Salut Chers Lecteurs. Merci de lire ma fanfiction.
Voici la suite.
Dites-moi ce que vous en pensez.
N'hésitez pas à laisser des commentaires.
Bonne Lecture.
Chapter Two
Hogwards - 2 mai 2008 (20h07)
Severus nous avait dit de transplanter dans son bureau, précédemment celui d'Albus Dumbledore. Le bureau était calme, beaucoup plus austère qu'avant. Assez noir, il comprenait les symboles de Serpentard. Il y avait moins d'objets. Ça semblait plus grand, vraiment. Severus attendait. Il était près de la fenêtre regardant le paysage. Il ne bougeait pas mais il savait probablement que nous étions là. Tom et Morgan ne bougèrent pas eux non plus. Avançant vers lui, je lui pris le bras. M'élevant sur la pointe des pieds, je lui embrassais gentiment la joue droite de son visage. Il tourna la tête et rougis légèrement. Severus avait toujours été timide et réservés face à l'affection des autres. Ça avait toujours été le cas. On ne pouvait le comprendre en lisant son visage. C'était un être exceptionnel qui avait risqué sa vie tant de fois pour ceux qui comptait pour lui. Le plus fut pour Lily dont la mort l'a rendu plus seul qu'il ne l'était déjà.
- Bonjour Sev, dis-je avec douceur.
- Tu n'as pas changée. Je suis content que vous soyez là, dit-il d'une voix légèrement triste, il releva la tête.
Me contournant, il se dirigea vers mes frères qui le prirent dans leurs bras. Une étreinte brève. Severus nous indiqua de rester dans son bureau jusqu'à que tout commence. Personne ne viendrait ici. Sauf Harry mais nous ne serions pas là à ce moment- là. Harry venait pour récupérer l'un des horcruxes. Severus ne savait lequel. Il savait qu'il allait devoir rejoindre le camp de notre père pour ne pas attirer les soupçons. Mes frères allèrent dans une salle avoisinante pour préparer des potions. Uniquement pour la bataille. Severus était assis devant son bureau, l'air perplexe. Me dirigeant vers lui, je m'appuyais contre son bureau et murmurant.
- Est-ce que ça va ? Tu sembles soucieux !
Severus leva la tête, me regarda. Je le regardais pour la première fois depuis notre arrivé dans son bureau. Ses traits étaient tirés, il semblait si fatiguée, épuisée par tous les évènements qui s'étaient produits et ceux qui allaient venir. Comment ne pas le comprendre ! Nous n'avions presque jamais quitté cet enfer qui durait depuis près de 20 ans. Il finit par ouvrir la bouche.
- Il y a certaine chose que je dois te dire. Cela concerne Harry, Albus et ton père.
Son regard était intense et grave. Je pouvais lire la tristesse dans ses yeux.
- Cela concerne les horcruxes, n'est-ce pas ?, dit-je avec calme.
- Oui, entre autre. Albus m'a confié une chose sur le lien entre Harry et ton père. Selon lui, lorsque ton père a tué Lily Potter, elle a effectivement protégé Harry grâce à son sacrifice. Ce que ton père n'a pas anticipé, c'est de faire un nouvel horcruxe ce soir-là.
Je le regardais les yeux écarquillés par la surprise. Je n'avais pas pensé à ça, moi non plus. Harry est un horcruxe. Non ! Quoique, cela pourrait expliquer ses « dons ». Le fait qu'il peut lire les pensées de père, qu'il parle fourchelang, qu'il puisse faire des choses qu'il n'a jamais appris … Père a créé son dernier horcruxe sans le vouloir. Il n'a pas dû s'en apercevoir. Ou si c'est le cas, il l'a découvert tard.
- Donc … Harry dois … mourir ?, prononça la voix de mon frère Tom.
Je ne l'avais pas vu. Severus et moi nous tournâmes la tête en même temps. Regardant mon frère.
- Oui, c'est ça. (la voix de Severus était triste) Lorsqu'Albus me l'a expliqué, je … j'avais si mal. Non que j'apprécie Harry mais il est le fils de Lily. Je ne peux supporter l'idée qu'il puisse mourir même s'il est aussi arrogant et insupportable que l'était son père.
Le silence s'installa. Severus soupira et continua.
- De plus, je sais pertinemment que je dois mourir, moi aussi. (il leva la tête vers mes frères puis vers moi) Ton père ne me laissera pas vivre jusqu'à demain. Je le sais.
Sa voix était légèrement casser. Je l'avais compris. J'en étais venue à la même conclusion aussi. Père allait le tuer qu'il est une raison ou pas. Lorsqu'il avait décidé quelque chose, il ne revenait pas sur sa parole. Me baissant légèrement, je le pris dans mes bras, joue contre joue. Exactement comme je le faisais avec mes frères. Severus avait toujours été un membre de famille. Je ne savais pas si c'était réciproque mais je n'y prêtais pas trop d'attention. Il me faisait de la peine. La femme qu'il aimait ne le considérait que comme un frère. Elle avait épousé l'homme qu'il détestait le plus. Il avait essayé de la protéger, elle et sa famille, tant il l'aimait. Malheureusement, cela n'avait pas marché. Il avait essayé de détester son fils, Harry, mais il n'avait pas pu le faire. Le fait qu'il ressemblait beaucoup à son père l'énervait mais il ressemblait aussi à sa mère. Ça le forçait à protéger Harry, coûte que coûte.
Après avoir discuté du futur d'Harry, je compris que le bébé qu'on essayer de protéger depuis environs 20 ans allait mourir. Et rien ne pourrais changer ce destin.
Les potions étant finis, nous décidâmes du plan. Severus savait que si Harry arrivait à pénétrer dans Poudlard. Il se cacherait forcément soit dans la salle sur demande, soit dans la tour de Gryffondor. Ensuite, il se fonderait dans la foule des élèves pour se révéler dans la Grande Salle. C'était le plan le plus judicieux. Il devait donc faire croire qu'il n'y avait pas pensé du tout. Nous acquiesçâmes. Nous savions qu'il devait faire croire à Harry qu'il était du côté de père. Alors que nous discutions, nous entendîmes des voix. Severus nous fit des signes pour nous cacher dans l'autre pièce. La porte s'ouvrit faisant entrer plusieurs personnes, deux selon mon oreille.
- Excusez-moi de vous dérangez, Directeur. Il semblerait que Mr Potter a été vu à Pré-au-Lard.
La voix était celle d'un homme. Il avait l'air heureux en prononçant ses paroles. Severus se leva et répondit.
- Bien, excellent. Le maître a-t-il était prévenu de l'arrivé de Mr Potter parmi nous ?, prononça Severus d'une voix neutre.
- Non pas encore. Nous devrions essayer d'attraper Potter avant de le prévenir. Je suis sûr qu'il doit déjà se trouver dans le château, n'est-ce pas chère sœur ?
Une petite voix fluette mais acerbe s'éleva.
- En effet, nous devons le trouver. Le maître nous récompensera, si nous lui donnons Potter vivant.
Severus resta silencieux. Puis continua sur un même ton neutre.
-Oui, bien penser, Carrow. Il semblerait qu'il soit dans l'une des Tour.
Les Carrow, frère et sœur, n'en demandait pas moins. Il ne semblait pas apprécier Severus. Une fois dehors, le silence retomba. Au bout de quelques minutes, Severus nous expliqua son plan. Nous étions des élèves de Poudlard. Harry venait d'être vu à Pré-au-Lard et se dirigeais vers la Tour de Serdaigle. Il n'allait donc pas tarder à apparaître. L'ordre du Phoenix allait forcément venir, nous devions donc être prudents et surtout rester discret.
Nous sortîmes du bureau avec Severus. Nous traversâmes le couloir, descendirent les escaliers de l'aigle puis traversâmes la cour menant vers la Grande Porte. Severus partit de son côté et nous du notre. Nous montâmes vers le cinquième étage. Nous arrivâmes dans un couloir. Un mur s'ouvrit laissant passer Harry et Luna Lovegood. Je me retournais vers mes frères.
- Vous devriez vous fondre parmi les élèves. Essayer de vous renseigner sur ce que fais Père. Ce qui se trame de manière général ! Je vais suivre Harry. IL vaut mieux que j'y aille seul ! on sera sûr qu'il ne nous repèrera pas. Nous nous retrouverons plus tard, au pire à la maison.
Mes frères acquiescèrent tournèrent les talons et me laissèrent seul. Utilisant un puissant sortilège, je me rendais invisible à quiconque. Seule la magie noire pouvait avoir ce genre de capacité. Cela ne me plaisait pas de l'utilisait mais je devais suivre Harry et le protéger. Quoi que cela me coûte. Mon cœur battait si fort. Personne ne pouvait savoir si oui ou non, cette bataille serait la dernière. Que père allait enfin mourir. Je suivais Harry et Luna. Nous passâmes devant des armures des couloirs et des angles de murs. Chaque fois qu'il le pouvait, Harry regardait sa carte du Maraudeur pour être sur du chemin. À deux reprises, ils se cachèrent pour laisser passer un fantôme. Bizarre je fis pareil. Je ne savais pas trop si les fantômes pouvaient voir la magie noire ou même la ressentir. Je préférais ne pas prendre le risque. Je voyais bien qu'Harry était anxieux.
- Par ici, Harry, chuchota Luna en le tirant par la manche vers un escalier en spirale.
Ils grimpèrent les marches qui tournaient en cercles si étroits qu'on en avait le vertige. Enfin, nous atteignîmes une porte, sans poignée, ni serrure, un simple panneau de bois patiné par le temps auquel était fixé un heurtoir en forme d'aigle.
Luna tendit une main pâle, étrange, qui paraissait flotter dans l'air, sans être rattachée à un bras ou à un corps. Elle frappa une seule fois mais, dans le silence, ce simple son résonna à mes oreilles comme un coup de canon. Aussitôt, le bec de l'aigle s'ouvrit, mais au lieu d'un cri d'oiseau, une voix douce, mélodieuse s'en éleva pour demander.
- Qui est apparu en premier, le phénix ou la flamme ?
- Hm mm … Qu'en penses-tu, Harry ? dit Luna, l'air songeuse.
-Quoi ? Il ne suffit pas d'avoir un mot de passe ?
- Oh non, il faut répondre à une question, expliqua Luna.
- Et si on se trompe ?
- Alors, on doit attendre que quelque un d'autre vienne avec la bonne réponse. Comme ça, on a appris quelques choses, tu comprends ?
- Ouai … L'ennui, c'est qu'on ne peut pas vraiment se permettre d'attendre l'arrivée de quelque un d'autre, Luna.
- Je vois ce que tu veux dire, déclara-t-elle d'un ton grave. Dans ce cas, je pense que la réponse, c'est que le cercle n'a pas de commencement.
- Bien raisonné, approuva la voix de l'aigle.
Et la porte s'ouvrit. Nous entrâmes. La salle commune déserte de Serdaigle était un vaste espace circulaire beaucoup plus aéré que toutes les autres pièces que je connaissais à Poudlard. Je ne connaissais que celle de Gryffondor, ayant été là-bas lors de mon passage ici. Il y a près de 20 ans. D'élégantes fenêtres en arcade agrémentaient les murs tendus de soie couleur bleu et bronze. Dans journée, les Serdaigle devaient avoir une vue spectaculaire sur les montagnes environnantes. Le plafond en forme de dôme était parsemé d'étoiles peintes dont on retrouvait le reflet dans la moquette bleu nuit. Il y avait des tables, des fauteuils, des bibliothèques et dans une niche, face à la porte, une haute statue de marbre blanc.
Je reconnus, tout comme Harry probablement, Rowena Serdaigle. La statue se trouvait à côté d'une porte qui devait mener dans les dortoirs de l'étage supérieur. Harry s'avança droit vers la femme de marbre qui sembla lui rendre son regard en l'accompagnant d'un demi-sourire énigmatique. Elle était belle mais légèrement intimidante. Un petit diadème délicatement ouvragé avait été reproduit dans la pierre, au sommet de sa tête. Harry sortit de sous la cape d'invisibilité et grimpa sur le piédestal de la statue pour les lire. Je vis qu'il essayait d'y lire quelque chose. Tournant la tête, je sentis la présence de quelqu'un. Harry lu la phrase à voix haute: Tout Homme s'enrichit quand abonde l'esprit » Je vis alors apparaître une femme qui prononça.
- Mais quand on perd l'esprit, on finit sans le sou, lança-t-elle d'une voix caquetante.
Harry fit volte-face, glissa du piédestal et atterrit sur le sol. Je n'avais pu le prévenir. Ça aurait trahit ma présence. La silhouette aux épaules tombantes d'Alecto Carrow se tenait juste devant lui. Harry leva sa baguette, mais au même moment, elle appuya un index boudiné sur la tête de mort et le serpent tatoués sur son avant-bras.
Cette fois, père allait réellement venir.
