Versailles Drabble
Chapitre 2:
Soleil sous Orange
Note de l'auteure : Hey ! Et me voilà de retour avec le chapitre 2 de Maastricht ! Alors, après l'intervention de Philippe et un pari plus que douteux, nous retrouvons nos héros avec, pour commencer, un merveilleux petit Lemon, si, si ! Donc, tout de suite, la suite de vos programmes !
La lumière coulait à flot des fenêtres de la salle du conseil et semblait accuser les deux hommes qui s'embrassaient avidement. Jamais, de toute sa vie et de tout les péchés qu'il aurait pu commettre, l'un d'entre eux n'aurait penser pouvoir commettre celui-là. Mais dieu, que c'était agréable. Il soupira tandis que l'autre lui mordillait le cou, lui laissant assez rapidement une marque violacée, seule témoin de cet acte qui pouvait paraître, aux yeux des autres, honteux, mais, à ce moment, qui pouvait s'en soucier ?
Bientôt, le marqué sentit les lèvres de son conjoint quitter la peau laiteuse de son cou pour attaquer celle de son torse, le faisant se cambrer un peu. Il laissa échapper un glapissement en sentant le brun descendre de plus en plus bas et les mains de celui-ci glisser le long de ses hanches pour atteindre ses cuisses nues qu'il écarta doucement.
Taquin, le brun s'amusait à embrasser l'intérieure de ses cuisses, à en choisir une qu'il mordillait, léchait, laissant ses marques sur cette peau encore trop vierge à son gout avant de s'attaquer à l'autre, lui faisant subir les mêmes outrages, guettant les réactions de son conjoint qui fermait les yeux et entrouvrait la bouche, soufflant fortement.
Le brun sourit, il avait réussi à faire tomber les défenses de son amant, il était à sa merci. Laissant ce qui le divertissait jusque là, le brun, les yeux emplis de luxure, attendis que l'autre ouvre les siens pour rencontrer des prunelles aussi bleues que celles qu'il possédait, qui semblaient demander plus et toujours plus.
N'hésitant maintenant plus depuis un certain temps quand à la marche à suivre, le brun remonta vers la bouche de son amant, non sans certains arrêts sur son ventre, le faisant frissonner sous ses lèvres, et cambrer au contact de ses mains qui remontaient depuis le creux de ses reins jusqu'à ses épaules avec une extrême lenteur. Continuant son ascension, le brun s'attaqua de nouveau au cou à la peau fragile de son amant, sachant par là qu'il aurait la réaction souhaitée.
Il retint un cris en sentant les dents du brun sur sa carotide, faisant attention à ce que personne ne puisse les entendre à l'extérieure de ces murs décorés de doré et de milles autres couleurs, de ce lieu devenu d'un coup le théâtre d'un acte secret.
Une vague de gémissements se fit entendre. Prit par surprise, il ne put retenir ce qu'il voulait conserver dans le fond de sa gorge, en sentant son amant lui titiller son anneau de chair en le retraçant d'un doigt lent avant de le pénétrer d'un coup. Le voilà qui haletait en même temps que de gémir, les yeux fermés, il se concentrait sur la sensation du doigt qui se trouvait maintenant être deux et qui faisaient un mouvement en ciseaux. Il gémissait, grognait, soufflait, perdant presque la tête entre la sensation des doigts experts et des lèvres joueuses de son amant qui s'évertuait à le rendre fou.
Et puis, alors qu'il allait craquer, tout s'arrêta. Il grogna de mécontentement en sentant le vide produit et fixa son brun qui, pour toute réponse, l'embrassa en le pénétrant lentement. Il eut le souffle coupé, se cambrant et écarquillant les yeux due au plaisir qui le saisit d'un coup.
Il sourit se laissant emporter dans l'abandon qui le faisait crier, soupirer, presque supplier. Plus vite, plus fort, le plaisir montait, lui faisait tout oublier.
Oublier là où il était, ce qui l'entourait, la possibilité que l'on puisse l'entendre. Seul son amant et son plaisir comptaient.
Ils se sourirent, de ce sourire complice qu'eux seuls pouvaient avoir, ce sourire de ceux qui partagent un secret qu'eux seuls pourraient comprendre.
Avide de contact plus ardents, plus passionnés, ils celèrent leurs lèvres partageant un fougueux baisé sauvage, témoin de toute la passion qu'il partageaient.
Les coups étaient rapides, désordonnés, chacun perdait pied, s'égaraient du sens de la réalité, oubliaient totalement gardes, nobles et ouvriers qui pourraient les entendre, ils étaient seuls, ici, et maintenant, ils étaient libres de toutes responsabilités, de tous devoirs.
Pour un instant, ils vivaient.
Au travers de deux trous dissimulés entre les multiples décorations murales, une paire d'yeux bleus voyaient ce qui se passait. Fébrile, leur porteur se détacha de son poste pour refermer le faux mur qui cachait lesdits trous et se tourner vers sa partenaire qui était aussi choquée que lui. Qu'avaient-ils vus ? Qu'avaient-ils vus ? Ils allaient se faire tuer.
OoOoOoO
En entrant dans ses appartements, Philippe crut que l'hiver était arrivé. À moins que ce ne soit le temps du jugement dernier.
Assis dans un mutisme glacial l'un à côté de l'autre et le visage aussi blanc que les premières neiges, Liselotte et Chevalier regardaient sans voir quoi que ce soit ce qui se trouvait en face d'eux, les yeux vides, ils semblaient être intérieurement morts. Inquiet et mal à l'aise devant cette situation qui lui échappait, le brun s'approcha d'eux, se postant en face sans avoir la moindre réaction. Il se mit à leur niveau en s'accroupissant mais ne réussit tout de même pas à se faire voir. Ils semblaient être sur une pente glissante, on pourrait presque croire à leur exécution prochaine. Il inclina légèrement la tête sur le côté et demanda d'une voix hésitante mais douce pour ne pas les brusquer.
« Tout va bien ? Il s'est passé quelque chose ? »
Deux paires d'yeux bleus effrayées se relevèrent vers lui avant de reprendre leur place initiale. Doucement, la main de Liselotte s'ouvrit et elle orienta son bras vers Chevalier avant de dire d'une voix neutre et quelque peu tremblante.
« J'ai gagné le pari. Chevalier, tu me dois mille. »
Sans quitter le point invisible qui se trouvait quelque part au loin devant lui, le Chevalier fouilla dans sa poche et en ressortit une petite bourse de cuir qu'il donna à la jeune femme sans un mot, sans un grognement, rien. Liselotte, comme un pantin aux articulations fragiles, plaça son gain sur le buffet qui se trouvait juste derrière eux avant de s'enfoncer de nouveau dans sa position muette.
Philippe ne dit rien, se contentant d'observer la scène avec les sourcils froncés. Un pari ? Oh non, ils n'allaient tout de même pas lui faire croire à cette bêtise ? Il crut au début à une mauvaise plaisanterie mais se rendit bien vite compte qu'au vu de la réaction de l'un comme de l'autre, la plaisanterie n'était pas de mise. Ils étaient sincères, et c'est ce qui le fit douter, et s'ils avaient raison ? Et s'il avait eu raison ? Et si son frère entretenait une relation charnelle avec… Non, peut-être s'agissait-il d'un autre pari et que les deux avaient, de ce fait, provoqué la colère d'un quelconque noble, ce qui expliquerait leur air effrayé, peut-être ne veulent-ils pas être prit. Oui, ça devait être ça. Il se redressa, quittant sa moue pensive et demanda simplement pour se rassurer, pour s'enlever un doute, tout en s'approchant du buffet pour se prendre un verre de vin rouge.
« De quel pari parles-tu Liselotte ? »
Un silence se fit. Il attendit un peu, avant que la remarque de sa femme ne le fasse se retourner.
« Tu le sais très bien. » Dit-elle avec un air assuré et presque sur le ton de l'évidence.
Il fixa sa femme qui s'était, avec Chevalier, retournée vers lui. Il se retint de lâcher son verre, ce n'était pas possible.
« Philippe, commença Chevalier avec le même ton calme que son amant plus tôt, mais avec encore de l'appréhension et de la crainte dans la voix. On les a vu.
-Vu. Se contenta-t-il de dire en assimilant les informations.
-Oui, dans la salle du conseil. Commença timidement Liselotte, les rôles s'inversaient.
-Le faux mur est resté ouvert et comme nous entendions ton frère faire d'étrange bruit… »
Le blond s'arrêta, Philippe venait de se laisser tomber dans son fauteuil, les yeux dans le vide. Ce n'était PAS possible.
« Philippe. Reprit Chevalier. On a peur maintenant. »
Le brun se redressa, regardant son amant. De quoi avait-il peur ?
« Et si ton frère le savait que l'on se trouvait là ? Continua Liselotte.
-Et s'il savait que l'on avait vu ce qui s'était passé ?
-C'est que…Pour moi, commença Liselotte, je ne risque pas grand chose comme je suis ta femme. Mais pour Chevalier…Il risque gros, surtout qu'il s'est déjà fait remarquer. » Finit-elle, appuyée par les yeux apeurés et implorants du blond visé.
Le cadet ne dit rien. Après tout, s'ils disaient vrai il n'y avait rien à dire. S'ils disaient vrai, ils avaient raison d'avoir peur, c'était légitime. Mais…
« Pourquoi avoir regarder alors ? »
Ils ne dirent rien, baissant simplement et honteusement la tête. Bon ce n'était rien, après tout, son frère, d'après leurs dires, n'avait qu'à pas attirer l'attention, il n'avait qu'à être moins bruyant. Il posa son verre sur une petite table à ses côtés et se pinça l'arrête du nez.
Ce n'était pas vrai, ils se sont trompés, ils ont forcément vu autre chose, quelqu'un d'autre, pas vrai ?
OoOoOoO
Les deux rois quittèrent la salle du conseil, saluant ministres et conseillers qui félicitaient leur monarque pour cette négociation rudement menée, bien qu'ils n'avaient pas eu ce qu'ils voulaient. Ils l'auraient surement la prochaine fois. Louis hocha simplement la tête et leur fit un signe qui leur intimait de s'en aller. Bontemps et Marshal observèrent leur roi et celui d'Hollande avant de suivre le mouvement sous un nouveau geste de leur monarque. Alors, que tout le monde le quittait peu à peu, le châtain se retourna vers Guillaume qui le fixait avec un visage neutre, l'imitant à merveille.
Ils attendirent que les couloirs soient vides pour se sourire de façon complice. Puis, regardant au préalable si personne ne pouvait les voir ou les entendre, Guillaume prit la parole d'un ton un peu préoccupé.
« Dis-moi, tu es sûr que personne ne sait ce qui s'est passé ce matin ? »
Louis rit un peu avant de lui dire de façon assuré que personne ne passait par la salle de conseil en fin de matinée.
« Et puis, de tout façon, comment veux-tu que qui que se soit nous voient ?
-Je ne sais pas moi. Dit-il de façon sarcastique, cherchant faussement un argument déjà tout fait. Peut-être grâce au faux mur que tu as fait construire et qui cache les deux trous qu'il y a dans le mur.
-Mais il était fermé. Sourit le français. Et puis comment tu en arrives à des suppositions pareilles ?
-Ou peut-être que quelqu'un a pu nous entendre et se poser des questions. Continuait l'autre.
-Mais puisque je te dis que personne ne vient jamais en fin de matinée dans cette aire du château. Ils sont tous aux salons ou dans leurs appartements.
-Et si quelqu'un était en retard. Hein ? C'est possible tu sais. Il ou elle passe et là, il ou bien elle, toujours, aurait pu entendre son roi et...
-Et se poser des questions ? Alors tu insinuerais qu'un noble douterait de son roi ? Continuait-il, sur une humeur un peu changeante.
-Oui, pourquoi pas. Suivit le brun qui n'avait pas quitter son ton ironique de toute la discussion.
-Tu te rends compte de ce que tu me dis ? Tu n'es ici que depuis peu et je te rappel que l'on se trouve dans mon palais. Personne n'a à rediscuter mon pouvoir et tout les nobles se trouvant ici le savent. Si tu ne crois pas en leur fiabilité chez toi, c'est ton problème, mais sache qu'ici, tout le monde sait ce qu'il ne faut pas faire et ce que l'acte simple de m'espionner durant toute activité pourrait leur faire vivre, tout comme le fait de douter de moi d'ailleurs. Maintenant arrête, si c'était pour craindre à se point d'être vu, tu aurais dû refuser. Dit d'un ton sec Louis.
-Ce n'est pas la peine de t'énerver, ce n'était qu'une supposition, c'est tout. J'avais juste une intuition, une simple intuition. Je ne voulais pas spécialement te remettre en question. »
Sourit-il gentiment, et presque d'un air charmeur, aguicheur ou lubrique, montrant qu'il ne voulait en rien se fâcher avec le châtain. Louis souffla, puis, après un petit sourire, lui prit la main, l'entraînant à sa suite jusqu'à ses appartements.
OoOoOoO
« Oh et puis Guillaume à des yeux ! Lança le Chevalier.
-Pourquoi tu dis ça ? Tu as vu ses yeux ? Demanda Liselotte, suspecte, tout en croquant dans une sucrerie.
-Oh, oui, sûrement pendant une minute ou deux. »
Dit le blond sans réellement se rendre compte de ce qu'il avançait. Liselotte fit de gros yeux en direction de Philippe qui, des prunelles aussi grosses qu'elle, se demandait si son amant était vraiment intelligent. Il était choqué, c'est tout, ça allait progressivement monter.
« Donc, tu veux dire que…S'étrangla Liselotte. Qu'il nous a vu ?! »
Le Chevalier perdit son sourire et devint aussi blanc qu'un linge et eut le même blocage que Liselotte qui se rendit compte de la réelle situation en posant sa question et en voyant le sourire de Chevalier s'effacer. Philippe se pinça l'arrête du nez. Mais ce n'étais pas vrai, c'était quoi ces boulets ? Il leva les yeux vers eux, comprenant qu'ils étaient repartis dans leur mutisme de prisonnier voyant la corde ou le bucher. Il reprit sa position initiale, désespéré. Et c'était repartit.
Note de l'auteure : Et tadaa ! Le chapitre 2 de cette série est finie ! Alors ? Alors ? Bon, pour le chapitre 3, qui est l'avant dernier chapitre, nous aurons des demandes ainsi que des propositions étranges. Attention, langage un peu cru. En même temps, aux vues des demandes que va formuler l'un d'entre eux. Enfin, vous verrez bien, hein ? XD
Bon, bah, on se retrouve vite !
Big bisous à tous et à toutes mes lapins en guimauve sucrée du Vietnam à Panama !
