouve assez de forces pour tenir lors du voyage qui s'annonçait harassant. Il se sentait impuissant, il ne pouvait pas prendre le risque qu'il arrive du mal à la jeune fille avec laquelle il s'était lié d'amitié et qui n'avait rien fait pour mériter un tel maitre. Il se tiendrait donc tranquille mais guetterait la moindre occasion de se sortir de cette situation. Il était le plus grand sorcier de tous les temps après tout !
C'est sur cette pensée réconfortante que Merlin s'endormit.
