Droits d'auteur : Rien ne m'appartient comme toujours.
Couple : L/L
Résumé du chapitre précédent : Après sa gaffe, Rory peut à peine parler à sa mère parce qu'elle a trop honte. Lorelai croit que celle-ci la déteste et retourne à l'auberge pour se réfugier auprès de Luke. Lorelai rompt définitivement avec Jason. On se quitte en voyant Luke et Lorelai se diriger vers le resto pour prendre un café.
Résumé de ce chapitre : Luke et Lorelai discute de leur relation au restaurant.
Donc commençons :
Nous sommes en 2034. La situation sur la Terre est catastrophique... (oups!! Mauvaise émission... lol)
Ils marchaient vers le restaurant en silence en se tenant la main. Lorelai pensait à tout ce qui avait changé ce soir-là. Elle savait maintenant que tout ne serait plus jamais pareil. Rory, ses parents... Luke! Elle sourit à cette pensée. Jason avait eu raison. Tout s'était passé très vite. Ça ne faisait qu'un peu plus d'une semaine que Luke l'avait invité au mariage de sa sœur. En amis qu'elle croyait. Mais, il lui avait dit qu'elle était belle, il l'avait invité à danser. Et oui, Luke savait danser! Et très bien même. Puis, il l'avait invité au cinéma. En amis ou en plus- qu'amis? Elle était confuse. L'idée de sortir avec Luke lui avait déjà traversé l'esprit, plusieurs années auparavant, quand elle l'avait aidé à repeindre le restaurant. Par contre, après son mariage, elle avait abandonné l'idée, mais ses sentiments étaient toujours là. Elle avait été très jalouse de Nicole. Elle le savait maintenant. Mais que voulait Luke maintenant divorcé? Était-il un ami ou un potentiel petit ami? Elle était devenue nerveuse en sa compagnie. Elle tombait sur les tables et oubliait son français. Ce soir, il avait mis les choses au clair. Il lui avait donné des fleurs, ils avaient échangé des regards, il l'avait confronté au sujet de Jason, il l'avait embrassé...
Lentement, son pouce glissa sur l'index de Luke. Cette caresse le rendait nerveux, mais dans une bonne voie. Combien de fois avait-il imaginé que tout ceci se produise? Elles étaient innombrables. Mon Dieu pensait-il. Dieu qu'il l'avait aimé. Et un jour, il avait décidé qu'il fallait bouger, changer d'obsession. Il sortit avec quelqu'un d'autre. Et un jour sur une stupide croisière, il l'avait marié, la pire erreur de sa vie. Le mariage n'avait pas marché, son cœur n'y était pas, ils avaient divorcé. Et puis un jour, Dieu seul sait pourquoi, il avait acheté un bouquin de croissance personnelle qui lui avait dit la chose suivante : va chercher ce que tu veux. Tu sais que tu aimes Lorelai, dis-lui. Ce qu'il fit. Ils étaient maintenant en train de marcher vers son restaurant, main dans la main et elle répondait à son affection.
Ils étaient maintenant rendus au restaurant. Luke monta l'escalier et déverrouilla la porte. Ils entrèrent et se dirigèrent vers le comptoir. Ils restaient tous les deux silencieux ne sachant pas comment briser le malaise qui s'était glissé entre eux. Luke commença à préparer du café.
« Veux-tu un peu de tarte. Demanda-t-il
- SVP.
- Une minute » dit-il en se dirigeant vers la cuisine.
'Dieu qu'il est bien, pensait-elle, attends que je dise à Rory ce qui se passe'. À ce moment, elle réalisa qu'elle ne pouvait en parler à Rory, car Rory la détestait. Soudain, le souvenir de sa dispute avec sa fille refaisait surface dans sa mémoire. Son erreur, son entêtement et la manière dont Lorelai avait réagi à tout ça la prenaient en dedans comme si elle faisait une crise cardiaque. 'Mais qu'est-ce que j'ai fait?' Pensa-t-elle à nouveau alors que des larmes lui montaient aux yeux. Elle s'accouda au comptoir et enfouit sa tête dans ses bras. Comment avait-elle pu laisser les choses se désintégrer à un tel point avec sa fille? Elle aurait dû être supportive et compréhensive au lieu de la démolir comme elle l'avait fait. Il était sûr que ce que Rory avait fait était très mal, mais est-ce que ça méritait toutes les choses qu'elle lui avait dites? Maintenant, elle croyait être la pire mère du monde tombant dans les bras d'un homme pendant que sa fille vivait la pire crise de sa vie. Mais, en même temps, elle n'était pas capable de bouger. Elle ne trouvait pas le courage de se lever et de retourner chez elle consoler sa fille. Elle avait tellement honte d'elle-même. À cette pensée, les larmes de Lorelai se transformaient en sanglots et la boule qui lui restait dans la gorge éclata.
Pendant ce temps dans la cuisine, Luke s'affairait à préparer une assiette de beignes et de Sunday au chocolat pour Lorelai. Il savait qu'elle préférait la tarte, mais ce stupide César l'avait toute servie au souper ce soir-là. Comment il l'a fait? Il ne le savait pas. Tous ses clients habituels étaient à l'auberge. Il termina le dessert de Lorelai et il lui amena en s'excusant de ne plus avoir de tarte. Lorsqu'il la vit en pleurs sur le comptoir, il lança l'assiette à côté d'elle et la prit dans ses bras aussitôt.
« C'est rien, Lorelai, laisse-le tomber. Ce Jason ne mérite pas la moitié de ce que tu as. C'est un imbécile, allons, tu sais que ça va aller.
- Si ce n'était que Jason, s'exclama Lorelai. Il n'est un grain de sable de stupidité dans un univers de conneries ».
Luke rit en entendant la métaphore, même en pleine crise, Lorelai était capable de continuer à faire de blagues.
« Qu'est-ce qui se passe alors?
- Oh Luke, je ne peux pas t'en parler pour l'instant. C'est trop grave, c'est trop énorme.
- Est-ce que ç'a quelque chose à voir avec Rory? Si quelqu'un lui a fait du mal, je te jure que je vais le tuer.
- Personne n'a fait de mal à Rory. C'est elle qui a fait une gaffe.
- Quelle gaffe?
- Je ne peux pas en parler pour l'instant, c'est trop personnel. Même moi je n'aurais jamais dû le savoir, dit-elle en éclatant en sanglots.
- Shhh... Ça va aller... Ça va aller...
- J'ai tellement tout gâché. J'ai paniqué quand j'ai vu ce qu'elle avait fait. Je l'ai engueulé et maintenant elle me déteste. Je suis la pire mère du monde».
Luke n'en croyait pas ses oreilles. Il avait entendu Lorelai dire des conneries dans sa vie, mais jamais il ne l'avait entendu douté de ses talents de mère. Elle était une mère fabuleuse, la meilleure à ses yeux. Il sortit de leur embrassade et s'agenouilla devant elle pour qu'elle puisse le fixer dans les yeux.
« Écoute Lorelai, ne dit rien et écoute moi bien, ok? Je ne veux plus jamais t'entendre dire ça, ok? Jamais. Répond à ma question : combien de mères ont une fille qui va à Yale?
- Des milliers.
- Ok. Maintenant, combien de mères ont une fille qui va à Yale et qui ont une relation aussi proche l'une de l'autre que toi et elle?
-Un peu moins
- Ok. Combien de mères célibataires ont une fille qui va à Yale et ont une relation aussi proche l'une de l'autre?
- Un peu moins
- Ok. Combien de mères célibataires qui ont accouché à seize ans ont une fille qui va à Yale et qui ont une relation aussi proche l'une de l'autre?
- Un peu moins, dit-elle avec une tonne de sanglots la voix.
- Tu es probablement la seule. Tu es la meilleure mère qui existe sur cette damnée Terre. Seigneur Lorelai. Tu es la seule femme sur cette planète qui pourrait faire de la pire gaffe la meilleure chose qui soit arrivé à quelqu'un ».
Lorelai sentait des larmes montaient à ses yeux. « Pourquoi? Pourquoi es-tu aussi bon avec moi?
- Tu le mérites.
- Non, personne sur cette Terre ne mérite tout ce que tu viens de dire.
- Tout ce que j'ai dit est vrai ».
Lorelai ne pouvait plus résister. Elle se jeta au cou de Luke et écrasa ses lèvres contre les siennes. Luke répondit immédiatement au baiser pendant qu'elle glissait ses mains autour de son cou. Il agrippa ses hanches et l'entraîna à se lever debout sans briser le baiser. L'attirant plus près de lui, il la laissa explorer ses lèvres, mettre sa main dans ses cheveux, promener sa langue sur sa lèvre inférieure. Il avait été surpris par son initiative, mais répondit en la laissant entrer dans sa bouche, la caressant avec la sienne, en lui faisant la même chose qu'elle lui faisait. Le baiser continua ainsi plusieurs minutes, leurs corps collés l'un contre l'autre, leurs langues s'entrelaçant.
Elle n'avait pas prévu de l'embrasser comme ça, mais l'entendre dire toutes ces choses ne lui donnait pas le choix. Comment pouvait-elle ne pas avoir vu cet homme pendant toutes ses années? Il avait été droit devant elle, lui donnait tout ce qu'il pouvait, laissait tout tomber pour elle et pendant tout ce temps, elle restait dans le déni, refusait de le voir. Était-elle effrayée? Elle ne le savait pas. Tout ce qu'elle savait, pour l'instant, était que maintenant, collé contre lui, elle était bien. Elle n'en voulait ni plus ni moins, seulement l'embrasser et rester collée contre lui. Le sentiment qu'elle vivait avec ce troisième baiser était le meilleur qu'elle avait vécu ce soir-là. Ce sentiment était réconfortant, lui faisait oublier toutes ces gaffes qui avaient été faites ce soir-là, autant les siennes que celles de Rory ou de ses parents. Elle était soulagée, soulagée que tout n'aille pas si mal, qu'elle aurait quelque chose sur laquelle compter pendant toutes ces épreuves. Elle l'embrassait maintenant, la seule personne pour laquelle elle avait totalement confiance.
Bientôt, ils manquèrent d'air. L'intensité de leur baiser était tellement grande qu'ils en avaient oublié de respirer. Ni un ni l'autre ne voulaient, par contre, briser ce dans quoi ils s'étaient engagés. Sans air, respirant fortement, leurs regards restaient fixés. Aucun d'entre eux n'était capable de s'évader de cette prison dans laquelle ils s'étaient fait prendre. Pourtant, ils n'étaient pas de se sortir de leur embrassade. Leurs fronts étaient collés l'un à l'autre. Ses bras à elle étaient toujours autour de son cou, ses mains à lui toujours autour de ses anches. Ils se placèrent deux rapides baisers sur leurs lèvres. Le premier était ce qu'ils avaient laissé à l'ancien, le deuxième était la suite du premier qui s'était arrêté à cause du manque d'air.
Ils ne savaient pas combien de temps ils étaient restés dans cette position, le front collé à celui de l'autre, sa main dans ses cheveux, ses mains dans le creux de son dos. Par contre, ils savaient que leurs yeux ne pouvaient s'éloigner...
---------------------------------
Rory avait fait un somme de quelques heures quand elle eut l'urgent besoin de prendre un peu d'air. Celui de la maison était devenu irrespirable. Il sentait Dean, il sentait la sueur. Elle voyait des signes de son erreur partout dans la maison : la caméra de sa mère sur la petite table à côté du téléphone, son manteau sur le bras du divan, quelques disques qu'elle avait oubliés sur le meuble du salon, ses chaussures sur le plancher de la cuisine, sans parler de sa chambre dans laquelle elle était incapable de mettre les pieds.
Elle mit un autre manteau, d'autres chaussures et marcha en se demandant où pouvait-elle aller. Elle se dirigea vers le square en espérant n'y rencontrer personne. Une rencontre aurait signifier devoir expliquer ses yeux rougis, son absence de l'auberge ou simplement le fait qu'elle soit dehors à prendre une marche à deux heures du matin. Les dernières personnes qu'elle aurait voulu voir auraient été Dean ou Lindsey. Quand elle les vit marcher depuis la direction de leur appartement vers l'endroit où elle était, elle courut vers le seul endroit autre que sa maison qu'elle considérait comme chez elle. Sans prendre en compte ce qu'il y a avait à l'intérieur, elle entra dans le restaurant de Luke et se heurta à une vision qui était cauchemardesque pour elle pour l'instant. Elle avait gâché l'ouverture de l'auberge, maintenant, elle gâchait les premiers instants de sa mère avec celui qu'elle avait considéré comme étant son père depuis tant de temps. Elle fuit sans laisser le temps à l'un ou l'autre de dire un mot. Elle courut et courut encore sans savoir où elle s'en allait.
À suivre...
Lire et commenter SVP.
Couple : L/L
Résumé du chapitre précédent : Après sa gaffe, Rory peut à peine parler à sa mère parce qu'elle a trop honte. Lorelai croit que celle-ci la déteste et retourne à l'auberge pour se réfugier auprès de Luke. Lorelai rompt définitivement avec Jason. On se quitte en voyant Luke et Lorelai se diriger vers le resto pour prendre un café.
Résumé de ce chapitre : Luke et Lorelai discute de leur relation au restaurant.
Donc commençons :
Nous sommes en 2034. La situation sur la Terre est catastrophique... (oups!! Mauvaise émission... lol)
Ils marchaient vers le restaurant en silence en se tenant la main. Lorelai pensait à tout ce qui avait changé ce soir-là. Elle savait maintenant que tout ne serait plus jamais pareil. Rory, ses parents... Luke! Elle sourit à cette pensée. Jason avait eu raison. Tout s'était passé très vite. Ça ne faisait qu'un peu plus d'une semaine que Luke l'avait invité au mariage de sa sœur. En amis qu'elle croyait. Mais, il lui avait dit qu'elle était belle, il l'avait invité à danser. Et oui, Luke savait danser! Et très bien même. Puis, il l'avait invité au cinéma. En amis ou en plus- qu'amis? Elle était confuse. L'idée de sortir avec Luke lui avait déjà traversé l'esprit, plusieurs années auparavant, quand elle l'avait aidé à repeindre le restaurant. Par contre, après son mariage, elle avait abandonné l'idée, mais ses sentiments étaient toujours là. Elle avait été très jalouse de Nicole. Elle le savait maintenant. Mais que voulait Luke maintenant divorcé? Était-il un ami ou un potentiel petit ami? Elle était devenue nerveuse en sa compagnie. Elle tombait sur les tables et oubliait son français. Ce soir, il avait mis les choses au clair. Il lui avait donné des fleurs, ils avaient échangé des regards, il l'avait confronté au sujet de Jason, il l'avait embrassé...
Lentement, son pouce glissa sur l'index de Luke. Cette caresse le rendait nerveux, mais dans une bonne voie. Combien de fois avait-il imaginé que tout ceci se produise? Elles étaient innombrables. Mon Dieu pensait-il. Dieu qu'il l'avait aimé. Et un jour, il avait décidé qu'il fallait bouger, changer d'obsession. Il sortit avec quelqu'un d'autre. Et un jour sur une stupide croisière, il l'avait marié, la pire erreur de sa vie. Le mariage n'avait pas marché, son cœur n'y était pas, ils avaient divorcé. Et puis un jour, Dieu seul sait pourquoi, il avait acheté un bouquin de croissance personnelle qui lui avait dit la chose suivante : va chercher ce que tu veux. Tu sais que tu aimes Lorelai, dis-lui. Ce qu'il fit. Ils étaient maintenant en train de marcher vers son restaurant, main dans la main et elle répondait à son affection.
Ils étaient maintenant rendus au restaurant. Luke monta l'escalier et déverrouilla la porte. Ils entrèrent et se dirigèrent vers le comptoir. Ils restaient tous les deux silencieux ne sachant pas comment briser le malaise qui s'était glissé entre eux. Luke commença à préparer du café.
« Veux-tu un peu de tarte. Demanda-t-il
- SVP.
- Une minute » dit-il en se dirigeant vers la cuisine.
'Dieu qu'il est bien, pensait-elle, attends que je dise à Rory ce qui se passe'. À ce moment, elle réalisa qu'elle ne pouvait en parler à Rory, car Rory la détestait. Soudain, le souvenir de sa dispute avec sa fille refaisait surface dans sa mémoire. Son erreur, son entêtement et la manière dont Lorelai avait réagi à tout ça la prenaient en dedans comme si elle faisait une crise cardiaque. 'Mais qu'est-ce que j'ai fait?' Pensa-t-elle à nouveau alors que des larmes lui montaient aux yeux. Elle s'accouda au comptoir et enfouit sa tête dans ses bras. Comment avait-elle pu laisser les choses se désintégrer à un tel point avec sa fille? Elle aurait dû être supportive et compréhensive au lieu de la démolir comme elle l'avait fait. Il était sûr que ce que Rory avait fait était très mal, mais est-ce que ça méritait toutes les choses qu'elle lui avait dites? Maintenant, elle croyait être la pire mère du monde tombant dans les bras d'un homme pendant que sa fille vivait la pire crise de sa vie. Mais, en même temps, elle n'était pas capable de bouger. Elle ne trouvait pas le courage de se lever et de retourner chez elle consoler sa fille. Elle avait tellement honte d'elle-même. À cette pensée, les larmes de Lorelai se transformaient en sanglots et la boule qui lui restait dans la gorge éclata.
Pendant ce temps dans la cuisine, Luke s'affairait à préparer une assiette de beignes et de Sunday au chocolat pour Lorelai. Il savait qu'elle préférait la tarte, mais ce stupide César l'avait toute servie au souper ce soir-là. Comment il l'a fait? Il ne le savait pas. Tous ses clients habituels étaient à l'auberge. Il termina le dessert de Lorelai et il lui amena en s'excusant de ne plus avoir de tarte. Lorsqu'il la vit en pleurs sur le comptoir, il lança l'assiette à côté d'elle et la prit dans ses bras aussitôt.
« C'est rien, Lorelai, laisse-le tomber. Ce Jason ne mérite pas la moitié de ce que tu as. C'est un imbécile, allons, tu sais que ça va aller.
- Si ce n'était que Jason, s'exclama Lorelai. Il n'est un grain de sable de stupidité dans un univers de conneries ».
Luke rit en entendant la métaphore, même en pleine crise, Lorelai était capable de continuer à faire de blagues.
« Qu'est-ce qui se passe alors?
- Oh Luke, je ne peux pas t'en parler pour l'instant. C'est trop grave, c'est trop énorme.
- Est-ce que ç'a quelque chose à voir avec Rory? Si quelqu'un lui a fait du mal, je te jure que je vais le tuer.
- Personne n'a fait de mal à Rory. C'est elle qui a fait une gaffe.
- Quelle gaffe?
- Je ne peux pas en parler pour l'instant, c'est trop personnel. Même moi je n'aurais jamais dû le savoir, dit-elle en éclatant en sanglots.
- Shhh... Ça va aller... Ça va aller...
- J'ai tellement tout gâché. J'ai paniqué quand j'ai vu ce qu'elle avait fait. Je l'ai engueulé et maintenant elle me déteste. Je suis la pire mère du monde».
Luke n'en croyait pas ses oreilles. Il avait entendu Lorelai dire des conneries dans sa vie, mais jamais il ne l'avait entendu douté de ses talents de mère. Elle était une mère fabuleuse, la meilleure à ses yeux. Il sortit de leur embrassade et s'agenouilla devant elle pour qu'elle puisse le fixer dans les yeux.
« Écoute Lorelai, ne dit rien et écoute moi bien, ok? Je ne veux plus jamais t'entendre dire ça, ok? Jamais. Répond à ma question : combien de mères ont une fille qui va à Yale?
- Des milliers.
- Ok. Maintenant, combien de mères ont une fille qui va à Yale et qui ont une relation aussi proche l'une de l'autre que toi et elle?
-Un peu moins
- Ok. Combien de mères célibataires ont une fille qui va à Yale et ont une relation aussi proche l'une de l'autre?
- Un peu moins
- Ok. Combien de mères célibataires qui ont accouché à seize ans ont une fille qui va à Yale et qui ont une relation aussi proche l'une de l'autre?
- Un peu moins, dit-elle avec une tonne de sanglots la voix.
- Tu es probablement la seule. Tu es la meilleure mère qui existe sur cette damnée Terre. Seigneur Lorelai. Tu es la seule femme sur cette planète qui pourrait faire de la pire gaffe la meilleure chose qui soit arrivé à quelqu'un ».
Lorelai sentait des larmes montaient à ses yeux. « Pourquoi? Pourquoi es-tu aussi bon avec moi?
- Tu le mérites.
- Non, personne sur cette Terre ne mérite tout ce que tu viens de dire.
- Tout ce que j'ai dit est vrai ».
Lorelai ne pouvait plus résister. Elle se jeta au cou de Luke et écrasa ses lèvres contre les siennes. Luke répondit immédiatement au baiser pendant qu'elle glissait ses mains autour de son cou. Il agrippa ses hanches et l'entraîna à se lever debout sans briser le baiser. L'attirant plus près de lui, il la laissa explorer ses lèvres, mettre sa main dans ses cheveux, promener sa langue sur sa lèvre inférieure. Il avait été surpris par son initiative, mais répondit en la laissant entrer dans sa bouche, la caressant avec la sienne, en lui faisant la même chose qu'elle lui faisait. Le baiser continua ainsi plusieurs minutes, leurs corps collés l'un contre l'autre, leurs langues s'entrelaçant.
Elle n'avait pas prévu de l'embrasser comme ça, mais l'entendre dire toutes ces choses ne lui donnait pas le choix. Comment pouvait-elle ne pas avoir vu cet homme pendant toutes ses années? Il avait été droit devant elle, lui donnait tout ce qu'il pouvait, laissait tout tomber pour elle et pendant tout ce temps, elle restait dans le déni, refusait de le voir. Était-elle effrayée? Elle ne le savait pas. Tout ce qu'elle savait, pour l'instant, était que maintenant, collé contre lui, elle était bien. Elle n'en voulait ni plus ni moins, seulement l'embrasser et rester collée contre lui. Le sentiment qu'elle vivait avec ce troisième baiser était le meilleur qu'elle avait vécu ce soir-là. Ce sentiment était réconfortant, lui faisait oublier toutes ces gaffes qui avaient été faites ce soir-là, autant les siennes que celles de Rory ou de ses parents. Elle était soulagée, soulagée que tout n'aille pas si mal, qu'elle aurait quelque chose sur laquelle compter pendant toutes ces épreuves. Elle l'embrassait maintenant, la seule personne pour laquelle elle avait totalement confiance.
Bientôt, ils manquèrent d'air. L'intensité de leur baiser était tellement grande qu'ils en avaient oublié de respirer. Ni un ni l'autre ne voulaient, par contre, briser ce dans quoi ils s'étaient engagés. Sans air, respirant fortement, leurs regards restaient fixés. Aucun d'entre eux n'était capable de s'évader de cette prison dans laquelle ils s'étaient fait prendre. Pourtant, ils n'étaient pas de se sortir de leur embrassade. Leurs fronts étaient collés l'un à l'autre. Ses bras à elle étaient toujours autour de son cou, ses mains à lui toujours autour de ses anches. Ils se placèrent deux rapides baisers sur leurs lèvres. Le premier était ce qu'ils avaient laissé à l'ancien, le deuxième était la suite du premier qui s'était arrêté à cause du manque d'air.
Ils ne savaient pas combien de temps ils étaient restés dans cette position, le front collé à celui de l'autre, sa main dans ses cheveux, ses mains dans le creux de son dos. Par contre, ils savaient que leurs yeux ne pouvaient s'éloigner...
---------------------------------
Rory avait fait un somme de quelques heures quand elle eut l'urgent besoin de prendre un peu d'air. Celui de la maison était devenu irrespirable. Il sentait Dean, il sentait la sueur. Elle voyait des signes de son erreur partout dans la maison : la caméra de sa mère sur la petite table à côté du téléphone, son manteau sur le bras du divan, quelques disques qu'elle avait oubliés sur le meuble du salon, ses chaussures sur le plancher de la cuisine, sans parler de sa chambre dans laquelle elle était incapable de mettre les pieds.
Elle mit un autre manteau, d'autres chaussures et marcha en se demandant où pouvait-elle aller. Elle se dirigea vers le square en espérant n'y rencontrer personne. Une rencontre aurait signifier devoir expliquer ses yeux rougis, son absence de l'auberge ou simplement le fait qu'elle soit dehors à prendre une marche à deux heures du matin. Les dernières personnes qu'elle aurait voulu voir auraient été Dean ou Lindsey. Quand elle les vit marcher depuis la direction de leur appartement vers l'endroit où elle était, elle courut vers le seul endroit autre que sa maison qu'elle considérait comme chez elle. Sans prendre en compte ce qu'il y a avait à l'intérieur, elle entra dans le restaurant de Luke et se heurta à une vision qui était cauchemardesque pour elle pour l'instant. Elle avait gâché l'ouverture de l'auberge, maintenant, elle gâchait les premiers instants de sa mère avec celui qu'elle avait considéré comme étant son père depuis tant de temps. Elle fuit sans laisser le temps à l'un ou l'autre de dire un mot. Elle courut et courut encore sans savoir où elle s'en allait.
À suivre...
Lire et commenter SVP.
