Chapitre 1
Deux mois avaient passé depuis lors, et de nombreux événements avaient eut lieu. Tout d'abord la chasse aux mangemorts avait commencé et tous ceux capturés avaient été envoyés à Azkaban, qui n'était d'ailleurs plus gardé pas des détraqueurs, mais par des aurors. Ensuite Hermione avait enfin retrouvé ses parents et avait rattrapé le temps perdu. Elle avait suivi grâce à la gazette du sorcier tout ce qui avait été fait au cours des deux mois. Elle avait lu que les procès avaient débuté et sans savoir pourquoi elle tenait à assister à celui de Mr Malfoy, car elle savait maintenant que celui-ci avait agit sans le vouloir. Elle s'était présentée comme bon nombre de sorciers dans la salle d'audience.
Elle s'était installé dans les premiers rangs et avait été surprise de voir le Professeur Dumbledore près des Malfoy. Elle avait comprit à ce moment là, que celui-ci allait défendre Mr Malfoy. Elle en fut soulagé, malgré tout ce qu'il avait fait. Elle avait croisé le regard de Dumbledore et lui avait sourit. Celui-ci lui rendit son sourire et s'était approché d'elle, une lueur malicieuse dans le regard. Et c'est là qu'il lui avait demandé une chose des plus extraordinaires. Abasourdie, elle l'avait regardé les yeux écarquillés, puis elle avait reporté son regard vers Mme Malfoy, qui était très pâle, bien plus que d'habitude, puis sur Drago qui était assis entre Rogue et sa mère à qui il tenait la main tout en regardant son père, une lueur inquiète dans le regard. C'est ce regard qui la décida à accepter. Elle se retourna vers son professeur et acquiesça d'un sourire. Dumbledore lui sourit et elle se leva pour changer de place.
Au début du procès, le Magenmagot énuméra les faits que Dumbledore réfuta un à un, d'un air sûr. Lorsque celui-ci parla du sort de l'impérium et du fait que Mr Malfoy avait été soumis à celui-ci, le Magenmagot avait demandé de le prouver. Le professeur commença à raconter les soupçons qu'il avait toujours eu et s'appuya sur l'aide de Severus pour lui signifier que Lucius Malfoy, bien que fier de son appartenance à son rang et de son sang ne se serait jamais, en pleine possession de ses moyens, permis des actes aussi cruels. Puis Dumbledore raconta à la cours qu'il avait un témoin qui avait vu le moment où l'accusé s'était « réveillé » de ce sort et avait donc commencé à combattre les mangemorts. Tout le monde était expectatif devant cela et le Magenmagot demanda à entendre ledit témoin.
Les Malfoy et Rogue regardèrent Dumbledore et se demandèrent qui pouvait bien être ce témoin. Dumbledore s'était retourné et avait appelé d'une voix forte et sérieuse.... Mlle Hermione Granger.
Tout le monde dans la salle s'était tu et avait regardé la jeune sorcière avancer vers le centre.
Les Malfoy la regardèrent les yeux grands ouverts, ainsi que Rogue, mais le plus surprit fut Drago. Tout le long de l'interrogation, il ne la quittait pas des yeux. Elle avait répondu le plus honnêtement possible et tout ce qu'elle avait dit prouvait les dires de Dumbledore.
Le Magenmagot avait donc, après délibération, acquitté Lucius Malfoy et toute la famille avait accouru pour être près de lui. Rogue s'était approché de Dumbledore et de Hermione. Elle se souvenait fort bien du semblant de sourire qu'il avait fait et du hochement de tête qu'il lui avait adressé pour la remercier. Mais ce qu'elle se souvenait le plus fut le regard de Drago. Celui-ci ne la quittait pas des yeux et elle crû y lire une grande gratitude et une autre lueur qu'elle avait toujours du mal à déchiffrer. Elle se souvint avoir soutenu son regard et avoir sourit. Puis elle avait vu Mr Malfoy s'approcher d'elle, qui se tenait devant elle, droit et fier, mais ce qui l'avait surpris fut le sourire qu'il avait esquissé et la main qu'il tendait. Elle avait regardé cette main et sans hésiter elle l'avait serrée en souriant. Puis elle s'était retournée pour regarder Dumbledore qui souriait une lueur malicieuse dans les yeux.
D'autres procès avaient eut lieu et grâce à l'aide de Mr Malfoy, d'autres Mangemorts furent arrêtés.
Quelques jours après, elle se souvenait avoir reçu un parchemin de ses deux amis qui demandaient à comprendre pourquoi elle avait fait ça et pourquoi elle ne leur avait rien dit. Elle se rappelait très bien avoir expliqué que ce qu'elle avait fait, elle l'avait fait en son âme et conscience et que c'était réellement ce qu'il s'était passé. Si elle ne leur avait rien dit c'est parce qu'elle avait craint un peu qu'ils l'en empêchent et qu'ils ne comprennent pas, car même si Mr Malfoy avait fait tout ça sans le vouloir, il leur avait mené la vie dur. Harry avait comprit assez rapidement et avait décidé d'approuver son amie, en revanche Ron avait mis plus de temps que Harry et même Ginny, qui fut la première à approuver. Le reste de la famille Weasley avait aussi décidé d'approuver, car ils n'étaient pas du genre à tenir rigueur aux personnes. Ron avait donc cédé devant tout le monde, même s'il criait au et fort qu'il ne serait jamais ami avec Malfoy fils.
Le reste des vacances avait passé très vite et elle avait profité de chaque instant à rire et à flaner sans soucis, auprès de ses amis et sa famille retrouvée. Elle avait aussi passé du temps avec sa mère à se promener en ville et elle avait décidé de changer de tête pour commencer cette nouvelle vie. Elle avait été chez le coiffeur la dernière semaine des vacances et après un temps inconsidérable, elle en était ressortie complètement transformée. Sa mère avait admiré le changement et avait serré sa fille dans ses bras. Son père aussi avait approuvé le changement. Lorsqu'elle avait retrouvé ses amis pour faire leur achat pour la rentrée, ces derniers avaient eut le choc de leur vie. Il ne pouvait croire que cette jeune fille si belle pouvait être Hermione. Ginny avait même sauter dans les bras de son amie pour la serrer dans ses bras, heureuse pour elle et pour l'avenir qui s'annonçait si beau. Car non seulement, elle et Harry étaient de nouveau ensemble et plus heureux que jamais, mais en plus elle allait entrer en dernière année avec ses amis et son amoureux. Elle avait appris d'ailleurs que Hermione avait reçut le badge qui la nommait préfète en chef et en fut ravie pour elle. Ses amis et sa famille l'avaient félicitée. C'est ainsi que la nouvelle année scolaire allait commencer.
Debout dans la gare de Londres, près de la voie neuf trois quart, Hermione disait en revoir à sa famille, émue. Après leur embrassade, elle se tourna vers la voie et discrètement se laissa aller à travers celle-ci et pénétra de l'autre côté, où le monde magique l'attendait, avec sa locomotive qui crachait d'énorme jet de fumée, prête à partir. Elle chercha du regard ses amis. Elle vit tout un tas d'élèves, des anciens qu'elle connaissait et des nouveaux. Elle pensa à ces jeunes élèves qui commençaient leur vie dans le monde de la magie sans à avoir à se soucier d'un fou qui voulait contrôler le monde avec ses idées hideuses. Cela lui rappela lorsqu'elle aussi avait commencé sa première année. Que de chemin parcouru depuis et de souvenirs surtout. Les bons comme les mauvais affluèrent dans sa mémoire et elle eut quelques larmes aux yeux qu'elle essuya du revers de sa manche.
C'est là qu'elle sentit un regard sur elle. Elle se retourna et vit que celui qui la regardait n'était autre que Malfoy. Elle le regarda attentivement et leurs regards restèrent accroché à l'un et l'autre. Elle nota que dans son regard, aucune trace de méchanceté et d'arrogance ne s'y trouvait. Mais une lueur, la même qu'au procès, s'y trouvait. Elle n'arrivait pas à l'identifier. Elle resta donc ainsi prisonnière de son regard et pour la première fois remarqua la couleur de ses yeux. Un bleu gris très clair et captivant.
Lorsque Drago était arrivé avec sa famille à la voie neuf trois quart, il avait regardé partout autour de lui. Il avait vu tous les gens qui parlaient et riaient fort, heureux de se retrouver et de savourer la paix. Depuis la défaite de Voldemort, lui et sa famille avaient discuté. Il avait donc appris que son père n'était pas si partisan à Voldemort et qu'il ne partageait en aucune façon ses idées, mais voilà il avait été soumis au sort de l'impérium qui l'avait empêché de faire autrement. Drago avait compris que tout ce qu'on lui avait inculqué était faux, et cela avait été un très grand choc pour lui, car tout ceci remettait en cause ce qu'il pensait et surtout ce qu'il avait fait. Certes il savait que au fond ce n'était pas sa faute, mais il se sentait pour la première fois de sa vie, coupable et avait des remords, surtout envers Granger qu'il avait méprisé et « torturé » pendant 6 ans. Ce sentiment s'était renforcé encore plus lors du procès où celle-ci avait parlé en faveur de son père. Il avait comprit la grande différence entre eux deux et avait, surtout pour la première fois de sa vie, vu qui elle était : une personne généreuse, forte et qui avait une grande compassion pour les autres mais surtout une personne qui accordait une deuxième chance, en résumé quelqu'un qui avait une grande générosité d'âme et pure.
Tout à coup, il sentit sa présence et chercha partout du regard. C'est là qu'il la vit arriver avec sa malle et son panier qui contenait son chat. Il la suivit du regard sans ciller. Ses yeux s'étaient agrandis car il vit le changement qu'elle avait fait à ses cheveux. Avant ils étaient long et bouclés sauvagement, qui lui faisait comme une crinière. Mais là c'était tout l'inverse, car non seulement elle les avait coupé en un carré plongeant à hauteur du cou, légèrement dégradé mais surtout ils étaient raides et encadraient son visage. Il remarqua aussi ses yeux, d'une couleur chocolat caramel qui réchauffaient son visage et lui conféraient une grâce et une douceur, mais également une force de caractère qu'il avait toujours admiré malgré la haine qu'il avait éprouvé envers elle. Mais il se rendit compte que ce sentiment était en train de changer depuis qu'il avait commencé à se poser des questions sur sa nouvelle vie et ses nouveaux sentiments vis-à-vis d'elle depuis la fin de Voldemort, car il la voyait différemment maintenant.
C'est là qu'il vit qu'elle l'avait vu elle aussi et leurs regards se perdirent dans l'autre. Ils se fixèrent tous les deux et ne bougèrent pas. Jusqu'au moment où il vit Potter et la famille Weasley arriver près d'elle. Il la vit détourner son regard quand elle sentit Potter et les autres auprès d'elle.
Drago soupira un peu, puis détourna son regard également. Il n'avait pas remarqué que sa mère et son père qui se tenaient à côté de lui avait tout vu. Ils se regardèrent et se sourirent.
-Drago, chéri, ça va? Demanda sa mère en lui souriant gentiment.
Celui ci se retourna et regarda ses parents.
-Hum... oui ne vous en faîtes pas, tout va bien!
-Ecoute fils... Je sais que ce ne doit pas être évident, après tout ce qui s'est passé et …. je regrette profondément toutes ses années où j'ai dû prôner des idées qui n'étaient pas les miennes et te faire faire des choses désagréables envers toutes ses personnes. Alors j'espère que ça ira pour toi et que tu arriveras, qui sait, à te faire accepter par eux et enfin être heureux!!!Dit Lucius d'un air sérieux et triste.
Drago regarda son père et comprit ce qu'il ressentait car il le ressentait aussi.
-Oui, ne vous en faites pas, père! Dit il en le regardant sérieusement.
-Hum, oui je pense que ça ira, Drago chéri. Après tout, cette jeune fille qui à témoigner en faveur de ton père avait l'air gentille et compréhensive. Je suis sûr qu'elle t'a pardonné! Dit Mme Malfoy en souriant. Quel était son nom déjà? Demanda t'elle à son fils.
-Hermione Granger. Dit il en ne la quittant pas des yeux.
-Oui c'est cela! J'espère Drago Chéri que tu lui diras merci et surtout que tu seras gentil avec elle! Dit elle en souriant toujours.
Celui-ci acquiesça de la tête sans ajouter un mot. Puis il se retourna vers ses parents et leurs dit au revoir.
-Et surtout fils, profite de ta dernière année et prend ton rôle de préfet en chef sérieusement! Lui dit Lucius en souriant un peu en regardant son fils monter dans le train.
Drago hocha de la tête et monta dans le train chercher une cabine. Il en trouva une, où se trouvait Blaise Zabini, un autre serpentard. Il s'installa de l'autre côté de la cabine en le saluant. Blaise le salua également et ils s'observèrent silencieusement. A l'époque il ne traînait pas beaucoup avec lui car il savait que Zabini ne partageait pas les idées de la plupart des serpentards. Mais maintenant c'était différent et il comprenait à quel point il s'était trompé. Blaize le regarda toujours et après quelques minutes de silence, celui-ci lui sourit et engagea la conversation.
Hermione avait décroché son regard de Malfoy quand elle avait senti Harry, Ron, Ginny et la famille Weasley près d'elle. Après s'être salué et embrassé, ils montèrent tous dans le train pour chercher une cabine de libre et pouvoir discuter. Ils trouvèrent une cabine où se trouvait Luna et Neville. En entrant ils se saluèrent et commencèrent à discuter de leurs vacances et de tout ce qu'il s'était passé.
Le train s'était mis en route depuis un moment déjà et dans la cabine où se trouvait Drago et Blaise, la discussion allait bon train. Après un début un peu tendu, ils s'étaient découverts beaucoup de point commun et ils discutaient comme si ils étaient amis depuis longtemps. Drago pensait que c'était la première fois qu'il ressentait ce genre de chose et qu'il aimait beaucoup. Après toutes ses années à cacher ce qu'il pensait et à jouer un rôle, il pouvait enfin être lui-même. Ils discutèrent jusqu'au moment où Drago devait se rendre devant le train pour aller rejoindre McGonagall et l'autre préfet en chef. Il laissa donc son nouvel ami en se promettant de se retrouver plus tard.
Dans la cabine où se trouvait Harry et ses amis, la discussion allait bon train également. Harry et Ron mangeaient des chocogrenouilles et autres gourmandises, sous les yeux un peu désapprobateurs de Hermione et Ginny, le rire de Neville et le regard neutre de Luna. Puis Hermione se leva et commença à s'éloigner.
-Tu vouas hou kwomme cwa? Demanda Ron la bouche pleine.
Hermione se retourna et le regarda en secouant la tête.
-D'abord tu pourrais, s'il te plait, ne pas parler la bouche pleine, ce que franchement j'approuverais car voir la nourriture dans ta bouche n'est pas un spectacle que j'apprécie particulièrement! Commença t'elle par dire en mettant sa main sur la hanche.
Celui-ci ferma sa bouche et avala rapidement ce qu'il avait dans la bouche en rougissant de honte un peu et sous les rires de ses amis. Il leva la tête en fronçant les sourcils et dit un peu fâché:
-Ca y est t'es contente?
-Oui, Ron je suis satisfaite et je t'en remercie! Dit elle en souriant un peu.
- Bon, ça ne me dit toujours pas où tu vas? Dit il en boudant un peu.
Elle hôcha la tête de nouveau face à ce comportement. Elle adorait Ron, mais des fois il pouvait être un peu immature.
-Voyons Ron, puisque Hermione est préfète en chef, elle doit se rendre à l'avant du train pour rejoindre son homologue. Répondit Neville en souriant.
-Merci, Neville! Dit elle en souriant.
-En tout cas je me demande qui sera ton homologue? Demanda Harry
-Bah du moment que c'est pas Malfoy ! Dit Ron qui avait fini de bouder.
Hermione ne dit rien. Elle se contenta d'acquiescer vaguement à ce qu'avait dit Ron. Puis elle ouvrit la porte en la faisant coulisser pour pouvoir sortir. Tout le long du chemin, elle repensa à ce qui s'était passé pendant les vacances. Bien qu'elle avait acquiescé à ce qu'avait dit Ron, une partie d'elle ne le pensait pas, ou du moins plus, car elle avait vu une nouvelle image de Malfoy, plus humaine et surtout elle avait lu dans ses yeux une détresse et une solitude, qu'elle n'avait jamais vu auparavant, mais qui devait être là depuis longtemps et la bouleversa.
Elle arriva devant la porte du compartiment et frappa trois coups avant d'entrer. Elle pénétra dans une pièce meublée d'un bureau en bois cendré avec devant deux fauteuils de la même couleur. Les teintures aux fenêtres, étaient de couleurs bordeaux et rendait la pièce un peu sombre mais d'une beauté saisissante. Elle aperçu aussi des chandeliers accrochés au murs de chaque côté de la pièce. Assis derrière le bureau, elle reconnut McGonagall, qui souriait, mais ce qui la surprit fut de voir Malfoy assis dans l'un des fauteuils qui la regardait.
-Ah! Mlle Granger, entrez je vous prie. Nous n'attendions plus que vous! Dit McGonagall.
Hermione ne dit rien et pénétra dans la pièce, en jetant un coup d'oeil à Malfoy. Elle fut surprise de ne pas voir dans son regard, l'éternel arrogance et fierté qui le caractérisaient, mais plutôt une sorte de tranquillité et de maturité qui la surprit. Elle reporta son regard sur leur professeur qui commença à leur expliquer leur rôle en tant que préfet en chef et ce que l'on attendait d'eux.
Pendant une heure, ils écoutèrent leur professeur, en posant de temps en temps des questions, du moins pour Hermione, car Drago se contenta d'écouter et d'acquiescer.
Après que tout fut dit et expliqué, McGonagall congédia les deux élèves qui se levèrent et après l'avoir salué, quittèrent le bureau. Ils déambulèrent dans le couloir à côté l'un de l'autre sans rien dire. Puis ils se séparèrent et rejoignirent chacun leur compartiment.
Lorsque Hermione partit dans la direction de son compartiment, Drago la regarda sans rien dire, jusqu'à ce qu'il ne la vit plus. Puis fermant les yeux, il soupira. Il les rouvrit et se dirigea vers son compartiment.
Le reste du voyage continua tranquillement. Lorsque Ron avait appris que Malfoy était préfet en chef il avait crié et grogné pendant un moment, surtout lorsqu'il avait appris qu'Hermione et Malfoy partageraient une salle commune à eux seuls et que leur chambre serait près. Hermione avait tenté de le calmer en lui réaffirmant que Malfoy n'était plus une menace et qu'au pire elle serait se défendre. Ron s'était calmé un peu et avait boudé un peu avant de discuter avec Harry et Neville de leur année à venir.
Arriver à la gare, tous les élèves étaient descendus, les premières années se dirigeant vers Hagrid pour aller au château en barque. Tous les autres élèves pénétrèrent dans les calèches tirées par les sombrals. Arrivés au château de Poudlard, ils entrèrent dans la grande salle où la répartition allait avoir lieu. Après que chaque première année fut passée entre les mains du chapeau et rejoint sa maison, le directeur prononça son discours comme chaque année, avec peut-être un peu plus de joie que les deux années précédentes mais toujours la même passion en ce qui concernait le rapprochement des maisons.
Hermione jeta un coup d'oeil à la table des Serpentard, et vit que trois quarts des élèves étaient revenus, comme par exemple Pansy Parkinson, Milicent Bulstrode et d'autres. Mais contrairement aux autres années, ils ne paraissaient pas aussi fiers et méprisants. Son regard se reporta sur Malfoy qui discutait avec Blaise Zabini et Goyle qui se tenait à côté de lui.
Malfoy sentit un regard sur lui et leva la tête pour regarder dans la direction du regard. Il vit qu'il s'agissait de Granger et il la regarda également. Leur regard s'accrocha quelques secondes avant qu'ils ne se détachèrent, Malfoy retournant à sa discussion avec ses amis et Hermione également.
Le repas se passa dans la joie et la bonne humeur, tout le monde discutant et riant. Après le repas, les préfets accompagnèrent les premières années dans leur maison respective et les deux préfets en chef, suivit de McGonagall se rendirent dans leur salle commune privilégiée. Une fois arrivés, Hermione et Drago pénétrèrent dans la pièce. Celle-ci était immensément grande et belle. Du côté droit se tenait une grande cheminée avec deux canapés de couleurs rouge et or pour l'un et vert et argent pour l'autre, avec au milieu une table basse. Puis une grande baie vitrée se trouvait devant eux avec vue sur le lac de Poudlard. Devant celle-ci, se trouvait une table qui permettrait de travailler dessus. À côté de la cheminée une porte se profilait qui donnait accès à une petite cuisine toute équipée. Du côté gauche, ils virent trois portes. La première portait le blason des Gryffondors et la dernière celle des Serpentards. Hermione devina que celle du milieu devait être la salle de bain.
Après avoir dit aux deux préfets que leur bagage avait été emmené dans leur chambre et leur avoir souhaiter une bonne nuit, McGonagall les laissa seuls. Drago et Hermione restèrent debout pendant quelques minutes dans un étrange silence. Chacun ne sachant quoi dire. Puis Hermione après avoir étouffé un bâillement, se dirigea vers sa chambre. Arrivée devant la poignée, elle la saisit quand elle entendit à peine Malfoy l'appeler.
-Granger!
Celle-ci se retourna et vit que Malfoy la regardait, gêné une main passée derrière sa nuque. Elle le regarda et attendit ce qu'il voulait dire. Elle le vit fermer les yeux un instant, puis les rouvrir. Il la regarda de nouveau sans sourciller.
-Merci... et … Pardon. Dit il simplement.
Elle resta là sans s'attendre à cela. Elle n'aurait jamais imaginé que celui-ci dirait ses mots et surtout à elle, celle qu'il avait appelé sang de bourde et autres noms blessant. Mais ça c'était avant, elle se doutait bien que celui-ci avait dû beaucoup réfléchir avec tout ce qui était arrivé à son père et surtout toutes les croyances auxquelles il avait été baigné et qui reposaient sur des mensonges. Même s'il avait dit ce « merci et pardon » d'une voix peu sûr, elle comprit qu'il avait fait un premier pas vers le pardon, la rédemption et surtout l'acceptation que tout ce qu'il avait cru au plus profond de lui était faux. Elle lui sourit sincèrement sans rien ajouter car elle se doutait que celui-ci était gêné par ce premier geste et elle ne voulait pas le faire reculer. Elle tourna la poignée de sa chambre et avant de la refermer, elle lui souhaita une bonne nuit et lui dit à demain.
Drago avait cherché depuis le début la journée, un moyen de lui parler, mais avait craint que celle-ci ne veuille pas de ses remerciements mais surtout de son pardon. Car pendant ses vacances et les révélations de son père, il avait comprit que celui-ci avait été berné mais surtout qu'à cause de cela, il avait été élevé dans le mensonge et la haine. Certes il lui avait fallut beaucoup de temps pour accepter tout ça, car il n'était pas facile d'effacer 17 ans de mensonge et de haine, mais la guerre qui avait eut lieu l'avait fait réfléchir et penser à toutes ces pertes, comme celle de Grabbe et tous les jeunes sorciers qui s'était battus lui avait montré à quel point la vie était importante. Il pensait donc devoir commencer sa rédemption en s'excusant envers celle avec qui, il avait été si épouvantable, alors qu'elle n'avait pas hésité à témoigner en faveur de son père, mettant son ressentiment de côté. Elle tenait pourtant un moyen de se venger, mais elle ne l'avait pas fait. C'est à ce moment là qu'il avait comprit à quel point elle était bien plus supérieure à lui et tellement plus pure. C'est pourquoi il avait dit simplement ces mots. Il avait vu la surprise dans son regard, mais il s'était attendu à la voir se détourner sans rien dire. Mais non, elle avait souri, le plus beau et doux sourire qu'il avait jamais vu et lui avait souhaité une bonne nuit, comprenant sa gêne. Il soupira en fermant les yeux. Puis il les rouvrit et se dirigea vers sa chambre. Il savait qu'il avait encore du chemin à parcourir vers la rédemption, mais un premier pas avait été franchi grâce au pardon de la personne auprès de qui il le recherchait le plus et qui l'avait accepté sans condition.
Ils se couchèrent donc tous les deux chacun plongés dans leur pensée.
Le lendemain, ils se retrouvèrent dans leur salle commune, après avoir passé une nuit reposante. Quand Drago était sortit de sa chambre, il fut surprit de la trouver assise dans l'un des canapés, mais surtout sur celui qui portait les couleurs de sa maison. Il s'arrêta sur son chemin et la regarda interrogateur.
Hermione avait entendu la porte de son homologue s'ouvrir et avait levé la tête à son approche. Elle avait décidé sans hésiter de s'asseoir sur le canapé aux couleurs des serpentards pour montrer à quel point le rapprochement entre les maisons et l'unicité entre elles était importante pour éviter des grands conflits et la renaissance d'idées fausses et préconçues comme pendant l'époque de Lord Voldemort. Elle avait vu Drago s'arrêter, surpris, par cela. Elle avait donc souri et plongea son regard dans ses yeux bleus gris pour lui faire comprendre qu'il s'agissait d'une sorte de traité de paix et non une façon de le chercher.
Drago la vit sourire et comprit qu'elle ne se moquait pas de lui, mais plutôt cherchait à établir le dialogue et la paix entre les maisons. Il décida de faire le deuxième pas, et se dirigea vers le canapé rouge et or et s'assit sans la perdre du regard.
-Bonjour, Malfoy. Bien dormi? Demanda Hermione poliment.
Celui-ci la regarda un moment avant de répondre :
-Hum... oui et... Toi? Demanda t'il un peu mal à l'aise mais tout aussi poliment.
Celle-ci lui sourit pour le rassurer et lui répondit de sa voix douce et une pointe d'humour :
-Oui à merveille et prête à attaquer cette nouvelle année comme la miss-je-sais-tout que je suis!
Drago la regarda les yeux écarquillés, abasourdi de l'entendre dire ça, comme si ils étaient revenus en arrière, mais il lut dans son regard la lueur joyeuse qui avait accompagné ses paroles et comprit qu'elle cherchait à le mettre à l'aise en amenant leur discours en terrain connu pour lui. Souriant, il répliqua de la même façon :
-Oh je n'en doute pas. J'imagine que ton bras doit te démanger et qu'il est prêt à se lever pour nous faire bénéficier de ton si grand savoir!
Hermione acquiesça en riant légèrement et en levant son bras le poing fermé pour confirmer ses dires.
-Tout à fait, d'ailleurs il est temps d'y aller car j'ai faim et j'ai hâte de savoir par quel cours on commence! Dit elle en se levant et riant toujours.
Drago la regarda et ne put s'empêcher de sourire un peu. Il se leva et la rejoignit. Ils sortirent tous les deux en pensant que cette année commençait bien. Ils rejoignirent chacun leurs amis et commencèrent à déjeuner. Pendant celui-ci ils reçurent les emplois du temps à distribuer. Ils prirent chacun la moitié des emplois et allèrent les distribuer.
C'est ainsi que débuta la rentrée à Poudlard. Les cours commencèrent dans la joie de savoir que seul la crainte d'avoir trop de devoirs et les cours avec Rogue était la plus grande peur de tout le monde.
Quelques semaines après la rentrée où tout se déroulait plus ou moins sans trop de tensions entre les maisons, une bagarre eut lieu à l'extérieur de Poudlard. Tout avait pourtant bien commencé. C'était le début d'octobre, et malgré que l'automne commençait à se faire sentir, le soleil était encore bien présent pour un dimanche.
Hermione était au pied d'un arbre, seule à lire un livre, quand elle entendit des voix fortes de plusieurs personnes qui semblaient crier et hurler. Elle fronça les sourcils et se leva pour aller voir. Elle se mit à courir car en approchant des lieux où les cris se faisaient entendre, elle reconnut la voix de Ron et certains Gryffondors, mais aussi des Serpentards. Ils semblaient s'insulter et elle commença à entendre des coups que chacun semblaient se donner. Ce qu'elle vit confirma ce qu'elle avait entendu. Les garçons étaient en train de se battre et de s'insulter haut et fort, devant les regards des plus jeunes élèves de Poudlard qui s'étaient avancés pour voir ce qu'il se passait. Pétrifiée devant un tel spectacle, elle prit son courage Gryffondorien à deux mains et s'avança vers eux. Elle prit également sa baguette et lança un sort pour séparer tout le monde et les empêcher de bouger. Essoufflée, elle tenta de reprendre son souffle. Puis elle les regarda tous et ferma les yeux pour tenter de se calmer.
-Mais... enfin qu'est ce qu'il s'est passé?
Tout le monde se regardait avec de la haine dans les yeux. Hermione en avait marre de tout ça, elle pensait que cela allait se terminer avec la défaite de Voldemort, même si elle savait qu'il faudrait beaucoup de temps. Mais là ce n'était vraiment pas possible. Alors qu'entre elle et Drago tout allait plus ou moins bien, la civilité et la compréhension qu'ils faisaient preuve était un bon point de départ. Mais apparemment cela n'était pas le cas pour d'autres.
-C'est eux, ils ont commencé! » Dirent les deux camps en se regardant toujours méchamment.
Hermione ferma les yeux et souffla. Pire que des gamins.
-C'est pas possible, mais vous vous entendez. Pire que des gamins. C'est eux qui ont commencé et patati et patata. Vous ne croyez pas qu'ils seraient temps de grandir un peu. La guerre ne vous a rien appris! Dit elle en sentant la colère remonter en elle. Ce n'est pas possible, j'en ai marre d'entendre toutes ses paroles de haine, vous ne croyez pas que l'on a assez souffert comme ça? Vous pensez un peu à tous ceux qui sont morts pour justement que tout ceci ne soit plus!! Dit elle les larmes presque aux yeux.
La troupe d'élèves la regardait ébahie, mais aussi touchée par ce qu'elle venait de dire. D'autres élèves s'étaient approchés, comme Harry et Ginny qui avaient entendu ce qu'elle venait de dire et comprenait ce qu'elle ressentait. Plus loin Malfoy avait suivit aussi son discours et ressentit encore plus ce qu'elle avait sur le coeur. Il avait ses yeux sur elle et il ne la quitta pas du regard.
Hermione ferma les yeux et tenta de se reprendre, mais elle se sentit déçue, car elle aurait voulu que tout ce passe bien à présent que tout était terminé, mais apparemment, non.
-Et puis pensez un peu aux plus jeunes, bon sang ! Quelle image vous leur donnez! Ils sont encore jeunes et innocents, et nous sommes censés leur montrer le bon exemple! Malfoy et moi on arrive à être courtois l'un envers l'autre, alors pourquoi pas vous! Putain mettez votre haine et votre méchanceté de côté et apprenez à vivre ensemble et si vraiment vous n'y arrivez pas, alors ne vous parlez pas. Mais je vous en prie arrêtez tout ça, il y a eu bien assez de perte et de souffrance.
Puis après un dernier regard pour tout le monde, elle partit en laissant tout le monde là. En passant près de la porte, elle vit Drago qui la regardait. Elle secoua la tête de dépit et continua son chemin.
Drago la suivit des yeux jusqu'à ce qu'il ne la vit plus. Puis fermant les eux, il tenta de chasser la colère qui s'était emparée de lui. Car voir Hermione comme ça l'avait énervé puisque lui aussi comprenait ce qu'elle ressentait. Il s'approcha du groupe qui n'avait pas bougé et qui regardait par terre, honteux.
-Bien, puisque mon homologue est parti sans enlever de point, j'imagine que la tâche m'en incombe! J'enlève 20 points à chaque personne présente lors du conflit et s'il vous prenait l'envie de recommencer la sentence sera bien plus forte. Maintenant dégagez! Dit il d'une voix froide et sec.
Puis il dispersa la foule de curieux qui s'était aventurée là et se dirigea vers l'entrée.
Ron et les quelques garçons de Gryffondors levèrent la tête et Ron croisa le regard d'Harry et de sa soeur qui tournèrent leur tête de dépit et de désapprobation également. Celui-ci baissa la tête un peu honteux.
Plus loin, Rogue et le professeur Dumbledore avaient suivi l'altercation entre les élèves et surtout le discours d'Hermione.
-Eh bien, que pensez-vous du discours de Mlle Granger, Severus? Pour ma part je trouve qu'elle a parfaitement raison et je trouve regrettable qu'une bagarre comme celle-ci ait eu lieu! Dit Dumbledore en secouant la tête.
-Tout à fait, Professeur, mais malheureusement comme l'a dit Granger, les choses ne changent pas du jour au lendemain. Mais je dois avouer que ce qu'elle a dit au sujet d'elle et de Malfoy m'a surpris.
-Hum oui je vous l'accorde. Mais je me réjouis de savoir que ces deux-là commencent à s'entendre. Il faudrait trouver un moyen de rapprocher les autres dans un terrain neutre et dépaysant pour qu'ils puissent au moins se supporter.... Commença t'il par dire. Puis ses yeux se mirent à briller d'une lueur malicieuse.
-Oh Severus je viens d'avoir une idée! Dit il simplement en souriant.
Rogue le regarda en soulevant ses sourcils. Il craignait toujours un peu les idées farfelues de Dumbledore, même si elle payait à la longue. Il le vit s'éloigner vers son bureau, toujours le même sourire aux lèvres et Rogue le suivit en soupirant.
Hermione venait d'atteindre leur salle commune et s'approcha de la baie vitrée. Elle sentit les larmes qui menaçaient de couler. A bout de force et démoralisée, elle s'écroula par terre et approcha ses genoux vers son visage en entourant ses genoux de ses bras et pleura, relâchant toute sa colère et désespoir. Elle n'entendit donc pas la porte s'ouvrir, ni les pas qui s'approchait d'elle.
Drago après avoir réglé leur compte et fait dégager la foule présente, était remonté vers la porte d'entrée et se dirigea vers sa salle commune sachant pertinemment qu'Hermione serait là. Après être arrivé à la porte, il donna le mot de passe et entra. Ce qu'il vit lui fit mal au coeur. Il vit Hermione assise parterre les genoux repliés et la tête enfouie dans ses bras. Il s'approcha d'elle doucement et s'assit à côté d'elle sans la toucher mais seulement coller à elle pour qu'elle sente qu'elle n'était pas toute seule.
Hermione continuait de pleurer, quand elle sentit une présence à côté d'elle. Une odeur douce et forte en même temps qui sentait bon la senteur boisée d'un parfum raffiné et qu'elle commençait à connaître. Elle fut reconnaissante qu'il soit là et qu'il ne tente rien pour la consoler mais seulement faire sentir qu'il était là.
Ils restèrent tous les deux ainsi pendant un moment. Puis Hermione leva la tête et commença à essuyer ses yeux humides de larmes, quand elle vit devant elle un mouchoir d'un blanc immaculé et en soie devant elle. Elle le prit et s'essuya les yeux. Puis elle tourna la tête en direction de Drago et lui sourit en murmurant un merci. Drago hocha la tête pour accepter ses remerciements et ils restèrent ainsi à se regarder. Puis elle se leva, suivi de Drago et ils rentrèrent chacun dans leur chambre en se regardant une dernière fois.
