Pour les âmes sensibles, munissez-vous peut-être de mouchoir et pour ceux qui voudraient s'en prendre à l'auteur, patientez un peu elle va se rattraper.

En passant un petit coucou, un immense merci et un gros bisous à Laetitia pour être la bêta de cette fic et de bien d'autres.

Important! J'ai quelques petites précisions pour vous mes petits loups:

1. Je n'ai pas arrêté d'écrire au contraire, cependant suite à divers problèmes encourus sur fanfiction, nous sommes plusieurs à avoir décidé de créer un nouveau site sans censure ou du moins tout est permis du moment que c'est légal. Ce site est en construction et je vous fournirez l'adresse dès que je l'aurai.

2. Je compte ne rien publier de plus tanta que je n'aurai pas au moins chap pour chaque fic. J'en ai un pour une de mes nouvelles fics, plusieurs pour celle que je fais en coécriture avec Ertis, pour le royaume de Faërendil, pour je ne suis rien et passer à côté de sa vie avance bien.

3. Je compte ne poster sur fanfiction que le royaume de Faërendil et retirer les autres pour les mettre sur le nouveau site.

4. Le nouveau site propose divers services. Celui dont je serai responsable permettra aux novices qui n'osent pas se lancer dans l'écriture d'obtenir l'aide ou la coécriture avec d'autres auteurs plus chevronnés. Cette aide est gratuite et donnée de bon coeur, de plus si ça peut vous permettre de vous lancer, ça n'en sera que tout bénéfice pour nous.

Voilà ce que j'avais à vous dire. J'espère que vous ne m'en voulez pas trop mais je promets que je n'ai pas arrêté d'écrire. J'ai juste un peu moins de temps puisque j'ai mon mémoire à faire cette année en plus du boulot journalier.

Bisous à toutes et tous.

Chapitre 2 : La trahison est parfois plus proche qu'on ne le pense.

Harry avait vécu ces dernières semaines de vacances avec beaucoup de difficultés, son oncle l'avait affamé d'avantage et l'avait battu encore plus que d'habitude.

Il avait perdu beaucoup de poids et son corps comportait une collection assez impressionnante d'ecchymoses et de coupures dues aux multiples coups qu'il recevait chaque jour.

Il priait pour que ces vacances se terminent rapidement car dans le cas contraire, il n'était pas certain de rester en vie.

Il ne restait plus que quatre jours avant que Harry ne puisse revoir sa maison et son professeur de père, mais comment réagir face à lui, il le détestait et ne se privait pas de le lui montrer. Harry savait qu'il ne supporterait pas la haine de son père, c'était la dernière personne de sa famille vivante. A cette idée, des larmes de souffrance glissaient le long des joues trop pâles.

La veille de son départ, son oncle ivre entra dans sa chambre, Harry fit semblant de dormir espérant qu'il s'en aille.

Malheureusement, celui-ci s'installa sur le lit et commença à caresser son neveu. Harry se tendit et essaya de se débattre mais le manque de nourriture et les coups qu'il avait reçus plus tôt l'empêchèrent de bouger. Son oncle parvint facilement à le déshabiller. Furieux qu'on ne le laisse pas faire, il s'enfonça durement dans l'antre jusque là inviolé de Harry. Ce dernier hurla de douleur et s'évanouit. Son oncle ne l'avait même pas remarqué et avait continué durant une heure cet horrible abus. Du sang avait coulé de l'antre désormais meurtri, des bleus étaient apparus sur les hanches du survivant et des griffures marquaient son torse. Instinctivement, il se roula en boule, des perles salées glissant le long de ses joues trop pâles. L'enfer demeure irréel tant qu'on y a pas goûté mais désormais le sien avait un goût de d'amertume, de haine, de lassitude et de traîtrise.

Harry se réveilla le lendemain complètement perdu, son corps lui faisait atrocement mal et plus particulièrement une certaine région de son anatomie, et il se souvint de ce que son oncle avait perpétré sur son corps. Il se sentait tellement seul et sale, si sale, et pas seulement à cause du sang ou des blessures mais à cause de cette couche de saleté invisible si lourde, comme un poids de plus sur des épaules qui avaient pourtant déjà tant à supporter. Peut-être était-ce là sa punition pour avoir tué tout ces gens dont sa mère, James, Sirius et Cédric ? Alors il devait être fort et supporter en silence la douleur et la honte, la punition était sévère mais méritée pensait-il après tout la haine de son vrai père était tout à fait justifiée.

Son oncle lui ordonna de se préparer et de manger sa ration quotidienne mais lorsqu'il voulut la goûter, il se rendit compte qu'elle n'avait plus aucun goût. Il avait l'impression de ne pouvoir avaler quoi que soit, sa gorge étant obstruée par garrot imaginaire.

Lorsqu'il s'était vu dans le miroir, il avait eu envie de vomir, la vue de son corps lui était insupportable tout à coup, il ne voulait qu'une chose que cette image disparaisse et lui avec.

Il fit couler l'eau chaude mais il avait si froid, un froid glacé venant de l'intérieur.

Il tremblait, pleurait mais il ne voulait pas. Il ne savait plus, c'était trop dur, toute cette haine, c'est au-dessus de ces forces, il ne lui restait que ses amis qu'il reverrait dans quelques heures, eux au moins l'aimaient. Si seulement, il avait su que l'espoir est vain et que jamais le bonheur ne lui serait un jour permis…

Il finit de se préparer et son oncle le déposa à l'entrée de la gare avant de démarrer en trombe.

Harry mit sa malle sur un chariot et avança, mais il avait beaucoup de difficultés à supporter le contact rapproché des étrangers autours de lui. Un simple frôlement était devenu un supplice et être touché une véritable torture. Il était en avance alors il s'assit à l'écart des gens. Il entreprit de terminer les devoirs que ses corvées et punitions lui avaient empêchés de réaliser. De toute façon, il ne devait pas en faire d'excellent s'il ne voulait pas surpasser Ron.

Harry détestait le travail bâclé alors il refaisait toujours ses devoirs dans des cahiers mais jamais il ne les avait remis à l'un de ses professeurs pourtant certains pour ne pas dire tous mériteraient qu'on y jette un coup d'œil.

L'heure de se rendre à la voie 9 ¾ approchait et ses amis lui avaient tant manqué.

Il rassembla ses affaires et passa le mur pour le Poudlard express.

Il allait monter dans le train quand il reconnu des voix par la fenêtre ouverte d'un compartiment.

-« On va encore devoir se coltiner Potter, ça devient vraiment ennuyeux de l'entendre se plaindre qu'il n'a plus ses parents, que Voldemort est après lui et maintenant que son cher parrain est décédé. Franchement, il a tout ce dont on peut rêver, il a autant d'argent qu'il veut et puis il est toujours le centre de l'attention, non là c'est trop. »

-« Tu as raison Ron et puis qui nous dit qu'il n'a pas rejoint tu-sais-qui pendant les vacances, ça expliquerait pourquoi il nous a tous conduit dans un piège au Ministère et pourquoi il a tué son parrain, nous franchement je crois que ses parents auraient honte de lui. Je ne comprends pas comment Sirius a pu vouloir de lui comme filleul… »

Les dernières phrases eurent raison de ses larmes, ses yeux étaient désormais vides, vides de toute joie, de toute vie et de tout espoir.

« Peut-être que si Voldemort me tuait maintenant ils se sentiraient tous beaucoup mieux. »

Ils n'avaient dorénavant plus d'amis, il était totalement seul. Il se dirigea vers un compartiment vide et s'y assit. Il sortit de sa malle, sa cape d'invisibilité et la porta au moins personne ne le verrait pleurer puisque c'est ce qui les dérangeaient tant.

Il venait de se rendre compte que la vie était cruelle avec lui mais c'est surtout pour l'éduquer et le punir, personne ne devait l'aimer, c'était tout ce qui lui était permis. Il devait mourir, il était tellement transparent. De toute façon, personne ne serait triste s'il quittait cette planète au contraire ils fêteraient sûrement l'événement, après tout, tout est de sa faute, toute cette souffrance, toutes ces morts.

Les larmes d'un ange mais s'il est déchu par ses paires, restent toujours pures et leur contact brûle.

La culpabilité est un lourd fardeau pour tout le monde mais pour Harry ce n'est même plus un poids mais un mal insidieux qui coule dans ses veines et ravit chaque jour un peu plus de vie, comme un ultimatum qui ne pourra jamais être respecté. Lors de l'échéance finale, Harry succomberait et personne ne pourrait le sauver.

Pour le moment ce n'est qu'une longue agonie dans une douleur permanente.

A suivre