Bonjour à tous,
Merci pour l'accueil que vous avez réservé à cette fiction. Je sais que l'ambiance est différente de mes autres histoires et que certaines d'entre vous ont été surprises, mais c'était un peu le but. Et pour info j'ai détesté l'histoire de Felicity et de Ray qui n'avait pas lieu d'être...donc le Olicity est d'actualité dans cette fiction.
Merci aux guests à qui je ne peux répondre par MP. FantasyAndMystery, Ally84, Melissa, Amina, Clo et Olicity-love merci de prendre le temps de laisser votre avis.
Je vous laisse avec ce second chapitre ou les choses évoluent un peu. Bonne lecture.
Shinobu24...merci pour tout...bises...
Felicity déambulait dans sa maison vide…...comme sa vie. Sa maison était vide, elle n'avait gardé personne après la mort de Ray. Tout ce monde autour d'elle lui rappelait sans cesse son mari et sa fin tragique, elle alors avait licencié tout le personnel sauf Anna. Cette femme était au service de Ray depuis des années et au fil du temps elle était devenue une mère pour elle.
Aujourd'hui elle était plus mélancolique que les autres jours. C'était l'anniversaire de Ray, il aurait eu 62 ans. A cette pensée une nouvelle vague de tristesse et un torrent de larmes déferla à nouveau sur ses joues. Cela faisait presque 3 mois maintenant qu'il l'avait quitté mais elle avait toujours l'impression que ça venait d'arriver. Elle n'arrivait pas à reprendre le dessus. Quand elle était au bureau elle donnait le change et faisait comme si tout allait bien mais une fois seule chez elle, elle faisait tomber le masque et s'écroulait dans son lit en pleurant.
Elle ne sortait plus, ne recevait plus non plus. Elle n'avait pas envie de faire semblant, alors elle restait seule. Elle avait plongé dans le travail, essayant de s'enivrer, pour ne pas penser à la mort de son mari et à sa vie dévastée. Elle était devenue aigrie et limite mauvaise, elle le savait. Elle ne comptait plus le nombre d'assistantes et de secrétaires qui avaient jetés l'éponge suite à sa mauvaise humeur et à son caractère.
La seule personne, mise à part Anna, qui pouvait arriver à l'atteindre était Oliver. Il était sa seule constante dans sa vie et la seule personne sur qui elle pouvait compter. Il était toujours présent pour elle, fidèle à sa promesse à Ray. Il était là quand elle arrivait au bureau, quand elle le quittait le soir, quand elle se déplaçait. Il était là tout le temps à faire attention à son bien-être, à ce que rien ne vienne perturber sa journée.
Si parfois elle était un peu gênée d'autant d'attention, cela lui faisait du bien car elle savait que d'où il était, Ray était soulagé de ne pas la savoir seule. Ses parents étaient morts quand elle était enfant sans autre famille pour s'occuper d'elle. Elle avait été ballottée de famille d'accueil en foyer et n'avait pas connu une enfance heureuse. Alors quand elle avait rencontré Ray elle avait trouvé en lui ce qu'elle n'avait jamais connu, l'amour, la compassion, le bien-être, la sécurité et compter pour quelqu'un.
Elle avait longtemps refoulée ce qu'elle ressentait pour lui mais au fil du temps il avait réussit à percer sa carapace et s'était immiscé dans son cœur pour ne plus le quitter. Il lui avait prouvé qu'elle méritait d'être aimée et elle s'était allée. Ils n'avaient connu aucun nuage durant toutes leurs années de mariage. Ils s'aimaient passionnément malgré leur différence d'âge et rien n'avait réussit à les séparer, à part la maladie.
Depuis ce matin elle était assise sur son fauteuil dans le salon. Ce même fauteuil où il aimait s'assoir après une grosse journée, celui là même où elle venait le rejoindre après le repas pour se poser sur ses genoux et où ils parlaient des heures entières. Celui là même où ils avaient fait l'amour des dizaines de fois.
Elle pensait à tout ce que Ray avait emmené avec lui. Il avait bien sûr prit son cœur et sa joie de vivre, mais il avait aussi emporté son envie de vivre. Elle ne savait pas si un jour elle pourrait à nouveau sourire et reprendre goût à la vie. Pour l'instant ça lui semblait impossible.
Elle avait l'impression de se noyer et d'étouffer. Tout lui semblait insurmontable, et s'il n'y avait pas ce besoin de rendre son défunt mari fier d'elle, il y a longtemps qu'elle aurait abandonné et serait partit le retrouver. Elle s'en voulut tout de suite pour avoir envisager cette solution radicale mais son chagrin était trop grand aujourd'hui. Depuis presque vingt ans elle passait cette journée spéciale avec Ray, elle savait à présent que ce jour ne serait plus jamais le même.
Elle passa devant le bar, louchant sur les bouteilles. Elle n'avait jamais bu depuis sa mort, mais aujourd'hui elle en avait envie. Elle prit la première qu'elle trouva, ouvrit le bouchon et la porta à sa bouche. Elle fit une grimace au liquide qui coulait et qui lui brûlait la gorge. Elle arrêta de boire et s'étouffa presque.
Elle visa la bouteille d'alcool transparent et haussa les épaules se disant qu'elle n'aimait pas la tequila. Elle la posa en prit une seconde mais celle-ci non plus ne lui plaisait pas. Elle s'éloigna pensant qu'elle n'était certainement pas faite pour se soûler. Elle abandonna les bouteilles sur le bar et se posa à nouveau sur le fauteuil de Ray quand on sonna à la porte. Elle hésita un instant à aller ouvrir mais se doutait de l'identité de son visiteur, et savait d'avance qu'il ne partirait pas avant de savoir qu'elle allait bien.
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Oliver se leva de mauvaise humeur. Il avait passé une nuit affreuse, une de plus pensa-t-il. Depuis que Ray avait disparu il était inquiet pour Felicity. Il la voyait s'enfoncer un peu plus chaque jour, il voyait bien qu'elle essayait de paraître forte quand elle était entourée mais dès qu'elle se retrouvait seule, elle laissait tomber le masque et s'écroulait. Il s'en était aperçu un jour quand ils étaient en déplacement.
Ils avaient atterris à New-York dans la matinée et avaient directement été chez Palmer Tech. C'était la première fois que Felicity mettait un pied dans cette ville depuis la mort de Ray. Et il savait d'avance que cela allait être difficile. Il n'était pas sans savoir que c'était dans cette ville qu'ils s'étaient mariés. La journée s'était relativement bien passée jusqu'à ce qu'ils passent la porte du loft donnant sur Central park.
Felicity avait insisté pour y séjourner, il n'avait pas été d'accord mais devant son entêtement il avait capitulé. Elle avait à peine posé un pied dans l'entrée qu'il l'avait sentit se tendre tout de suite. Elle était restée figée un bon moment à la porte du salon avant de se diriger vers la chambre.
Il l'avait laissé un moment seule avait d'aller la retrouver pour savoir comment elle se sentait. Ce qu'il avait vu lui avait brisé le cœur, elle était sur le sol à pleurer. Elle n'avait même pas prit la peine d'enlever son manteau ou ses chaussures. Elle s'était écroulée à peine entrée.
Il s'était approchée doucement en murmurant un « Madame », il avait gardé cette habitude malgré les protestations de Felicity qui insistait pour qu'il l'appelle par son prénom. Elle n'avait pas répondue, incapable de sortir un mot. Il s'était alors accroupit à ses côtés.
- Felicity. Avait-il dit d'une voix douce, c'était la première fois qu'il l'appelait ainsi et il s'était surprit à penser qu'il aimait l'effet que cela lui faisait. A son prénom elle s'etait redressée un peu et avait sentit sa présence.
Elle avait alors tourné son visage vers lui et ce qu'il y avait vu l'avait bouleversé. Elle avait les joues trempées de larmes, les yeux noyés. Ils s'étaient fixés un instant sans rien dire, jusqu'à ce que Felicity se jete dans ses bras sans réfléchir. Elle s'était accrochée à lui et l'espace d'un instant il avait hésité à la serrer contre lui. Et puis sans réfléchir plus longtemps il avait refermé ses bras autour d'elle.
Elle avait pleuré un bon moment avant qu'elle ne se calme et qu'elle s'endorme dans ses bras. Il l'avait alors porté et allongé dans son lit. Il avait approché le fauteuil pas loin et l'avait veillé toute la nuit inquiet pour elle. Il n'avait pas su quoi faire pour apaiser sa peine et s'était sentit impuissant.
C'est son téléphone qui le ramena à la réalité. Il le saisit et en voyant son rappel, il su que la journée à venir serait aussi difficile que ce voyage à New-York, c'était l'anniversaire de Ray. Il décida de se préparer et d'aller la trouver, il devait être présent pour elle aujourd'hui encore plus que les autres jours, mais s'il était honnête c'est surtout parce qu'il avait envie d'être auprès d'elle.
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Elle mit un certain avant de lui ouvrir et il pensa même qu'elle ne le ferait pas. Finalement au bout d'un temps infini, la porte s'ouvrit et c'est une Felicity blanche et dévastée qu'il trouva devant lui.
- Je savais qui j'allais trouver derrière la porte. Dit-elle d'une voix blanche. Le fidèle Oliver qui s'inquiète de la pauvre petite veuve. Elle se retenait à la porte d'entrée et il se posa la question de savoir si elle était ivre. Il ne fit pas attention à ses paroles et entra sans y être invité.
- Vous avez bu ? Fut sa seule question en la poussant et en refermant la porte. Elle lui répondit d'un haussement d'épaule et prit le chemin du salon. Il la suivit et constata qu'il avait raison, une bouteille de tequila pratiquement vide jonchait le bar et une autre de whisky à moitié pleine était à côté.
- Pas beaucoup. Avoua-t-elle. Mais suffisamment pour ne pas être bien. Dit-elle en sentant une nausée arriver. Elle courra aux toilettes du rez-de-chaussée suivit d'Oliver, et rendit tout cet alcool qu'elle avait ingurgité il y a peu. Il l'aida à se redresser une fois qu'elle eut finit et la soutint pour l'emmener à sa salle de bains à l'étage.
Elle ne disait rien bien trop honteuse de son comportement. Elle venait de dessoûler en peu de temps et se rendait compte du spectacle qu'elle offrait. Même si Oliver l'avait déjà vu dévasté il ne l'avait jamais vu aussi mal en point.
- Ça va aller ? Lui demanda-t-il toujours aussi prévenant. Elle hocha la tête. Je vais préparer un truc à manger….prenez votre temps.
Felicity regarda la porte se refermer sur lui. Que ferait-elle s'il n'était pas là ? Se surprit-elle à penser, il était toujours présent quand elle avait besoin de lui, et malgré sa mauvaise humeur évidente parfois, il n'abandonnait jamais et restait à ses côtés….comme aujourd'hui. Elle se dépêcha de se rendre un peu plus présentable et descendit s'excuser.
Felicity le trouva dans la cuisine en train de leur préparer à l'évidence un repas. Elle observait ses gestes sûrs et son air inquiet un moment, avant de s'avancer et de s'assoir au comptoir de la cuisine et de le regarder s'affairer. Il leva son regard bienveillant sur elle quand elle s'installa.
- Je suis désolée….pour l'accueil que je vous ai réservé. Dit-elle d'une voix basse, les yeux fixés sur son assiette devant elle. Vous ne méritez pas la façon dont je vous ai traité…..mais aujourd'hui c'est difficile et….Ses mots se perdirent dans sa bouche en pensant à l'anniversaire de Ray et sa gorge se bloqua.
Oliver s'était retourné à ses excuses et s'était adossé au plan de travail les mains dans les poches la regardant se débattre avec son chagrin.
- Je sais….c'est pour ça que je suis là. Il s'avança et posa sa main sur la sienne. Je savais qu'aujourd'hui serait difficile. Lui dit-il simplement. Elle leva ses yeux remplis de larmes contenues vers lui et lui fit un triste sourire. Mais où est Anna ? Réalisa-t-il d'un coup.
- Je lui ai donné sa journée….je ne voulais pas qu'elle me voit….dans l'état dans lequel vous m'avez trouvé. Dit-elle en soufflant. Je ne bois jamais et maintenant je sais pourquoi. Elle rigola un peu mais son sourire se fana presque aussitôt.
- Il n'aurait pas aimé vous voir dans cet état. Lui dit Oliver se reculant et continuant sa préparation du repas.
- Je sais…mais c'est plus fort que moi. Felicity le regarda faire et se perdait dans sa contemplation. À chaque fois que j'essaie de reprendre le dessus quelque chose me renvoie à Ray et je perds les pédales. Expliqua-t-elle sincèrement pour la première fois. Je n'avais jamais imaginé me retrouver veuve à mon âge….même si notre différence d'âge était importante, on avait encore de belles années devant nous. Sa voix se cassa un peu mais elle résista à l'envie de pleurer.
Oliver leur servit ce qu'il avait préparé et prit place à ses côtés. Il commença à manger se demandant si un jour il retrouverait la jeune femme pleine de vie qu'il avait connu quand il était rentré au service de Ray Palmer. Il avait toujours été intrigué par ce couple atypique, mais qui s'aimait sincèrement. Cela se voyait au premier regard.
- Felicity…je sais que c'est dur….je vous assure que je le sais. Ajouta-t-il quand il la vit grimacer. Mais vous ne pouvez pas vous laissez aller de la sorte….vous êtes jeune…votre vie n'est pas terminée pour autant…..je ne vous demande pas de l'oublier...loin de là...mais il faut vous reprendre…si vous ne le faites pas vous….faites le pour lui.
Felicity avait le visage plongé dans son assiette, écoutant Oliver religieusement, sachant qu'il avait parfaitement raison. Elle devait se reprendre, ne plus se laisser aller à ce genre de comportement, Ray n'aurait pas aimé le voir comme ça, Oliver avait raison.
- Ce n'est pas parce que vous allez vivre à nouveau que vous allez oublier votre mari. La rassura Oliver d'une voix douce. Il sera toujours présent avec vous….dans votre cœur….À ces paroles Felicity leva les yeux vers lui.
- Merci. Elle saisit sa main posée pas loin et serra ses doigts. Ray avait raison….vous êtes un homme de confiance et de parole Oliver. Elle lâcha sa main et commença à manger, elle se rendit compte qu'elle mourait de faim et finit son assiette en peu de temps. Elle éclata de rire se rendant compte de ce qu'elle venait de faire.
- Il en reste encore. Lui dit Oliver en rigolant lui aussi heureux de la voir ainsi. Il joignit le geste à la parole et remplit à nouveau son assiette. Elle le remercia d'un timide sourire et se détendit un peu. Ils finirent de manger en silence et Oliver débarrassa la table avec l'aide de Felicity.
- Pourquoi avoir accepter ? Demanda Felicity de but en blanc. Elle le voyait s'agiter en cuisine comme s'il vivait ici. Il se figea un instant avant de tourner le regard vers elle.
- Je ne pouvais pas dire non à votre mari….même si j'ai été très étonné de sa demande. Lui avoua Oliver. Il m'a sortit de la galère dans laquelle j'étais quand il m'a embauché et c'était un peu ma façon de lui dire merci.
- Oh…je ne savais pas, Ray ne m'a jamais rien dit sur la raison de votre embauche….même si à l'époque je ne comprenais pas pourquoi nous avions besoin d'un assistant. Rigola-t-elle légèrement. Ce n'est pas contre vous que je dis ça. Réalisant le double sens de ses paroles.
- Non…je sais. Il pouffa un peu en la voyant gênée de sa réflexion. Je crois ne jamais vous avoir remercier de votre accueil d'ailleurs….j'avais bien comprit que vous n'étiez pas forcément d'accord avec Ray. Dit-il plus légèrement. Merci beaucoup Felicity. Elle le fixa un instant avant de lui sourire pour réponse.
- Je suis contente qu'il ne m'ait pas écouté sur ce point. Finit-elle par dire. Je serai vraiment seule sinon. Sa voix se fit plus faible et se cassa un peu, elle se reprit assez vite. Ça vous dirait un café ?
- Avec plaisir. Répondit Oliver ne relevant pas sa réflexion. Elle lui en fut reconnaissante et leur prepara un café qu'ils prirent au salon.
Ils discutaient un peu de tout mais essentiellement de Palmer Tech, Felicity lui expliquait le mal qu'elle avait à se faire respecter des différents directeurs et que cela la peinait beaucoup. Elle reconnaissait qu'elle n'était pas facile et qu'elle était difficile depuis la mort de Ray mais cela n'excusait en rien le comportement sexiste de plusieurs de ses collaborateurs.
- Pourquoi ne pas tous les virer et vous composer une équipe plus en adéquation avec ce que vous voulez ? Ces gens ne méritent pas de travailler pour vous….ils ne respectent même pas la volonté de Ray. Oliver était choqué de ce comportement, il avait été témoin à plusieurs reprises de réflexions déplacés et limite d'insultes. Il lui avait fallut tout son sang froid et la demande de Felicity pour qu'il ronge son frein et qu'il ne dise rien.
- J'aurai l'impression de trahir tout le travail de mon mari. Expliqua alors Felicity. Ce sont des gens qui travaillent….travaillaient. Se reprit-elle. Avec lui depuis des années….
- Oui mais s'ils n'acceptent pas votre présence ils n'ont plus rien à faire à vos côtés….votre mari avait confiance en vous pour reprendre son empire…c'est tout ce qui devrait compter et puis ce n'est pas comme si vous étiez novice dans le domaine. Dit-il en plaisantant à moitié. Elle répondit à son petit éclat de rire.
- Vous n'avez pas tord. Finit-elle par dire au bout d'un moment, elle n'avait jamais vu les choses sous cet angle se focalisant uniquement sur leur comportement. Ça vous dirait si on sortait un peu dans le jardin ? Elle vit son œil surprit, c'était la première fois qu'elle avait une demande de ce genre. J'ai envie de prendre l'air.
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Cela faisait un moment qu'ils marchaient. Le temps était froid pour un début d'automne mais pas encore assez pour être gelé. Ils avaient avancé jusqu'au lac et venaient d'en faire le tour. Ray avait acheté cette propriété uniquement parce qu'elle avait adoré l'idée d'avoir une étendue d'eau. Maintenant cela lui semblait tellement futile.
- Ça va ? Lui demanda Oliver, la sentant tout à coup lointaine et fermé.
- Ouais….je pensais juste pour quelle raison Ray avait acheté cette maison….c'est tellement loin tout ça. Souffla-t-elle malgré tout avec un léger sourire.
- Il voulait vous faire plaisir ? Elle acquiesça en jetant un œil au lac.
- Une fois je lui avais dit que quand j'étais petite j'avais fait un rêve d'avoir une immense maison avec un lac au bout du jardin….et puis un jour il m'a emmené ici et m'a donné un trousseau de clé…..c'était Ray. Dit-elle tendrement. Oliver la regardait avec un léger sourire, c'était la première fois qu'elle arrivait à parler du passé sans éclater en sanglots ensuite.
- Il vous aimait énormément. Dit-il simplement enfonçant les mains dans les poches de son blouson. Quand il parlait de vous il avait cette voix tendre et ce regard si doux...mon père avait le même quand il regardait ma mère.
- Avait ? Felicity s'arrêta de marcher se tournant vers lui. Votre père est…mort ?
- Oui….j'avais à peine vingt ans….c'est à dire il y a un siècle. Il rigola et elle le suivit, il n'était pas si vieux que ça. Il reprit son sérieux. Ça été très dur pour ma mère, ma sœur avait à peine dix ans et mon père était le seul qui travaillait….j'ai du quitter l'université et subvenir aux besoins de ma famille.
- Je ne savais pas….je suis désolée. Felicity se doutait que cette période n'avait pas dû être facile pour lui et elle comprenait à présent pourquoi il était si prévenant avec elle et comment il pouvait comprendre ce qu'elle ressentait. Comment avez-vous rencontré Ray ?
- Je cumulais deux boulots pour pouvoir offrir à ma sœur un avenir…elle voulait devenir styliste et il fallait de l'argent pour lui payer ses études…..je travaillais dans un café pas très loin de Palmer Tech et je voyais Ray tout les jours venir chercher son….
- Expresso rallongé avec deux sucres. Dirent-ils en même temps.
- Oui c'est ça. Rigola Oliver. Et puis un jour je sais pas pourquoi il m'a demandé pourquoi j'étais là, derrière ce comptoir….je lui ai raconté ma vie, le lendemain il est venu avec une proposition de travail et un contrat en or….il a proposé de financer les études de Thea en échange de mon travail avec un salaire plus que confortable….j'ai pas hésité et j'ai dit oui.
- Je comprends mieux pourquoi maintenant vous avez atterri chez nous. Lui dit Felicity plongé dans ses souvenirs de l'arrivée d'Oliver. Il m'a dit à l'époque qu'il avait besoin de quelqu'un qui pourrait faire le lien entre nos plannings surchargés et qui s'occupe de tout ce dont on avait pas le temps….mais en fait il voulait juste vous aider.
- Ouais….je lui en suis reconnaissant depuis ce jour….il a transformé ma vie et celle de ma sœur.
- Et elle a réussit ? Oliver hocha la tête avec un énorme sourire.
- Elle est sortit major de son école et travaille actuellement pour un créateur à New-York. Felicity pouvait sentir toute la fierté dans la voix d'Oliver.
- Vous êtes un frère exceptionnel Oliver…..peu de gens auraient autant sacrifié pour leur famille. Je comprends encore mieux pourquoi mon mari vous a demandé de veiller sur moi….et je sais que je n'ai pas été facile depuis…..sa mort. Elle avait toujours du mal avec ce fait, mais étrangement aujourd'hui elle était un peu plus en paix avec ça. Mais ce que vous m'avez dit tout à l'heure à fait son bonhomme de chemin et vous avez raison….je ne peux pas continuer à m'enfoncer dans mon chagrin et ma peine….Ray ne voudrait pas de ça.
- Je suis heureux de l'entendre. Répondit Oliver avec un énorme sourire sur les lèvres. La route sera longue mais vous allez y arriver.
- Votre mère y est arrivée ?
- Oui….elle a mis du temps…..mais elle est y est arrivée. Oliver passa sous silence le fait que sa mère était remariée depuis quelques d'années. Il n'était pas certain qu'elle serait à l'aise avec ça. Elle acceptait déjà de revivre un peu, une étape à la fois se dit-il.
- Si on rentrait ? Je meurs d'envie de boire un chocolat chaud. Dit Felicity enjouée. Je suis nulle en cuisine mais pour ce qui est du chocolat…je suis une experte.
- Dans ce cas je ne demande qu'à goûter. Ils reprirent le chemin de la maison et Felicity se mit sans attendre à la préparation de sa boisson préférée.
Les jours étaient passés, puis les semaines et voilà maintenant un peu plus de six mois que Ray avait disparu. Felicity était bien évidemment toujours triste, mais elle avait retrouvé une certaine envie de vivre depuis cette journée partagée avec Oliver. Elle avait comprit que ce n'était pas parce que son mari n'était plus que sa vie s'arrêtait.
Elle avait également comprit qu'elle n'avait pas à culpabiliser parce qu'elle riait ou qu'elle passait un bon moment. Comme lui avait dit Oliver ce fameux jour, elle devait continuer à vivre. Elle pensait toujours à Ray, tout les jours, pratiquement à chaque instant, mais même si c'était toujours douloureux, elle arrivait par moment à être un peu moins triste. Le temps faisait son travail.
Oliver était toujours présent pour elle, s'occupant toujours de tout. Ils passaient de plus en plus de temps ensemble le soir ou les week-ends. Elle était rarement seule, elle avait comprit qu'il n'était pas à l'aise avec le fait de la laisser seule trop longtemps. Elle ne disait rien mais appréciait sa prévenance et sa gentillesse à son égard.
Il avait insisté pour qu'elle passe les fêtes de fin d'année chez lui entourée de sa famille, elle avait refusé. Elle ne voulait pas s'imposer chez lui et pour être honnête elle avait peur de ne pas être de bonne compagnie. Ces fêtes seraient les premières sans Ray et ne sachant pas comment elle allait se sentir elle avait préféré rester chez elle avec Anna. Devant son refus Oliver lui avait alors proposé de rester avec elle mais encore une fois elle avait refusé. Il était hors de question qu'il se prive de sa famille pour elle. Bien évidemment elle ne lui avait pas dit qu'Anna ne serait pas présente pour la nouvelle année sachant pertinemment qu'il n'hésiterait pas à écourter ses vacances afin d'être auprès d'elle pour ce passage difficile.
Elle avait prévu de passer la soirée de la nouvelle année devant sa télé avec un plaid sur les jambes et un bol de chocolat chaud à ses côtés. Ce n'était pas folichon mais elle n'avait envie de rien d'autre. Elle finissait de préparer sa boisson quand son téléphone sonna. Elle jeta un œil à l'écran et vit le nom d'Oliver, elle décrocha sans attendre sachant que si elle ne répondait pas il allait s'inquiéter.
- Bonsoir Oliver...prêt à réveillonner ? Elle l'entendit rire légèrement au bout du fil.
- Bonjour Felicity...oui...ce n'est pas ma fête préféré mais bon c'est un passage obligé...tout va bien ? Felicity fut alerté par sa question et son ton. Se doutait-il qu'elle était seule ce soir ?
- Oui...tout va bien...Anna prépare notre repas et...Elle fut coupée par la sonnette de la porte. Oliver l'entendit râler et rigola.
- Allez ouvrir je patiente. Felicity ne répondit rien et se dirigea vers la porte se demandant bien qui pouvait sonner.
- Bonsoir. Lui lança une voix qu'elle connaissait bien. Malgré sa surprise et son irritation, elle était heureuse de le trouver devant sa porte.
À votre avis qui est derrière la porte ? Les paris sont ouverts...
Comme toujours j'attends vos avis et impressions avec impatience, alors à vos claviers...
A bientôt pour la suite...
