Titre: De la façon dont Sherlock Holmes perdit sa virginité
Auteure : Lorelei-Lee
Traductrice: Elizabeth Mary Holmes
Correctrices : Celtica1 et Hanako Hayashi
Rating: M (et là ça ne plaisante pas. Insultes et grossièretés. Prostitution)
Genre(s): Romance/Drama
Chapitre: 2/8
Disclaimers : Sherlock est une série télévisée produite par la BBC et réalisée par Steven Moffat et Mark Gatiss. Elle est basée sur l'œuvre de Sir Arthur Conan Doyle. Par conséquent l'auteure et moi-même ne gagnons rien sur cette fanfiction.
Notes: Cette traduction sera publiée un lundi sur deux. Merci à Lorelei de permettre de traduire sa fanfic dont je vous recommande chaudement la lecture en VO. Grand merci à mes bêtas … bien que si vous repérez la moindre faute...vous savez ce qu'il vous reste à faire. Bonne lecture et bonne semaine.
Et deux répliques de Sherlock et de Star Trek se sont glissées dans ce chapitre, saurez-vous les retrouver ?
Nonies' Replies :
• Fan : Merci beaucoup pour ta review. Et oui, je lis dans tes pensées, tu ne savais pas ;) Et tu vois que le quatre novembre est bien arrivé et que maintenant, il te faudra attendre le 18 de ce même mois. Même soudoyée, je ne changerais pas mes délais de publication, mais à partir du troisième chapitre, vous aurez, vous lecteurs un rôle important à jouer, je n'en dis pas plus.
Sherlock hésita quelques instants. Il semblait peser le pour et le contre et fini par se lever. John attendit et rien ne se passa. Il nota le regard étrange de Sherlock qui était lui-même assez spécial avec ses yeux clairs et décida qu'un petit rappel était de mise.
« Et si on commençait ? » demanda-t-il sur un ton toujours aussi poli.
Même si Sherlock se tenait droit et ne perdait pas un pouce de sa taille tant et si bien qu'il aurait presque pu paraître rigide, les mouvements de ses bras et de ses mains restaient gracieux. Il ouvrit le bouton de sa veste de costume et en repoussa un peu les pans pour laisser entrevoir sa chemise cintrée d'un blanc de glace qui cachait un torse élancé mais non dépourvu d'une certaine musculature.
« A votre service. » dit-il sur un ton empreint d'orgueil, de fatalisme et de dureté.
Un sourire carnassier apparut sur les lèvres de John.
« S'il-te-plait… » Répondit-il en baissant la tête.
Sherlock retira sa veste d'un mouvement d'épaule et déboutonna lentement sa chemise.
« Quel âge as-tu ? »
« Vingt-trois. » La réponse fut donnée sans fioriture et promptement, presque comme s'il s'agissait d'un automatisme.
Une réponse donnée trop automatiquement de l'avis de John qui eut un rictus.
« Belle tentative. Mais quel âge as-tu vraiment ? »
Sherlock haussa les épaules et joua avec sa ceinture.
« Mais qu'est-ce que ça peut bien faire ? »
John croisa les jambes et replia ses mains sur ses genoux, imitant en tout point la posture de Sherlock quelques instants plus tôt.
« Parce que j'essaye de comprendre comment tu as pu rester pur si longtemps. »
La ceinture fut sortie des passants et Sherlock la posa à côté de sa veste, sur le fauteuil.
« Je ne me suis jamais intéressé à ce genre d'activités auparavant. » Il avait l'air dégouté et ennuyé.
John eut un nouveau sourire.
« Et tout par un coup, l'idée de te faire enculer est devenue intéressante ? »
Les pommettes de Sherlock s'empourprèrent et il éluda la question : « Je dois une faveur à Miss Adler. »
« Et tu utilises ta virginité pour rembourser ta dette… »
« Oui. »
John remarqua que ce mot suffisait à donner à Sherlock un air perdu alors que sa voix restait mesurée, contenue et professionnelle, le ton d'un homme d'affaires. Et John respectait les gens qui ne mêlaient pas affaires et vie privée. Mais là il devait se concentrer sur son plaisir.
Parce que les sentiments et les affaires ne faisaient pas bon ménage dans son boulot, il devait oublier l'air perdu de l'homme aux beaux yeux clairs. Il était allé dans ce bordel pour s'amuser, pas pour se trouver un nouvel amant. Les émotions étaient néfastes. Les affaires sont les affaires. Il devait travailler là-dessus.
« Tu travailles ici depuis combien de temps…trois mois ? » demanda John.
« Quatre mois et trois jours. » répondit Sherlock en sortant sa chemise de son pantalon. On put donc voir son torse, lisse comme du marbre, et tout aussi pâle. John se lécha les lèvres, parce qu'il les aimait imberbes.
« Comment ça se fait que tu sois encore puceau ? J'aurais pensé que Miss Adler te vendrai bien plus tôt. »
« Miss Adler pensait que le prix de ma virginité serait plus élevé si nous attendions un peu. Elle voulait me montrer, me faire désirer, laisser les clients me connaître. »
John remarqua que Sherlock prolongeait délibérément son déshabillage. Il était maintenant entrain de déboutonner ses boutons de manchettes. Il payerait pour ça.
« Et bien qu'est-ce que tu fais dans un bordel ? Qu'est-ce que tu fais pour faire monter les enchères ? » Demanda le mafieux.
« Je suce. Je suce magnifiquement. » Dit tout de go Sherlock.
John rit doucement malgré lui.
« Tu es un sacré vantard… »
Un tout petit sourire joua sur les lèvres de Sherlock.
« Pas vraiment. J'étais modeste. »
John dévisagea Sherlock. Le garçon était amusant, mais il devait apprendre qui était le patron. Et il était temps de lui montrer le grand patron.
« Je pense bien que ce n'est pas en te contentant de sucer que tu gagnes assez d'argent pour rembourser Miss Adler…je me trompe ? »
Sherlock rougit une nouvelle fois mais resta immobile.
« Mais si tu pouvais te faire prendre par derrière trois ou quatre fois par jour, tu lui rapporterais gros. »
Sherlock fusilla John du regard.
« Oui. » La réponse était saccadée, frisant la colère.
John expira lentement. Les premières prémices du désir avaient commencé à prendre possession de son corps. Il avait toujours beaucoup apprécié briser les grands gueules. Le brun laissa tomber sa chemise, laissant apparaître un téton rosé. Les doigts du maffieux le démangèrent.
Cette petite boule de chair ne demandait qu'à être sucée, léchée et mordue. Le sang bouillonnait dans les veines du Docteur mais il restait imperturbable en surface. Il avait un plan. Et il avait tout pour exécuter.
« Juste par curiosité ; tu m'as dit que tu n'avais jamais été intéressé par…ce genre de choses… mais on a bien du te faire des propositions… Une centaine ou plus ? »
Sherlock eut l'air perplexe.
« Je vous demande pardon. »
« Ne me dis pas que personne n'a jamais essayé de te baisser le pantalon… parce que tu as l'air d'être une belle gueule… »
« Attendez un instant… » Sherlock l'interrompit en faisant mine de le stopper de la main. « Est-ce que ce que ce que vous êtes en train de me dire, c'est que vous me trouvez beau. » Il plissa les yeux, le regard vide.
C'était maintenant autour de John de ne plus rien comprendre.
« Tu as bien un miroir ? »
Sherlock ricana.
« Nul besoin de me flatter. Vous m'avez acheté. Je dois me soumettre à vos ordres. Il va falloir vous y faire. »
« C'est qu'on serait exigeant en plus… » John ronronna et se leva.
Sherlock était plus grand que lui, mais le Docteur pouvait être franchement intimidant s'il décidait que la nécessité s'en faisait sentir. Des hommes plus impressionnants qu'un simple garçon de bordel avaient compris qu'il fallait se calmer quand John montrait son côté Boss mafieux. C'était surprenant que Sherlock n'ait pas flanché comme tous les autres. Mais son visage pâlissait et ses pupilles se dilataient, montant un désir évident.
« Est-ce que je devrais te frapper pour que tu te soumettes ? » murmura John avec un sourire carnassier.
Sherlock déglutit mais campa sur ses positions.
« On peut commencer avec la cravache, si vous voulez. »
« Tu aimes ça ? »
« J'ai vu pire. » affirma mollement Sherlock en se délestant finalement de sa chemise.
John l'observa. Le torse pâle et dénudé, les tétons rosés et fermes, et quelques ecchymoses violacées à différents stades, de couleurs et de formes variées.
« Je vois que je ne suis pas le premier avec qui tu as essayé de jouer les génies. » dit-il doucement.
« Évidemment, et c'est même mon second atout. Je ne suis pas que doué pour sucer, je prends bien les coups sans en faire toute une histoire. » Affirma Sherlock en restant de marbre.
La suite le 18 novembre…et la semaine prochaine un nouveau drabble pour Les Secrets de Pall Mall et 221B Baker Street Private Library.
