Harry Potter et le destin du monde magique

N.D.L.A : Tout l'univers, les personnages et les lieux appartiennent à J.K. Rowling. Je
ne touche aucun argent. Seul l'histoire est de mon imagination.

Note de l'auteur :

A tous les lecteurs et lectrices qui lisent cette histoire. Je tiens tout particulièrement à vous dire que j'ai écrit cette histoire bien avant que le sixième tome apparaisse en librairie. C'est pourquoi vous ne retrouverez pas d'élément de concordance avec le sixième tome et que l'histoire que j'ai écris est ma vision propre du dernier tome. Pour cela je vous en demande pardon. Bonne lecture à vous.

Chris : merci


Chapitre 2 : Le réveil de Harry

Le professeur Dumbledore expliqua toute la situation à Madame Weasley et surtout de la convaincre de laisser sa fille seule avec Harry pour que ce dernier puisse sortir de son inconscience. La tâche fut rude et ardue. C'est après trois heures de bavardages que Madame Weasley consentit de laisser sa fille seule avec celui qu'elle considérait comme son « fils ».

-Merci, Molly, un jour viendra où Harry vous remerciera pour ce geste. Soyez en sûre et ce
jour viendra bien assez tôt. Je crois que pour l'instant, nous devrions laisser Harry seul.
Voyant l'air soucieux de Madame Weasley le professeur Dumbledore rajouta, nous vous en faite pas Molly, il lui arrivera rien. Si cela peut vous assurer, j'ai placé un sortilège qui nous
avertiras d'un quelconque danger. Allez dormir Molly, les jours qui suivront vont être
difficile et votre fille aura besoin de tout le soutient de sa famille ainsi que celle de Miss
Granger. Je reviens demain après le petit déjeuner. S'il y a quoi que soit, je serais à
Poudlard. Bonne nuit Molly.

-Bonne nuit Albus.

Puis il partit sans faire de bruit. Madame Weasley vérifia une dernière fois les couvertures d'Harry et elle sortit de la chambre pour aller dans le salon. Ginny était assise devant la cheminée et regardait les flammes dansées. Elle semblait dans une grande réflexion. Madame Weasley se rapprocha d'elle la serra dans ses bras.

-Maman, je ne t'ai pas entendu rentré.

-Le professeur Dumbledore m'a tout expliqué. Il est tard, tu devrais aller dormir pour te
reposer. Nous discuterons de tout cela demain, ma chérie. Allez viens.

Elle défit son étreinte et tous deux regagnèrent leur chambre respective pour profiter du reste de la nuit.

Le lendemain, le réveil fut difficile pour Ginny qui n'avait pas beaucoup dormit car elle n'avait jamais cesser de repenser à la conversation qu'elle avait eu avec le directeur de l'école. Elle sortit de son lit pour prendre une douche afin de lui enlever un peu la fatigue qui se lisait sur son visage. Elle en ressortit vingt minutes plus tard. Ginny avait mit sa longue jupe de couleur verte ainsi le chandail à manche courte qui allait avec cette dernière. Elle se fit une queue de cheval et se chaussa de ses ballerine blanche. Elle descendit dans la cuisine et remarqua l'heure. Il était neuf heures. Elle semblait attendue car Ron et Hermione lui lançaient des regards soutenu dans le but de la faire parler. Elle comprit très vite leur petit manège et leur dit :

-Si cela ne vous dérange pas, je vous expliquerais tout après le petit déjeuner.

Tous deux hochèrent de la tête et reprirent leur petit déjeuner. Ginny se servit un bol de porridge dans lequel elle rajouta des petits fruits des champs. Le reste du repas fut ponctué d'un silence de temps en temps rompu par le bruit des cuillères. Une demi heure plus tard, les trois comparses avaient fini leur petit déjeuner et ils suivirent Ginny jusqu'au salon. Une fois installé sur les différents fauteuil, Ginny leur raconta tout ce que le professeur Dumbledore lui avait dit y comprit le lien qui s'était formé entre Harry et elle et qu'elle seul pouvait faire sortir Harry de son état léthargique.

-Mais tu ne peux pas rester seul avec Harry, répondit Ron, tu es une fille et lui un garçon, cela
ne se fait pas.

-Ron, l'interrompit Hermione, est-ce que tu as bien compris ce que Ginny a dit.

-Oui, mais...

-Si tu as compris, alors ne pose pas de question et arrête de jouer au frère protecteur. Ginny
sait très bien ce qu'elle fait. N'oublie pas qu'il faut d'abord et avant tout penser à Harry.

-Mais, il y a une chose qui m'échappe, enchaîna Ginny, pourquoi moi et pas Luna ? Il a aimé
Luna et il a même sortit un temps avec elle. Alors pourquoi ce lien est-il si fort avec moi ?

-Je crois savoir pourquoi, répondit Hermione, ce lien a commencé lorsqu'il ta sauvé de
l'envoûtement de Tom Jedusor en tuant le Basilic et en détruisant le journal. L'événement au
ministère et la mort de Sirius. Lupin et toi avez aidé Harry à se sortir de sa peine. Au fil des ans, ce lien est devenu plus fort avec toi que Luna. Lorsqu'elle est décédée, malgré ta rupture avec Dean, tu as su mieux que nous ses meilleurs amis, l'aider et surtout de l'écouter. Suite à ces différentes épreuves, Harry et toi vous êtes beaucoup rapprochés. Ce qui fait que ce lien magique s'est renforcé.

-Je comprends mieux maintenant, merci Hermione.

-Quoi qu'il en soit, dit Ron, tu peux toujours compter sur nous pour t'aider.

Ginny se leva de son fauteuil et pris son frère dans ses bras en guise de remerciement.

Ils n'entendirent pas le professeur Dumbledore et Madame Weasley entrer dans le salon.

-Bonjour a tous et a toutes. Je vois que Miss Weasley vous a expliqué la situation.

-Bonjour professeur Dumbledore, répondirent en même temps Ron, Hermione et Ginny.

-Ginny, chérie, est-ce que tu es prête ?

-Oui, maman mais avant je voudrais savoir si Ron et Hermione pourront venir de temps en
temps, cela me soulagerait beaucoup d'avoir leur présence avec moi.

-Justement, continua le vieux sorcier, je voulais leur dire qu'il pouvait venir voir leur ami
au courant de la journée car il ne fait aucun doute que vous êtes un trio, je dois plutôt dire
un quatuor inséparable.

Il avait dit ses mots avec son éternel lueurs dans ses yeux bleus surmontés de sa paire de lunettes en forme de demi lune.

-Merci beaucoup professeur. Si cela ne vous dérange pas, Ron et Hermione, j'aimerais
être seule avec Harry une bonne partie de la journée. Par contre, j'aimerais que vous manger avec nous au souper. Je crois que cela lui fera plaisir d'être entouré de ses meilleurs amis.

Puis elle quitta le salon suivit de sa mère en laissant dans le salon le professeur Dumbledore, Ron et Hermione.

-Je crois que Ginny a pris une bonne décision, approuva Ron Pour l'instant, nous ferons que nuire si nous restons tous dans la même pièce et sachant qu'on s'inquiète beaucoup pour lui, il vaut mieux faire ce que Ginny demande.

-Je peux constater Monsieur Weasley que la présence de Miss Granger vous ait bénéfique et
je partage entièrement votre avis. Votre sœur est d'une grande maturité pour son âge.

Les mots de Dumbledore rendirent très fière Ron et Hermione. Beaucoup d'eau avait coulé sur les ponts depuis leur première rencontre, il y de cela six ans.

-Professeur, savez-vous combien de temps Harry va être inconscient ? demanda Hermione.

-Pour rien vous cacher Miss Granger, je ne le sais pas, répondit-il d'une voix morne, tout ce que je peux vous dire est que j'ai une totale confiance en Miss Weasley. Elle a une force en elle qui fera en sorte qu'Harry sortira bien vite de son état. Malgré cette force, il y aura des moments d'où il sera difficile pour elle et Miss Weasley aura besoin de tout soutient qui l'entour. Je peux compter sur vous jeunes gens ?

-Oui, répondirent en cœur Ron et Hermione.

-Si vous n'avez pas d'autres questions, je vous quitte. S'il y a un changement, dites le à
Molly, elle sait comment communiquer avec moi. Sur ce bonne fin de journée.

Hermione et Ron saluèrent le professeur une dernière fois puis, il quitta la pièce pour retourner au château.

À l'étage du haut, Ginny, accompagnée de sa mère, entrait dans la chambre de Harry. Elle s'arrêta devant son lit et l'observa quelques instant. Il était encore habillé et ses lunettes reposaient sur le bureau à côté de son lit. Son teint avait regagné un peu de couleur, signe que sa mère avait bien pris soin de lui. Sa respiration était normale. Cela la soulagea. Il était si paisible mais elle savait au fond d'elle, qu'elle devait l'aider pour lui faire reprendre conscience. Madame Weasley qui était dans le cadrage de la porte observait sa fille. Même si elle avait accepté, elle ne pouvait s'empêché de s'inquiéter pour elle et aussi pour Harry. Elle avait vu le rapprochement qui s'effectuait entre eux sans pour autant penser qu'un lien magique que l'on nommait « ancienne magie », s'était effectué entre Harry et Ginny. Après avoir longuement observé les deux jeunes, si on pouvait encore les qualifier ainsi malgré leur âge, s'avança vers elle et prit la parole :

-Ça va aller Ginny chérie.

-Oui, maman. Maman, que dois-je faire ? Je ne suis pas une Médicomage, moi ! dit-elle
d'une voix un peu rauque.

-Je ne sais pas, avoua-t-elle avec un ton compatissant, pour l'instant, suis seulement ton instinct. Le seul conseil que je peux te donner est de prendre sa température et si tu vois qu'il est chaud, tu n'as qu'à éponger son front. Je viendrais porter ton repas. Si tu as besoin de quoi que se soit dis moi le et je reviendrais te le porter.

-Merci maman.

Madame Weasley serra sa fille dans ses bras puis sortit de la chambre en prenant soin d'avoir bien fermé la porte derrière elle pour regagner la cuisine et préparer le dîner.

Ginny était toujours assise au pied du lit et observait Harry quelques instants. Elle se demandait comment faire pour que ce dernier revienne parmi eux.

-Je sais que tu peux m'entendre, alors écoute ce que je vais te dire, dit Ginny d'un ton décidé, je ne sais pas pourquoi tu es inconscient, mais je sais que je suis la seule à pouvoir t'aider. Tu dois sûrement te demander pourquoi moi ? La raison est simple. Le professeur Dumbledore m'a expliqué qu'aux cours des deux dernières années, toi et moi avons crées un lien magique que l'on nomme « ancienne magie » et que ce lien est devenu très fort et que j'avais accepté ce lien. C'est pourquoi le professeur m'a demandé mon aide et que j'étais la seule à pouvoir le faire. Pour cela je dois être seule avec toi. C'est le professeur Dumbledore qui a convaincu maman. Connaissant le tempérament de ma mère, il a du utilisé de très bons arguments pour la dissuader de me laisser seul avec toi. Pour tout t'avouer, Harry, cela me rend mal à l'aise,
car je suis une fille et toi un garçon et généralement on ne partage pas la même chambre, sauf
ceux qui sont mariés.

Mais tout au fond elle, il y avait des sentiments contraires. D'une part, ses paroles étaient sincères et de l'autre son cœur bondissait de joie à l'idée de partager la même chambre qui lui.

-J'oubliais, continua la jeune rouquine, j'ai demandé à Ron et Hermione de venir souper avec
toi et moi, j'ai pensé que cela te fera plaisir d'être entouré de ceux qui t'aiment le plus. Bon,
cessons de bavarder. Cela me dis toujours pas comment je vais faire pour t'aider. Pour
l'instant, je vais écouter le conseil de ma mère et écouter mon instinct. En parlant de maman,
je crois qu'elle t'a mis trop de couverture, il n'est pas étonnant que ton front suie en pleine
goûte.

Elle se leva et lui retira sa couverture qu'il avait reçu en cadeau, ne lui laissant seulement qu'un drap simple. Elle plia la couverture pour la déposer sur le lit de Ron.

La journée passa assez rapidement. Entre temps, Madame Weasley avait repassé pour laisser le dîner et le reprendre une heure après. Elle fut somme toute rassurer que sa fille se débrouillait parfaitement bien ce qui la rendait très fière d'elle.

Comme prévu, Ron et Hermione avaient rejoint la chambre d'Harry pour le souper. Ils entrèrent tous les deux avec les plateaux qu'ils déposèrent sur lit de Ron et tous les trois s'installèrent pour honorer le souper préparer par Madame Weasley. Ron et Hermione jetèrent un regard vers Harry et ils constatèrent qu'il était toujours dans le même état. Ce qui était normal, il ne fallait pas attendre un miracle durant la première journée.

-Alors, Ginny, demanda Ron pour mettre fin à ce silence, qu'as-tu fait de ta journée ?

Hermione émit un petit rire silencieux.

-Franchement Ron ! Tu es incorrigible, répondit Ginny d'un ton exaspéré. Mais je vais être
gentille avec toi et je vais répondre à ta question. J'ai expliqué à Harry ce que m'avait dit le
professeur Dumbledore et pour tout vous avouez, je ne sais toujours pas comment faire pour
aider Harry.

-Ne t'inquiète pas Ginny, rétorqua Hermione, je suis sûre que tu vas trouver. Tu n'as qu'à
suivre ton instinct. C'est ce que tu as fait à chaque fois pour aider Harry.

-C'est ce que maman m'a dit. En réfléchissant bien, vous avez toutes les deux raisons. Merci,
Hermione pour ton soutient, toi également grand frère.

Ginny s'avança vers eux et les serra dans ses bras.

-Ron, je voudrais savoir. À part toi et papa, est-ce qu'il y a d'autres hommes dans la maison ?

-Oui, il y a les jumeaux et le professeur Lupin, pourquoi ?

Ginny réfléchit un instant. Qui serait le plus apte de venir aider son frère pour changer Harry. Connaissant les jumeaux à l'esprit trop farceur, ils auraient trop tendance à nuire plutôt qu'aider, alors elle opta pour le professeur Lupin. Étant très proche d'Harry et par son calme naturel, elle savait qu'elle pourrait compter sui lui pour aider son frère.

-Pourrais-tu, s'il-te-plaît, demander au professeur Lupin de venir avec toi. Je voudrais que
vous changer Harry et lui mettre un pyjama. Je crois qu'il serait plus à l'aise comme ça cette
nuit et cela permettra à son corps de mieux respirer.

-Bien sûre Ginny, tu sais que tu peux toujours compter sur moi. Bon, moi je vous laisse,
je vais porter les plateaux et je remonterais en compagnie du professeur Lupin.

Ron enleva toute la vaisselle sur le premier plateau pour la mettre sur le deuxième, puis il empila ce dernier sur le premier plateau et s'apprêta à quitter la chambre lorsque Hermione l'interpella.

-Ron, tu n'as pas oublié quelque chose.

-Ah ! Oui, où avais-je la tête.

Il revint vers elle pour lui déposer sur ses lèvres un tendre baiser et quitta la chambre.

Cinq minutes plus tard il fut de retour accompagné du lycanthrope.

-Bonsoir Miss Weasley et Miss Granger. Votre frère m'a expliqué ce que vous entendez de
moi. Je suis ravie de pouvoir vous aider.

-Merci, beaucoup professeur, répondit la jeune rouquine, si vous voulez, professeur, vous
pourriez restez avec Harry jusqu'à l'heure du coucher. Comme cela, ça vous laisse le temps
de le changer et de lui parler. Après tout, vous êtes pour lui, comme un membre de sa famille.

-Merci beaucoup Miss Weasley, répondit-il d'une voix émue.

-Maintenant, je vous laisse. Je vais en profiter pour aller prendre une douche et préparer
quelques affaires pour la nuit. Encore merci, professeur termina-t-elle avec un petit sourire timide.

Les deux filles quittèrent la chambre pour regagner la leur laissant les deux hommes à leur devoir.

-Professeur si cela ne vous dérange pas, je vais mettre le pyjama de Harry et vous, vous allez
le tenir.

Lupin acquiesça de la tête et se dirigea vers le lit de Harry, puis enleva complètement la couverture. Pendant ce temps, Ron avait pris un pyjama du deuxième tiroir du bureau et revint vers son meilleur ami.

Le professeur prit les deux bras du jeune homme et les mit autour de son coup pour le soulever. Une fois fait, il pu retirer avec quelque difficulté, le chandail blanc qui déposa sur le plancher. Ron, qui était derrière Harry, pris le chandail unis et le passa par la tête du Survivant tout en passant chaque bras dans chaque manche avec une certaine facilité. Une fois terminé, le professeur pus déposer avec douceur Harry sur le lit. La tâche la plus difficile fut d'enlever le pantalon. D'un commun accord, chacun souleva la hanche de l'inconscient et lui retira tant bien que mal son dernier vêtement qui retrouva bien vite le chandail. Ron pris le bas du pyjama et avec l'aide de Remus, il enfila chaque jambe dans la bonne partie et le remonta jusqu'à la hanche qui souleva un peu pour complètement l'enfiler. Ils reposèrent délicatement Harry sur le lit et replaça le drap.

Le jeune rouquin prit les vêtements sur le plancher et les déposa dans le panier à linge salle avant de quitter la chambre pour que Lupin soit seul avec Harry. Il observa quelques instants le fils de son meilleur amis avant de prendre la parole.

-Tu sais Harry, dit-il d'une voix mélancolique, quand je t'ai vue inconscient sur le plancher,
au début, je me suis inquiété mais par la suite, je me suis souvenu des cours que je t'ai
donnés en troisième année et je me suis dit que j'avais aucune raison de m'en faire car je
sais que tu vas t'en sortir avec l'aide de Miss Weasley. Mais ne tarde pas trop, sinon, Molly
va faire une crise de nerf. Tu sais tout comme moi, comment elle est lorsqu'il s'agit de toi.
Depuis hier soir je n'arrête pas de lui dire qu'elle s'en fait pour rien et que tu vas bientôt
être parmi nous. Et qu'elle peut se fier sur sa fille pour t'en sortir. Cela l'a calmée au grand
plaisir de ses proches qui n'en pouvait plus de l'entendre se faire du souci pour toi. Avant que
Miss Weasley arrive, je dois t'avouer qu'elle m'impressionne beaucoup. Malgré le peu que je
connais de cette jeune fille, elle est dotée d'une grande maturité pour son âge. En agissant
ainsi, elle fait preuve de beaucoup de courage. Le professeur Dumbledore à raison de lui faire
confiance, tout comme la majorité d'entre nous, d'ailleurs.

Ginny ouvrit tranquillement la porte pour rentrer dans la chambre. Elle avait sur elle sa robe de chambre et un petit sac contenant quelques effets personnels.

-Je vais te laisser Harry, bonne nuit. Bonne nuit également à vous, Miss Weasley.

-Vous aussi professeur et encore une fois merci.

Il lui fit un sourire en guise de remerciement et sorti en refermant la porte de la chambre derrière lui.

En regardant Harry, elle put constater que son choix était le bon. Elle déposa son petit sac au pied du lit vide ainsi que sa robe de chambre. Elle se retrouva en jaquette de flanelle blanche et réalisa qu'elle allait dormir dans la même pièce que lui ce qui la fit soudainement rougir.

-Voyons, Ginny, ressaisit toi, pensât-elle, il ne peut pas te voir.

Elle observa une dernière fois Harry pour voir si tout allait bien et s'installa sous les couvertures. Ses yeux restèrent ouverts quelques instant, puis elle s'endormit, en espérant que la nuit lui porterait conseil.

Aux petites heures du matin, elle fit un rêve étrange. Elle était au beau milieu d'un nuage blanc et au loin, il y avait une silhouette d'une belle femme. Ginny se demandait où elle était et qui était cette femme. Comme si cette dernière avait compris son interrogation, s'approcha de la jeune rouquine ce qui fit disparaître le nuage. Ginny observa quelques instant l'endroit. Elle était dans un jardin au milieu duquel il y avait une fontaine d'eau entouré de fleurs sauvage. En un mot, l'endroit était très calme et paradisiaque. Elle regarda la jeune femme. Elle était grande et mince. Son visage d'ange était entouré de longs cheveux roux qui lui arrivaient en bas des épaules mais ses yeux qui l'avaient le plus frappé. Ils avaient de la même couleur que ceux de Harry. C'est alors que Ginny comprit qu'elle était devant la mère de Harry.

-Je vois que tu as compris qui j'étais, dit Lily d'une voix douce, je suis Lily Potter, la maman
d'Harry.

Voyant la jeune rouquine un peu effrayer elle rajouta :

-Tu n'as rien à craindre, ce n'est pas une vision projetée par Voldemort. Si je suis ici, c'est
pour te parler.

-Vous... Vous prononcé son nom, répondit une Ginny interloquée.

-Si je me trompe pas ton prénom est Ginny n'est-ce pas ?

La jeune rouquine acquiesça de la tête signe qui fit comprendre que c'était bien son nom.

-Oui, Ginny, je prononce son nom. Mon mari et moi avons affronté plusieurs fois Voldemort,
avant la naissance de Harry et ne pas prononcer ce nom, ne fait qu'accroître la peur de ce dernier.

Il était tellement apaisant d'entendre sa voix que cela rassura bien vite la jeune rouquine lui enlevant tout doute d'intrusion. Il ne faut pas oublier qu'au cours de sa première année à Poudlard, elle avait été possédée par le pouvoir du journal de Tom Jedusor et que sa plus grande peur était ce genre de vision.

-Si j'ai bien compris Madame Potter, vous voulez me parler, demanda Ginny.

-En effet, je sais que tu te demandes comment aider mon fils. Si je ne me trompe pas, tu as
offert à Harry mon collier. Sache que ce collier peut t'aider. Voici ce que tu vas faire. Mais
avant de t'expliquer, il est très important que tu écoutes tout ce que je vais te dire. Tout
d'abord, tu prends le collier et referme le dans sa main gauche. Une fois faite, dépose sa main
sur son cœur et dis lui qu'il ne doit pas avoir peur de ce qu'il ressent et qu'il doit laisser ses
sentiments envahir son cœur. Dis lui aussi qu'il est tout a fait normal de ressentir ce genre de
sentiment et qu'il ne vaut pas la peine de se mettre dans un état comme il a fait.

-Que je suis bête, se dit Ginny, c'est ce que le professeur Dumbledore m'a dit lors de notre
conversation. Pourquoi n'y ai-je pas pensé plutôt ? Mais, il y a une chose qui m'intrigue.
Pourquoi lui mettre votre collier dans sa main ?

-Ne dis pas cela Ginny. Il est normal que tu n'y aies pas pensé, dit-elle d'une voix compatissante, tu venais d'apprendre que Harry et toi avez crée un lien magique basé sur
l'ancienne magie et que tu étais la seule à pouvoir l'aider. Pour répondre à ta question, le
collier est une partie de moi. C'est James qui l'a fait faire spécialement pour moi par un
grand bijoutier sorcier et me l'a offert un mois avant la naissance de Harry. Je mettais le
collier sous son oreiller en signe de porte bonheur. Le lys vert que tient l'ange contient une
petite mèche de mes cheveux à l'intérieur. En le tenant et en disant les mot que je t'ai dictés,
c'est comme si c'était moi qui lui disait. C'est un miracle que le collier est survécu à
l'explosion de la maison

-Je l'ai trouvé dans les affaires de Sirius.

-Cela ne m'étonne pas de lui. Sirius et mon époux étaient comme deux frères. Il a du
récupéré le collier avant de suivre celui qui nous a trahir. Il voulait sûrement le donner à
Harry mais il n'a pas eu le temps de le faire. Je voudrais te remercier d'avoir trouvé ce
collier et de l'avoir offert à mon fils, dit-elle d'une voix émue, avant de partir, je voudrais
que tu dises un message à Harry de notre part.

-Lequel ? demanda Ginny.

-Dis à Harry qu'il nous rend très fière et quoi qu'il arrive nous seront toujours dans son cœur pour le soutenir et le protéger car notre amour pour lui réside au plus profond de son cœur.

-Vous pouvez compter sur moi pour faire passer votre message. Ce fut très agréable de vous
parler Madame Potter. Un énorme merci à vous pour vos conseils.

Pour la remercier, Madame Potter lui fit un sourire bienveillant et partit tout comme elle était venue dans ce rêve.

Ginny se réveilla et constata que les lueurs du soleil commençaient à faire leur apparition.
Elle regarda l'heure de sa montre lui indiquant qu'il était sept heures. Elle se leva et mit sa robe de chambre sur sa jaquette.

La nuit lui avait effectivement portée conseil grâce au rêve dans lequel elle avait vu la mère de Harry. Elle se devait de trouver le collier.

Elle se dirigea vers le bureau où étaient déposé les lunettes d'Harry, mais le collier brillait par son absence.

-Où peut-il bien être, se dit-elle, pas de panique. Ginny calme-toi et pour te calmer, il te faut
un bon petit déjeuner et après tu trouveras ce collier. Comme je sais comment aider Harry, je
peux me permettre de sortir de sa chambre.

Elle dirigea son regard vers Harry et lui dit :

-Excuse-moi si je fais mon égoïste Harry mais je sais que tu ne m'en voudras pas trop. Je vais
prendre mon petit déjeuner, m'informer de l'endroit où se trouve le collier et je reviens tout
de suite pour te sortir de cet état.

Ginny sortie de la chambre pour se rendre à la cuisine. Madame Weasley en l'a voyant fut prise de panique.

-Ginny ! Que fais-tu ici ? Oh mon Dieu ! C'est Harry, il ne va pas bien mais va tu me
répondre.

-Calme-toi maman, Harry va très bien. J'ai trouvé comment sortir Harry de son état grâce à
une gentille personne qui est venue dans mon rêve. Mais avant je vais prendre le petit
déjeuner.

-Tu as... QUOI ? Mais c'est formidable, Ginny chérie, dit sa mère très enthousiaste, je vais te préparer ton petit déjeuner et raconte moi ton rêve.

Pendant que Madame Weasley lui prépara son petit déjeuner, Ginny lui raconta son rêve et fut contente que Hermione et Ron ne soient pas descendus. Sinon, il aurait fallu tout raconter et connaissant Hermione, elle aurait posé beaucoup de question et subir un questionnaire si tôt le matin ne lui disait rien.

-Maman, tu ne serais pas où est le collier que j'ai offert à Harry. Comme je t'ai expliqué, je
vais avoir besoin de ce bijou pour l'aider.

-Je l'ai mis à l'intérieur de sa taie d'oreiller pour ne pas qu'il se brise.

-Oh ! Merci, maman, dit-elle d'une voix soulagée, maman, je voudrais que tu gardes secret
notre petite conversation. Je voudrais faire une surprise à Ron, Hermione et au professeur
Lupin, s'il est là.

-Tu peux te fier sur ma discrétion ma chérie et pour le professeur Lupin tu n'as pas à
t'inquiéter, il vient déjeuner ce matin. Ils seront tous content de le revoir, même si ça fait
presque deux jours qu'il est inconscient.

-Maman avant de retourner dans la chambre, j'aimerais te demander une dernière chose.
Je voudrais que personne n'entre dans la chambre tant et aussi longtemps que je serais avec
Harry.

-Il y a aucun problème Ginny chérie. Personne ne va venir te déranger, garantit-elle d'une voix rassurante.

Ginny pris sa dernière cuillérée et regagna la chambre du Survivant.

Une fois rentrée, elle referma bien la porte et se dirigea vers le lit du garçon à la chevelure très en bataille.

Elle retrouva le collier à l'endroit même où avait indiqué sa mère et fit ce que Madame Potter lui avait recommander de faire. Elle mit le collier dans la main gauche de Harry, referma ses doigts dessus afin de former un point et la déposa sur son cœur. Ginny s'installa confortablement sur une chaise puis dit mot pour mot toutes les paroles que Madame Potter lui avait dictées.

-Harry, je sais que tu peux m'entendre. Alors, écoute moi bien, dit-elle d'un ton décidé, car
les mots que je vais te dire proviennent de ta mère qui m'ait apparue en rêve cette nuit. Le
collier que tu tiens et une partie d'elle-même. Le lys que tient l'ange contient une mèche de
ses cheveux et en disant les mots que je vais prononcer dans quelques instant c'est comme si
elle les disait aux travers moi et ce collier.

Elle prit une grande inspiration pour ce donner du courage puis elle commença.

-Harry, tu ne dois pas avoir peur de ce que tu ressens. Tu dois doit absolument laisser
tes sentiments envahir ton cœur car il est tout à fait normal de ressentir ce genre de
sensation et qu'il ne vaut pas la peine de te mettre dans un état pareil.

Ginny pus voir que ses paroles faisaient effet car Harry commençait à bouger dans son lit.
Alors elle porta le mot de grâce par le message des parents du jeune Potter.

-Harry, ta mère avant de me quitter, m'a demandé de te laisser un message de sa part ainsi que
celle de son mari. Elle m'a dit ceci : «Tu nous rend très fière et quoi qu'il arrive nous seront
toujours dans ton cœur pour te soutenir et te protéger puisque notre amour pour toi réside au
plus profond de ton cœur. »

Suite à ces mots, Harry ouvrit les yeux en les clignant plusieurs fois et se releva sur son lit. Il chercha a tâtons ses lunettes et les mit sur le bout de son nez. Il ouvrit sa main, observa le médaillon et releva la tête et constata qu'il était tout seul avec Ginny habillée de sa robe de chambre dans la chambre qui partageais normalement avec Ron.

-Ginny, dit-il surpris, que fais-tu ici ?

-Bonjour à toi aussi, Harry, moi aussi je suis contente de te revoir parmi nous, répondit-elle d'un ton faussement contrarié.

-Ah oui, excuse-moi, Ginny. Bonjour à toi mais cela ne répond pas à ma question et que
voulais tu dire par « contente de te revoir parmi nous ».

-Pour faire court Harry, tu es tombé inconscient suite au cadeau que je t'ai offert.
L'explication de ma présence à tes côtés viendra plus tard.

-Tu dis que j'ai été inconscient, dit-il interloqué, combien de temps cela a-t-il duré ?

-Presque deux jours. Si cela ne te dérange pas Harry, nous continuerons notre conversation dans la cuisine car je crois qu'à l'heure qu'il est, elle est remplie de gens qui ont très hâte de te
revoir.

Elle regarda l'heure qui lui indiquait neuf heures. Cela voulait dire qu'elle avait parlé avec Harry pendant près d'une heure. Il n'était donc pas étonnant que lorsqu'elle sortie de la chambre avec lui que sa gorge était asséché.

Quelle ne fut pas la surprise des gens dans la cuisine lorsqu'il vit Harry franchir le cadrage de la porte de la cuisine. Madame Weasley lâcha aussitôt le chaudron contenant le porridge pour venir étreinte un Harry qui ne fit à peine trois pas dans la cuisine. Ron voyant que son meilleur ami manquait d'air vint à sa rescousse.

-Maman, tu es en train de l'étouffer.

-Oh oui, excuse-moi, Harry chéri. Je me suis tellement inquiété pour toi, dit-elle d'une voix
émue.

Aussitôt sortit de l'étreinte de Madame Weasley, Ron en profita pour lui faire un accolade, suivit d'une Hermione les larmes aux yeux qui le pris dans ses bras.

-Ce n'est pas que je n'aime pas vos débordements d'affection à mon égard, rétorqua Harry,
mais j'ai une faim de loup.

En voyant le professeur Lupin Harry s'excusa.

-Oh ! Pardon professeur.

Ce dernier s'avança vers lui pour le prendre dans ses bras signe qui lui pardonnait cette étourderie.

Le reste du déjeuner se passa dans la gaieté et la bonne humeur où Ginny avec l'aide de Ron et Hermione lui expliqua tout ce qui s'était passé. Le lien magique crée entre lui et Ginny ainsi que sa présence auprès de lui.

Ginny finit cette conversation par le rêve dans lequel la mère de Harry lui était apparue pour lui venir en aide ce qui fit pleurer ce dernier en silence. En ce moment, Harry se sentit le garçon le plus chanceux du monde car il était entour de gens qu'il aimait et qui lui rendait bien en retour.