Je tiens avant tout à dire que l'univers d'Harry Potter ne m'appartient pas. Il appartient à JKR. De plus, je ne fais que traduire cette histoire, cette fiction étant celle de Cobalt violet
Titre original: Obsidian Rhapsody
Auteur: Cobalt Violet
Traductrice: NameIs.
Note de l'auteur : Cette histoire se déroule à notre époque, alors que le journal trouvé dans le chapitre précédent est, en fait, le futur. Il est découvert environ dix à vingt ans après les évènements qui se passent dans cette histoire.
XXX
Chapitre 2
Sept mois plus tard
Remus frissonna alors qu'il attendait dans la sombre ruelle derrière les Trois Balais. Il attendait avec anxiété James pour retourner à l'intérieur chaud du bar. Les étoiles brillaient dans le ciel, ressemblant à des diamants. La lune, qui était en déclin, avait l'air pâle sur son perchoir parce qu'elle fournissait une toute petite quantité de lumière.
« Lunard ? »
Remus sursauta alors que James revenait silencieusement vers son ami qui l'attendait.
« Où étais-tu ? », demanda Remus, inquiet. « Je t'ai attendu pendant une demi-heure ! »
James haussa les épaules alors qu'il tirait deux bouteilles de l'intérieur de son manteau.
« Voilà, la Bièraubeurre va te réchauffer. » Voyant le regard noir de Remus, il soupira. « Oh, très bien, je suis allé parler à Mme Rosmerta… Et puis je n'ai pas pu sortir ok ? » Il tapait du pied et se frottait les mains. « Quoi qu'il en soit, j'ai réservé deux chambres, pour que nous puissions aller directement après eux. »
« Personne ne soupçonne quelque chose ? » Remus regarda le visage de James dans la pénombre « Personne n'a posé des questions sur les Aurors ? »
« Non. » James secoua la tête, puis attrapa la main de son ami. « Viens, il fait froid ici … »
« Oui, je sais. », fit remarquer Remus. « Je t'attendais ici. »
« Raison de plus pour rentrer ! »
En levant les yeux au ciel, le Loup-garou était sur le point de rentrer dans l'auberge quand il entendit un léger gémissement.
« Qu'est-ce que c'est ? », exigea-t-il, en s'arrêtant pour regarder dans la ruelle. En voyant le regard vide de James, il développa. « Ce bruit, comme un animal blessé. » Il fit un geste de la main. « Une sorte de gémissement. »
« Désole Rem', j'ai rien entendu, peut-être que … » Il fut coupé par Remus qui lui mit la main sur la bouche.
« Ça l'a à nouveau fait ! »
« Mmph. »
« Ça pourrait être un pauvre chiot abandonné. »
« Mm. »
« Ça ressemble à un chien non ? »
« MmpH ! » James agita ses mains dans un geste compliqué, essayant de dire à Remus qu'il ne pouvait pas lui répondre à cause de sa main. Mais son ami ne le regardait pas, il lui donna donc un coup de pied au tibia.
« Aie ! » Remus laissa tomber sa main de la bouche de James pour se frotter son os, désormais douloureux. « Tu n'avais pas besoin de faire ça, imbécile ! » Il siffla entre ses dents. « Ça fait mal. » Il s'éloigna en boitant de son ami. « Je voulais juste demander. »
« Et je voulais simplement te donner raison. », répondit innocemment James. « Mais je ne pouvais pas parce que quelqu'un avait sa main sur ma bouche, alors je me suis forcé d'exprimer mes opinions d'une autre façon. » Il sourit légèrement. « Maintenant, on peut rentrer ? Il fait froid ici. » Il souffla un jet de buée de sa bouche. « Tu vois ? On reste plus longtemps et on se transforme en glaçon. » Il frissonna et tira le manteau de Remus quand celui-ci ne lui prêta aucune attention. Il boitait vers la rue principale.
« Où tu vas ? » Il se hâta de rattraper son ami, qui se dirigeait vers la ruelle. « Allez, il n'y a rien … » James ne se rendit compte que Remus s'était arrêter que quand il lui fonça dessus. Titubant légèrement, il se rattrapa à son ami pour ne pas finir sur les pavés glacés.
Ils se tenaient devant un gros tas de carton avec écrit dessus : 'Ménagerie de Mme Millicent-toute sorte de créature pour tout type de sorcier.' James leva un sourcil.
« C'est une très belle pile de boite Remus. » dit-il, une sorte d'apaisement dans la voix. « Oui, c'est très bien, mais pouvons-nous RENTRER A L'INTERIEUR S'IL TE PLAIT ? » Il souffla quand Remus ne fit pas attention à lui, et tapa du pied pour essayer de les réchauffer.
Remus avait oublié que son ami était là. Ses sens de Loup-garou étaient toujours puissants, ce qui était une bonne chose pour un Aurors, mais c'était parfois très embêtant. Il pouvait tout sentir. Il sentait du sang, du sang frais, qui battait à travers un corps vivant mais ce n'était pas le sang de James, c'était du sang d'animal, mais un peu bizarre tout de même. Ses oreilles captèrent un faible gémissement et il s'élança à nouveau dans les derniers mètres, enlevant les boîtes congelés de ses doigts pâles.
« Qu'est-ce que tu fais maintenant ? », demanda James avec lassitude. « Vraiment Remus, je sais que ce n'est pas trop le moment du mois … » Il s'arrêta quand con ami se mit à genoux à côté d'une sombre forme. « Quoi ? Qu'est-ce que c'est ? » Il le rejoignit et regarda par terre. « Oh… Je vais aller euh…Je vais aller chercher de l'aide… » Il recula et sprinta vers les Trois Balais.
Remus le remarqua à peine quand il tendit une main pour toucher la fourrure gelée du chien qui était couché parmi les boîtes.
« Mon pauvre. », murmura-t-il doucement, caressant toujours sa fourrure. « Comment t'ais-tu fais cela ? » Ses yeux parcoururent le corps du chien, regardant les blessures, et il remarqua une légère enflure ay niveau d'une de ses pattes arrière. « Je pense que tu t'ais foulé la patte. », dit-il en touchant légèrement la zone blessée.
Le chien glapit et ses yeux s'ouvrirent, révélant une couleur grise inhabituelle alors qu'il lançait un regard accusateur à Remus. Son regard semblait dire : « Garde tes mains sur toi, ça fait mal. »
« Désolé. », apaisa Remus, retirant sa main. « Je ne voulais pas te faire du mal… Regarde… James revient. »
En effet, James, accompagné de Mme Rosmerta, avait un panier ainsi qu'une couverture.
« Ici. », dit-elle. « Enroule ça autour de son corps et aide Remus à soulever le pauvre chou. »
« Moi ? », demanda James, soudainement horrifié. « Cette chose va certainement m'arracher mon bras ! » Il avait raison d'être nerveux, parce que le chien était maintenant en train de grogner. Par un léger grognement, mais un bruit sourd. James s'éloigna rapidement et jeta la couverture sur Remus. « Tiens, fait le si tu veux. »
Remus prit la couverture, souriant légèrement, et il se tourna vers le chien qui cessa immédiatement de grogner et commença à battre de la queue. Alors que le Loup-garou se pencha de plus près, il remarqua que son regard était tout à fait intelligent et un peu méfiant.
« Hey. », dit doucement Remus. « Je vais juste te mettre la dedans. » Il brandit la couverture. « Et puis nous allons te rentrer au chaud et te donner à manger, d'accord ? » Alors qu'il parlait, il entoura soigneusement l'animal et le souleva facilement.
Rosmerta siffla entre ses dents, ses yeux brillants.
« Il est plus fort qu'il ne parait non ? » Elle montra Remus de la tête et James acquiesça.
Remus rentra dans le bar, suivit de près de James qui ne voulait pas que l'animal attaque son ami.
En poussant la porte, il se précipita après Remus et s'assis sur le tabouret le plus proche.
« Mince Remus. », lui dit James alors que Remus était en train de bander la patte du chien. « Madame Rosmerta est très impressionné par ta force. »
Remus ne sembla pas tenir compte de ce qu'il disait et continua à calmer le chien en le caressant doucement et en lui marmonnant des choses. James le regarda ramasser une bouteille de Bièraubeurre et en verser une partie dans une soucoupe qu'il donna au chien.
« Hé, hé ! », protesta James, en regardant la bouteille. « Ne lui donne pas ça. » Il prit la bouteille et en but un gorgée. « C'est mieux de la gaspiller pour moi. » Il sourit alors que Remus grogna. « Il est blessé, non ? »
« Pas vraiment. » Remus se mit à genoux à côté du chien et gratta derrière l'une de ses oreilles. « Il est juste sensible, c'est tout. »
« Et bien, sensible ou non, il ne va pas rester là, Remus J. Lupin. », déclara la voix de Rosmerta. « Il va faire peur à mes clients. Tu n'as qu'à l'emmener dans ta chambre, et assures-toi qu'il ne mette pas trop de poil sur le tapis. » Elle sourit, puis se dirigea vers une table ou un groupe de sorciers chahutait.
« Hum. », dit Remus, toujours en caressant la tête du chien. « Qu'est-ce qu'on va faire de toi, hein ? » Il soupira, caressa une dernière fois le chien et se leva, grimaçant légèrement à la rigidité de ses genoux. « James, pendant combien de temps restons-nous ici ? »
James, qui était occupé à boire une chope de Bièraubeurre, leva deux doigts.
« Et bien, au moins Patmol aura le temps de récupérer un peu. »
James recracha la Bièraubeurre sur le comptoir, choqué.
« Pardon mais quoi ? Tu as donné… un nom à cette chose ? », bafouilla-t-il, fixant son ami, incrédule. « Et tu penses l'emmener avec toi quand il sera guéri ? » Il toussa et posa la chope sur le comptoir en face de lui. « Remus ! C'est une énorme bête poilue, qui est probablement plus sauvage que les Mangemorts de la région ! » Il frissonna. « En plus, il ne m'aime pas. »
« Tant qu'il est blessé, et aussi longtemps qu'il le souhaite, il reste. », dit Remus d'une voix ferme. « Ce n'est pas une bête. Je suis une bête, James, et tu sembles bien t'entendre avec moi. »
James leva les mains en signe de reddition.
« Ok, ok ! », il regarda prudemment le chien quand un grognement retenti. « Fait ce que tu veux Rem', mais sors le d'ici. Mme Rosmerta va arriver d'une minute à l'autre et si … Patmol… est encore là, tu risques d'avoir des ennuis. Il soupira et se laissa tomber sur son tabouret. « Il suffit de ne pas ma blâmer s'il est méchant. », ajouta-t-il quand Remus se dirigea vers les escaliers, le chien dans ses bras. « Chambres 31 et 32 ! », ajouta-il, en élevant la voix pour couvrir le brouhaha des autres clients.
XXX
La chandelle brulait lentement. Remus était assis dans un fauteuil vers le feu, le menton posé sur la paume de sa main alors qu'il regardait sombrement dans les flammes. Quelque part, derrière lui, il pouvait entendre la lente respiration du chien qu'il avait sauvé et le gémissement occasionnel qu'il poussait quand il rêvait.
Aujourd'hui avait été une journée … étrange. Ils avaient reçu un hibou d'urgence d'une des villageois qui soupçonnait qu'un groupe de Mangemorts était dans la région, mais, jusqu'à présent, il n'y avait aucun signe d'eux. C'était en soi, assez préoccupant.
C'était des jours sombres en effet, pensa tristement Remus. Des hommes et des femmes avaient peur pour leur vie, ils étaient prêts à tout pour échapper à la mort, au pire. Les Aurors étaient soutenus par des personnes qui se montraient ouvertement contre le Seigneur Noir, et, le plus souvent, ils étaient capturés, et torturés jusqu'à leur mort. La puissance de Voldemort avait considérablement augmenté, et il y en avait peu qui osait s'opposer à lui. Même le Ministère ne fonctionnait plus correctement.
Mais, peut-être que le plus inquiétant était la promesse qu'il avait faite à Orion Black il y a plusieurs mois, alors que le vieil homme était mourant dans les décombres de sa maison brûlée. Il avait été convaincu que son fils était vivant et que Remus était le seul à pouvoir faire revenir son fils dans le droit chemin. Cependant, à chaque fois qu'il parlait de cela à Dumbledore, il avait été écarté de la conversation… et James lui avait dit que des rumeurs courraient dans les couloirs du Ministère, des rumeurs le concernant…
Remus frissonna et essaya d'arrêter d'y penser, tournant ses pensées vers James et sa nouvelle épouse, Lily. Cela avait été un jour heureux, il y a seulement quelques semaines et Remus avait joué le rôle de Témoin. Mais encore une fois, ses pensées virèrent vers quelque chose de plus sombre alors qu'il se demandait combien de temps durerait leur mariage avec le travail que faisait James. Ils étaient déjà coincés là pour une mission potentiellement dangereuse. Et si James était attaqué alors que Remus se transformait ? Que faire si …non, il ne devait pas penser comme ça.
Soupirant, le Loup-garou de leva et vérifia le chien qu'il avait nommé Patmol.
Les membres noirs du chien était étendu, la bouche était légèrement ouverte, Patmol était un chien vraiment mignon. Sa jambe arrière se déplaçait légèrement, comme s'il courrait après quelque chose et ses oreilles se secouaient follement. En souriant doucement, Remus se pencha vers lui pou le caresser et fut surpris quand les yeux gris s'ouvrirent pour le regarder.
« Bonne nuit Patmol. », murmura-t-il doucement. « Fais de beaux rêves. »
Le chien battit de la queue et sa bouche d'étira en un sourire canin. Curieusement, il regarda Remus se déplacer dans la pièce, alors qu'il se changeait dans son pyjama avant de monter dans le grand lit double. Il y eut un moment de silence, puis la flamme de la bougie s'éteignit, ne laissant que l'obscurité.
Patmol s'arrêta un instant, la tête penchée sur le côté, alors qu'il regardait la forma sombre couchée dans le lit. Puis, tout à coup, il sembla que le chien est pris une décision. Parce qu'il sauta sur le lit, faisant sursauter Remus.
« Patmol. » Il soupira quand il baissa les yeux vers l'animal. « Ne fais pas ça ! » Il poussa un soupir de soulagement quand le chien s'installa à l'extrémité du lit, ses yeux brillant à la lumière du feu. « Va dormir Patmol. », murmura Remus, endormi.
Le chien poussa un grognement, comme s'il était d'accord.
XXX
Quelque chose lui chatouillait le nez, le gênait, et qui persistait. Fallait-il qu'il ouvre les yeux ? Remus se frotta le nez. Ah, c'est mieux… non, la démangeaison était revenue. Le Loup-garou se décala légèrement dans le lit. Il décida qu'il était temps de se lever parce que si Patmol terrifiait le personnel des Trois Balais, il allait en être responsable.
Cette démangeaison devenait quand même dérangeante.
Il gratta le bout de son nez de sa main, mais ses doigts rencontrèrent un matériau étrange. Les yeux ambre s'ouvrirent prudemment en essayant de voir ce qui l'avait réveillé dans son sommeil. Ses yeux rencontrèrent des … cheveux noirs ?
Remus cligna des yeux jusqu'à ce qu'il aperçut un visage, appuyé contre sa poitrine, son propriétaire était apparemment endormi.
Oh merde.
Remus se déplaça et découvrit que si ses doigts étaient libres, ce n'était pas le cas de tout son corps. L'homme… c'est ça ? Oui, l'homme, il ronflait légèrement était drapé sur sa poitrine, un bras jeté autour de sa taille, l'autre sur son oreiller. Alors que Remus observait l'inconnu, il remarqua la peau légèrement bronzée de l'occupant. La bouche de l'homme était entrouverte et laissait passer son souffle qui frôlait le peau nue de Loup-garou.
En frissonnant légèrement, Remus se déplaça à nouveau, et fut récompensé par l'ouverture des yeux gris de l'homme. L'homme cligna doucement des yeux avant de fixer son regard sur l'expression en colère de l'Auror. Un lent sourire, presque paresseux, apparut sur les lèvres de l'homme et il s'accouda sur son coude.
« Bonjour. », dit-il agréablement d'une voix rauque. « J'espère que je ne t'ai pas réveillé. »
« Pas du tout. » La voix de Remus était glaciale. « Pouvez-vous m'expliquer ce que vous faites ici ? »
L'homme haussa un sourcil, avant de s'assoir et de balancer ses jambes hors du lit. Debout, il alla vers la fenêtre et s'étira, oubliant totalement qu'il était nu. Les muscles ondulèrent dans son dos et ses longs cheveux noirs flottaient contre sa peau.
« Non, je ne pense pas que je vais le faire. », lui-dit-il, un sourire amusé aux lèvres. « Mais maintenant, tu viens avec moi. »
Remus cligna des yeux, étonné par le déroulement de la scène devant lui.
« Quoi ? C'est une blague ? », demanda-t-il, incrédule. Il leva les yeux vers l'autre homme. « C'est James qui a tout organisé non ? »
« James ? » L'homme aux cheveux noirs semblait vraiment curieux. « Qui est … oh ! Ton ami à lunette c'est ça ? » Il sourit, les yeux fermer alors qu'il se mit à rire. « Non, il n'a pas 'organisé' ça. » Toujours en souriant, il se dirigea vers la valise de Remus et en sortit une robe. Il la fit glisser au dessus de sa tête. « Je te suggère de t'habiller. », ajouta-il, regardant le Loup-garou de la tête aux pieds. « Même si j'aime ce que je vois, d'autre n'apprécierait peut-être pas. » Alors que Remus se retournait, il se précipita vers le lit et prit de sous le matelas un petit couteau. « Et puis, je te suggère de faire exactement tout ce que je te dis. »
Remus le regarda fixement, le bouche légèrement ouverte.
« Vous voulez que je vous laisse me … me … »
« Te kidnapper ? », ajouta l'homme. « Mais oui. C'est exactement ça. Maintenant, tu t'habilles, nous partons. »
« Et si je refuse ? » Remus croisa les bras, défiant.
En moins d'un battement de cil, l'homme tenait son couteau au niveau de son cou.
« Tu ne le feras pas, cette lame est faite d'argent, Loup-garou… alors, tu vois, je suis armé. » Il s'éloigna et s'assit sur le bord du lit. « Maintenant, habilles-toi ...et n'essaye rien, j'ai aussi ta baguette. »
Bouillonnant de l'intérieur, Remus se dépêcha de prendre une robe dans sa valise et de s'habiller. Il lutta pour mettre ses chaussures. A l'intérieur, le loup avait la rage. Comment osait-il les prendre en otages ? Le déchirer … l'arracher … boire son sang. Pour une fois, Remus était d'accord avec son homologue animal. Mais à la place d'écouter son instinct, il prit simplement son temps pour s'habiller, luttant pour garder le contrôle alors qu'il regardait dans la salle, espérant que Patmol ne tarderait pas à revenir. La nature vicieuse du chien aurait été assez utile.
Mais Patmol ne vint pas, et un peu trop vite à son gout, il finit par s'habiller entièrement. L'homme aux cheveux noirs se tenait en face de lui, un petit sourire éclairant son visage.
« Maintenant, sois un bon garçon et viens avec moi. » L'argent de la lame brillait cruellement à la lumière et Remus avala avec difficulté sa salive, sentant la peur grandir à l'intérieur de lui. « Et sauve les apparences. », ajouta l'homme en glissant un bras autour de la taille du Loup-garou.
A travers son manteau, Remus pouvait sentir la brûlure de menace de la lame d'argent. Si près de ma peau. Si proche…
Alors qu'ils descendaient rapidement les marches des escaliers, Remus se trouva à prier pour que quelqu'un d'autre y soit à cette heure si matinale. Ses prières furent exaucées et arrivèrent sous la forme de Mme Rosmerta, qui faisait la vaisselle derrière son bar.
Elle sursauta au bruit de leur pas dans la pièce et leur fit un sourire endormi.
« Remus, tu te lèves tôt ! Et M. Goddard, vous partez déjà ? » Ses yeux bruns allèrent vers le bras possessifs de 'M. Goddard' qui entourait sa taille et elle sourit. « Vous ne m'aviez pas dit que vous vous connaissiez ! »
Le couteau lui donna un avertissement et l'homme donna un charmant sourire à Rosmerta.
« Remus et moi nous connaissons depuis longtemps. » Il soupira et déplaça sa main libre vers la nuque de Remus, en gardant bien le couteau caché. « Nous revenons d'un très long parcours. » Il caressa le cou de l'autre homme avant de sourire méchamment à Rosmerta. « Un très long parcours. »
Rosmerta se mit à rire et se tourna vers sa vaisselle.
« Et bien, je ne vous retiens pas. », dit-elle.
Quand sa dernière chance lui tourna littéralement le dos, Remus sentit son désespoir apparaître et agrandir quand ils traversèrent la pièce et sortir par la porte. Un fois dehors, son ravisseur le tira vers un petit bosquet au bord du village et se tourna vers lui.
« Je peux te le dire maintenant. », dit-il sobrement. « Cela ne va pas te faire du bien. » En se retournant encore une fois, il murmura un sort dans sa barbe et, tout à coup, une moto apparue, à l'abri des arbres. « Monte dessus. »
« Pourquoi devrais-je le faire ? », cracha Remus de colère, retirant la main que venait de se saisir de son bras. « Pourquoi ? Je ne sais même pas qui vous êtes ! Où ce qui va m'arriver ! »
Il sourit, révélant une rangée de dents blanches.
« Quelqu'un veut te parler, c'est tout. » Il sourit d'une manière inquiétante, avant de revenir vers la moto et démarrer le moteur, entrainant Remus derrière lui. « Et ne pense même pas à sauter ! », cria-t-il pour couvrir le bruit du moteur. « La moto est charmée pour ne pas que tu puisses le faire. »
Remus sentit ses dents se serrer. Et si cet homme lisait chacun de ses mouvements ? Il ressemblait tout à coup à un assassin ou quelque chose dans le même genre...Il sentit son estomac se tordre de peur. « Dis-moi ton nom. », dit-il tranquillement alors que la moto se déplaçait lentement.
L'homme tourna légèrement la tête vers lui.
« Black. », dit-il sans regarder directement Remus. « Sirius Black. »
A suivre …
