Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent pas, je ne fais que les emprunter
Genre: Angst, Hurt-comfort, Friendship, possible romance à venir.
Personnages: Jun Manjoume et Judai yuki + les autres élèves et professeurs
Rating: T

Note: Cela se déroule après l'épisode 4 mais avant le 12.


Partie 2: Quand quelqu'un se soucie...


Se forger un visage, ne pas gémir quand son dos heurtait le dossier de son siège. Il était habitué à s'appuyer. S'il ne le faisait pas, certains pourraient peut-être avoir des doutes. Il prit une inspiration et lança un regard noir aux rouges et aux jaunes qui étaient assis un peu plus loin, plus bas. Ils riaient et discutaient ensemble. Ces deux dortoirs s'entendaient très bien. Il fronça les sourcils et écouta les autres premières années.

«C'était un super Tag Duel Judai! Et tu as trop assuré Sho!» s'exclama un rouge, enthousiaste.

Le petit duelliste aux cheveux bleus rougit et baissa les yeux. «Aniki a presque tout fait!

- Ne sois pas modeste!» Rit son meilleur ami en lui ébouriffant les cheveux. «Ton aide a été précieuse, tu es très doué!

- C'est vrai, tu as été très fort durant ce combat.» Intervint Misawa en se penchant, souriant.

Le petit Osiris devint écarlate et balbutia «Arrêtez, je n'ai pas fait grand chose...j'ai fait des erreurs et...»

Les autres le firent taire à coup d'ébouriffages de cheveux, plaisantant tous comme de bons amis. Les jaunes riaient doucement et Asuka souriait, amusée.


Jun se sentit mal. Pourquoi ce perdant avait tout? La popularité, l'affection de la fille qu'il appréciait beaucoup, et pleins d'amis...Secouant la tête, il se reprit et lança un phrase digne de lui, pleine d'arrogance et d'assurance, jouant comme toujours au petit chef.

Pas de réponse.

Ses 'amis' l'ignoraient.

Il ouvrit les yeux, inquiet. Que se passait-il? Il allait les interpeller mais un autre obélisque l''approcha «Hé Manjoume, tu es à ma place!»

Le plus riche des deux lui lança un regard noir «Tu plaisante? C'est mon siège, c'est marqué ici...» il désigna la bande où était écrite...le nom de son camarade. Il écarquilla les yeux et devint tout pâle. Qu'est-ce que ça voulait dire? Voyant le professeur qui arrivait dans la salle, il se leva et s'exclama, maîtrisant sa voix au mieux «Chronos- Sensei, pourquoi ma place a changé?

- En quoi cela vous étonne-t-il signore Manjoume? Vous avez perdu contre un Osiris, par conséquence votre nouvelle place est là-bas.» Il désigne la rangée au dessus des rouges.

Pâle comme un linge, l'adolescent balbutia «Je dois aller m'asseoir avec ces perdants?

- Et plus que ça...demain vous affronterez Daichi Misawa, du dortoir des jaunes Râ. S'il gagne, il y aura un échange de dortoirs entre vous.

- Vous...Vous voulez dire que je serez rétrogradé chez les jaunes si je perds?» Il pria pour que personne ne remarque le léger tremblement de sa voix tandis qu'il visualisait le visage furieux de ses aînés dans son esprit.

L'homme grogna et fit, sèchement «Estimez-vous heureux que je ne vous ai pas déjà fait perdre un niveau. Donc allez vous asseoir à votre place signore. Avant que je ne vous envoie directement porter une veste rouge.»

Les obélisques éclatèrent de rire devant la mine effondrée de leur camarade, les Râ encourageaient leur camarade et les Osiris regardaient les deux dortoirs, mal à l'aise. D'un côté, ils étaient ravi pour Misawa mais d'un autre...ils n'avaient pas envie de se moquer de l'Obélisque.

Une violente détresse envahit le noiraud, une poigne glacée se referma sur son ventre. Les paroles de ses frères résonnèrent dans son esprit. Non...Il voyait tous les visages tournés vers lui, des rictus moqueurs, de yeux ravis de sa déconfiture, une violente nausée lui souleva le cœur. Il se leva et quitta la salle en courant sous les rires de ses 'amis'.

Judai plissa les yeux «Quels bande de connards.» Siffla-t-il, furieux.

Son meilleur ami soupira, jetant un coup d'œil à Chronos qui mettait le projecteur en marche un peu plus loin: «Aniki...

- Je déteste les gens comme eux. Quelle bande de sales hypocrites! Hier encore ils suivaient Manjoume comme des petits chiens.» Grogna le châtain, tapotant le bureau de ses doigts.

Le plus petit haussa les épaules «C'est vrai mais Manjoume l'a mérité non?

- Personne ne mérite de subir ça! Tu aimerais que tout le monde se moque de toi après t'être fait humilié par le professeur?

- C'est déjà arrivé.» Murmura le petit Marufuji. «Et tu es intervenu...

- Justement, tu sais ce qu'il a ressentit donc. Sauf que quand c'est arrivé, j'ai effectivement riposté et fait taire Chronos-sensei» il regarda la porte «Personne n'a défendu...

- Parce que c'est un crétin arrogant?» Marmonna un autre Osiris. «J'ai pas ri parce que je déteste me moquer de quelqu'un comme ça, surtout qu'il était la cible de tout le monde, mais il méritait d'être remis à sa place.

- Ouais mais renvoyé chez les Râ pour avoir perdu une ou deux fois? C'est pas un peu sévère? Il est l'un des meilleurs premières années et n'a perdu qu'un duel pour le moment.

- Je pense que ça lui remettra les idées en place.» Soupira Asuka «Même si c'est un peu sévère je l'admets. Il pourra sûrement redevenir un bleu rapidement, au début de la deuxième année au pire.

- Mais c'est génial pour Misawa-kun! Il va devenir un Obélisque.» s'exclama une amie de la jeune fille.

Judai sourit mais ne pouvait pas oublier le regard de son rival, comme si ce dernier allait éclater en sanglots d'une seconde à l'autre...mais des yeux qui contenait aussi une peur terrible.

Il se tourna vers la personne assise derrière lui: «Hé Asuka?

- Oui?

- Tu connaissais déjà Manjoume avant d'entrer à l'école non?» Il l'avait conclus à la façon dont ces deux-là se parlaient et parce que son amie semblait avoir déjà un jugement sur son camarade, alors qu'ils n'étaient à l'école que depuis quelques heures. Ce qui n'était pas suffisant pour se forger une opinion sur quelqu'un.

Le bleue haussa un sourcil «Oui, pourquoi?

- ….Sa famille ne serait pas un peu sévère?

- Pourquoi tu demandes ça?»

Le châtain hésita puis murmura «J'ai croisé son regard, il avait l'air affolé et pas à cause de son humiliation.» Il ne précisa pas qu'il semblait aussi sur le point d'éclater en sanglots. «Il avait l'air sous pression depuis quelques temps aussi...»

La blonde soupira «Oui, son grand frère Chosaku est très sévère mais rassures-toi Judai, il n'a jamais levé la main sur lui ou quoique ce soit. Au pire il ne lui donneras plus son argent de poche ou l'obligera à rester à l'école pour les petites vacances. Manjoume doit juste craindre de décevoir sa famille. Mais il n'y a rien d'humiliant à être chez les Ra. C'est juste sa stupide fierté.»

Judai hocha la tête, à moitié convaincu. Il tourna son regard vers Chronos qui venait de brancher le micro sur son bureau et qui commençait son cours. Il espérait que tout irait bien pour son rival.


Jun marchait dans les couloirs et s'appuya à un mur, reprenant son souffle. Il n'était pas effrayé, pas du tout. Pourtant son corps tremblait. Une sueur glaciale coulait dans son dos. Son cœur battait si fort qu'il avait mal à la poitrine.

«C'est un cauchemar.»

Il pouvait gagner...il pouvait gagner...mais s'il perdait? Il le paierait très cher! Ses frères ne lui pardonneraient jamais d'être recalé chez les jaunes. Le souvenir de leur promesse d'une punition bien pire s'il échouait encore lui revint et il eut un haut-le-cœur. Il prit une grande inspiration et s'obligea à rester calme. Tout irait bien. Il pouvait gagner.

Il s'essuya rageusement les yeux, furieux de sa faiblesse.

«Je suis Manjoume Sanda, je peux gagner!» Souffla-t-il, frappant du poing contre le mur.

Il se redressa, grimaçant à la douleur dans son dos. Malgré un bandage de fortune, ça faisait un mal de chien et il avait chaud. Il avait pourtant lavé les plaies non?

Une main se posa sur son épaule et il sursauta, s'éloignant d'un bond, les yeux écarquillés de surprise. Ce n'était que le professeur en charge des Osiris.

Il balbutia, honteux que l'homme ait vu sa faiblesse «Daitokuji-sensei!

- Ça ne va pas?» Le ton de l'enseignant était doux et concerné, surpris du brusque mouvement de recul de l'enfant.

Méfiant, celui-ci ne répondit pas « ….

- Tu n'es pas censé être en cours?» Il ne semblait pas fâché, plutôt même inquiet. Son chat se frotta contre les jambes de l'adolescent, miaulant doucement.

Cherchant une excuse, le plus jeune marmonna «Je...J'ai la migraine.

- Ha...

- Je retourne me reposer à mon dortoir. Je reviendrais cet après-midi.

- Très bien. Tu es sûr que tu ne veux pas aller voir l'infirmière?

- Non...c'est bon, j'ai de quoi soulager la douleur dans ma chambre!

- D'accord.» Il fronça les sourcils et posa sa main sur le front pâle de son élève qui se raidit malgré lui mais s'obligea à rester immobile «Tu as de la fièvre Manjoume-kun. Tu vas aller te reposer sans revenir cet après-midi! Tu es brûlant! Je devrais quand même t'emmener voir l'in...

- Pas...pas la peine. Je vais prendre du paracétamol et dormir! Ça ira mieux d'ici quelques heures!»

Il pria pour que l'autre n'insiste pas et le laisse en paix. Il ne voulait pas que on sache son secret. S'il allait dans l'aile médical, la personne en charge allait peut-être l'ausculter, lui faire sans doute enlever sa veste et peut-être voir du sang sur sa chemise. De là il faudrait expliquer pourquoi il avait des plaies mal bandées dans le dos. Et qui lui avait fait ça. Et là commencerait un cauchemar.

Il s'éloigna sous le regard préoccupé de son enseignant qui sortit un téléphone et passa un rapide appel. Puis il alla vers la salle de classe pour prendre le cours suivant. Arrivé dans la pièce, il s'approcha de Chronos et murmura «Cher collègue, je dois vous avertir que le duel entre Manjoume et Misawa est reporté à dans deux jours.

- Quoi? Pourquoi pas demain?

- Votre élève est malade Chronos, il est brûlant de fièvre. Je l'ai envoyé se reposer mais je pense que lui laisser deux jours (aujourd'hui et demain) de repos est suffisant. Le bien-être de nos étudiants passe avant tout n'est-ce pas?» Il se dirigea vers le bureau.

Chronos grommela et se dirigea vers le Râ «Misawa!

- Sensei?

- Votre duel de promotion est reporté à dans deux jours. Ordre de la direction!

- D'accord. Puis-je savoir la raison?

- Non!» Coupa le professeur en quittant la pièce.

Les élèves s'entre-regardèrent. Personne ne comprenait et personne n'osa poser de question. Soudain

Daitokuji s'approcha et fit «Tenjouin-kun?

- Oui monsieur?

- Veuillez prendre les cours pour votre camarade obélisque je vous prie.

- Pour Manjoume? Mais il sè...

- Il ne sèche pas, il ne se sent pas bien.» Et sans attendre de réponse il retourna à son bureau. Et commença son cours.

Judai se pencha vers Sho «Il ne se sent pas bien? C'est peut-être pour ça que le duel est reporté. Je ne pense pas que Daitokuji-sensei puisse être tromper par de la comédie.

- Ouais, possible.»


Jun ferma les yeux, devant la télévision éteinte. Il venait de parler avec ses frères. Leurs paroles, leurs menaces résonnaient dans son esprit. Il avait mal au cœur. Son dos le brûlait toujours autant. Il avait trop chaud et tremblait en même temps. Sa gorge était si serrée qu'il avait du mal à reprendre son souffle. Des sanglots lui échappaient parfois dans le silence de la chambre. Sa tête lui faisait mal. Il avait l'impression que des tâches qui brillaient devant ses yeux.

Il avait de la fièvre, beaucoup de fièvre.

Il avait prit un cachet mais ça ne s'arrangeait pas. Fermant les yeux, il sombra dans l'inconscience. Plusieurs heures passèrent avant qu'un horrible cauchemar, s'approchant plus du souvenirs douloureux qu'autre chose, le réveilla. Comment pouvait-il s'en sortir? S'il perdait...si Misawa gagnait?

Demain...et il n'était même pas prêt...

Désespéré il se traîna jusqu'à la fenêtre. Et vit le Râ en question qui se dirigeait vers le dortoir des rouges.

Et il eut une idée. «Mais s'il n'est pas dans sa chambre...alors...»

C'était une pensée ignoble.

Indigne de lui.

Quelque chose il n'aurait jamais fait en temps normal.

Mais là...là il ne voulait pas souffrir, il ne voulait pas être puni encore une fois.

Il se dirigea vers le dortoir des jaunes, claquant des dents malgré lui. Bon sang sa fièvre ne baissait pas. Il s'appuya plusieurs fois à un arbre, reprenant difficilement son souffle. Grimaçant sous les vertiges. Il n'avait pas reprit un cachet...quelle erreur.

Il faisait nuit noir. Il marcha silencieusement dans les couloirs du dortoir des Râ, aux aguets. Il entra dans la chambre de son futur rival et prit son Deck.

«Pardon...»

Il partit en courant jusqu'à la mer et lança les cartes dans l'océan. Un vertige plus violent le foudroya et il ferma les yeux, incapable de tenir debout. Son dos lui faisait de plus en plus mal. Quelque chose de chaud et poisseux humidifia ses vêtements.

Il saignait.

Il avait oublié de changer ses bandages. Serrant les dents il marcha à l'aveuglette. Et entendit des voix. Dont celle du Ra. Et celle de son rival. La panique enfla en lui. Il fallait qu'il se cache.

Plongeant dans les buissons il se blottit au milieu dans la végétation, juste à temps pour voir passer Misawa et Judai.

Le châtain sourit à son ami et lança, joyeusement «Tu as une journée de plus pour réviser.»

Jun ferma les yeux, retenant ses haut-le-cœur. Il n'arrivait même pas à comprendre ce qu'il se passait. Un voile tomba sur ses yeux et il sombra, à peine conscient. Il tremblait, il avait chaud et avait l'impression qu'une sueur glacée imbibait sa peau. Sa bouche était sèche et il claquait des dents sans le vouloir. Son dos lui faisait atrocement mal.

«C'est vrai, je me demande pourquoi.

- Daitokuji-sensei a dit que Manjoume était malade. Qu'il avait de la fièvre tout à l'heure.

- Ha...Dans ce cas, qu'il se repose effectivement. S'il est malade, il aurait du mal à réviser ce soir.

- Tu retournes à ton dortoir donc?

- Oui. Le tien est très accueillant et chaleureux. Mais j'ai du travail.

- D'accord. A demain!

- Bonne nuit.»


Judai regarda son ami partir vers son dortoir, pensif. Et allait retourner au sien quand un petit gémissement lui parvint. Il se figea et se tourna vers les fourrées. «Il y a quelqu'un?»

Pas de réponse.

«Hého?» Il écarta les branchages et se retrouva face à... «MANJOUME?» Il se précipita aux côtés du bleu et lui posa une main sur l'épaule. «Ca ne va pas? Bon sang je ne pose que des questions idiotes, évidement que ça ne va pas!» Il retourna l'adolescent aux mèches noires sur le dos et ouvrit de grands yeux effrayés quand l'autre gémit de douleur. Il le soutint, un bras autour des épaules et lui toucha le front «Tu es brûlant! Que fais-tu dehors dans cet état? Avec une telle fièvre tu devrais être à l'infirmerie.»

Jun n'avait même pas la force de répondre, ni de se débattre. Il ne semblait même pas se rendre compte de qui était avec lui. Il entendait les paroles comme à travers du coton.

«Je vais appeler l'infirmière...

- N...Non!» Une main tenait son poignet. «Pas...pas l'hôpital.» Les yeux embrumés étaient suppliants. «Pas ça...pitié» Ce fut ses derniers mots avant de sombrer dans l'inconscience.

Judai ouvrit de grands yeux. Vraiment? Pas l'hôpital? Pourquoi? Mais que pouvait-il faire alors? Il attrapa son outil de communication et composa le numéro de Daitokuji. La voix ensommeillée de son enseignant se fit entendre.

«Judai? Tu es encore debout?

- Il n'est que 22 heures monsieur.

- ..c'est vrai.

- C'est Manjoume, je l'ai trouvé évanoui dehors. Il a l'air de souffrir et il est brûlant de fièvre. J'ai voulu appeler l'hôpital mais il m'a supplié de ne pas le faire.» Le châtain eut envie de pleurer et sa voix trembla «Je ne sais pas quoi faire...

- ...J'arrive Judai, ne panique pas. Couvre-le de ta veste et vérifie que son pouls et sa respiration sont stables. Si tu remarques que l'un des deux ne va pas du tout, c'est qu'il est en danger...et alors tu devras appeler l'infirmière. Sinon parles-lui. Tiens lui la main. Où es-tu?

Sur le chemin entre le dortoir des rouges et celui des jaunes. Au croisement.»

Judai raccrocha et rangea l'appareil dans sa poche. Il serra le bleu contre lui «Tout va bien Manjoume, tout va bien...ça va aller tu verras. Notre professeur va te soigner si tu ne veux pas aller à l'infirmerie.» Il s'arrêta le temps de prendre son pouls. Normal. Enfin il pensait que c'était normal. Pour quelqu'un de malade.

«Qu'est-ce qui t'arrive?»

Le garçon ouvrit les yeux «...Pas l'hôpital...

- Je te promets que je ne t'y emmènerais pas.» chuchota le châtain, se rendant compte que l'autre ne le reconnaissait pas. Le bleu ferma les yeux, comme soulagé, et sombra dans le néant.

Judai installa un peu mieux son camarade contre lui, appuyé contre son torse. Il entendit un bruit de course et un miaulement lui parvint. Le chat était là. Et son maître suivait de prêt.

«Daitokuji sensei. Il est inconscient et...et...» Judai se rendit compte que sa voix tremblait.

«Oui je sais.»

L'homme s'agenouilla et lui posa une main sur le front. Ses yeux s'écarquillèrent. «Je ne sais pas pourquoi il ne veut pas aller à l'hôpital de l'école mais...

- Non. Ne l'y forçons pas. Je lui ait promis que...

- Si la situation s'aggrave, peu importe ce que tu auras promis.

- Très bien.

- Ramenons le au dortoir rouge. Il y a une chambre une personne.

- Ha bon?

- Au cas où...situation spéciale et tout. Bref elle est libre.» Daitokuji souleva l'adolescent dans ses bras, surprenant son élève qui ne pensait pas le voir si fort. Manjoume gémit de douleur, une goutte coulant sur son front. L'homme fronça les sourcils. «Mais...

- Quoi?

- On verra au dortoir.»


Ils rentrèrent aussi vite que possible. La chambre était petite et ne contenant qu'un lit, relativement large quand même. L'enseignant posa son fardeau sur le matelas et grimaça. «Alors c'était du sang.

- Quoi?» Judai poussa un cri en voyant les tâches rouges sur les manches de son professeur.

Celui-ci soupira «Cet enfant est blessé. Il ne s'est pas soigné et cela s'est infecté.» Il se leva «Je vais chercher de l'eau chaude et de quoi le soigner, enlève lui les vêtements du haut.

- Quoi?

- Tu as bien entendu!»

Judai, resté sel, ouvrit grand la bouche. Et rougit. Mais il se reprit et enleva la veste, grimaçant en voyant la tâche sombre sur le bleu foncé. Il jeta le vêtement au sol. Et s'appliqua à enlever la chemise. Quand il la retira, un haut-le-cœur le prit.

Des bandages.

Rougies.

Il sentit des larmes lui piquer les yeux. «Qui t'as fait ça Manjoume?» chuchota-t-il, la voix tremblante. Il caressa la joue pâle de son rival, le cœur serré à lui faire mal.

L'autre ne répondit pas. Son professeur revint et grimaça, un éclair de colère passant dans son regard habituellement si neutre. «C'est pire que je ne pensais.

- Professeur, qu'est-ce...

- Il a été...blessé, et ne s'est pas soigné correctement. Mais il était déjà malade.

- Qui l'a blessé?»

Daitokuji retira les bandages, et les jeta au sol. Des marques, de légères plaies marquaient le dos pâle. Prenant une éponge humide, l'adulte se mit en devoir de nettoyer les blessures. «On dirait des coups de ceinture.

- Aucun élève ne ferait ça!» S'indigna Judai, fronçant les sourcils. Il ne voyait pas un adolescent se montrer si violent. Même si le brun était odieux, ce n'était pas au point de le fouetter.

L'homme hocha la tête «Tu as raison, aucun et je ne pense pas qu'un des élèves soit ce genre de personne, sinon ce serait un peu inquiétant...donc c'est forcement un adulte.

- Un adulte? Chronos-sensei est sévère mais je ne pense pas que...

- Ce n'est pas lui. Manjoume a eu de la visite l'autre jour, avant ton double duel avec ton ami.

- De la visite?

- Sa famille...» Expliqua l'enseignant. Il attrapa une petite bouteille et un chiffon sec. «Tiens le, je vais désinfecté ses plaies.»

Manjoume gémit et eut un sursaut dans son inconscience. Il eut un mouvement pour tenter de se dégager. «Tout va bien...» Chuchota le châtain, les mains crispées sur ses bras. «Ca va aller!» Il caressa les cheveux sombres. «Monsieur, vous voulez dire que c'est sa famille... qui l'a blessé comme ça?

- J'en ai bien peur.

- Comment peut-on faire ça à son enfant?

- Ce n'était pas ses parents. Mais ses frères. Ne pose pas plus de questions Judai, ce n'est pas à moi de te parler de sa situation familiale.

Un silence s'installa, Judai retenait son rival tandis que leur professeur terminait de nettoyer, désinfecter et bander les plaies.

«Voilà.» Il prit un verre d'eau et un cachet. «Il faut qu'il avale ça.»

Doucement l'Osiris secoua l'Obélisque. «Manjoume? Allez réveilles-toi! Manjoume!»

Un petit gémissement lui parvint. Et le garçon ouvrit les yeux, faiblement.

«Où...

- Chut, prends ce cachet.» murmura l'enseignant.

Le brun déglutit avec difficulté, avalant le médicament et retomba, pâle, sur les oreillers. «Que...

- Tout va bien, dors...» Murmura l'adulte d'une voix douce. Une fois le garçon plongé dans le sommeil, il se releva, sombre. «Il va falloir que l'un de nous deux reste là et surveilles sa fièvre. Si elle ne baisse pas d'ici une heure ou pire, augmente, il faudra appeler l'hôpital de l'île.

- Je comprends...» Le souvenir du regard suppliant le hantait mais il savait que si son état de santé était trop alarmant, il faudrait l'envoyer entre les mains de médecins.

Le surveillant du dortoir eut un doux sourire, posant une main sur les cheveux de Judai «Je lui dirais que j'ai appelé après que tu te sois endormis.

- Je...Je vais rester à son chevet monsieur. Je ne peux pas dormir maintenant.» Judai avait les larmes aux yeux. «Je...peut-être que c'est ma faute...

- Ne dis pas de bêtises, comment cela pourrait...

- Et s'il a été fouetté parce qu'il a perdu?

- C'est ridicule! Ce n'est certainement pas ta responsabilité.» Daitokuji soupira et se releva, rabattant la couverture sur l'adolescent blessé. «Très bien, restes à son chevet...appelles moi s'il y a un soucis et appelles l'infirmière si sa fièvre augmente. Je vais vous faire un mot à tous les deux pour les cours de demain. Il ne pourra pas y assister et tu seras sûrement fatigué.» Il quitta la pièce après quelques recommandations.

Les deux duellistes, l'éveillé et l'inconscient, se retrouvèrent seuls.

Sans savoir que la nuit qui allait suivre...marquerait un tournant dans leur relation.


A Suivre

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